Fiche de révision : Circulation et biogéochimie océaniques

Plan du Cours

  1. Rôle de l’océan dans le système Terre
  2. Fondements du bilan énergétique
  3. Rayonnement solaire et albédo
  4. Équilibre radiatif et effet de serre
  5. Rétroaction glace-albédo et hystérésis
  6. Transport et stockage de chaleur
  7. Structure et équilibre de l’atmosphère
  8. Stabilité et transformations adiabatiques
  9. Processus adiabatiques et stabilité
  10. Forces atmosphériques fondamentales
  11. Viscosité et effet de Coriolis
  12. Équilibre géostrophique et vents de surface
  13. Circulations thermiques locales
  14. Circulation atmosphérique globale
  15. Propriétés et observation de l’océan
  16. Masses d’eau et distributions océaniques
  17. Température, salinité et stratification
  18. Traceurs de ventilation océanique

1. Rôle de l’océan dans le système Terre

Notions clés & Définitions

  • Pompe biologique : Conversion du carbone inorganique en matière organique par les organismes marins, suivie de la sédimentation d’une partie de cette matière vers les eaux profondes et les sédiments.

★ À maîtriser

  • L’océan couvre environ 71 % de la surface terrestre et constitue un réservoir d’eau unique et interconnecté.

  • Les vents, les marées, le chauffage, le refroidissement et les différences de densité entretiennent le mouvement de l’eau de mer à de nombreuses échelles.

  • 🔄 La succession des changements pendant El Niño est: affaiblissement des alizés, extension des eaux chaudes vers le centre et l’est du Pacifique, approfondissement de la thermocline orientale, réduction de la remontée d’eaux froides, déplacement de la convection tropicale vers l’est

  • Le phytoplancton utilise la lumière et les nutriments dissous pour produire de la matière organique, formant la base de la plupart des réseaux alimentaires marins.

Compléments

  • La profondeur moyenne des océans est proche de 4000 m, tandis que les mers marginales atteignent généralement 1200 m ou moins.

Astuce mémo

Stockage et transport d’énergie et de carbone → couplage du système Terre

2. Fondements du bilan énergétique

Notions clés & Définitions

  • Énergie : Capacité d’effectuer un travail, c’est-à-dire de provoquer une transformation.

★ À maîtriser

📐 Formule — L’énergie cinétique d’un objet de masse m et de vitesse v est Ec=12mv2E_c=\frac{1}{2}mv^2.

📌 La chaleur peut être transférée par rayonnement sans échange de masse ni milieu matériel, par conduction avec un milieu mais sans échange de masse, par convection avec déplacement de masse, ou sous forme de chaleur latente lors d’un changement d’état à température constante.

📐 Formule — La première loi de la thermodynamique s’écrit dQ=dU−dWdQ=dU-dW, où dQ est la chaleur ajoutée, dU la variation d’énergie interne et dW le travail extrait du système.

📐 Formule — Le bilan énergétique terrestre peut s’écrire Qin=Qout+dUQ_{in}=Q_{out}+dU, soit énergie solaire entrante égale énergie terrestre sortante plus variation d’énergie interne.

Compléments

📐 Formule — L’énergie potentielle gravitationnelle est Ep=mghE_p=mgh, où g vaut 9,807 m s⁻².

Astuce mémo

Énergie entrante solaire contre énergie sortante terrestre

3. Rayonnement solaire et albédo

★ À maîtriser

📐 Formule — La relation entre célérité, fréquence et longueur d’onde d’un rayonnement électromagnétique est c=λνc=\lambda\nu.

📐 Formule — L’énergie d’un photon est E=hν=hcλE=h\nu=\frac{hc}{\lambda}, avec une constante de Planck de 6,63 × 10⁻³⁴ J s.

📐 Formule — La loi de Stefan-Boltzmann indique que le flux émis par un corps noir vaut F=σT4F=\sigma T^4, avec σ = 5,67 × 10⁻⁸ W m⁻² K⁻⁴.

