QCM : Biodiversité à différentes échelles (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation décrit correctement les trois niveaux de la biodiversité ?

La diversité des individus, la diversité des populations et la diversité des climats
La diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes
La diversité des gènes, la diversité des sols et la diversité des chaînes alimentaires
La diversité des cellules, la diversité des organes et la diversité des habitats

La diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes

Explication

La biodiversité se structure en diversité génétique au sein des espèces, en diversité spécifique entre les espèces et en diversité des écosystèmes. La diversité des sols et des climats relève plutôt des caractéristiques des milieux que des trois niveaux du vivant.

2. Quelle situation illustre la diversité génétique ?

Plusieurs espèces occupent un même milieu forestier
Des écosystèmes forestiers et désertiques présentent des paysages différents
Des populations animales vivent dans des continents soumis à des climats distincts
Des individus d’une même espèce présentent des tailles ou des couleurs différentes

Des individus d’une même espèce présentent des tailles ou des couleurs différentes

Explication

La diversité génétique correspond aux variations observables entre individus appartenant à une même espèce. La comparaison de plusieurs espèces relève de la diversité spécifique, et celle de milieux différents concerne la diversité des écosystèmes.

3. Quels éléments composent un écosystème ?

Un biotope, une biocénose et les interactions entre eux
Un climat, un relief et une population humaine
Une biocénose, une chaîne alimentaire et une espèce dominante
Un sol, des précipitations et des organismes producteurs

Un biotope, une biocénose et les interactions entre eux

Explication

Un écosystème associe un milieu physique appelé biotope, les êtres vivants formant la biocénose et les interactions entre ces éléments. Un sol et des précipitations décrivent des composantes du biotope, mais ne suffisent pas à définir l’ensemble.

4. Lequel de ces éléments caractérise principalement le biotope d’un écosystème ?

Les populations animales, végétales et microbiennes présentes
La température, le pH, la luminosité et la texture du sol
La prédation, la reproduction, la symbiose et le parasitisme
Les relations alimentaires entre les espèces du milieu

La température, le pH, la luminosité et la texture du sol

Explication

Le biotope est le milieu physique et chimique, caractérisé notamment par la température, les précipitations, le sol, la lumière, le pH et la salinité. Les autres propositions décrivent des organismes vivants ou leurs interactions, qui relèvent de la biocénose.

5. Quelle description correspond à la biocénose ?

La surface continentale occupée par un grand type de climat
L’ensemble des êtres vivants qui interagissent dans un écosystème
L’ensemble des facteurs physiques et chimiques d’un milieu
La succession des températures et des précipitations annuelles

L’ensemble des êtres vivants qui interagissent dans un écosystème

Explication

La biocénose regroupe tous les êtres vivants d’un écosystème et leurs interactions, comme la prédation ou la symbiose. Les facteurs physiques et chimiques constituent le biotope, qui est l’autre composante de l’écosystème.

6. Comment définir un biome ?

Une zone marine définie par une profondeur et une salinité constantes
Un petit habitat local occupé par une seule population animale
Une communauté d’organismes vivant dans un même sol
Un macro-écosystème continental regroupant plusieurs paysages et écosystèmes

Un macro-écosystème continental regroupant plusieurs paysages et écosystèmes

Explication

Un biome est un macro-écosystème continental présentant une homogénéité globale tout en regroupant localement des paysages et des écosystèmes variés. Il se distingue donc d’un habitat local ou d’une communauté limitée d’organismes.

7. Quelle comparaison de la richesse spécifique pour 10 000 km² est correcte ?

La forêt tropicale dépasse 5 000 espèces, tandis que la toundra en compte 100 à 200
La forêt tropicale compte 100 à 200 espèces, tandis que la toundra dépasse 5 000
La forêt tropicale compte 200 à 500 espèces, tandis que la toundra en compte 500 à 1 500
La forêt tropicale compte 500 à 1 500 espèces, tandis que la toundra en compte 200 à 500

La forêt tropicale dépasse 5 000 espèces, tandis que la toundra en compte 100 à 200

Explication

Pour 10 000 km², la forêt tropicale dépasse 5 000 espèces alors que la toundra en compte environ 100 à 200. Les autres comparaisons inversent ou déplacent les intervalles associés à ces biomes.

