QCM : Approche socio-historique du travail social — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments fondent les pratiques professionnelles du travail social ?

Des convictions personnelles, des règles juridiques et des techniques de surveillance
Des pratiques bénévoles, des traditions religieuses et des méthodes éducatives
Des procédures administratives, des savoirs médicaux et des décisions institutionnelles
Des principes éthiques, des savoirs en sciences sociales et des expériences partagées

Des principes éthiques, des savoirs en sciences sociales et des expériences partagées

Explication

Le travail social s’appuie sur l’éthique et la déontologie, les sciences humaines et sociales, ainsi que sur des savoirs pratiques et théoriques issus de l’expérience. La référence aux seules procédures administratives et médicales ne rend pas compte de son caractère pluridisciplinaire et expérientiel.

2. Quel objectif correspond au travail social selon le Code de l’action sociale et des familles ?

Développer la solidarité locale, l’aide familiale et la régulation des comportements
Organiser l’assistance matérielle, la surveillance et la réinsertion professionnelle
Favoriser l’accès aux droits, l’inclusion et la pleine citoyenneté
Assurer la protection institutionnelle, l’hébergement et la prise en charge médicale

Favoriser l’accès aux droits, l’inclusion et la pleine citoyenneté

Explication

Le travail social vise l’accès aux droits fondamentaux, l’inclusion sociale et l’exercice d’une pleine citoyenneté, dans une perspective d’émancipation, d’autonomie, de protection et de participation. Une approche centrée sur l’hébergement ou la prise en charge médicale réduit excessivement ses finalités.

3. Que promeut la définition internationale du travail social ?

La conformité sociale, la protection institutionnelle, l’assistance et l’adaptation
Le changement social, la cohésion sociale, le pouvoir d’agir et la libération
La compensation financière, la prise en charge médicale, l’hébergement et la réinsertion
La gestion des risques, la normalisation des conduites, le contrôle et la discipline

Le changement social, la cohésion sociale, le pouvoir d’agir et la libération

Explication

La définition internationale associe le travail social à la promotion du changement et du développement social, de la cohésion sociale, du pouvoir d’agir et de la libération des personnes. La normalisation et le contrôle décrivent une logique de gestion, non la finalité affirmée par cette définition.

4. Quelle distinction caractérise la logique séparatiste par rapport à la logique sociétale ?

Elle aide les personnes dépendantes, tandis que l’autre organise leur surveillance administrative
Elle enferme les personnes dans des institutions, tandis que l’autre favorise leur traitement médical
Elle distingue les pauvres méritants, tandis que l’autre développe la solidarité familiale
Elle sépare les infirmes des valides, tandis que l’autre recherche l’égalité des droits

Elle sépare les infirmes des valides, tandis que l’autre recherche l’égalité des droits

Explication

La logique séparatiste établit une séparation entre le monde des infirmes et celui des valides, alors que la logique sociétale vise leur égalité de droit. L’enfermement institutionnel peut être une forme historique de séparation, mais il ne constitue pas la distinction générale entre ces deux logiques.

5. Quelle association entre une forme de logique séparatiste et une période historique est correcte ?

L’exclusion dans la Grèce antique et l’enfermement sous l’idéologie nazie
L’assistance au XVIIe siècle et l’intégration sous l’idéologie nazie
L’élimination dans la Grèce antique et sous l’idéologie nazie
L’enfermement au Moyen Âge et l’élimination au XVIIe siècle

L’élimination dans la Grèce antique et sous l’idéologie nazie

Explication

Les logiques séparatistes ont pris la forme de l’élimination dans la Grèce antique et dans l’idéologie nazie, de l’exclusion au Moyen Âge et de l’enfermement au XVIIe siècle. L’exclusion et l’enfermement correspondent donc à d’autres contextes historiques que ceux proposés dans les distracteurs.

6. Comment définir la logique paternaliste dans l’aide aux personnes ?

Une communauté exclut les personnes jugées différentes afin de préserver son unité
Un organisme dirigeant aide et assiste tout en pouvant surveiller ou contrôler
Une institution enferme les personnes fragiles pour organiser leur traitement médical
Une autorité reconnaît aux personnes aidées une égalité complète dans les décisions

Un organisme dirigeant aide et assiste tout en pouvant surveiller ou contrôler

Explication

La logique paternaliste désigne l’action d’un organisme dirigeant qui aide et assiste, avec une possibilité de surveillance ou de contrôle. La reconnaissance d’une égalité complète dans les décisions relève davantage d’une logique d’autonomie et de participation.