📐 Formule — La loi de Wien donne la longueur d’onde du maximum d’émission selon λmax≈2898T\lambda_{max}\approx\frac{2898}{T}, avec λmax en micromètres et T en kelvins.

  • Le flux solaire à l’orbite terrestre est d’environ 1366 W m⁻², mais le flux moyen reçu par unité de surface terrestre est d’environ 340 W m⁻², soit le quart, car la Terre est sphérique.

Compléments

  • Le rayonnement visible s’étend approximativement de 400 à 700 nm, tandis qu’environ 40 % de l’énergie solaire est émise à des longueurs d’onde supérieures à 700 nm dans l’infrarouge et environ 10 % à des longueurs d’onde ultraviolettes inférieures au visible.

📐 Formule — La diminution du flux solaire avec la distance suit la loi en inverse du carré S=S0(r0r)2S=S_0\left(\frac{r_0}{r}\right)^2.

Astuce mémo

Distance → incidence solaire → insolation → albédo

4. Équilibre radiatif et effet de serre

Notions clés & Définitions

  • Albédo : Fraction du rayonnement solaire incident qui est réfléchie vers l’espace; environ 30 % de l’énergie incidente est réfléchie par la Terre.

★ À maîtriser

  • Les surfaces de neige et de glace ont un albédo compris entre 0,4 et 0,9, les surfaces continentales sans neige entre 0,05 et 0,5, et les eaux libres ont un albédo inférieur à 0,1.

📐 Formule — Dans le modèle radiatif idéalisé, l’équilibre entre le rayonnement solaire absorbé et le rayonnement terrestre émis s’écrit (1−α)S4=σTs4(1-\alpha)\frac{S}{4}=\sigma T_s^4.

  • L’effet de serre explique l’écart entre la température d’équilibre de 255 K et la température moyenne réelle de surface de 288 K, soit environ 33 °C.

  • Les gaz à effet de serre mentionnés sont:

    • H₂O
    • CO₂
    • CH₄
    • N₂O
    • O₃
    • les fréons

Compléments

  • Le CO₂ absorbe fortement le rayonnement infrarouge autour de 15 μm, tandis que la vapeur d’eau absorbe notamment aux longueurs d’onde d’environ 12 μm et supérieures.

Astuce mémo

Gaz absorbants infrarouges → rayonnement piégé → réchauffement de surface

5. Rétroaction glace-albédo et hystérésis

Notions clés & Définitions

  • Bifurcation : Modification discontinue du comportement d’un système lorsque son paramètre de contrôle varie continûment.
  • Hystérésis : Phénomène par lequel l’état d’un système dépend non seulement de la valeur actuelle d’un paramètre, mais aussi de l’histoire des variations de ce paramètre.

Points essentiels

📐 Formule — Le bilan énergétique de surface s’écrit (1−α(Ts))S4=εσTs4(1-\alpha(T_s))\frac{S}{4}=\varepsilon\sigma T_s^4, où l’absorption solaire dépend de la température de surface lorsque l’albédo varie avec la couverture glaciaire.

📌 Pour une constante solaire intermédiaire, le système climatique peut présenter trois équilibres : un état boule de neige entièrement englacé, un état partiellement couvert de glace et un état plus chaud sans glace.

  • Pour la constante solaire actuelle, la Terre possède un équilibre stable proche de 15 °C et un équilibre stable boule de neige proche de −20 °C, séparés par un équilibre instable proche de 0 °C.

Astuce mémo

Albédo accru → absorption solaire réduite → refroidissement renforcé

6. Transport et stockage de chaleur

★ À maîtriser

  • Le gradient méridien d’énergie absorbée est positif dans les tropiques et négatif près des pôles, ce qui crée un excédent énergétique aux basses latitudes et un déficit aux hautes latitudes.

