QCM : Bobine et circuit RL — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à la structure habituelle d’une bobine ?

Un empilement de plaques métalliques séparées par un isolant
Un enroulement conique de fil nu relié à une source
Un tube conducteur plein entouré d’une couche magnétique
Un enroulement cylindrique de fil conducteur gainé d’un isolant

Un enroulement cylindrique de fil conducteur gainé d’un isolant

Explication

Une bobine est généralement formée par un fil conducteur enroulé de manière cylindrique et recouvert d’une gaine isolante. Les autres descriptions modifient la forme, le matériau ou l’isolation caractéristiques de ce dipôle.

2. Que se produit-il lorsqu’un champ magnétique varie à proximité ou à l’intérieur d’une bobine en circuit fermé ?

Le champ magnétique reste constant dans la bobine
Une charge électrique s’accumule sans circulation de courant
Un courant induit apparaît dans le circuit fermé
La résistance interne de la bobine devient nulle

Un courant induit apparaît dans le circuit fermé

Explication

Une variation du champ magnétique traversant ou entourant une bobine en circuit fermé engendre un courant électrique appelé courant induit. Elle ne supprime pas la résistance interne et ne garantit pas que le champ demeure constant.

3. Dans quel cas le courant induit est-il appelé courant d’auto-induction ?

Lorsque le champ variable est créé par le courant de la bobine elle-même
Lorsque la bobine est parcourue par un courant constant imposé
Lorsque le champ variable provient d’un aimant déplacé près de la bobine
Lorsque le courant traverse une résistance placée en parallèle

Lorsque le champ variable est créé par le courant de la bobine elle-même

Explication

Le courant d’auto-induction est un cas particulier où le courant circulant dans la bobine crée lui-même le champ magnétique variable responsable du courant induit. Un aimant extérieur peut provoquer un courant induit, mais il ne s’agit pas alors d’auto-induction.

4. Selon la loi de Lenz, dans quel sens le courant induit circule-t-il ?

Dans un sens fixé par la résistance interne de la bobine
Dans un sens qui annule directement la charge totale du circuit
Dans un sens dont les effets s’opposent à la cause de son apparition
Dans un sens qui renforce la variation du champ magnétique extérieur

Dans un sens dont les effets s’opposent à la cause de son apparition

Explication

La loi de Lenz impose que les effets du courant induit s’opposent à la variation ou à la cause qui l’a engendré. Le courant induit ne renforce donc pas cette variation, et son sens ne dépend pas directement de la seule résistance interne.

5. Lors de l’établissement du courant dans une bobine, quel est l’effet de l’augmentation de l’intensité ?

Elle maintient le champ magnétique constant et réduit la tension résistive
Elle augmente le champ magnétique sans créer de f.é.m. dans la bobine
Elle augmente le champ magnétique et produit une f.é.m. qui s’oppose à cette variation
Elle diminue le champ magnétique et produit une tension qui accompagne cette variation

Elle augmente le champ magnétique et produit une f.é.m. qui s’oppose à cette variation

Explication

L’augmentation de l’intensité renforce le champ magnétique et engendre une f.é.m. négative qui s’oppose à la variation du courant. La tension résistive, elle, accompagne le courant et ne constitue pas cette f.é.m. d’auto-induction.

6. Quelle relation exprime la f.é.m. d’auto-induction d’une bobine d’inductance L parcourue par un courant variable i ?

e=−Ldidte=-L\frac{di}{dt}
e=−1Ldidte=-\frac{1}{L}\frac{di}{dt}
e=Ldidte=L\frac{di}{dt}
e=ri+Ldidte=ri+L\frac{di}{dt}

$$e=-L\frac{di}{dt}$$

Explication

La f.é.m. d’auto-induction vérifie e=−Ldidte=-L\frac{di}{dt}, le signe négatif traduisant l’opposition à la variation du courant. La relation contenant riri décrit la tension aux bornes d’une bobine résistive, et non sa seule f.é.m. d’auto-induction.

7. Une bobine d’inductance L et de résistance interne r est parcourue par un courant variable i de A vers B. Quelle expression donne sa tension uABu_{AB} ?

uAB=ri−Ldidtu_{AB}=ri-L\frac{di}{dt}
uAB=Ldidt−riu_{AB}=L\frac{di}{dt}-ri
uAB=ri+Ldidtu_{AB}=ri+L\frac{di}{dt}
uAB=ri+Ldidtu_{AB}=\frac{r}{i}+L\frac{di}{dt}

$$u_{AB}=ri+L\frac{di}{dt}$$

Explication

La tension entre A et B est la somme de la tension résistive riri et du terme inductif LdidtL\frac{di}{dt}. Le signe moins devant le terme inductif ou la division de r par i ne correspondent pas à la relation donnée pour cette convention de courant.