7. Que fait Philippe Pinel en 1795 à la Salpêtrière ?

Il interdit la condition de domicile pour l’admission des personnes sans ressources
Il retire leurs chaînes aux personnes considérées comme folles et classe les maladies selon leurs signes cliniques
Il réunit les établissements parisiens sous l’administration commune de l’Hôpital Général
Il impose un hôpital psychiatrique dans chaque département et distingue deux modes de placement

Il retire leurs chaînes aux personnes considérées comme folles et classe les maladies selon leurs signes cliniques

Explication

En 1795, Philippe Pinel retire leurs chaînes aux personnes considérées comme folles et classe les maladies mentales selon leurs signes cliniques. Les autres propositions renvoient respectivement à la loi de 1838, à l’édit de 1656 et à la loi de 1851.

8. Quelle disposition majeure introduit la loi du 30 juin 1838, dite « loi des aliénés » ?

Elle retire les chaînes des personnes considérées comme folles et classe les maladies cliniques
Elle impose un hôpital psychiatrique par département et prévoit deux formes de placement
Elle réunit les hôpitaux parisiens sous l’administration commune de l’Hôpital Général
Elle garantit l’admission hospitalière sans condition de domicile aux personnes sans ressources

Elle impose un hôpital psychiatrique par département et prévoit deux formes de placement

Explication

La loi du 30 juin 1838 impose un hôpital psychiatrique par département et prévoit le placement d’office ainsi que le placement volontaire. Le retrait des chaînes appartient à l’action de Pinel, tandis que les deux autres mesures relèvent d’autres textes historiques.

9. Dans les années 1630, quelle caractéristique distingue l’accueil organisé par Vincent de Paul pour les enfants abandonnés ?

Il réserve une rente aux filles et un métier aux garçons
Il se limite principalement à leur hébergement temporaire
Il prévoit notamment leur surveillance et leur instruction
Il confie leur éducation morale aux autorités municipales

Il prévoit notamment leur surveillance et leur instruction

Explication

L’organisation de Vincent de Paul comprend des règles relatives au placement, aux nourrices, au logement, à la nourriture, à la surveillance et à l’instruction. L’idée d’un accueil limité à l’hébergement néglige précisément les dimensions de suivi et d’éducation prévues par ce dispositif.

10. Que confie à l’État la loi du 27 juin 1793 concernant les enfants abandonnés ?

Leur placement dans des familles nourricières
Leur protection contre les mauvais traitements
Leur formation à un métier manuel
Leur éducation physique et morale

Leur éducation physique et morale

Explication

La loi du 27 juin 1793 institue la protection de l’enfance et attribue à l’État l’éducation physique et morale des enfants abandonnés. La protection contre les mauvais traitements correspond plutôt à l’objet principal de la loi Roussel de 1874.

11. Quel est l’apport principal de la loi Roussel du 23 décembre 1874 ?

Elle reconnaît à l’État la responsabilité de l’éducation physique et morale des enfants abandonnés
Elle organise l’accueil des enfants abandonnés avec des règles sur les nourrices et l’instruction
Elle prévoit une rente pour les filles abandonnées et un apprentissage pour les garçons
Elle protège les enfants maltraités ou moralement abandonnés et fonde la protection maternelle et infantile

Elle protège les enfants maltraités ou moralement abandonnés et fonde la protection maternelle et infantile

Explication

La loi Roussel protège les enfants maltraités et moralement abandonnés et fonde la protection maternelle et infantile. Les autres réponses renvoient respectivement à l’action de Vincent de Paul, à la loi de 1793 et au règlement ecclésiastique de 1399.

12. Que recouvre la notion de « question sociale » dans le contexte de l’industrialisation ?

Les problèmes collectifs liés au travail, au logement, à la santé et aux conditions de vie
Les difficultés administratives rencontrées par les familles lors des migrations rurales
Les débats religieux portant sur la place des institutions charitables dans la société
Les conflits politiques provoqués par l’organisation des institutions philanthropiques

Les problèmes collectifs liés au travail, au logement, à la santé et aux conditions de vie

Explication

La question sociale désigne un ensemble de problèmes collectifs touchant notamment la précarité ouvrière, le travail, le logement, la santé, l’enfance et la vieillesse. Elle ne se réduit donc ni aux débats religieux ni aux difficultés administratives ou politiques.