  • Les circulations atmosphériques et océaniques transportent l’air et l’eau chauds vers les pôles et l’air et l’eau froids vers l’équateur, transférant ainsi l’énergie des régions excédentaires vers les régions déficitaires.

📐 Formule — Le bilan énergétique du système climatique s’écrit dEaodt=RTOA−ΔFao\frac{dE_{ao}}{dt}=R_{TOA}-\Delta F_{ao}, où le stockage d’énergie varie selon le rayonnement net au sommet de l’atmosphère et la divergence du flux horizontal atmosphérique et océanique.

  • La chaleur sensible est transportée par l’air et l’eau, tandis que la chaleur latente est absorbée ou libérée lors des changements de phase de l’eau, notamment lors de l’évaporation et de la condensation.

  • La répartition de l’excès de chaleur est la suivante (IPCC 2013, 2013):

    • 93 % pour l’océan
    • 3 % pour la fonte des glaces
    • 3 % pour le réchauffement des continents
    • 1 % pour le réchauffement de l’atmosphère

Compléments

  • La capacité thermique volumique d’un matériau est donnée par ρCp\rho C_p, où ρ\rho est la masse volumique et CpC_p la chaleur spécifique.

Astuce mémo

Chaleur sensible transportée par l’air et l’eau ; chaleur latente stockée dans la vapeur

7. Structure et équilibre de l’atmosphère

Notions clés & Définitions

  • Équilibre hydrostatique : Compensation de la force de pression dirigée vers le haut par le poids de l’air dirigé vers le bas dans une atmosphère statique.

★ À maîtriser

  • L’atmosphère terrestre est composée principalement de 78 % de diazote, 21 % de dioxygène et 1 % d’argon, tandis que la vapeur d’eau peut atteindre 3 % dans l’atmosphère inférieure.

📐 Formule — La loi des gaz parfaits s’écrit p=ρRTp=\rho RT, où pp est la pression, ρ\rho la masse volumique, RR la constante spécifique du gaz et TT la température absolue.

  • La troposphère s’étend jusqu’à environ 10–15 km, la stratosphère jusqu’à 45–55 km, la mésosphère jusqu’à 80–90 km, puis vient la thermosphère.

📐 Formule — La pression à l’altitude hh est la masse de la colonne d’air située au-dessus par unité de surface et peut s’écrire p(h)=∫h∞ρg dzp(h)=\int_h^\infty \rho g\,dz.

  • La pression atmosphérique standard au niveau de la mer vaut 1,01325 × 10⁵ Pa, soit 1013,25 mbar, et environ 90 % du poids de l’atmosphère se trouve dans les 16 premiers kilomètres.

📐 Formule — L’équilibre hydrostatique s’écrit dpdh=−ρg\frac{dp}{dh}=-\rho g, ce qui signifie que la pression diminue lorsque l’altitude augmente.

Compléments

  • Pour l’air sec, la constante spécifique vaut environ 287 J K⁻¹ kg⁻¹ et la masse moléculaire vaut 29.

Astuce mémo

Troposphère → stratosphère → mésosphère → thermosphère

8. Stabilité et transformations adiabatiques

Notions clés & Définitions

  • Température potentielle : Température qu’atteindrait une parcelle d’air si elle était amenée adiabatiquement et sèchement à la pression de 1000 mbar.
  • Parcelle d’air : Masse d’air hypothétique qui peut se déformer en se déplaçant mais reste une unité intacte sans échange de matière avec son environnement.

★ À maîtriser

  • Une parcelle d’air adiabatique qui s’élève se détend et se refroidit, tandis qu’une parcelle qui descend se comprime et se réchauffe.

📐 Formule — La première loi de la thermodynamique appliquée à une unité de masse d’air s’écrit dQ=CpdT−1ρdpdQ=C_p dT-\frac{1}{\rho}dp, avec CpC_p la capacité thermique massique à pression constante.

