QCM : Pharmacologie générale et anesthésie — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à étudier la pharmacologie ?

Le devenir du médicament dans l’organisme et ses effets sur celui-ci
La prescription des traitements et leur remboursement par l’assurance maladie
La détection des infections et leur évolution dans les tissus
La structure chimique des médicaments et leur fabrication industrielle

Le devenir du médicament dans l’organisme et ses effets sur celui-ci

Explication

La pharmacologie étudie à la fois ce que l’organisme fait au médicament et ce que le médicament fait à l’organisme. La fabrication ou le remboursement relèvent d’autres domaines et ne définissent pas cette science.

2. Quelle distinction décrit correctement la pharmacocinétique et la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique décrit le devenir du médicament, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets
La pharmacocinétique décrit les effets du médicament, tandis que la pharmacodynamie décrit son élimination
La pharmacocinétique concerne la prescription, tandis que la pharmacodynamie concerne la fabrication
La pharmacocinétique étudie la toxicité, tandis que la pharmacodynamie mesure sa biodisponibilité

La pharmacocinétique décrit le devenir du médicament, tandis que la pharmacodynamie décrit ses effets

Explication

La pharmacocinétique porte sur l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination du médicament, alors que la pharmacodynamie porte sur ses effets. Confondre le devenir du médicament avec ses effets inverse les deux notions.

3. Chez un patient, une faible variation de dose risque de faire passer rapidement d’un effet efficace à un effet toxique. Comment caractériser la marge thérapeutique du médicament ?

Elle est large, car le médicament conserve une action malgré la variation de dose
Elle est étroite, car les concentrations efficaces et toxiques sont rapprochées
Elle est variable, car la toxicité dépend principalement de la voie d’administration
Elle est nulle, car toute dose efficace provoque nécessairement une toxicité

Elle est étroite, car les concentrations efficaces et toxiques sont rapprochées

Explication

Une marge thérapeutique étroite signifie qu’une faible variation de dose peut entraîner le passage de l’efficacité à la toxicité. Une marge large correspond au contraire à une séparation plus importante entre les réponses thérapeutique et toxique.

4. Quel enchaînement correspond aux quatre phases du modèle ADME ?

Distribution, administration, métabolisation et excrétion
Absorption, distribution, métabolisation et élimination
Administration, diffusion, modification et excrétion
Absorption, dégradation, mobilisation et évacuation

Absorption, distribution, métabolisation et élimination

Explication

L’acronyme ADME regroupe l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination. Les autres enchaînements remplacent ou réordonnent certaines phases du modèle pharmacocinétique.

5. Selon le modèle pharmacocinétique, quelle relation permet de calculer la demi-vie d’un médicament à partir du volume de distribution et de la clairance ?

T1/2=0,693×ClVdT_{1/2} = 0{,}693 \times \frac{Cl}{Vd}
T1/2=Vd0,693×ClT_{1/2} = \frac{Vd}{0{,}693 \times Cl}
T1/2=0,693×VdClT_{1/2} = 0{,}693 \times \frac{Vd}{Cl}
T1/2=0,693×Vd×ClT_{1/2} = 0{,}693 \times Vd \times Cl

$$T_{1/2} = 0{,}693 \times \frac{Vd}{Cl}$$

Explication

La demi-vie est prédite par la relation T1/2=0,693×VdClT_{1/2} = 0{,}693 \times \frac{Vd}{Cl}. Inverser le volume de distribution et la clairance ou les multiplier ne correspond pas à la formule fournie.

6. Que représente la biodisponibilité d’un médicament ?

La proportion de médicament éliminée par les reins après métabolisation
La vitesse à laquelle le médicament est transformé dans le foie
La quantité de médicament fixée aux protéines plasmatiques après distribution
La fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale

La fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale

Explication

La biodisponibilité désigne la fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale. La fixation protéique, l’élimination rénale et la transformation hépatique décrivent d’autres étapes du devenir du médicament.