8. Une bobine d’inductance LL est parcourue par un courant d’intensité ii. Quelle expression donne l’énergie magnétique qu’elle emmagasine ?

EL=L2i2E_L=\frac{L}{2i^2}
EL=12L2iE_L=\frac{1}{2}L^2i
EL=12Li2E_L=\frac{1}{2}Li^2
EL=LiE_L=Li

$$E_L=\frac{1}{2}Li^2$$

Explication

L’énergie magnétique est proportionnelle à l’inductance et au carré de l’intensité, selon EL=12Li2E_L=\frac{1}{2}Li^2. Une relation linéaire en ii ne traduit pas cette dépendance quadratique.

9. Si l’intensité du courant dans une bobine est multipliée par 33, comment évolue son énergie magnétique à inductance constante ?

Elle est divisée par 33.
Elle est multipliée par 99.
Elle est multipliée par 33.
Elle reste inchangée.

Elle est multipliée par $$9$$.

Explication

Comme EL=12Li2E_L=\frac{1}{2}Li^2, multiplier ii par 33 multiplie i2i^2 par 99 et donc l’énergie par 99. Une multiplication par 33 correspondrait à une dépendance linéaire en intensité.

10. Quels éléments montés en série constituent un dipôle RL ?

Une bobine d’inductance LL et un générateur de force électromotrice EE
Un condensateur de capacité CC et une bobine idéale d’inductance LL sans résistance
Un conducteur de résistance R0R_0 et une bobine d’inductance LL ayant une résistance interne rr
Deux conducteurs ohmiques de résistances R0R_0 et rr sans élément inductif

Un conducteur de résistance $$R_0$$ et une bobine d’inductance $$L$$ ayant une résistance interne $$r$$

Explication

Le dipôle RL associe en série un conducteur ohmique de résistance R0R_0 et une bobine d’inductance LL, dont la résistance interne vaut rr. Un condensateur ou un générateur ne fait pas partie de cette définition du dipôle.

11. Lors de la fermeture de l’interrupteur dans un circuit RL alimenté par une f.é.m. EE, quelle équation différentielle vérifie le courant ii ?

Ldidt+(R0−r)i=EL\frac{di}{dt}+(R_0-r)i=E
R0didt+Li=E+rR_0\frac{di}{dt}+Li=E+r
Ldidt+(R0+r)i=0L\frac{di}{dt}+(R_0+r)i=0
Ldidt+(R0+r)i=EL\frac{di}{dt}+(R_0+r)i=E

$$L\frac{di}{dt}+(R_0+r)i=E$$

Explication

Pendant l’établissement du courant, la loi différentielle est Ldidt+(R0+r)i=EL\frac{di}{dt}+(R_0+r)i=E. Le second membre nul correspond à l’équation de rupture, lorsque le générateur n’intervient plus.

12. Lors de l’ouverture de l’interrupteur dans un circuit RL, quelle équation vérifie le courant de rupture ?

Ldidt+(R1+r+R2)i=EL\frac{di}{dt}+(R_1+r+R_2)i=E
Ldidt+(R1+r+R2)i=0L\frac{di}{dt}+(R_1+r+R_2)i=0
Ldidt+(R1+r−R2)i=0L\frac{di}{dt}+(R_1+r-R_2)i=0
R1didt+(L+r+R2)i=0R_1\frac{di}{dt}+(L+r+R_2)i=0

$$L\frac{di}{dt}+(R_1+r+R_2)i=0$$

Explication

À la rupture, le courant vérifie Ldidt+(R1+r+R2)i=0L\frac{di}{dt}+(R_1+r+R_2)i=0, car la f.é.m. EE du générateur n’apparaît plus dans l’équation. Le second membre EE caractérise l’établissement avec le générateur connecté.

13. Un courant de rupture suit i(t)=I0e−t/τ2i(t)=I_0e^{-t/\tau_2}. Quelle expression donne sa constante de temps ?

τ2=R1+r+R2L\tau_2=\frac{R_1+r+R_2}{L}
τ2=LR0+r\tau_2=\frac{L}{R_0+r}
τ2=LR1+r+R2\tau_2=\frac{L}{R_1+r+R_2}
τ2=L(R1+r+R2)\tau_2=L(R_1+r+R_2)

$$\tau_2=\frac{L}{R_1+r+R_2}$$

Explication

La constante de temps de rupture est τ2=LR1+r+R2\tau_2=\frac{L}{R_1+r+R_2}, car les trois résistances du circuit de rupture contribuent à l’amortissement. L’expression fondée sur R0+rR_0+r correspondrait à la configuration d’établissement, et non à celle de rupture.

