QCM : Acides nucléiques — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle général des acides nucléiques chez les organismes vivants ?

Ils participent à la transmission et à la régulation de l’information génétique.
Ils assurent principalement le transport de l’oxygène dans les tissus.
Ils catalysent principalement la digestion des nutriments cellulaires.
Ils constituent surtout les réserves minérales des cellules.

Ils participent à la transmission et à la régulation de l’information génétique.

Explication

Les acides nucléiques interviennent dans la transmission et la régulation de l’information génétique. Le transport de l’oxygène, la digestion et les réserves minérales relèvent d’autres molécules ou structures biologiques.

2. Quels sont les deux types d’acides nucléiques présents chez les organismes vivants ?

L’ADN et l’ARN
Le ribose et le désoxyribose
L’ATP et le GTP
La thymine et l’uracile

L’ADN et l’ARN

Explication

Les deux types d’acides nucléiques sont l’acide désoxyribonucléique, ou ADN, et l’acide ribonucléique, ou ARN. L’ATP et le GTP sont des nucléotides, tandis que les autres réponses désignent des bases ou des pentoses.

3. Quelle combinaison décrit correctement un nucléotide ?

Un pentose, une base azotée et un ou plusieurs groupements phosphates
Un pentose, un acide aminé et un groupement phosphate
Une base azotée et un pentose, sans groupement phosphate
Deux bases azotées et un pentose, sans groupement phosphate

Un pentose, une base azotée et un ou plusieurs groupements phosphates

Explication

Un nucléotide associe un pentose, une base azotée et un ou plusieurs groupements phosphates. Une base et un pentose sans phosphate forment plutôt un nucléoside.

4. Comment caractériser un polynucléotide ?

C’est une petite molécule formée d’une base et d’un pentose.
C’est une protéine portant plusieurs chaînes de sucres.
C’est un polymère linéaire constitué de nucléotides.
C’est un assemblage de phosphates dépourvu de bases azotées.

C’est un polymère linéaire constitué de nucléotides.

Explication

Un polynucléotide est un polymère linéaire constitué de nucléotides, et l’ADN comme l’ARN appartient à cette catégorie. Un assemblage base-pentose correspond à un nucléoside, tandis que les autres descriptions ne définissent pas un polynucléotide.

5. Quelle différence structurale distingue les pyrimidines des purines ?

Les pyrimidines portent trois phosphates, tandis que les purines n’en portent aucun.
Les pyrimidines possèdent un cycle, tandis que les purines en possèdent deux accolés.
Les pyrimidines possèdent deux cycles, tandis que les purines en possèdent un seul.
Les pyrimidines contiennent un pentose, tandis que les purines contiennent un phosphate.

Les pyrimidines possèdent un cycle, tandis que les purines en possèdent deux accolés.

Explication

Les pyrimidines sont constituées d’un cycle aromatique, alors que les purines possèdent deux cycles aromatiques accolés. Les deux catégories sont des bases azotées et ne se distinguent pas par leur nombre de phosphates ou la présence d’un pentose.

6. Quelle base azotée est caractéristique de l’ARN plutôt que de l’ADN ?

La thymine
La guanine
L’uracile
La cytosine

L’uracile

Explication

L’uracile est la base pyrimidique présente dans l’ARN, tandis que la thymine est associée à l’ADN. La cytosine et la guanine peuvent être présentes dans les deux types d’acides nucléiques.

7. Quelles bases azotées appartiennent à la famille des purines ?

La cytosine et l’uracile
La cytosine et la thymine
La thymine et l’uracile
L’adénine et la guanine

L’adénine et la guanine

Explication

Les purines sont l’adénine et la guanine. La cytosine, la thymine et l’uracile appartiennent à la famille des pyrimidines.

8. Quel pentose trouve-t-on respectivement dans l’ARN et dans l’ADN ?

Le D-ribose dans l’ARN et le 2′-désoxy-D-ribose dans l’ADN
Le 2′-désoxy-D-ribose dans les deux types d’acides nucléiques
Le D-ribose dans les deux types d’acides nucléiques
Le 2′-désoxy-D-ribose dans l’ARN et le D-ribose dans l’ADN

Le D-ribose dans l’ARN et le 2′-désoxy-D-ribose dans l’ADN

Explication

Le D-ribose est le pentose de l’ARN, tandis que le 2′-désoxy-D-ribose est celui de l’ADN. Cette différence contribue à distinguer chimiquement les deux acides nucléiques.