7. Pourquoi la voie intraveineuse est-elle privilégiée en anesthésie-réanimation ?

Elle favorise une absorption progressive, avec une biodisponibilité modulée par le foie
Elle retarde l’action afin de permettre une distribution digestive avant l’arrivée dans le sang
Elle procure une absorption immédiate et complète, avec une biodisponibilité de 100 %
Elle nécessite un premier passage hépatique important pour déclencher rapidement l’effet

Elle procure une absorption immédiate et complète, avec une biodisponibilité de 100 %

Explication

La voie intraveineuse atteint directement le compartiment vasculaire, ce qui assure une biodisponibilité de 100 %, un délai d’action bref et l’absence de premier passage hépatique. La voie orale, en revanche, implique une absorption digestive et peut subir ce premier passage.

8. Qu’appelle-t-on premier passage hépatique ?

Le métabolisme partiel d’un médicament absorbé par voie digestive avant son arrivée dans la circulation générale
Le passage direct d’un médicament administré par voie intraveineuse dans la circulation générale
La filtration rénale d’un médicament après son élimination de la circulation sanguine
La dégradation d’un médicament injecté après sa diffusion dans les tissus périphériques

Le métabolisme partiel d’un médicament absorbé par voie digestive avant son arrivée dans la circulation générale

Explication

Le premier passage hépatique correspond au métabolisme partiel d’un médicament absorbé par voie digestive avant son arrivée dans la circulation générale. Un médicament injecté par voie intraveineuse évite cette étape initiale, car il rejoint directement le compartiment vasculaire.

9. Quel mécanisme explique l’action des anesthésiques locaux sur la conduction nerveuse ?

Ils bloquent les canaux sodiques et empêchent réversiblement la propagation de l’influx nerveux
Ils bloquent les canaux calciques et détruisent durablement les fibres responsables de la douleur
Ils activent les canaux sodiques et accélèrent temporairement la propagation de l’influx nerveux
Ils stimulent les récepteurs musculaires et interrompent la transmission par une paralysie irréversible

Ils bloquent les canaux sodiques et empêchent réversiblement la propagation de l’influx nerveux

Explication

Les anesthésiques locaux bloquent les canaux sodiques, ce qui empêche de façon réversible la propagation de l’influx nerveux. Leur action ne repose ni sur l’activation de ces canaux ni sur la destruction permanente des fibres nerveuses.

10. Que représente le volume de distribution d’un médicament ?

Un volume urinaire nécessaire pour éliminer la dose administrée
Un volume fictif reliant la quantité présente à la concentration plasmatique
Un volume réel correspondant à l’espace occupé dans les organes
Un volume sanguin correspondant à la fraction liée aux protéines

Un volume fictif reliant la quantité présente à la concentration plasmatique

Explication

Le volume de distribution est un volume théorique dans lequel le médicament devrait être réparti pour obtenir la concentration mesurée dans le plasma. Il ne correspond donc pas directement à un espace anatomique réel.

11. Quelle fraction d’un médicament peut traverser les membranes et exercer directement un effet pharmacologique ?

La fraction liée, stockée temporairement sur l’albumine
La fraction métabolisée, transformée par les enzymes hépatiques
La fraction libre, non liée aux protéines plasmatiques
La fraction excrétée, filtrée par les glomérules rénaux

La fraction libre, non liée aux protéines plasmatiques

Explication

La fraction libre est diffusible à travers les membranes et directement active, tandis que la fraction liée aux protéines constitue une réserve réversible. La fraction liée n’exerce donc pas directement l’effet pharmacologique.

12. Chez un patient hypo-albuminémique recevant une dose inchangée d’un médicament fortement lié à l’albumine, quelle conséquence est la plus probable ?

Une augmentation de la fraction libre, avec un risque accru d’effet et de toxicité
Une augmentation de la fraction liée, avec une élimination rénale accélérée
Une absence de modification, car la liaison protéique ne dépend pas de l’albumine
Une diminution de la fraction libre, avec une réduction de l’effet pharmacologique

Une augmentation de la fraction libre, avec un risque accru d’effet et de toxicité

Explication

La diminution de l’albumine réduit la liaison du médicament et augmente sa fraction libre, ce qui peut majorer l’effet et la toxicité à dose égale. L’idée d’une fraction libre diminuée est donc contraire au mécanisme décrit.

