QCM : Biodiversité et classifications — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement caractérise l’approche de recherche présentée en biodiversité-santé ?

Du laboratoire au terrain, avec essais cliniques, imagerie et enquêtes sociologiques
Du terrain au laboratoire, avec prélèvements, questionnaires, analyses et modèles expérimentaux
De l’observation bibliographique à l’enseignement, avec synthèses et évaluations
De la modélisation informatique à l’industrie, avec production et commercialisation

Du terrain au laboratoire, avec prélèvements, questionnaires, analyses et modèles expérimentaux

Explication

L’approche associe des étapes allant du terrain au laboratoire, notamment les prélèvements, les questionnaires épidémiologiques, la caractérisation fongique, les analyses de toxicité et les modèles expérimentaux. La démarche proposée ne se limite donc ni aux essais cliniques ni à la modélisation informatique.

2. À quelle structure universitaire appartient le Département de Biodiversité-Santé, Microbiologie et Biotechnologies ?

À l’École des Sciences de l’Université de Caen Normandie
À la Faculté de Pharmacie de l’Université de Caen Normandie
À l’Institut de Biologie de l’Université de Rouen Normandie
À la Faculté de Médecine de l’Université de Caen Normandie

À la Faculté de Pharmacie de l’Université de Caen Normandie

Explication

Ce département relève de la Faculté de Pharmacie de l’Université de Caen Normandie. Son rattachement ne correspond donc ni à la Faculté de Médecine ni à une université rouennaise.

3. Qui a fondé l’Université de Caen en 1432 ?

Jean de Lancastre
Guillaume le Conquérant
Charles VII
Richard Cœur de Lion

Jean de Lancastre

Explication

Jean de Lancastre fonde l’Université de Caen en 1432, qui devient alors la troisième université anglaise après Oxford et Cambridge. Charles VII intervient plus tard, en 1450, lors de la reprise de Caen aux Anglais.

4. Quel événement explique que l’Université de Caen devienne française en 1450 ?

Charles VII reprend la ville aux Anglais
Les étudiants anglais quittent Caen après un incendie
Jean de Lancastre transfère l’université vers Paris
La ville obtient son indépendance politique de la Normandie

Charles VII reprend la ville aux Anglais

Explication

L’Université devient française lorsque Charles VII reprend Caen aux Anglais en 1450. Sa fondation par Jean de Lancastre appartient à une étape antérieure et n’explique pas ce changement politique.

5. Quelle affirmation distingue correctement la destruction de l’Université de Caen et sa reconstruction ?

Elle est détruite en 1948 et sa reconstruction commence le 7 juillet 1944
Elle est détruite le 7 juillet 1944 et sa reconstruction commence en 1948
Elle est détruite en 1944 et sa reconstruction commence dès l’année suivante
Elle est détruite en 1957 et sa reconstruction commence après l’inauguration

Elle est détruite le 7 juillet 1944 et sa reconstruction commence en 1948

Explication

L’Université, qui compte alors environ 1 000 étudiants, est entièrement détruite le 7 juillet 1944 pendant l’opération Charnwood, tandis que sa nouvelle reconstruction commence en 1948. La date de 1957 correspond à l’inauguration officielle après reconstruction, et non à la destruction.

6. Où l’École puis l’Unité d’Enseignement et de Recherche sont-elles installées jusqu’en 1975 ?

Rue Vaubenard, près de l’Hôpital Clémenceau
Dans le nouveau CHU, près de la Faculté de Pharmacie
Sur le campus universitaire construit après l’inauguration de 1957
Dans une annexe hospitalière située au centre de la ville

Rue Vaubenard, près de l’Hôpital Clémenceau

Explication

Jusqu’en 1975, l’École puis l’Unité d’Enseignement et de Recherche sont installées rue Vaubenard, à proximité de l’Hôpital Clémenceau. Le nouveau CHU ne les accueille qu’à partir de sa mise en service en 1975.