9. De quels éléments est formé un nucléoside ?

D’une base azotée et d’un pentose reliés par une liaison β-N-glycosidique
D’une base azotée et d’un phosphate reliés par une liaison peptidique
D’un pentose et de plusieurs phosphates reliés par des liaisons ioniques
D’un pentose et d’un phosphate reliés par une liaison phosphoester

D’une base azotée et d’un pentose reliés par une liaison β-N-glycosidique

Explication

Un nucléoside associe une base azotée à un pentose par une liaison β-N-glycosidique. L’ajout d’un ou plusieurs groupements phosphates transforme le nucléoside en nucléotide.

10. Quels atomes relie la liaison β-N-glycosidique dans un nucléoside ?

N3 d’une pyrimidine ou N6 d’une purine au C3′ du pentose
N5 d’une pyrimidine ou N7 d’une purine au C2′ du pentose
N1 d’une pyrimidine ou N9 d’une purine au C1′ du pentose
C1 d’une pyrimidine ou C6 d’une purine au C5′ du pentose

N1 d’une pyrimidine ou N9 d’une purine au C1′ du pentose

Explication

La liaison β-N-glycosidique relie N1 d’une base pyrimidique ou N9 d’une base purique au C1′ du pentose. La liaison concerne donc des atomes d’azote précis de la base et le carbone anomérique du sucre.

11. Dans un nucléotide, à quel carbone du pentose le phosphate est-il relié par liaison phosphoester ?

Au C1′
Au C5′
Au C2′
Au C3′

Au C5′

Explication

Le groupement phosphate est relié au C5′ du pentose par une liaison phosphoester covalente. Le C1′ est impliqué dans la liaison β-N-glycosidique avec la base azotée.

12. Quelle association entre molécules et fonctions est correcte ?

Les nucléotides monophosphates forment les unités de l’ADN et de l’ARN, tandis que l’ATP et le GTP peuvent fournir de l’énergie.
L’ATP et le GTP forment les unités principales de l’ADN et de l’ARN, tandis que les monophosphates stockent l’énergie.
Les nucléosides forment les unités de l’ADN et de l’ARN, tandis que le ribose fournit directement l’énergie cellulaire.
Les bases puriques forment les unités de l’ADN et de l’ARN, tandis que les pentoses libèrent l’énergie cellulaire.

Les nucléotides monophosphates forment les unités de l’ADN et de l’ARN, tandis que l’ATP et le GTP peuvent fournir de l’énergie.

Explication

Les nucléotides monophosphates constituent les unités de l’ADN et de l’ARN, alors que l’ATP et le GTP servent notamment de donneurs d’énergie. Les nucléosides et les bases seules ne remplissent pas ces deux fonctions décrites.

13. Quels groupements sont directement reliés par une liaison phosphodiester dans une chaîne polynucléotidique ?

Le phosphate en C3′ et le hydroxyle porté par le C5′
Le hydroxyle en C3′ et le phosphate porté par le C5′
Les deux bases azotées de nucléotides voisins
Le sucre en C1′ et la base azotée

Le hydroxyle en C3′ et le phosphate porté par le C5′

Explication

La liaison phosphodiester relie le groupement hydroxyle du C3′ d’un nucléotide au phosphate porté par le C5′ d’un autre. La liaison impliquant le C1′ et la base azotée est une liaison glycosidique, et non phosphodiester.

14. Quelle combinaison caractérise les deux extrémités d’une chaîne polynucléotidique ?

Les deux extrémités portent un hydroxyle libre
Les deux extrémités portent un phosphate libre
L’extrémité 5′ porte un hydroxyle libre et l’extrémité 3′ un phosphate libre
L’extrémité 5′ porte un phosphate libre et l’extrémité 3′ un hydroxyle libre

L’extrémité 5′ porte un phosphate libre et l’extrémité 3′ un hydroxyle libre

Explication

Une chaîne polynucléotidique possède un phosphate libre à son extrémité 5′ et un hydroxyle libre à son extrémité 3′. Inverser ces groupements constitue la confusion classique entre les deux extrémités.