8. Quelle relation générale relie les conditions climatiques et la richesse spécifique des biomes ?

Les biomes froids et secs tendent à être les plus riches grâce à leur faible productivité
Les biomes riches dépendent surtout d’une forte salinité et de sols peu lumineux
Les biomes chauds, stables et très arrosés tendent à être les plus riches en espèces
Les biomes chauds sont moins riches lorsque leurs précipitations deviennent élevées

Les biomes chauds, stables et très arrosés tendent à être les plus riches en espèces

Explication

À l’échelle globale, les températures chaudes et stables associées à de fortes précipitations favorisent une richesse spécifique élevée. Les conditions froides ou sèches sont au contraire généralement liées à une richesse plus faible.

9. Quelle succession décrit correctement les échelles emboîtées d’organisation des écosystèmes, de la plus vaste à la plus petite ?

Tronc mort ou goutte d’eau, forêt ou mare, paysage, puis biome
Biome, paysage, forêt ou mare, puis tronc mort ou goutte d’eau
Forêt ou mare, paysage, biome, puis tronc mort ou goutte d’eau
Paysage, biome, tronc mort ou goutte d’eau, puis forêt ou mare

Biome, paysage, forêt ou mare, puis tronc mort ou goutte d’eau

Explication

Les écosystèmes s’organisent du biome continental vers le paysage régional, puis vers un écosystème local et enfin microscopique. La forêt ou la mare se situe donc à une échelle plus grande que le tronc mort ou la goutte d’eau.

10. Dans la forêt de Fontainebleau, comment classer la forêt, la mare et un tronc d’arbre mort selon leur échelle écologique ?

La forêt est un biome, la mare un paysage et le tronc mort un écosystème local
La forêt et le tronc mort sont des paysages, tandis que la mare est un biome régional
La forêt et la mare sont des écosystèmes locaux, tandis que le tronc mort est plus petit
La forêt est microscopique, la mare locale et le tronc mort régional

La forêt et la mare sont des écosystèmes locaux, tandis que le tronc mort est plus petit

Explication

La forêt et la mare constituent deux écosystèmes voisins à l’échelle locale, alors que le tronc mort représente un écosystème de dimension plus réduite. La confusion consiste à attribuer au tronc mort une échelle plus grande que celle de la forêt.

11. Quelle action des castors transforme directement le biotope et favorise l’installation d’autres espèces ?

Construire des barrages qui créent des zones humides
Creuser des galeries qui éliminent l’humidité du sol
Modifier leur alimentation pour changer les réseaux trophiques
Occuper les berges sans modifier les conditions physiques

Construire des barrages qui créent des zones humides

Explication

Les barrages de castors modifient le biotope en créant des zones humides favorables à de nombreuses espèces. Leur alimentation relève plutôt d’une interaction trophique et ne décrit pas cette transformation physique de l’habitat.

12. Quel rôle les récifs construits par les coraux jouent-ils pour les espèces marines ?

Ils remplacent les interactions trophiques entre les espèces marines
Ils fournissent des habitats à une multitude d’espèces marines
Ils provoquent le blanchissement des coraux voisins
Ils réduisent la diversité des organismes présents dans l’eau

Ils fournissent des habitats à une multitude d’espèces marines

Explication

Les récifs coralliens constituent des structures qui servent d’habitat à de nombreuses espèces marines. Le blanchissement est une dégradation de cette relation écologique, et non la fonction du récif comme habitat.