7. Quelle évolution des sites de formation en santé caennais est correctement datée ?

En 1975, le CHU accueille l’UER puis l’UFR de Médecine ; en 1993, une nouvelle UFR des Sciences Pharmaceutiques est créée
En 1975, le CHU accueille l’UFR des Sciences Pharmaceutiques ; en 1993, l’UER est transférée rue Vaubenard
En 1975, l’UER reste rue Vaubenard ; en 1993, le CHU accueille l’UFR de Médecine
En 1975, une nouvelle UFR des Sciences Pharmaceutiques est créée ; en 1993, le CHU accueille l’UER de Médecine

En 1975, le CHU accueille l’UER puis l’UFR de Médecine ; en 1993, une nouvelle UFR des Sciences Pharmaceutiques est créée

Explication

Le CHU est mis en service en 1975 et accueille alors l’UER puis l’UFR de Médecine, tandis qu’une nouvelle UFR des Sciences Pharmaceutiques est créée en 1993. La confusion consiste à attribuer cette dernière création à 1975 ou à inverser les deux étapes.

8. Pourquoi la pratique de la santé ne peut-elle pas être réduite à la maîtrise des techniques médicales ?

Elle consiste d’abord à appliquer des traitements standardisés aux patients
Elle repose surtout sur la gestion financière des établissements de soins
Elle mobilise aussi la communication, la pédagogie, la psychologie et l’éthique
Elle dépend principalement de la description des organes et des symptômes

Elle mobilise aussi la communication, la pédagogie, la psychologie et l’éthique

Explication

La santé associe les compétences techniques à la communication, à la pédagogie, à la psychologie et à l’éthique. Réduire la pratique aux organes ou aux symptômes correspond à la confusion signalée, car cela néglige les dimensions humaines du soin.

9. Quel effet la rigueur et la méthode ont-elles sur la formation de l’esprit critique ?

Elles conduisent à l’ignorance lorsque les résultats restent incertains
Elles remplacent l’analyse par l’acceptation des informations transmises
Elles permettent d’accéder à la connaissance et de développer l’esprit critique
Elles favorisent l’opinion personnelle indépendamment de toute connaissance

Elles permettent d’accéder à la connaissance et de développer l’esprit critique

Explication

La rigueur et la méthode facilitent l’accès à la connaissance et contribuent au développement de l’esprit critique. C’est le rejet de la connaissance, et non l’analyse méthodique, qui entraîne l’ignorance.

10. Quelle caractéristique définit un organisme vivant ?

C’est une cellule isolée possédant une enveloppe nucléaire
C’est une structure biologique constituée nécessairement de plusieurs cellules
C’est un ensemble d’espèces partageant une même origine évolutive
C’est un être vivant qui fonctionne comme un individu

C’est un être vivant qui fonctionne comme un individu

Explication

Un organisme vivant est défini comme un être vivant fonctionnant comme un individu. Le nombre de cellules ou la présence d’un noyau ne constitue donc pas le critère général de cette définition.

11. Quel énoncé décrit correctement le rôle de la cellule dans le vivant ?

La cellule constitue l’unité fondamentale des organismes vivants
La cellule désigne un organisme fonctionnant comme un individu
La cellule représente une espèce définie par ses caractères communs
La cellule correspond à un domaine regroupant plusieurs règnes

La cellule constitue l’unité fondamentale des organismes vivants

Explication

Les organismes vivants possèdent une structure cellulaire, et la cellule est leur unité fondamentale. Elle ne doit pas être confondue avec l’organisme, qui désigne l’être vivant fonctionnant comme un individu.

12. Comment comparer l’estimation du nombre total d’espèces au nombre d’espèces actuellement décrites ?

Le total est estimé entre 5 et 30 millions, tandis que plus de 1,7 million sont décrites
Le total est estimé entre 1,7 et 5 millions, tandis que 30 millions sont décrites
Le total est fixé à 1,7 million, tandis que les espèces restantes sont déjà identifiées
Le total décrit dépasse 30 millions, tandis que l’estimation reste inférieure à 1,7 million

Le total est estimé entre 5 et 30 millions, tandis que plus de 1,7 million sont décrites

Explication

Le nombre total d’espèces est estimé entre 5 et 30 millions, alors que plus de 1,7 million ont été décrites. Le nombre décrit constitue donc une partie de l’estimation globale, et non son équivalent.

13. Quels sont les trois domaines du vivant ?

Bacteria, Fungi et Animalia
Monera, Protista et Eukaryota
Archaea, Plantae et Eukaryota
Bacteria, Archaea et Eukaryota

Bacteria, Archaea et Eukaryota

Explication

Les trois domaines du vivant sont Bacteria, Archaea et Eukaryota. Les autres propositions mélangent ces domaines avec des règnes ou des catégories de classifications différentes.