15. Dans quelle direction une séquence nucléotidique est-elle conventionnellement lue ?

De 5′ vers 3′
De l’extrémité centrale vers les deux extrémités
De 3′ vers 5′
Du phosphate vers la base

De 5′ vers 3′

Explication

La convention d’écriture et de lecture des séquences nucléotidiques va de 5′ vers 3′, comme dans 5′-ATGC-3′. La direction 3′ vers 5′ correspond notamment à la lecture d’un brin matrice lors de la réplication.

16. Lors de la synthèse d’un acide nucléique, à quelle extrémité le nouveau nucléotide est-il ajouté et dans quelle direction la chaîne s’allonge-t-elle ?

À l’extrémité 5′-phosphate, avec un allongement de 3′ vers 5′
À l’extrémité 5′-phosphate, avec un allongement de 5′ vers 3′
À l’extrémité 3′-OH, avec un allongement de 5′ vers 3′
À l’extrémité 3′-OH, avec un allongement de 3′ vers 5′

À l’extrémité 3′-OH, avec un allongement de 5′ vers 3′

Explication

La polymérisation ajoute chaque nouveau nucléotide à l’extrémité 3′-OH, ce qui produit une chaîne orientée et synthétisée de 5′ vers 3′. La polymérase et le type de nucléotide utilisé varient selon qu’il s’agit d’une réplication ou d’une transcription.

17. Lors de la réplication, quelles sont les orientations de lecture du brin matrice et de synthèse du brin fils ?

Les deux brins sont lus et synthétisés de 3′ vers 5′
Les deux brins sont lus et synthétisés de 5′ vers 3′
Le brin matrice est lu de 3′ vers 5′ et le brin fils est synthétisé de 5′ vers 3′
Le brin matrice est lu de 5′ vers 3′ et le brin fils est synthétisé de 3′ vers 5′

Le brin matrice est lu de 3′ vers 5′ et le brin fils est synthétisé de 5′ vers 3′

Explication

L’ADN polymérase lit le brin matrice dans le sens 3′ vers 5′ afin de synthétiser le brin fils dans le sens 5′ vers 3′. La confusion vient de l’inversion de ces deux orientations.

18. Quelle organisation décrit correctement un ADN double brin ?

Deux chaînes linéaires antiparallèles et complémentaires, stabilisées par des liaisons hydrogène
Deux chaînes antiparallèles non complémentaires, stabilisées par des liaisons covalentes entre les bases
Une chaîne unique repliée, stabilisée par des liaisons glycosidiques
Deux chaînes parallèles et identiques, reliées par des liaisons phosphodiester entre elles

Deux chaînes linéaires antiparallèles et complémentaires, stabilisées par des liaisons hydrogène

Explication

L’ADN double brin comporte deux chaînes polynucléotidiques linéaires, antiparallèles et complémentaires, dont l’association est stabilisée par des liaisons hydrogène. Les liaisons phosphodiester forment le squelette covalent de chaque chaîne plutôt que de relier les deux chaînes entre elles.

19. Combien de liaisons hydrogène associent normalement l’adénine à la thymine dans l’ADN, et la guanine à la cytosine ?

Deux entre A et T, et trois entre G et C
Trois entre A et T, et deux entre G et C
Deux entre A et C, et trois entre G et T
Une entre A et T, et deux entre G et C

Deux entre A et T, et trois entre G et C

Explication

L’adénine s’apparie avec la thymine par deux liaisons hydrogène, tandis que la guanine s’apparie avec la cytosine par trois. Les associations A-C et G-T ne correspondent pas à l’appariement canonique de l’ADN.

20. Quelle relation quantitative est conforme aux règles de Chargaff dans un ADN double brin ?

A = G, T = C et (A + T)/(G + C) = 1
A = T, G = C et (A + G)/(T + C) = 1
A + T = G + C et (A + G)/(T + C) = 2
A = C, G = T et (A + T)/(G + C) = 1

A = T, G = C et (A + G)/(T + C) = 1

Explication

Les règles de Chargaff établissent l’égalité entre A et T, entre G et C, ainsi que le rapport (A+G)/(T+C) égal à 1 dans l’ADN double brin. Ces relations reflètent la complémentarité des bases, mise en évidence par Erwin Chargaff.