📐 Formule — Pour l’air sec, la relation adiabatique intégrée est T2T1=(p2p1)R/Cp\frac{T_2}{T_1}=\left(\frac{p_2}{p_1}\right)^{R/C_p}, avec R/CpR/C_p proche de 0,285.

Compléments

📐 Formule — La température potentielle vérifie θ=T(1000p)R/Cp\theta=T\left(\frac{1000}{p}\right)^{R/C_p}, lorsque pp est exprimée en millibars.

Astuce mémo

Compression → réchauffement ; détente → refroidissement

9. Processus adiabatiques et stabilité

Notions clés & Définitions

  • Température potentielle : Température qu’atteindrait une parcelle d’air transportée adiabatiquement sèche jusqu’à la pression de 1000 mbar, et elle reste constante lors d’un processus adiabatique sec.

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour des variations finies de pression et de température, la relation adiabatique sèche est T2T1=(p2p1)R/Cp\frac{T_2}{T_1}=\left(\frac{p_2}{p_1}\right)^{R/C_p}.

📐 Formule — La température potentielle d’un air de température absolue TT et de pression pp, exprimée en millibars, est θ=T(1000p)R/Cp\theta=T\left(\frac{1000}{p}\right)^{R/C_p}.

📐 Formule — Le gradient thermique adiabatique sec vérifie dTdz=−gCp\frac{dT}{dz}=-\frac{g}{C_p} et vaut environ 9,8 °C km⁻¹.

📌 L’air est stable si une parcelle déplacée devient plus froide et plus dense que son environnement, et instable si elle devient plus chaude et moins dense que son environnement.

📌 La stabilité absolue se produit lorsque le gradient environnemental est inférieur au gradient humide, l’instabilité absolue lorsqu’il est supérieur au gradient sec, et l’instabilité conditionnelle lorsqu’il se situe entre les gradients humide et sec.

Compléments

📌 Le gradient adiabatique humide est généralement d’environ 5 °C km⁻¹ dans la basse troposphère chaude, mais il devient proche du gradient sec dans la haute troposphère froide.

Astuce mémo

Sec : refroidissement rapide ; humide : condensation qui réchauffe

10. Forces atmosphériques fondamentales

Notions clés & Définitions

  • Force du gradient de pression : Force qui pousse l’air dans la direction des pressions décroissantes et produit le vent lorsque les différences horizontales de pression sont déséquilibrées.

★ À maîtriser

📐 Formule — La deuxième loi de Newton s’écrit F=ddt(MV)F=\frac{d}{dt}(MV) et, pour une masse constante, F=MdVdtF=M\frac{dV}{dt}.

  • Les principales forces sont:
    • la force du gradient de pression
    • la force gravitationnelle
    • le frottement
    • la force centrifuge
    • la force de Coriolis

📐 Formule — La force du gradient de pression par unité de masse selon x est PGFM=−1ρdpdx\frac{PGF}{M}=-\frac{1}{\rho}\frac{dp}{dx}.

Compléments

📐 Formule — La force gravitationnelle par unité de masse vaut GFM=g\frac{GF}{M}=g, avec une accélération gravitationnelle moyenne de 9,81 m s⁻².

  • L’air chaud et moins dense exerce généralement une pression plus élevée en altitude que l’air froid et dense, tandis que les hautes pressions de surface sont souvent associées à l’air froid et les basses pressions à l’air chaud.

Astuce mémo

Gradient de pression → accélération de l’air → vent

11. Viscosité et effet de Coriolis

Notions clés & Définitions

  • Viscosité : Mesure de la résistance interne d’un fluide à l’écoulement, résultant notamment du transfert de quantité de mouvement entre couches fluides.

★ À maîtriser

📐 Formule — La contrainte de cisaillement vérifie τxz=μdudz\tau_{xz}=\mu\frac{du}{dz}, où μ\mu est la viscosité dynamique.

  • Dans la couche limite planétaire, la viscosité turbulente est toujours au moins quatre ordres de grandeur supérieure à la viscosité moléculaire et domine donc la diffusion de quantité de mouvement.

