QCM : Apprentissages et théories cognitives (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon Schunk (2012), quel élément caractérise un apprentissage plutôt qu’un changement dû à la maturation ?

Une réaction momentanée à un événement de l’environnement
Un changement naturel lié à la maturation, indépendamment de l’expérience
Un changement durable résultant de la pratique ou d’autres expériences
Une acquisition de connaissances sans modification de la capacité à agir

Un changement durable résultant de la pratique ou d’autres expériences

Explication

Pour Schunk, l’apprentissage est un changement durable des comportements ou de la capacité à se comporter, qui découle de la pratique et d’autres expériences. L’explication par la maturation confond développement naturel et apprentissage, l’acquisition sans changement omet la modification des comportements ou capacités, et la réaction momentanée ne présente pas la durabilité requise.

2. Une équipe étudie pourquoi des apprenants retiennent mieux une notion lorsqu’ils restent attentifs, mobilisent leur mémoire et régulent leur compréhension. Quel champ examine ces processus mentaux ?

Le béhaviorisme
La didactique
La psychologie cognitive
La sociologie de l’éducation

La psychologie cognitive

Explication

La psychologie cognitive étudie les processus mentaux mobilisés dans l’apprentissage, dont l’attention, la mémoire, la compréhension et la régulation. La sociologie porte plutôt sur les phénomènes sociaux, la didactique sur les contenus et leur enseignement, et le béhaviorisme privilégie les associations et réponses observables.

3. Dans une activité, un élève associe plus souvent une consigne à une réponse correcte après plusieurs essais et des renforcements. Quelle explication correspond au béhaviorisme ?

L’apprentissage résulte de la réception et de la reproduction fidèle d’un savoir transmis
L’apprentissage résulte d’associations entre stimuli et réponses, modulées par le renforcement et la répétition
L’apprentissage résulte de la construction de connaissances par interaction avec l’environnement
L’apprentissage résulte principalement de processus mentaux internes indépendants des réponses

L’apprentissage résulte d’associations entre stimuli et réponses, modulées par le renforcement et la répétition

Explication

Le béhaviorisme explique l’apprentissage par des associations entre stimuli de l’environnement et réponses comportementales, influencées par le renforcement et la fréquence d’exposition. La construction personnelle relève du constructivisme, la réception fidèle du modèle transmissif, et l’accent mis sur les processus mentaux internes s’écarte de l’explication comportementale ciblée.

4. Un enseignant donne un indice avant un exercice, l’élève répond, puis reçoit des félicitations. Dans le conditionnement opérant de Skinner, que sont les félicitations ?

La réponse comportementale produite par l’élève
Le stimulus renforçateur qui constitue la conséquence
Le stimulus discriminant qui suit la réponse
Le stimulus discriminant qui précède la réponse

Le stimulus renforçateur qui constitue la conséquence

Explication

Dans le conditionnement opérant, le stimulus renforçateur est la conséquence qui suit le comportement, comme des félicitations. L’indice préalable est l’antécédent discriminant, la réponse est le comportement de l’élève, et qualifier l’indice de conséquence inverse son rôle temporel.

5. Une classe compare deux démarches : dans l’une, l’enseignant transmet une explication à mémoriser ; dans l’autre, les élèves élaborent une compréhension en explorant un problème avec leur environnement. Quelle démarche relève du constructivisme ?

La réception d’un savoir imposé par l’enseignant et sa reproduction fidèle
L’acquisition d’une réponse par association répétée avec un renforçateur
L’élaboration de connaissances par interaction avec l’environnement physique ou social
La mémorisation d’une explication sans interaction avec l’environnement

L’élaboration de connaissances par interaction avec l’environnement physique ou social

Explication

Le constructivisme considère que les individus construisent leurs connaissances dans leurs interactions avec l’environnement physique ou social. La réception et la reproduction décrivent le modèle transmissif, la mémorisation sans interaction ne caractérise pas cette construction, et l’association avec un renforçateur relève du béhaviorisme.