21. Quelle caractéristique distingue le mieux les ARN de l’ADN ?

Les ARN sont toujours linéaires, contiennent du ribose et utilisent la cytosine
Les ARN sont monocaténaires, contiennent du désoxyribose et utilisent l’uracile
Les ARN sont généralement bicaténaires, contiennent du désoxyribose et utilisent la thymine
Les ARN sont généralement monocaténaires, contiennent du ribose et utilisent l’uracile

Les ARN sont généralement monocaténaires, contiennent du ribose et utilisent l’uracile

Explication

Les ARN sont généralement constitués d’un seul brin, contiennent du ribose et possèdent de l’uracile. Ils peuvent néanmoins former localement des structures secondaires par appariement intramoléculaire, tandis que la thymine caractérise l’ADN.

22. Quel rôle correspond principalement à l’ARN messager ?

Former la majeure partie des ribosomes et catalyser leur assemblage
Transporter les acides aminés jusqu’au ribosome pendant la traduction
Transmettre le message de l’ADN au ribosome pour guider la traduction
Reconnaître les bases de l’ADN et assurer la duplication du génome

Transmettre le message de l’ADN au ribosome pour guider la traduction

Explication

L’ARNm porte une copie du message génétique et le transmet au ribosome; il représente environ 1 à 5 % des ARN totaux. Le transport des acides aminés est assuré par l’ARNt, ce qui constitue la confusion la plus plausible ici.

23. Quelle proposition décrit correctement les ARN ribosomiques ?

Ils représentent environ 1 à 5 % des ARN totaux et transportent les acides aminés
Ils représentent environ 80 à 85 % des ARN totaux et participent à la traduction dans les ribosomes
Ils mesurent généralement 70 à 95 nucléotides et portent un anticodon
Ils transmettent le message génétique de l’ADN au ribosome sous forme de codons

Ils représentent environ 80 à 85 % des ARN totaux et participent à la traduction dans les ribosomes

Explication

Les ARNr constituent la majorité des ARN totaux, avec une proportion d’environ 80 à 85 %, et participent à la traduction au sein des ribosomes. Les ARNt sont les petits ARN porteurs d’acides aminés, tandis que les ARNm transmettent le message génétique.

24. Combien de codons différents peuvent être formés avec quatre bases nucléotidiques organisées par groupes de trois ?

12 codons
sixteen codons
256 codons
64 codons

64 codons

Explication

Trois positions, chacune pouvant contenir l’une des quatre bases, donnent 4³, soit 64 codons. Le nombre 16 correspondrait à deux positions et ne décrit pas l’organisation du code génétique.

25. Quelle association entre les codons et leur fonction dans la traduction est correcte ?

AUG code un signal d’arrêt, tandis qu'UAA code la méthionine
AUG et UAA initient la traduction, tandis qu'UAG et UGA codent la méthionine
AUG arrête la traduction, tandis qu'UAA, UAG et UGA l’initient
AUG initie la traduction, tandis qu'UAA, UAG et UGA l’arrêtent

AUG initie la traduction, tandis qu'UAA, UAG et UGA l’arrêtent

Explication

AUG est le codon d’initiation et code la méthionine, alors qu'UAA, UAG et UGA sont les trois codons stop. Confondre AUG avec un codon d’arrêt inverse les fonctions de ces signaux.

26. Quelle proposition distingue correctement les propriétés « non ambigu » et « dégénéré » du code génétique ?

Plusieurs codons donnent plusieurs acides aminés, tandis qu’un acide aminé possède un seul codon
Un codon donné code un seul acide aminé, tandis que plusieurs codons peuvent coder le même acide aminé
Un codon donné code un seul acide aminé, tandis que chaque acide aminé possède un codon différent
Un codon donné peut coder plusieurs acides aminés, tandis que chaque acide aminé possède un seul codon

Un codon donné code un seul acide aminé, tandis que plusieurs codons peuvent coder le même acide aminé

Explication

Le code est non ambigu parce qu’un codon correspond à un seul acide aminé, et dégénéré parce que plusieurs codons peuvent désigner le même acide aminé. La dégénérescence ne signifie donc pas qu’un codon produit plusieurs acides aminés.