13. Après un bolus d’hypnotique lipophile, pourquoi l’effet cérébral peut-il diminuer rapidement avant l’élimination du médicament ?

Le médicament est immédiatement transformé en métabolites hydrosolubles par le cerveau
Le médicament est entièrement excrété par les reins dès la fin du bolus
Le médicament reste fixé dans le plasma et ne franchit plus la barrière cérébrale
Le médicament se redistribue du cerveau vers les muscles et le tissu adipeux

Le médicament se redistribue du cerveau vers les muscles et le tissu adipeux

Explication

L’hypnotique atteint rapidement le cerveau puis se redistribue vers les muscles et la graisse, ce qui réduit sa concentration cérébrale. Cette redistribution explique la brièveté initiale de l’effet, contrairement à l’élimination qui retire le médicament de l’organisme.

14. Quel est le rôle principal de la métabolisation des médicaments lipophiles ?

Les fixer aux protéines plasmatiques afin de ralentir leur passage dans les organes
Les rendre systématiquement actifs afin d’augmenter leur effet pharmacologique
Les convertir en molécules lipophiles favorisant leur stockage prolongé dans les tissus
Les transformer en métabolites hydrosolubles facilitant leur élimination, surtout hépatique

Les transformer en métabolites hydrosolubles facilitant leur élimination, surtout hépatique

Explication

La métabolisation transforme principalement les médicaments lipophiles en métabolites hydrosolubles, ce qui facilite leur élimination, notamment par le foie. Elle ne vise pas principalement leur stockage ni leur liaison aux protéines plasmatiques.

15. Quelle affirmation décrit correctement l’importance du CYP3A4 dans le métabolisme hépatique ?

Il transforme principalement les médicaments éliminés directement par filtration glomérulaire
Il intervient dans le métabolisme de plus de 40 % des médicaments éliminés par le foie
Il intervient dans le métabolisme d’une fraction limitée des médicaments hépatiquement éliminés
Il agit surtout sur les médicaments qui restent liés aux protéines plasmatiques

Il intervient dans le métabolisme de plus de 40 % des médicaments éliminés par le foie

Explication

Le CYP3A4 participe au métabolisme de plus de 40 % des médicaments éliminés par le foie. Le présenter comme une enzyme concernant une fraction limitée sous-estime donc son importance.

16. Chez un patient prenant un médicament métabolisé par une enzyme hépatique, quelle association risque d’augmenter sa concentration et sa toxicité ?

L’ajout d’un médicament qui accroît la liaison du produit à l’albumine
L’ajout d’un inducteur enzymatique qui stimule le métabolisme hépatique
L’ajout d’un médicament qui augmente la filtration rénale du produit
L’ajout d’un inhibiteur enzymatique qui freine le métabolisme hépatique

L’ajout d’un inhibiteur enzymatique qui freine le métabolisme hépatique

Explication

Un inhibiteur enzymatique ralentit le métabolisme hépatique et peut donc augmenter la concentration et la toxicité du médicament associé. À l’inverse, un inducteur stimule les enzymes et tend à diminuer la concentration du médicament.

17. Que mesure la clairance plasmatique totale d’un médicament ?

Le temps nécessaire pour réduire de moitié la concentration plasmatique
Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps
La quantité de médicament liée aux protéines avant son passage dans les tissus
Le volume apparent dans lequel le médicament se répartit après administration

Le volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps

Explication

La clairance plasmatique totale correspond au volume de plasma totalement épuré du médicament par unité de temps et résulte des clairances rénale et non rénale. Le volume apparent de répartition décrit une distribution théorique et non une capacité d’élimination.