14. Dans un circuit RL, quelle relation permet d’observer expérimentalement la variation de l’intensité du courant à partir de la tension mesurée aux bornes de R1R_1 ?

La relation u1=R1iu_1=\frac{R_1}{i} exprime la tension en fonction du courant.
La relation u1=R1+iu_1=R_1+i additionne la résistance et l’intensité.
La relation u1=iR1u_1=\frac{i}{R_1} relie la tension mesurée à l’intensité du courant.
La relation u1=R1iu_1=R_1i relie la tension mesurée à l’intensité du courant.

La relation $$u_1=R_1i$$ relie la tension mesurée à l’intensité du courant.

Explication

La loi d’Ohm appliquée au résistor donne u1=R1iu_1=R_1i, donc la mesure de u1u_1 permet de suivre les variations de i(t)i(t). La tension et l’intensité sont deux grandeurs différentes, même si elles sont proportionnelles dans ce résistor.

15. Quelle expression donne l’intensité en régime permanent dans la bobine d’un circuit RL comportant R1R_1 et la résistance interne rr ?

I0=ER1−rI_0=\frac{E}{R_1-r}
I0=EL(R1+r)I_0=\frac{E}{L(R_1+r)}
I0=ER1+rI_0=\frac{E}{R_1+r}
I0=R1+rEI_0=\frac{R_1+r}{E}

$$I_0=\frac{E}{R_1+r}$$

Explication

En régime permanent, le courant est constant et l’effet inductif ne contribue plus à la relation d’intensité, d’où I0=ER1+rI_0=\frac{E}{R_1+r}. L’expression faisant intervenir LL correspondrait à une confusion avec le régime transitoire.

16. Quelles valeurs expérimentales sont associées au circuit RL étudié ?

I0=12 AI_0=12\ \mathrm{A}, E=0,2 VE=0,2\ \mathrm{V}, r=0,12 Ωr=0,12\ \Omega et L=10 HL=10\ \mathrm{H}
I0=0,2 AI_0=0,2\ \mathrm{A}, E=10 VE=10\ \mathrm{V}, r=12 Ωr=12\ \Omega et L=0,50 HL=0,50\ \mathrm{H}
I0=0,12 AI_0=0,12\ \mathrm{A}, E=2 VE=2\ \mathrm{V}, r=50 Ωr=50\ \Omega et L=10 HL=10\ \mathrm{H}
I0=0,2 AI_0=0,2\ \mathrm{A}, E=12 VE=12\ \mathrm{V}, r=10 Ωr=10\ \Omega et L=0,12 HL=0,12\ \mathrm{H}

$$I_0=0,2\ \mathrm{A}$$, $$E=12\ \mathrm{V}$$, $$r=10\ \Omega$$ et $$L=0,12\ \mathrm{H}$$

Explication

Les mesures indiquent I0=0,2 AI_0=0,2\ \mathrm{A}, E=12 VE=12\ \mathrm{V}, r=10 Ωr=10\ \Omega et L=0,12 HL=0,12\ \mathrm{H}. Les autres ensembles modifient ou permutent plusieurs valeurs expérimentales, notamment la tension, la résistance interne ou l’inductance.

17. Pour le circuit RL étudié, quelle valeur et quelle expression correspondent à la constante de temps d’établissement ?

τ1=LR1−r=20 ms\tau_1=\frac{L}{R_1-r}=20\ \mathrm{ms}
τ1=LR1+r=2 ms\tau_1=\frac{L}{R_1+r}=2\ \mathrm{ms}
τ1=L(R1+r)=0,2 s\tau_1=L(R_1+r)=0,2\ \mathrm{s}
τ1=R1+rL=2 ms\tau_1=\frac{R_1+r}{L}=2\ \mathrm{ms}

$$\tau_1=\frac{L}{R_1+r}=2\ \mathrm{ms}$$

Explication

La constante de temps d’établissement d’un circuit RL est le quotient de l’inductance par la résistance totale, soit τ1=LR1+r=2 ms\tau_1=\frac{L}{R_1+r}=2\ \mathrm{ms}. Inverser le quotient ou multiplier les grandeurs ne donne pas la constante de temps indiquée.

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Qu'est-ce qu'une bobine en électromagnétisme ?

Un dipôle avec un enroulement cylindrique de fil conducteur isolé.

Qu'entraîne une variation du champ magnétique dans une bobine fermée ?

Un courant électrique appelé courant induit.

Qu'appelle-t-on courant d’auto-induction ?

Le courant induit par un champ magnétique variable créé par le courant dans la même bobine.

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