📌 L’effet de Coriolis est une déviation apparente due au référentiel terrestre en rotation, et non une force réelle produite par une source identifiable.

📐 Formule — Le paramètre de Coriolis est défini par f=2Ωsin⁡ϕf=2\Omega\sin\phi, il change de signe à l’équateur et augmente avec la latitude.

  • Dans l’hémisphère Nord, un mouvement est dévié vers sa droite et dans l’hémisphère Sud vers sa gauche, tandis que l’effet de Coriolis augmente avec la vitesse et la latitude.

Compléments

📐 Formule — La force de frottement par unité de masse peut s’écrire FFM=νd2udz2\frac{FF}{M}=\nu\frac{d^2u}{dz^2}, où la viscosité cinématique de l’air vaut environ 10⁻⁵ m² s⁻¹ dans la basse troposphère.

Astuce mémo

Viscosité freine le cisaillement ; Coriolis dévie le mouvement

12. Équilibre géostrophique et vents de surface

Notions clés & Définitions

  • Équilibre géostrophique : État dans lequel la force du gradient de pression est exactement compensée par la force de Coriolis opposée, ce qui produit un vent parallèle aux isobares à vitesse constante.

★ À maîtriser

📐 Formule — L’équation du mouvement par unité de masse est a=CF+PGF+GF+FFa=CF+PGF+GF+FF, où interviennent les forces de Coriolis, du gradient de pression, gravitationnelle et de frottement.

  • Au-dessus de la couche limite planétaire, la vitesse du vent géostrophique augmente avec le gradient de pression : un gradient d’isobares marqué produit des vents forts et un gradient faible des vents légers.

📌 Près de la surface, le frottement réduit la force de Coriolis et fait traverser aux vents les isobares vers les basses pressions, avec un angle de 10° à 20° sur une surface lisse et pouvant atteindre 45° sur un terrain accidenté.

  • Le frottement provoque une convergence vers le centre d’une dépression et une divergence depuis le centre d’un anticyclone, tandis que la convergence de surface et la divergence en altitude entretiennent les dépressions.

Compléments

  • Dans l’hémisphère Nord, les vents géostrophiques tournent dans le sens antihoraire autour d’une dépression et dans le sens horaire autour d’un anticyclone.

  • La loi de Buys Ballot indique que, dans l’hémisphère Nord, un observateur tournant le dos au vent trouve les basses pressions à sa gauche et les hautes pressions à sa droite, avec une disposition inversée dans l’hémisphère Sud.

  • La convergence en surface d’une dépression favorise l’ascendance, la formation des nuages et les précipitations, tandis que la subsidence dans un anticyclone favorise un temps dégagé.

Astuce mémo

En altitude, vent parallèle aux isobares ; au sol, le frottement le fait les traverser

13. Circulations thermiques locales

★ À maîtriser

📌 À petite échelle, l’équilibre atmosphérique oppose principalement l’accélération au gradient de pression, tandis que l’effet de Coriolis reste marginal et que la tendance géostrophique est faible ou absente.

  • Après le lever du Soleil, le réchauffement du continent dilate l’air et crée une haute pression en altitude au-dessus des terres, ce qui entraîne un écoulement supérieur vers la mer, une accumulation d’air et une haute pression en surface au-dessus de l’océan, puis un retour de l’air vers les terres sous forme de brise de mer.

  • Le jour, l’air réchauffé le long des pentes montagneuses s’élève vers les sommets et produit une brise de vallée, tandis qu’après le coucher du Soleil l’air refroidi s’écoule vers le fond de la vallée et produit une brise de montagne.

Compléments

📌 La nuit, le refroidissement plus rapide des terres que de la mer inverse la circulation et produit une brise de terre dirigée de la terre vers la mer.

  • Les brises de vallée peuvent être associées à des cumulus au-dessus des sommets et à des averses orageuses en fin d’après-midi lors des journées estivales chaudes.