18. Pour estimer la clairance de la créatinine chez un homme, quelle formule doit-on utiliser lorsque l’âge, le poids et la créatininémie sont exprimés selon les unités indiquées ?

Clcreˊat=(140−poids)×a^ge×1,04creˊatinineˊmieCl_{créat} = \frac{(140 - poids) \times âge \times 1{,}04}{créatininémie}
Clcreˊat=a^ge×poids×1,23140−creˊatinineˊmieCl_{créat} = \frac{âge \times poids \times 1{,}23}{140 - créatininémie}
Clcreˊat=(140+a^ge)×poids×1,04creˊatinineˊmieCl_{créat} = \frac{(140 + âge) \times poids \times 1{,}04}{créatininémie}
Clcreˊat=(140−a^ge)×poids×1,23creˊatinineˊmieCl_{créat} = \frac{(140 - âge) \times poids \times 1{,}23}{créatininémie}

$$Cl_{créat} = \frac{(140 - âge) \times poids \times 1{,}23}{créatininémie}$$

Explication

Chez l’homme, la formule utilise 140−a^ge140 - âge, le poids, le facteur 1,231{,}23 et la créatininémie au dénominateur. Le facteur 1,041{,}04 correspond à la formule indiquée chez la femme.

19. Que désigne la demi-vie plasmatique d’un médicament ?

Le temps séparant l’administration du médicament et son apparition dans le plasma
Le temps pendant lequel son effet clinique reste perceptible chez le patient
Le temps nécessaire pour que la totalité de la dose soit éliminée de l’organisme
Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique diminue de moitié

Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique diminue de moitié

Explication

La demi-vie correspond au temps nécessaire pour réduire de moitié la concentration plasmatique du médicament. Elle ne se confond pas avec la durée d’action, qui décrit la persistance de l’effet clinique.

20. Comment expliquer qu’un hypnotique ait une durée d’action plus courte que sa demi-vie ?

La demi-vie mesure l’effet clinique et sous-estime habituellement la vitesse d’élimination rénale
La redistribution fait rapidement chuter sa concentration dans le cerveau malgré sa présence dans l’organisme
La redistribution accélère nécessairement la transformation hépatique de l’hypnotique en métabolites actifs
La durée d’action dépend exclusivement de la quantité de médicament encore présente dans le plasma

La redistribution fait rapidement chuter sa concentration dans le cerveau malgré sa présence dans l’organisme

Explication

La redistribution du cerveau vers d’autres tissus réduit rapidement la concentration cérébrale et donc l’effet hypnotique, alors que le médicament persiste dans l’organisme. La durée d’action peut ainsi être plus courte que la demi-vie.

21. Quelle propriété définit un récepteur pharmacologique ?

C’est une enzyme qui dégrade les ligands avant leur action cellulaire.
C’est une protéine-cible qui déclenche une cascade chimique lorsqu’un ligand s’y lie.
C’est une molécule lipidique qui transporte les médicaments dans le sang.
C’est un canal ionique qui fonctionne indépendamment de toute liaison moléculaire.

C’est une protéine-cible qui déclenche une cascade chimique lorsqu’un ligand s’y lie.

Explication

Un récepteur est une protéine-cible dont la liaison avec un ligand endogène ou exogène peut initier une cascade de réactions chimiques. Une enzyme de dégradation ou un transporteur sanguin ne correspond pas à cette définition.

22. Quelle distinction décrit correctement l’action d’un agoniste et celle d’un antagoniste ?

L’agoniste diminue l’affinité, tandis que l’antagoniste augmente l’efficacité.
L’agoniste active le récepteur, tandis que l’antagoniste le bloque.
L’agoniste bloque le récepteur, tandis que l’antagoniste en reproduit l’effet.
L’agoniste agit sur l’ADN, tandis que l’antagoniste agit sur les canaux ioniques.

L’agoniste active le récepteur, tandis que l’antagoniste le bloque.

Explication

L’agoniste se lie au récepteur et reproduit l’effet du ligand endogène, alors que l’antagoniste empêche cet effet en bloquant le récepteur. L’inversion de ces rôles constitue la confusion classique entre les deux notions.