6. Une enseignante veut donner un feedback particulièrement favorable à l’apprentissage. Les élèves connaissent déjà le sujet, la tâche est simple et les objectifs sont précis et motivants. Sur quoi devrait-elle centrer son retour ?

Sur l’activité de l’étudiant plutôt que sur le résultat
Sur des objectifs généraux plutôt que sur des buts motivants
Sur la note finale plutôt que sur l’activité de l’étudiant
Sur la complexité de la tâche plutôt que sur le travail réalisé

Sur l’activité de l’étudiant plutôt que sur le résultat

Explication

Le feedback est efficace lorsqu’il porte sur l’activité de l’étudiant plutôt que sur le résultat, notamment lorsque les apprenants ont des connaissances, que la tâche est peu complexe et que les buts sont spécifiques et motivants. Un retour centré sur la note privilégie le résultat, une tâche complexe contredit la condition de faible complexité, et des objectifs vagues s’opposent à la spécificité des buts.

7. Une étudiante étudie un mot en réfléchissant à sa signification, tandis qu’un autre étudiant en examine la sonorité. Quelle distinction décrit le mieux ces deux traitements ?

Le premier est sémantique, le second porte sur l’aspect acoustique.
Les deux relèvent d’un traitement de surface par répétition.
Le premier porte sur l’aspect visuel, le second est sémantique.
Le premier est acoustique, le second porte sur l’aspect sémantique.

Le premier est sémantique, le second porte sur l’aspect acoustique.

Explication

Le traitement sémantique porte sur le sens, alors que le traitement de surface concerne notamment l’aspect physique ou acoustique. L’aspect visuel confond le sens avec l’apparence, le traitement sémantique attribué à la sonorité inverse les notions, et la répétition ne caractérise pas la distinction décrite.

8. Pendant une discussion, une personne retrouve rapidement une connaissance qu’elle vient d’activer en y portant son attention. Comment cette connaissance se caractérise-t-elle dans le modèle d’Anderson ?

Elle est non activée et rapidement accessible.
Elle est activée et rapidement accessible.
Elle est activée mais difficile à retrouver.
Elle est stockée et rapidement accessible.

Elle est activée et rapidement accessible.

Explication

Dans le modèle d’Anderson, une connaissance peut être activée ou non activée, et son activation est associée à un accès rapide. Le stockage permanent ne définit pas cet état, la difficulté d’accès contredit l’effet de l’activation, et l’état non activé ne rend pas compte de l’accès rapide.

9. Dans une salle de classe bruyante, un élève se concentre sur la consigne du professeur et réfléchit à la manière de la résoudre. Quel rôle de l’attention cette situation illustre-t-elle ?

Une capacité illimitée qui traite simultanément toutes les informations présentes.
Un mécanisme de sélection qui ne permet pas d’engager de traitement cognitif.
Une mémorisation automatique qui dispense de sélectionner les informations.
Une ressource limitée qui sélectionne des informations et permet de les traiter.

Une ressource limitée qui sélectionne des informations et permet de les traiter.

Explication

L’attention est une ressource limitée qui sélectionne certaines informations de l’environnement et permet d’engager des traitements cognitifs à leur sujet. La traiter comme illimitée néglige sa limite, la sélection sans traitement omet sa fonction cognitive, et la mémorisation automatique confond attention et automatisation.

10. Une pianiste chevronnée exécute une gamme familière sans devoir concentrer consciemment son attention sur chaque mouvement. Quelle caractéristique explique le mieux cette situation ?

Une habileté automatisée mobilise une attention consciente soutenue.
Une habileté automatisée mobilise davantage d’attention consciente.
Une habileté automatisée suppose l’absence de connaissances acquises.
Une habileté automatisée mobilise peu l’attention consciente.

Une habileté automatisée mobilise peu l’attention consciente.

Explication

Les habiletés automatisées nécessitent peu d’attention consciente, ce qui explique l’exécution fluide d’une gamme familière. L’attention soutenue et l’attention accrue vont à l’encontre de cette caractéristique, tandis que l’absence de connaissances confond automatisation et absence d’apprentissage.