13. Pourquoi les migrations des campagnes vers les villes industrielles aggravent-elles la question sociale ?

Elles réduisent la précarité ouvrière en facilitant l’accès régulier à l’emploi industriel
Elles précarisent le prolétariat et rompent les solidarités rurales fondées sur la proximité locale
Elles déplacent les solidarités rurales vers les institutions philanthropiques des villes
Elles améliorent les conditions ouvrières tout en renforçant les solidarités de voisinage

Elles précarisent le prolétariat et rompent les solidarités rurales fondées sur la proximité locale

Explication

La révolution industrielle entraîne une précarisation massive du prolétariat et une rupture des liens de solidarité traditionnels lors de l’exode rural. Les migrations ne renforcent donc pas automatiquement les solidarités locales et ne diminuent pas la précarité ouvrière.

14. Quel principe la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 affirme-t-elle à propos des citoyens malheureux ?

La société doit assurer leur subsistance au titre d’un droit à l’assistance
Les communautés religieuses doivent assurer leur subsistance par des dons volontaires
Les familles doivent organiser leur subsistance sans intervention publique
Les institutions philanthropiques peuvent assurer leur subsistance selon leurs ressources

La société doit assurer leur subsistance au titre d’un droit à l’assistance

Explication

La déclaration de 1793 reconnaît un droit à l’assistance en affirmant que la société doit assurer la subsistance des citoyens malheureux. Ce principe public se distingue de la charité religieuse, qui dépend d’une démarche volontaire.

15. Quelle transformation intervient à partir de 1889 dans le domaine de l’assistance ?

La charité religieuse devient prioritaire pour les personnes capables de gagner leur vie
L’assistance publique devient due aux personnes incapables de gagner leur vie et prend un caractère laïque
Les dons privés remplacent les obligations publiques envers les personnes sans ressources
L’assistance publique est réservée aux enfants abandonnés et cesse de relever de l’État

L’assistance publique devient due aux personnes incapables de gagner leur vie et prend un caractère laïque

Explication

À partir de 1889, toute personne dans l’impossibilité de gagner sa vie peut bénéficier d’une assistance publique due, ce qui renforce son caractère public et laïque. Cette évolution ne réserve pas l’assistance aux enfants et ne remplace pas l’obligation publique par des dons privés.

16. Quelle conception de la solidarité Léon Bourgeois associe-t-il au solidarisme ?

La solidarité relève principalement de la charité religieuse et exclut l’intervention fiscale
La solidarité concerne l’éducation populaire mais ne s’étend pas aux revenus ou aux successions
La solidarité constitue un principe de la vie commune et justifie des mesures fiscales et sociales
La solidarité repose sur l’aide familiale et s’oppose aux retraites des travailleurs

La solidarité constitue un principe de la vie commune et justifie des mesures fiscales et sociales

Explication

Léon Bourgeois théorise la solidarité comme principe de la vie commune et soutient notamment l’impôt sur les successions, l’impôt sur le revenu et une retraite pour les travailleurs. Le solidarisme ne se limite donc ni à la charité religieuse ni à l’aide familiale ou éducative.

17. Quelle orientation caractérise les logiques sociétales dans le champ de l’accompagnement des personnes infirmes ?

Elles réservent les décisions sociales aux professionnels spécialisés.
Elles organisent des espaces distincts pour les personnes infirmes et valides.
Elles visent l’égalité de droit entre personnes infirmes et personnes valides.
Elles privilégient une aide fondée sur la charité envers les personnes infirmes.

Elles visent l’égalité de droit entre personnes infirmes et personnes valides.

Explication

Les logiques sociétales cherchent à placer les personnes infirmes et les personnes valides sur un pied d’égalité juridique. La séparation des deux groupes relève plutôt des logiques séparatistes.

18. Une équipe intervient avant qu’un danger ne produise ses effets afin de mettre une personne à l’abri : quelle notion décrit cette action ?

La participation, qui associe la personne aux décisions qui la concernent
La protection, qui vise à sécuriser la personne face à un danger
La prévention, qui agit en amont pour limiter les difficultés à venir
La compensation, qui répare les conséquences d’une situation déjà produite

La protection, qui vise à sécuriser la personne face à un danger

Explication

La protection consiste à mettre une personne à l’abri, à prévenir un danger et à la sécuriser. La compensation intervient plutôt pour répondre aux conséquences déjà produites par une situation.

19. Quelle intervention relève de la prévention dans l’accompagnement social ?

Agir en amont pour éviter ou limiter l’apparition de difficultés
Réparer les conséquences d’une difficulté après sa survenue
Associer la personne aux décisions prises dans son accompagnement
Mettre la personne à l’abri lorsqu’un danger est déjà identifié

Agir en amont pour éviter ou limiter l’apparition de difficultés

Explication

La prévention agit avant l’apparition ou l’aggravation des difficultés afin de les éviter ou de les limiter. Mettre une personne à l’abri face à un danger relève davantage de la protection.