23. Deux médicaments ont respectivement un KdK_d de 2 nM2\,\mathrm{nM} et de 20 nM20\,\mathrm{nM} pour le même récepteur : lequel possède la plus grande affinité ?

La comparaison nécessitant la mesure de leur effet maximal
Les deux médicaments ayant la même affinité
Le médicament ayant un KdK_d de 20 nM20\,\mathrm{nM}
Le médicament ayant un KdK_d de 2 nM2\,\mathrm{nM}

Le médicament ayant un $$K_d$$ de $$2\,\mathrm{nM}$$

Explication

L’affinité est égale à 1/Kd1/K_d : une valeur de KdK_d plus faible correspond donc à une affinité plus élevée. L’effet maximal renseigne sur l’efficacité et ne permet pas de déterminer directement l’affinité.

24. Sur une courbe dose-effet, quelle caractéristique renseigne principalement sur l’efficacité d’un agoniste ?

La concentration produisant la moitié de l’effet maximal
La position horizontale de la courbe sur l’axe des doses
La rapidité avec laquelle le médicament est éliminé
La hauteur du plateau correspondant à son effet maximal

La hauteur du plateau correspondant à son effet maximal

Explication

L’efficacité correspond à l’effet maximal Emax⁡E_{\max}, représenté par la hauteur du plateau de la courbe. La concentration nécessaire pour obtenir un effet donné, notamment la CE50CE_{50}, renseigne plutôt sur la puissance.

25. Quel effet produit un antagoniste compétitif sur la courbe dose-effet de l’agoniste ?

Il diminue l’Emax⁡E_{\max}, sans modifier la CE50CE_{50} de l’agoniste.
Il la décale vers la gauche, diminue la CE50CE_{50} et augmente l’Emax⁡E_{\max}.
Il la décale vers la droite, augmente la CE50CE_{50} et conserve l’Emax⁡E_{\max}.
Il augmente l’Emax⁡E_{\max}, sans modifier la position de la courbe.

Il la décale vers la droite, augmente la $$CE_{50}$$ et conserve l’$$E_{\max}$$.

Explication

Un antagoniste compétitif occupe le même site que l’agoniste, ce qui nécessite davantage d’agoniste pour obtenir un effet donné : la CE50CE_{50} augmente et la courbe se déplace vers la droite. L’Emax⁡E_{\max} reste inchangé, contrairement à l’action d’un antagoniste non compétitif.

26. Quelle définition correspond à l’anesthésie générale ?

Une paralysie musculaire provoquée sans modification de la perception douloureuse.
Une sédation légère permettant au patient de répondre aux stimulations.
Une diminution de la douleur chez un patient qui conserve une conscience normale.
Une abolition induite de la conscience avec incapacité à percevoir la douleur.

Une abolition induite de la conscience avec incapacité à percevoir la douleur.

Explication

L’anesthésie générale entraîne une abolition induite de la conscience et une incapacité à percevoir la douleur, principalement par une action sur le système nerveux central. Une analgésie ou une sédation légère ne produit pas cet état complet.

27. Quelle séquence décrit correctement les principales étapes de l’anesthésie générale ?

Induction, entretien de la narcose et des fonctions associées, puis réveil.
Intubation après le réveil, entretien, puis induction de l’anesthésie.
Réveil, induction de la narcose, entretien, puis intubation du patient.
Entretien de la narcose, réveil, induction, puis administration des médicaments.

Induction, entretien de la narcose et des fonctions associées, puis réveil.

Explication

L’anesthésie générale débute par l’induction, qui comprend notamment l’intubation, se poursuit par l’entretien de la narcose, de l’analgésie et du relâchement musculaire, puis se termine par le réveil. Le réveil ne précède donc pas l’induction.