Astuce mémo

Réchauffement différentiel → gradient de pression → brise

14. Circulation atmosphérique globale

★ À maîtriser

  • En 1735, George Hadley a proposé un modèle dans lequel le contraste thermique entre l’équateur et les pôles crée une cellule convective dans chaque hémisphère.

  • 🔄 La cellule de Hadley suit cette circulation:

    1. L’air chaud s’élève près de l’équateur.
    2. L’air s’écoule vers les pôles à la tropopause.
    3. L’air refroidi descend près des pôles.
    4. L’air revient vers l’équateur en surface.
    5. L’air équatorial se réchauffe et s’élève de nouveau.
  • Dans le modèle à trois cellules, la cellule de Hadley s’étend approximativement de l’équateur à 30° de latitude, la cellule de Ferrel occupe les latitudes moyennes entre environ 30° et 60°, et la cellule polaire se situe aux hautes latitudes.

📌 La subsidence générale entre 20° et 35° de latitude est favorisée par le refroidissement radiatif de l’air et par la déviation de l’écoulement vers l’est sous l’effet croissant de Coriolis.

  • La zone de convergence intertropicale, ou ITCZ, est une zone de basse pression proche de l’équateur où convergent les alizés, où l’air chaud et humide s’élève et où les précipitations sont abondantes.

Compléments

  • Les hautes pressions subtropicales se situent approximativement entre 20° et 35° de latitude et produisent généralement un temps chaud et sec, tandis que les basses pressions subpolaires se trouvent vers 50° à 60° de latitude.

Astuce mémo

Équateur ascendant → subtropiques descendants → pôles descendants

15. Propriétés et observation de l’océan

Notions clés & Définitions

  • Densité de l’eau de mer : Sa masse par unité de volume, exprimée en kg m−3, et elle dépend de manière non linéaire de la température, de la salinité et de la pression.

Points essentiels

  • Les principaux systèmes d’observation océaniques sont: les campagnes hydrographiques à bord de navires, les flotteurs autonomes Argo, les planeurs et les mammifères marins instrumentés, les mouillages fixes, les satellites

  • Le programme mondial Argo comprend des milliers de flotteurs qui mesurent régulièrement la température et la salinité jusqu’à 2 000 m de profondeur, avec une couverture quasi mondiale tous les dix jours.

📐 Formule — La pression hydrostatique varie avec la profondeur selon P=ρghP = \rho g h, où ρ\rho est la masse volumique de l’eau, gg l’accélération gravitationnelle et hh la hauteur de la colonne d’eau.

📐 Formule — L’équilibre hydrostatique s’écrit dpdz=ρg\frac{dp}{dz} = \rho g lorsque l’axe vertical zz est orienté vers le haut.

📐 Formule — La relation d’état de l’eau de mer s’écrit ρ=ρ(S,T,p)\rho = \rho(S,T,p), avec TT la température, SS la salinité et pp la pression.

  • Les principaux constituants des sels dissous sont:
    • les ions chlorure à 55,0 %
    • les ions sodium à 30,7 %
    • les ions sulfate à 7,7 %
    • les ions magnésium à 3,6 %
    • les ions calcium à 1,2 %
    • les ions potassium à 1,1 %

Astuce mémo

TSP → ρ → stratification

16. Masses d’eau et distributions océaniques

Notions clés & Définitions

  • Ventilation océanique : Le transport vers l’océan subsuperficiel et profond d’eaux ayant été en contact avec l’atmosphère à la surface.
  • Masse d’eau : Un volume d’eau dont les propriétés ont été fixées par un processus identifiable et qui conserve une signature caractéristique pendant son transport et son mélange dans l’océan.

Points essentiels

📌 L’eau antarctique de fond (AABW) se forme autour de l’Antarctique lorsque la perte de chaleur et le rejet de saumure lors de la formation de glace de mer augmentent sa salinité et sa densité, provoquant sa plongée.