14. Quelle distinction oppose correctement trier et classer ?

Trier applique un critère binaire à des objets, tandis que classer les regroupe selon des points communs significatifs
Trier étudie les parentés évolutives, tandis que classer décrit et nomme les organismes
Trier regroupe des concepts selon leurs relations, tandis que classer sépare les objets par un critère binaire
Trier identifie les taxons, tandis que classer mesure la variabilité entre individus d’une espèce

Trier applique un critère binaire à des objets, tandis que classer les regroupe selon des points communs significatifs

Explication

Trier consiste à discriminer selon un critère binaire dans un but pratique, alors que classer regroupe des objets partageant des points communs significatifs dans un but cognitif. L’inversion de ces fonctions constitue la confusion principale à éviter.

15. Quelle activité relève principalement de la taxonomie ?

Étudier la diversité des organismes et leurs relations évolutives
Déterminer si des populations peuvent échanger du matériel génétique
Décrire, identifier, nommer et classer les organismes en taxons
Définir une espèce à partir de caractères communs et distinctifs

Décrire, identifier, nommer et classer les organismes en taxons

Explication

La taxonomie décrit, identifie, nomme et classe les organismes en taxons. L’étude de la diversité et des relations de parenté relève plutôt de la systématique.

16. Quel est l’objet principal de la systématique ?

Le tri pratique des objets selon un critère binaire observable
L’étude de la diversité des organismes et de leurs relations de parenté
La mesure de la taille des populations au sein d’une même espèce
La description et la dénomination officielle des organismes en taxons

L’étude de la diversité des organismes et de leurs relations de parenté

Explication

La systématique étudie la diversité des organismes ainsi que leurs relations de parenté, notamment évolutives. La description, l’identification et la dénomination des taxons relèvent principalement de la taxonomie.

17. Selon le concept biologique de l’espèce associé à Ernst Mayr, quel critère est déterminant ?

L’appartenance à un taxon décrit et nommé selon une classification scientifique
La présence de caractères visibles communs chez des individus vivant dans un même milieu
La possibilité réelle ou potentielle d’échanger du matériel génétique entre individus, avec isolement reproductif des autres groupes
La ressemblance générale entre organismes issus d’une même région géographique

La possibilité réelle ou potentielle d’échanger du matériel génétique entre individus, avec isolement reproductif des autres groupes

Explication

Pour Ernst Mayr, une espèce rassemble des populations naturelles dont les individus peuvent réellement ou potentiellement échanger du matériel génétique et qui sont isolées reproductivement des autres. La simple ressemblance ou l’appartenance à un taxon ne suffit donc pas à définir cette espèce.

18. Quelle connaissance les chimpanzés étudiés par S. Krief dans le parc de Kibale possèdent-ils concernant certaines plantes ?

Ils reconnaissent leurs propriétés contre des parasites internes et peuvent transmettre cette connaissance
Ils cultivent ces plantes afin d’augmenter leur concentration en substances actives
Ils distinguent ces plantes selon leur valeur alimentaire et leur toxicité pour les prédateurs
Ils utilisent ces plantes comme matériaux pour construire des abris résistants aux parasites

Ils reconnaissent leurs propriétés contre des parasites internes et peuvent transmettre cette connaissance

Explication

Les chimpanzés de Kibale possèdent une connaissance empirique des propriétés antiparasitaires de certaines plantes, transmissible entre individus ou groupes. Cette connaissance ne correspond pas à une pratique de culture ni à une simple classification alimentaire.

19. Comment les sociétés préhistoriques utilisaient-elles les plantes, les champignons et les animaux ?

Comme matériaux et proies, tandis que les médicaments provenaient de ressources minérales
Comme remèdes et aliments, sans leur attribuer d’usage matériel ou de risque particulier
Comme ressources médicinales et rituelles, alors que leur rôle alimentaire restait marginal
Comme aliments, matériaux et médicaments, tout en les considérant aussi comme des dangers

Comme aliments, matériaux et médicaments, tout en les considérant aussi comme des dangers

Explication

Les êtres vivants fournissaient aux sociétés préhistoriques des aliments, des matériaux et des médicaments, mais pouvaient également représenter des dangers. Les autres réponses excluent ou modifient certains de ces usages.