20. Dans une démarche de participation, quel rôle est accordé à la personne accompagnée ?

Elle bénéficie d’une réponse destinée à compenser une situation passée.
Elle est protégée d’un danger par une intervention réalisée en amont.
Elle reçoit une aide déterminée sans intervenir dans les choix.
Elle prend part aux décisions et à la vie sociale.

Elle prend part aux décisions et à la vie sociale.

Explication

La participation permet à la personne de prendre part aux décisions qui la concernent et à la vie sociale. Une aide décidée sans son intervention correspond à une logique différente, moins participative.

21. Quel changement majeur est associé à la création de la Sécurité sociale en 1945 ?

Une protection sociale fondée sur la solidarité collective et la prise en compte des risques sociaux
Une politique donnant la priorité à la participation dans les établissements sociaux
Une intervention centrée sur la séparation des personnes selon leurs capacités
Une aide sociale reposant principalement sur la charité et le bénévolat individuel

Une protection sociale fondée sur la solidarité collective et la prise en compte des risques sociaux

Explication

La création de la Sécurité sociale en 1945 développe une protection fondée sur la solidarité collective et la couverture des risques sociaux. Cette logique se distingue des formes antérieures d’aide pouvant dépendre de la charité.

22. Comment les institutions transforment-elles progressivement les pratiques du travail social ?

Elles organisent l’accompagnement autour d’une charité reposant sur des dons spontanés.
Elles remplacent les échanges professionnels par des actions bénévoles individuelles.
Elles limitent les pratiques sociales à l’observation individuelle des bénéficiaires.
Elles deviennent des lieux de professionnalisation et de coopération entre intervenants.

Elles deviennent des lieux de professionnalisation et de coopération entre intervenants.

Explication

Les institutions favorisent progressivement la professionnalisation et la coopération entre intervenants. Les œuvres charitables reposaient davantage sur un bénévolat isolé que sur une organisation professionnelle coordonnée.

23. Quel ensemble de caractéristiques est partagé par les quatre métiers du travail social mentionnés ?

La production technique, la surveillance, la sélection des publics et la distribution des ressources
La relation, l’observation, l’éthique, le travail en équipe et l’inscription dans les politiques sociales
La prescription médicale, la gestion budgétaire, l’expertise juridique et la direction administrative
La recherche universitaire, l’évaluation financière, la médiation commerciale et la représentation politique

La relation, l’observation, l’éthique, le travail en équipe et l’inscription dans les politiques sociales

Explication

Les quatre métiers partagent des compétences et repères liés à la relation, à l’observation, à l’éthique, au travail en équipe et aux politiques sociales. Les autres ensembles décrivent des fonctions qui ne caractérisent pas collectivement ces métiers.

24. Quel apport majeur la loi du 2 janvier 2002 introduit-elle dans l’action sociale et médico-sociale ?

Elle réduit la participation des personnes afin de privilégier la coordination administrative.
Elle renforce la place de la personne accompagnée, son information, son projet, sa participation et ses droits.
Elle remplace les projets personnalisés par une organisation uniforme des prestations.
Elle recentre l’accompagnement sur la décision institutionnelle et la protection des professionnels.

Elle renforce la place de la personne accompagnée, son information, son projet, sa participation et ses droits.

Explication

La loi du 2 janvier 2002 renforce les droits et la place de la personne accompagnée, notamment par l’information, le projet et la participation. Elle ne vise pas à accroître la décision institutionnelle au détriment de la personne.

25. Quelle articulation entre 1975 et 2005 rend compte de l’évolution des droits des personnes en situation de handicap ?

En 1975, la participation est affirmée ; en 2005, la compensation des conséquences devient centrale.
En 1975, la compensation est affirmée ; en 2005, la participation et l’égalité des droits deviennent centrales.
En 1975, les droits sont retirés ; en 2005, les établissements reprennent la responsabilité des décisions.
En 1975, la séparation institutionnelle est renforcée ; en 2005, la charité devient un principe majeur.

En 1975, la compensation est affirmée ; en 2005, la participation et l’égalité des droits deviennent centrales.

Explication

La référence de 1975 met l’accent sur les droits et la compensation des conséquences du handicap, tandis que 2005 place davantage la participation et l’égalité des droits au centre. La confusion entre ces deux orientations inverse leur chronologie et leur contenu.