📌 L’eau antarctique intermédiaire (AAIW) provient d’eaux relativement douces de l’océan Austral, est transportée vers le nord depuis la divergence d’Ekman puis subducte près de la zone de convergence au nord du front polaire.

  • La température de surface de la mer est généralement maximale aux basses latitudes et diminue vers les pôles, tandis que les courants de bord ouest transportent des eaux chaudes vers les pôles et les courants de bord est des eaux plus froides vers l’équateur.

  • La thermocline sépare les eaux chaudes de surface des eaux froides profondes et s’accompagne généralement d’une pycnocline, c’est-à-dire d’un fort gradient vertical de densité, surtout dans les régions tropicales et subtropicales.

Astuce mémo

AABW froide et dense descend, AAIW plus douce remonte vers le nord

17. Température, salinité et stratification

Notions clés & Définitions

  • Thermocline : Zone de fort gradient vertical de température qui sépare l’océan de surface chaud des eaux profondes froides.

★ À maîtriser

  • La température de surface est généralement maximale près de l’équateur et diminue vers les pôles, mais les courants de bord ouest transportent des eaux tropicales chaudes vers les pôles tandis que les courants de bord est transportent des eaux plus froides vers l’équateur.

  • L’upwelling côtier résulte de vents qui éloignent les eaux de surface de la côte, permettant à des eaux froides subsuperficielles de remonter et de les remplacer.

📌 Aux basses latitudes, les eaux de surface chaudes et peu denses recouvrent des eaux froides et denses, tandis qu’aux hautes latitudes les gradients thermiques et de densité sont plus faibles et la salinité contrôle davantage la stratification.

  • La salinité de surface varie généralement de 33 à 37 et présente des maxima dans les subtropiques des deux hémisphères ainsi que des minima près de l’équateur et aux hautes latitudes.

📌 L’évaporation augmente la salinité, tandis que les précipitations, le ruissellement fluvial et la fonte des glaces la diminuent.

  • Les minima de salinité intermédiaires permettent de tracer des masses d’eau comme l’eau intermédiaire du Pacifique Nord et l’eau intermédiaire antarctique, tandis que les eaux profondes de l’Atlantique Nord sont relativement salées et que l’eau antarctique de fond est très froide et relativement peu salée.

Compléments

  • Dans les océans subtropicaux, les eaux chaudes et peu denses forment des structures en cuvette s’étendant approximativement de la surface à 1 000–2 000 m de profondeur et associées aux gyres subtropicaux.

  • Dans les océans subtropicaux, la salinité diminue généralement jusqu’à un minimum intermédiaire situé vers 600–1 000 m avant d’augmenter à plus grande profondeur.

Astuce mémo

Aux basses latitudes, la température domine la densité ; aux hautes latitudes, la salinité prend le relais.

18. Traceurs de ventilation océanique

Notions clés & Définitions

  • Analyse OMP : Méthode inverse qui quantifie la distribution et le mélange des masses d’eau à partir de combinaisons de propriétés physiques et biogéochimiques.
  • Temps de résidence : Le temps de résidence d’un élément dans l’océan est le rapport entre son stock océanique et son apport, et il est égal au temps caractéristique de retrait τr=1/k\tau_r=1/k dans le modèle de premier ordre.
  • Production primaire nette : La production primaire nette vérifie NPP=GPP−RANPP=GPP-R_A et représente l’accumulation de nouvelle biomasse phytoplanctonique après soustraction de la respiration autotrophe.

Points essentiels

📐 Formule — Le nombre d’atomes de radiocarbone décroît selon N(t)=N0e−λtN(t)=N_0e^{-\lambda t} et son activité selon A(t)=A0e−λtA(t)=A_0e^{-\lambda t}.

📐 Formule — L’âge radiocarbone peut être estimé par t=−1λln⁡(AA0)t=-\frac{1}{\lambda}\ln\left(\frac{A}{A_0}\right), avec λ=ln⁡25730≈1.21×10−4 yr−1\lambda=\frac{\ln 2}{5730}\approx1.21\times10^{-4}\ \mathrm{yr}^{-1} et une demi-vie d’environ 5 730 ans.