27. Quel enchaînement décrit correctement l’épissage d’un pré-ARNm par le splicéosome ?

Les nucléotides sont dupliqués, puis le pré-ARNm est transformé en ADN bicaténaire
Les introns sont traduits, puis les exons sont convertis en protéines par le ribosome
Les exons sont excisés, puis les introns sont reliés pour former un ARNm mature
Les introns sont excisés, puis les exons sont reliés pour former un ARNm mature

Les introns sont excisés, puis les exons sont reliés pour former un ARNm mature

Explication

Le splicéosome retire les introns et relie les exons afin de produire un ARNm mature. La traduction par le ribosome intervient ensuite et ne réalise pas ces étapes d’épissage.

28. Quelle différence caractérise le mieux la spécificité des siARN et des miARN envers leurs ARNm cibles ?

Les deux types ciblent plusieurs ARNm avec une spécificité comparable
Les miARN ciblent très spécifiquement un ARNm, tandis que les siARN peuvent en cibler plusieurs
Les siARN ciblent très spécifiquement un ARNm, tandis que les miARN peuvent en cibler plusieurs
Les deux types ciblent un seul ARNm avec une spécificité comparable

Les siARN ciblent très spécifiquement un ARNm, tandis que les miARN peuvent en cibler plusieurs

Explication

Les siARN sont très spécifiques d’un ARNm cible, alors que les miARN peuvent réguler plusieurs ARNm. Leur longueur comparable ne signifie donc pas qu’ils ont la même portée de ciblage.

29. Quelle combinaison décrit correctement les miARN et les siARN ?

Les miARN sont simple brin et exogènes, tandis que les siARN sont double brin et produits par un gène endogène
Les miARN sont double brin et endogènes, tandis que les siARN sont simple brin et peuvent être endogènes ou exogènes
Les miARN sont double brin et exogènes, tandis que les siARN sont simple brin et produits par un gène endogène
Les miARN sont simple brin et endogènes, tandis que les siARN sont double brin et peuvent être endogènes ou exogènes

Les miARN sont simple brin et endogènes, tandis que les siARN sont double brin et peuvent être endogènes ou exogènes

Explication

Les miARN sont des ARN simple brin d’origine endogène, tandis que les siARN sont double brin et peuvent être d’origine endogène ou exogène. L’origine exogène et la structure double brin sont donc caractéristiques possibles des siARN.

30. Quelle stratégie thérapeutique convient pour bloquer l’action d’un miARN pathogène ?

Administrer un anti-miARN qui se fixe au miARN pathogène
Administrer un miARN mimic qui augmente l’activité du miARN pathogène
Administrer un siARN qui remplace le miARN réprimé
Administrer un ARNm qui empêche la transcription du miARN pathogène

Administrer un anti-miARN qui se fixe au miARN pathogène

Explication

Les anti-miARN sont conçus pour bloquer des miARN pathogènes. Les miARN mimics ont au contraire pour fonction de remplacer des miARN réprimés, tandis que les siARN ciblent des ARNm pathogènes.

31. Pourquoi les acides nucléiques portent-ils une charge négative au pH physiologique ?

Parce que leurs bases azotées portent des charges positives
Parce que les liaisons hydrogène libèrent des ions négatifs
Parce que leurs groupements phosphates portent des charges négatives
Parce que les histones leur transmettent une charge négative

Parce que leurs groupements phosphates portent des charges négatives

Explication

Les groupements phosphates du squelette des acides nucléiques leur confèrent une charge négative au pH physiologique. Les histones associées à l’ADN sont au contraire chargées positivement, ce qui favorise leur interaction électrostatique.