13. Comment se répartissent les bénéfices entre les polypes coralliens et les zooxanthelles dans leur symbiose ?

Les coraux offrent habitat et ressources, tandis que les algues fournissent des composés organiques issus de la photosynthèse
Les algues fournissent du dioxyde de carbone, tandis que les coraux reçoivent une protection contre la lumière
Les coraux et les algues échangent principalement des proies capturées dans le milieu marin
Les coraux fournissent des composés organiques, tandis que les algues construisent un habitat protégé pour les polypes

Les coraux offrent habitat et ressources, tandis que les algues fournissent des composés organiques issus de la photosynthèse

Explication

Les coraux procurent aux zooxanthelles un habitat protégé, du dioxyde de carbone et des nutriments, tandis que les algues produisent des composés organiques par photosynthèse pour les coraux. Les zooxanthelles ne construisent donc pas l’habitat corallien et ne fournissent pas principalement du dioxyde de carbone.

14. Quel enchaînement peut se produire lorsqu’une température élevée ou une pollution perturbe la symbiose entre coraux et zooxanthelles ?

Rupture de la symbiose, expulsion des algues, blanchissement, puis menace pour la survie des coraux
Renforcement de la symbiose, multiplication des algues, coloration accrue, puis croissance accélérée des coraux
Production accrue de nutriments, disparition du blanchissement, puis retour immédiat à la symbiose
Expulsion des coraux, blanchissement des algues, puis formation d’un récif plus diversifié

Rupture de la symbiose, expulsion des algues, blanchissement, puis menace pour la survie des coraux

Explication

Une température élevée ou une pollution peut rompre l’association, entraîner l’expulsion des zooxanthelles et provoquer le blanchissement, ce qui menace les coraux. Le blanchissement désigne donc la perte des zooxanthelles, et non le maintien ou le renforcement de la symbiose.

15. Quels éléments faut-il mesurer ou relever pour caractériser un écosystème ?

Le pH, la texture du sol, la topographie, l’ensoleillement, l’humidité et la température
La surface du milieu, la couleur des feuilles, la taille des individus et leur comportement social
La vitesse du vent, la profondeur des racines, la biomasse animale et la teneur en oxygène
Le nombre d’espèces, leur abondance, leur régime alimentaire et leur période de reproduction

Le pH, la texture du sol, la topographie, l’ensoleillement, l’humidité et la température

Explication

La caractérisation d’un écosystème repose sur des facteurs pédoclimatiques tels que le pH, la texture du sol, la topographie et plusieurs paramètres climatiques. Le nombre et l’abondance des espèces relèvent plutôt de l’inventaire de la biodiversité.

16. Pourquoi deux espèces peuvent-elles être présentes dans des endroits différents d’un même territoire ?

Parce que la répartition des espèces dépend principalement de leur position dans la chaîne alimentaire
Parce que chaque espèce choisit un emplacement indépendamment des caractéristiques du milieu
Parce que leur présence dépend des conditions physiques et chimiques du milieu
Parce que les organismes vivants se répartissent selon une distance fixe entre les individus

Parce que leur présence dépend des conditions physiques et chimiques du milieu

Explication

Les organismes vivants ne se répartissent pas au hasard : les conditions physiques et chimiques du milieu influencent leur présence. La distance entre individus ne constitue pas la règle générale expliquant cette répartition.

17. Dans un diagramme ombrothermique, comment sont représentées les précipitations et les températures ?

Les précipitations mensuelles cumulées par des barres et les températures moyennes par une courbe
Les précipitations mensuelles cumulées par une courbe et les températures moyennes par des barres
Les deux variables par des courbes, avec une échelle identique pour chacune
Les deux variables par des barres, avec une couleur différente pour chacune

Les précipitations mensuelles cumulées par des barres et les températures moyennes par une courbe

Explication

Un diagramme ombrothermique utilise des barres pour les précipitations mensuelles cumulées et une courbe pour les températures moyennes mensuelles. La confusion entre les deux modes de représentation inverse ces conventions.