11. Pendant une activité, un élève se représente ce qui se passe à cet instant. À quoi correspond cette représentation ?

À l’adaptation à une nouvelle situation par une stratégie
À l’apprentissage de structures cognitives en mémoire à long terme
À la compréhension d’une situation à un moment donné
À la mémorisation d’informations sans représentation de la situation

À la compréhension d’une situation à un moment donné

Explication

La compréhension est la représentation d’une situation à un moment donné. La réorganisation durable renvoie à l’apprentissage, tandis que mémorisation isolée et adaptation ne définissent pas la compréhension.

12. Après avoir étudié un concept, une étudiante réorganise ses connaissances en mémoire à long terme et peut les mobiliser dans un problème inédit. Quel processus décrit le mieux ce changement ?

L’apprentissage, par réorganisation de structures cognitives mobilisables
Le maintien temporaire, sans changement des connaissances en mémoire
La reconnaissance, par rappel d’une situation déjà rencontrée
La compréhension, par représentation ponctuelle de la situation

L’apprentissage, par réorganisation de structures cognitives mobilisables

Explication

L’apprentissage organise ou réorganise des structures cognitives en mémoire à long terme, qui peuvent ensuite être activées pour s’adapter. Une représentation ponctuelle correspond à la compréhension, et le maintien temporaire ne décrit pas cette réorganisation.

13. Une camarade indique à un élève ce qui est réussi ou mal compris dans son travail. Comment caractériser cette information ?

Une consigne qui décrit la tâche avant que l’élève ne la réalise
Une note qui indique un résultat sans renseigner sur la compréhension
Un feedback fourni par un agent sur la performance ou la compréhension
Une autoévaluation qui ne comporte aucun retour d’un agent

Un feedback fourni par un agent sur la performance ou la compréhension

Explication

Un feedback est une information fournie par un agent, notamment un pair, sur la performance ou la compréhension d’une personne. Une consigne précède la réalisation, tandis qu’une note seule ne renseigne pas nécessairement sur ces éléments.

14. Une équipe compare les résultats cognitifs et motivationnels d’une synthèse de 435 études sur le feedback. Quel résultat moyen doit-elle rapporter ?

Une taille d’effet moyenne de d=0,48d = 0{,}48, avec une utilité supérieure pour les résultats motivationnels
Une taille d’effet moyenne de d=0,48d = 0{,}48, avec une utilité supérieure pour les résultats cognitifs
Une taille d’effet moyenne de d=435d = 435, avec une utilité supérieure pour les résultats cognitifs
Une taille d’effet moyenne de d=0,48d = 0{,}48, avec une utilité identique pour les deux types de résultats

Une taille d’effet moyenne de $$d = 0{,}48$$, avec une utilité supérieure pour les résultats cognitifs

Explication

La méta-analyse de 435 études rapporte une taille d’effet moyenne de d=0,48d = 0{,}48 et indique que le feedback est plus utile pour les résultats cognitifs que motivationnels. La valeur 435 est le nombre d’études, et l’inversion des résultats ou leur égalité ne correspond pas au constat.

15. Un enseignant veut aider un élève à corriger une erreur et à mieux réussir une tâche similaire à l’avenir. Quel feedback est le plus conforme aux caractéristiques des feedbacks efficaces ?

Un retour donnant la réponse correcte sans préciser comment l’obtenir
Un retour détaillé sur la tâche, le processus et, au besoin, l’autorégulation
Un encouragement général qui ne renseigne pas sur le travail effectué
Un retour valorisant sur les qualités personnelles de l’élève

Un retour détaillé sur la tâche, le processus et, au besoin, l’autorégulation

Explication

Les feedbacks efficaces renseignent sur la tâche et le processus, et peuvent aussi porter sur l’autorégulation; davantage d’informations sur la tâche et la régulation les rend plus utiles. Un jugement personnel, une correction sans explication ou un encouragement non informatif ne fournit pas ces indications.