32. Que se passe-t-il lorsqu’un ADN bicaténaire est chauffé puis refroidi lentement ?

La chaleur relie les deux brins par de nouvelles liaisons covalentes, puis le refroidissement les sépare
La chaleur sépare les deux brins en rompant les liaisons hydrogène, puis le refroidissement lent favorise leur renaturation
La chaleur transforme l’ADN en ARN, puis le refroidissement reconstruit les deux brins d’ADN
La chaleur dégrade les bases azotées, puis le refroidissement restaure directement la séquence initiale

La chaleur sépare les deux brins en rompant les liaisons hydrogène, puis le refroidissement lent favorise leur renaturation

Explication

L’augmentation de température provoque la dénaturation en rompant les liaisons hydrogène entre les brins, et un refroidissement lent permet leur renaturation. Les liaisons covalentes du squelette ne sont pas le mécanisme principal de cette séparation réversible.

33. Que signifie la température de fusion Tm pour un échantillon d’ADN bicaténaire ?

À Tm, toutes les molécules d’ADN sont séparées en deux brins simples
À Tm, la moitié des bases azotées sont retirées du squelette de l’ADN
À Tm, la moitié des molécules d’ADN sont séparées en deux brins simples
À Tm, la moitié des molécules d’ADN ont été converties en ARN simple brin

À Tm, la moitié des molécules d’ADN sont séparées en deux brins simples

Explication

La Tm est la température à laquelle 50 % des molécules d’ADN sont dénaturées en deux brins simples. Elle ne correspond donc pas à une dénaturation complète de l’échantillon.

34. Selon la loi de Beer-Lambert, quelle relation décrit l’absorbance d’une solution d’acides nucléiques ?

A = ε × l × C
A = l × C / ε
A = ε + l + C
A = ε × C / l

A = ε × l × C

Explication

La loi de Beer-Lambert relie l’absorbance au coefficient d’extinction molaire, à la longueur de cuve et à la concentration par une multiplication. La concentration n’est donc pas divisée par la longueur de cuve dans cette relation.

35. Une solution d’acides nucléiques présente un rapport A260/A280 égal à 1,9. Comment interpréter ce résultat ?

Elle indique une concentration insuffisante, car un rapport proche de deux est anormal.
Elle révèle une intégrité élevée, car l’absence de traînée est mesurée par ce rapport.
Elle se situe dans la plage indiquant une bonne pureté et une faible contamination protéique.
Elle montre une fragmentation importante, phénomène caractérisé par une absorbance élevée à 280 nm.

Elle se situe dans la plage indiquant une bonne pureté et une faible contamination protéique.

Explication

Un rapport A260/A280 compris entre 1,8 et 2 est compatible avec une solution considérée comme pure et peu contaminée par des protéines. L’intégrité et la fragmentation sont plutôt évaluées par électrophorèse sur gel.

36. Lors d’une électrophorèse sur gel, dans quelle direction migrent les acides nucléiques et quel fragment avance le plus vite ?

Vers la cathode négative, le petit fragment avançant plus rapidement que le gros.
Vers l’anode positive, le petit fragment avançant plus rapidement que le gros.
Vers la cathode négative, le gros fragment avançant plus rapidement que le petit.
Vers l’anode positive, le gros fragment avançant plus rapidement que le petit.

Vers l’anode positive, le petit fragment avançant plus rapidement que le gros.

Explication

Les acides nucléiques portent une charge négative et sont attirés vers l’anode positive. Dans le gel, les petits fragments se déplacent plus rapidement que les fragments volumineux.

37. Que suggère l’observation d’une traînée blanche au lieu de bandes nettes sur un gel d’acides nucléiques ?

Une concentration élevée en acides nucléiques, calculée par la loi de Beer-Lambert.
Une bonne intégrité des acides nucléiques, avec une migration homogène des fragments.
Une fragmentation des acides nucléiques, traduisant une intégrité altérée.
Une contamination protéique importante, révélée par le rapport A260/A280.

Une fragmentation des acides nucléiques, traduisant une intégrité altérée.

Explication

Une traînée blanche, ou smear, indique que les acides nucléiques sont fragmentés et présentent une intégrité diminuée. Une bonne intégrité est plutôt associée à l’absence de smear sur le gel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Acides nucléiques.

Qu'est-ce qu'un acide nucléique ?

Une molécule biologique impliquée dans la transmission et régulation de l'information génétique.

Quels sont les deux types d'acides nucléiques ?

L'ADN et l'ARN.

Qui a isolé la nucléine en 1869 ?

Friedrich Miescher.

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