18. Comment qualifier un sol dont le pH est égal à 7,0 ?

Il est alcalin
Il est acide
Il est neutre
Il présente une salinité excessive

Il est neutre

Explication

Un pH compris entre 6,5 et 7,5 caractérise un sol neutre, donc un pH de 7,0 appartient à cette catégorie. Un sol acide a un pH inférieur à 5,5, tandis qu’un sol alcalin a un pH supérieur à 8,5.

19. Quelle règle applique la nomenclature binomiale pour écrire le nom d’une espèce ?

Les deux noms commencent par une minuscule lorsqu’ils sont écrits en latin
Le nom de genre commence par une majuscule et le nom d’espèce par une minuscule
Le nom de genre commence par une minuscule et le nom d’espèce par une majuscule
Les deux noms commencent par une majuscule afin de distinguer l’espèce

Le nom de genre commence par une majuscule et le nom d’espèce par une minuscule

Explication

La nomenclature binomiale associe deux noms latins : le genre prend une majuscule et le nom d’espèce une minuscule. Inverser ces majuscules ou mettre les deux noms dans la même casse ne respecte pas cette convention.

20. Selon Ernst Mayr, quel critère définit une espèce biologique ?

Des populations présentant les mêmes caractéristiques physiques, même sans reproduction entre elles
Des individus pouvant se reproduire entre eux et produire naturellement une descendance viable et fertile
Des organismes occupant le même habitat et possédant un régime alimentaire comparable
Des individus partageant une apparence similaire et vivant dans une même région géographique

Des individus pouvant se reproduire entre eux et produire naturellement une descendance viable et fertile

Explication

Pour Ernst Mayr, une espèce regroupe des populations dont les individus peuvent se reproduire effectivement ou potentiellement et produire une descendance viable et fertile dans des conditions naturelles. Une ressemblance physique ou un habitat commun ne suffit pas à établir cette définition.

21. Dans quel cas la définition biologique de l’espèce est-elle particulièrement difficile à appliquer ?

Lorsqu’il s’agit d’organismes dont les caractères anatomiques sont bien conservés
Lorsqu’il s’agit d’espèces actuelles sexuées dont la reproduction est observée
Lorsqu’il s’agit de populations dont les individus vivent dans des milieux différents
Lorsqu’il s’agit d’organismes fossiles dont l’interfécondité ne peut pas être testée

Lorsqu’il s’agit d’organismes fossiles dont l’interfécondité ne peut pas être testée

Explication

La définition biologique repose sur la possibilité de vérifier l’interfécondité, ce qui est difficile pour les fossiles et les organismes asexués. Les espèces actuelles sexuées permettent au contraire de tester cette capacité reproductive.

22. Quelle comparaison décrit correctement l’état des connaissances sur la diversité des espèces ?

Environ 18 000 espèces sont nommées, tandis que 7 à 11 millions seraient déjà répertoriées
Environ 1,9 million d’espèces sont nommées, tandis que 18 000 seulement resteraient à découvrir
Environ 7 à 11 millions d’espèces sont nommées, tandis que 1,9 million resteraient à découvrir
Environ 1,9 million d’espèces sont nommées, tandis que 7 à 11 millions resteraient à découvrir

Environ 1,9 million d’espèces sont nommées, tandis que 7 à 11 millions resteraient à découvrir

Explication

Les espèces déjà découvertes et nommées sont estimées à environ 1,9 million, alors que 7 à 11 millions resteraient inconnues. Le nombre de 18 000 correspond plutôt à une moyenne annuelle de découvertes, et non au total des espèces connues ou inconnues.

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Qu'est-ce que la biodiversité désigne ?

La diversité du vivant.

Quels sont les trois niveaux d'organisation de la biodiversité ?

Diversité génétique, diversité des espèces, diversité des écosystèmes.

Que correspond la diversité génétique ?

Aux variations entre individus d'une même espèce.

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Consultez la fiche de révision complète sur Biodiversité à différentes échelles.

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