16. Une ressource présente un paragraphe écrit accompagné d’une animation explicative. Quelle caractéristique en fait un document multimédia au sens de Mayer ?

Elle associe deux formats verbaux, écrit et oral.
Elle associe plusieurs formats picturaux sans format verbal.
Elle associe un format verbal et un format pictural.
Elle associe un format pictural et un format sonore non verbal.

Elle associe un format verbal et un format pictural.

Explication

Un document multimédia combine des informations verbales, comme du texte ou un discours, et des informations picturales, comme une animation. Le format sonore non verbal confond parole et son, deux formats verbaux désigne une combinaison sans élément pictural, et plusieurs éléments picturaux ne constituent pas la combinaison définie.

17. Pour enseigner le fonctionnement d’un mécanisme, une formatrice hésite entre une explication écrite seule, un schéma seul ou leur combinaison. Quelle option correspond à l’effet multimédia de Mayer ?

Combiner l’explication écrite et le schéma favorise davantage l’apprentissage.
Présenter l’explication écrite seule favorise davantage l’apprentissage.
Écarter les deux formats favorise davantage l’apprentissage.
Présenter le schéma seul favorise davantage l’apprentissage.

Combiner l’explication écrite et le schéma favorise davantage l’apprentissage.

Explication

L’effet multimédia indique qu’on apprend mieux avec des informations verbales et picturales combinées qu’avec des informations d’un seul de ces formats. L’écrit seul et le schéma seul omettent cette combinaison, tandis qu’écarter les deux formats ne correspond pas à l’effet décrit.

18. Une équipe veut résumer les postulats sur lesquels repose la théorie de l’apprentissage multimédia de Mayer. Quel ensemble doit-elle retenir ?

Double canal, capacité limitée et traitement actif.
Double canal, traitement itératif et présentation picturale.
Capacité illimitée, sélection des mots et traitement actif.
Format verbal, format pictural et traitement simultané.

Double canal, capacité limitée et traitement actif.

Explication

La théorie repose sur trois postulats : un double canal de traitement, une capacité de traitement limitée et un traitement actif. Le traitement itératif relève des conséquences de la capacité limitée, tandis que la présentation de formats verbaux et picturaux n’est pas le nom des trois postulats.

19. En étudiant une animation complexe, Lina repère les éléments utiles, les organise mentalement et mobilise ses connaissances antérieures pour construire une représentation cohérente. Quel processus décrit cette démarche ?

Le traitement actif des informations.
Le stockage passif des informations en mémoire.
La sélection imposée par la capacité limitée.
Le traitement parallèle par deux canaux.

Le traitement actif des informations.

Explication

Le traitement actif consiste à sélectionner les informations pertinentes, à les organiser mentalement et à construire un modèle mental en mobilisant des connaissances antérieures. La capacité limitée peut rendre nécessaire une sélection, mais elle ne désigne pas l’ensemble de ces opérations; le stockage passif et le simple recours à deux canaux ne comprennent pas cette construction.

20. Quels principes sont cités parmi les principes multimédias ?

La sélection, l’organisation et l’intégration
La signalisation, l’organisation et l’intégration
La modalité, la signalisation et la segmentation
La modalité, la sélection et l’intégration

La modalité, la signalisation et la segmentation

Explication

Les principes multimédias mentionnés sont la modalité, la signalisation et la segmentation. La sélection, l’organisation et l’intégration désignent des processus de traitement, tandis que les autres réponses substituent à tort ces processus aux principes cités.

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Selon Schunk, comment l’apprentissage est-il défini dans Schunk (2012) ?

Un changement durable du comportement ou de la capacité à se comporter, résultant de la pratique et d’autres expériences.

Quels processus mentaux la psychologie cognitive étudie-t-elle dans l’apprentissage ?

L’attention, la mémoire, la compréhension, la régulation et les motivations.

Selon le béhaviorisme, quels éléments sont associés dans l’apprentissage ?

Les stimuli de l’environnement et les réponses comportementales.

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