20. Quelle transformation caractérise la révolution néolithique dans le rapport humain aux végétaux et aux animaux ?

Le passage de la chasse-cueillette à l’élevage et à la culture, suivi de sélections et de domestications
Le maintien de la chasse-cueillette accompagné d’une collecte accrue de plantes médicinales sauvages
La domestication des animaux avant toute activité agricole, sans modification de la sélection végétale
Le passage de l’élevage à la chasse, suivi d’une sélection naturelle des végétaux consommés

Le passage de la chasse-cueillette à l’élevage et à la culture, suivi de sélections et de domestications

Explication

La révolution néolithique conduit du mode chasseur-cueilleur à l’élevage et à la culture, puis à la sélection des végétaux et à la domestication des animaux. La confusion fréquente consiste à attribuer ces pratiques au mode chasseur-cueilleur.

21. Que révèlent les tablettes sumériennes datant de 2100 AEC sur la médecine mésopotamienne ?

Elles rassemblent des connaissances égyptiennes sur les remèdes de l’Ancien Empire
Elles présentent plus de 15 000 formules chinoises associées à plus de 1 000 plantes
Elles témoignent d’une connaissance précise de plusieurs centaines de plantes médicinales
Elles décrivent 365 drogues végétales, animales et minérales de la tradition chinoise

Elles témoignent d’une connaissance précise de plusieurs centaines de plantes médicinales

Explication

Les tablettes sumériennes de 2100 AEC attestent une connaissance mésopotamienne précise de plusieurs centaines de plantes médicinales. Le papyrus égyptien, le Shennong bencao jing et les Bencao gangmu appartiennent à d’autres traditions documentaires.

22. Quel document médical égyptien, rédigé vers 1550 AEC, rassemble des connaissances de l’Ancien Empire ?

Le Corpus hippocraticum, qui recense des plantes médicinales dans le monde grec antique
Le papyrus d’Ebers et de Smith, qui reprend des connaissances datées de -2778 à -2423 AEC
Les tablettes sumériennes, qui décrivent plusieurs centaines de plantes médicinales vers 2100 AEC
Le Shennong bencao jing, attribué à Shen Nong et consacré à 365 drogues vers 2800 AEC

Le papyrus d’Ebers et de Smith, qui reprend des connaissances datées de -2778 à -2423 AEC

Explication

Le papyrus d’Ebers et de Smith est rédigé vers 1550 AEC et rassemble des connaissances médicales de l’Ancien Empire, datées de -2778 à -2423 AEC. Les autres documents relèvent respectivement des traditions mésopotamienne, chinoise et grecque.

23. Quelle caractéristique distingue le Shennong bencao jing des Bencao gangmu ?

Le premier traite de 365 drogues, tandis que les seconds réunissent plus de 15 000 formules
Le premier présente 230 plantes médicinales, tandis que les seconds décrivent les remèdes d’Hippocrate
Le premier rassemble des connaissances égyptiennes, tandis que les seconds décrivent la médecine sumérienne
Le premier recense plus de 15 000 formules, tandis que les seconds décrivent 365 drogues

Le premier traite de 365 drogues, tandis que les seconds réunissent plus de 15 000 formules

Explication

Le Shennong bencao jing, attribué à Shen Nong, traite de 365 drogues végétales, animales et minérales, alors que les Bencao gangmu contiennent plus de 15 000 formules. Les autres associations mélangent les quantités ou les traditions médicales.

24. Quelle contribution est attribuée à Hippocrate dans l’histoire de la médecine antique ?

Il a rédigé les tablettes sumériennes décrivant plusieurs centaines de plantes médicinales
Il a compilé le premier ouvrage chinois de matière médicale consacré à 365 drogues
Il a rendu la thérapeutique plus scientifique et est appelé le « père de la médecine »
Il a publié le papyrus égyptien rassemblant les connaissances de l’Ancien Empire

Il a rendu la thérapeutique plus scientifique et est appelé le « père de la médecine »

Explication

Hippocrate, médecin grec de l’école de Cos, est associé à une thérapeutique plus scientifique et au titre de « père de la médecine ». Les autres propositions lui attribuent à tort des textes mésopotamiens, égyptiens ou chinois.

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À quelle faculté appartient le Département de Biodiversité-Santé, Microbiologie et Biotechnologies ?

À la Faculté de Pharmacie de l’Université de Caen Normandie.

Quelle est la première étape de l'approche de recherche présentée ?

Le terrain avec des prélèvements.

Quelles méthodes suivent les prélèvements dans l'approche de recherche ?

Des questionnaires épidémiologiques.

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