26. Quelle évolution caractérise la manière de considérer les personnes accompagnées entre 1968 et 1975 ?

Elles sont davantage définies comme des bénéficiaires passifs dépendant des décisions institutionnelles.
Elles sont progressivement assimilées à des usagers sans droits spécifiques dans les établissements.
Elles sont davantage reconnues comme des sujets de droits plutôt que comme des objets de prise en charge.
Elles sont principalement considérées comme des personnes nécessitant une assistance charitable.

Elles sont davantage reconnues comme des sujets de droits plutôt que comme des objets de prise en charge.

Explication

Entre 1968 et 1975, les personnes accompagnées sont de plus en plus considérées comme des sujets de droits. Cette évolution rompt avec une représentation qui les réduisait à des objets de prise en charge.

27. Quelle tension caractérise la posture professionnelle dans l’accompagnement social ?

Elle privilégie la protection institutionnelle au détriment des libertés individuelles.
Elle remplace l’accompagnement de la personne par l’application des règles institutionnelles.
Elle articule l’aide et l’autonomie, ainsi que la protection et les libertés.
Elle sépare les besoins individuels des réponses apportées par la collectivité.

Elle articule l’aide et l’autonomie, ainsi que la protection et les libertés.

Explication

La posture professionnelle se construit dans plusieurs équilibres, notamment entre l’aide et l’autonomie, la protection et le respect des libertés. La protection institutionnelle ne peut donc pas effacer les droits et la capacité d’agir de la personne.

28. Face à une situation singulière, comment le professionnel doit-il articuler le cadre institutionnel et son accompagnement ?

Il confie à la personne accompagnée la définition du cadre applicable à l’intervention.
Il respecte le cadre institutionnel tout en adaptant son intervention aux droits et à la situation de la personne.
Il adapte son intervention en écartant les limites fixées par l’institution lorsqu’elles semblent contraignantes.
Il applique les règles prévues sans modifier son intervention selon les caractéristiques de la personne.

Il respecte le cadre institutionnel tout en adaptant son intervention aux droits et à la situation de la personne.

Explication

Le professionnel doit conjuguer l’accompagnement, les limites institutionnelles et le respect des droits de la personne. L’adaptation à la situation ne consiste pas à écarter le cadre, mais à en tenir compte sans nier la singularité de la personne.

29. Une équipe intervenant auprès de personnes confrontées à de nouvelles formes de précarité modifie ses pratiques tout en conservant ses principes éthiques : que montre cette démarche ?

Elle remplace les principes éthiques par des solutions conçues pour chaque contexte social.
Elle adapte le travail social aux évolutions sociales sans renoncer à ses repères éthiques.
Elle réduit le travail social à une réponse administrative aux difficultés économiques émergentes.
Elle maintient les méthodes antérieures afin de préserver une continuité professionnelle stable.

Elle adapte le travail social aux évolutions sociales sans renoncer à ses repères éthiques.

Explication

Le travail social doit faire évoluer ses pratiques face à la précarisation et aux transformations des situations sociales, tout en conservant ses repères éthiques. Adapter les méthodes ne signifie donc pas abandonner les principes qui orientent l’intervention.

30. Lors de l’analyse d’une situation en stage, quelle démarche permet de structurer l’étude de l’intervention sociale ?

Recenser les difficultés individuelles, proposer une orientation et évaluer ensuite la satisfaction de la personne.
Examiner les règles institutionnelles, comparer les pratiques professionnelles et retenir la solution la plus rapide.
Décrire la demande initiale, puis choisir une réponse en fonction des ressources disponibles dans l’institution.
Identifier le problème, la politique applicable, la place de la personne, les acteurs mobilisés et l’éclairage historique du secteur.

Identifier le problème, la politique applicable, la place de la personne, les acteurs mobilisés et l’éclairage historique du secteur.

Explication

L’analyse attendue porte sur le problème social, la politique publique, la place de la personne, la logique dominante, les professionnels et partenaires, puis l’histoire du secteur. Une analyse limitée à la demande ou aux ressources institutionnelles ne couvre pas l’ensemble de ces dimensions.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Approche socio-historique du travail social.

Quelles disciplines fondent les pratiques du travail social ?

Les pratiques du travail social sont pluridisciplinaires et interdisciplinaires.

Quels savoirs fondent le travail social ?

Les savoirs en sciences humaines et sociales, pratiques et théoriques issus de l’expérience.

Quels principes guident le travail social selon sa définition ?

Des principes éthiques et déontologiques.

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Approfondir avec la fiche

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