28. Quelle association médicamenteuse est généralement utilisée pour produire une anesthésie générale synergique ?

Un anti-inflammatoire, un antiviral et un vasoconstricteur
Un antibiotique, un diurétique et un antihistaminique
Un anticoagulant, un antiacide et un bronchodilatateur
Un hypnotique, un morphinique et un curare

Un hypnotique, un morphinique et un curare

Explication

L’anesthésie générale associe généralement un hypnotique, un morphinique et un curare afin de combiner leurs effets et de réduire les doses individuelles. Les autres associations ne regroupent pas les trois catégories nécessaires à cette synergie anesthésique.

29. Quelle différence pharmacologique oppose les curares non dépolarisants à la succinylcholine ?

Les non dépolarisants bloquent compétitivement les récepteurs nicotiniques, tandis que la succinylcholine les active puis maintient la dépolarisation.
Les non dépolarisants inhibent la transmission centrale, tandis que la succinylcholine augmente la sensibilité aux opioïdes.
Les non dépolarisants activent durablement les récepteurs nicotiniques, tandis que la succinylcholine les bloque de façon compétitive.
Les non dépolarisants provoquent une dépolarisation prolongée, tandis que la succinylcholine empêche toute liaison au récepteur.

Les non dépolarisants bloquent compétitivement les récepteurs nicotiniques, tandis que la succinylcholine les active puis maintient la dépolarisation.

Explication

Les curares non dépolarisants antagonisent de manière compétitive les récepteurs nicotiniques. La succinylcholine, curare dépolarisant, active ces récepteurs puis maintient une dépolarisation prolongée responsable de la paralysie.

30. Quelle stratégie posologique convient le mieux à un patient âgé recevant un médicament à marge thérapeutique étroite ?

Remplacer la titration progressive par une dose initiale élevée unique
Utiliser la dose habituelle puis augmenter rapidement selon la réponse
Conserver la dose adulte standard et contrôler la réponse en fin de traitement
Commencer par une dose réduite et augmenter progressivement selon la réponse

Commencer par une dose réduite et augmenter progressivement selon la réponse

Explication

Chez le sujet âgé, les modifications de l’eau corporelle, de la masse grasse, de la fonction rénale et parfois de l’albumine justifient une dose réduite et une titration lente. La dose adulte standard ne tient pas compte de ces facteurs de risque liés à l’âge.

31. Chez un patient présentant une insuffisance rénale, quelle démarche réduit le risque d’accumulation médicamenteuse ?

Augmenter les doses pour compenser la diminution de l’élimination rénale
Maintenir les posologies usuelles en surveillant uniquement la tension artérielle
Adapter les traitements selon l’âge sans évaluer la fonction rénale
Vérifier la clairance rénale et adapter les médicaments concernés

Vérifier la clairance rénale et adapter les médicaments concernés

Explication

La diminution de la clairance rénale peut entraîner l’accumulation des médicaments et de leurs métabolites, ce qui impose d’évaluer la clairance et d’ajuster les produits concernés. Se limiter à une surveillance clinique générale ne permet pas d’identifier correctement ce risque pharmacocinétique.

32. Quelle association entre une classe de produits anesthésiques et son risque principal est correcte ?

Les morphiniques sont principalement associés à une réaction allergique cutanée
Les halogénés sont associés au risque d’hyperthermie maligne
Les morphiniques sont principalement associés à une hyperthermie maligne
Les halogénés sont principalement associés à une dépression respiratoire

Les halogénés sont associés au risque d’hyperthermie maligne

Explication

Les agents halogénés exposent notamment au risque d’hyperthermie maligne, tandis que les morphiniques exposent surtout à la dépression respiratoire. Attribuer cette dernière aux halogénés confond les risques caractéristiques des deux familles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Pharmacologie générale et anesthésie.

Qu'est-ce que la pharmacologie étudie dans l'organisme ?

Ce que devient le médicament et ce que le médicament fait à l'organisme.

Que décrit la pharmacocinétique dans le rapport médicament-organisme ?

Ce que l'organisme fait au médicament.

Que décrit la pharmacodynamie dans le rapport médicament-organisme ?

Ce que le médicament fait à l'organisme.

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