  • Les eaux de surface acquièrent du radiocarbone par échange air-mer, puis leur activité diminue après leur isolement de l’atmosphère sous l’effet de la désintégration radioactive et du mélange.

  • Les eaux profondes les plus anciennes se trouvent dans le Pacifique Nord, les eaux très anciennes remontent dans l’océan Austral, et la circulation profonde océanique fonctionne sur des échelles de temps d’environ 1 000–2 000 ans.

📌 Le radiocarbone contraint la ventilation sur des échelles de siècles à millénaires, tandis que les chlorofluorocarbures retracent principalement la ventilation des 50–80 dernières années.

  • Une analyse OMP définit des masses d’eau terminales, représente leurs propriétés par des distributions statistiques, puis ajuste leurs fractions pour reconstruire les propriétés observées d’un échantillon.

📐 Formule — L’OMP approxime les propriétés observées par x≈∑e=1ECexex\approx\sum_{e=1}^{E}C_ex_e, avec des fractions non négatives qui vérifient ∑e=1ECe=1\sum_{e=1}^{E}C_e=1.

📌 L’hypothèse d’accumulation attribue la composition océanique à l’accumulation des apports fluviaux sans pertes, tandis que l’hypothèse du contrôle cinétique l’explique par l’équilibre entre apports et retraits.

  • Les âges d’accumulation calculés sont au moins 30 fois inférieurs à l’âge estimé de l’océan, soit 3,85 milliards d’années, et diffèrent entre éléments de presque huit ordres de grandeur.

📐 Formule — Avec un retrait de premier ordre, le modèle vérifie dCocdt=vriverCriverVoc−kCoc\frac{dC_{oc}}{dt}=\frac{v_{river}C_{river}}{V_{oc}}-kC_{oc} et, à l’état stationnaire, Coc=1kvriverCriverVocC_{oc}=\frac{1}{k}\frac{v_{river}C_{river}}{V_{oc}}.

📌 Les éléments biolimitants comme l’azote, le phosphore et le silicium sont presque épuisés en surface par les processus biologiques, les éléments biointermédiaires comme le carbone et le baryum sont partiellement appauvris, et les éléments biounlimitée comme les ions majeurs ont une distribution uniforme.

📐 Formule — La production nette de l’écosystème vérifie NEP=GPP−(RA+RB)NEP=GPP-(R_A+R_B) et correspond approximativement à l’export de carbone organique hors de la zone de surface sur une année.

  • La production primaire marine dépend principalement de la lumière et des nutriments, notamment des macronutriments azotés et phosphorés et des micronutriments comme le fer.

Astuce mémo

Le radiocarbone mesure les siècles à millénaires ; les CFC et le SF₆ mesurent les décennies récentes.

Tableaux de synthèse

Rayonnements solaires et terrestres

RayonnementLongueurs d’ondeRôle climatique
SolairePrincipalement visibleÉnergie entrante
TerrestrePrincipalement infrarougeÉnergie sortante, absorbée par les gaz à effet de serre

Couches principales de l’atmosphère

CoucheLimites approximativesÉvolution thermique
TroposphèreSurface à 10–15 kmTempérature décroissante
Stratosphère10–15 à 45–55 kmTempérature croissante
Mésosphère45–55 à 80–90 kmTempérature décroissante
ThermosphèreAu-dessus de 80–90 kmTempératures élevées

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Circulation et biogéochimie océaniques avec 71 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle caractéristique fait de l’océan un réservoir singulier dans le système Terre ?

2. Quel ensemble de facteurs entretient les mouvements de l’eau de mer à différentes échelles ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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Quelle surface de la Terre est couverte par l’océan ?

L’océan couvre environ 71 % de la surface terrestre.

Quelle est la profondeur moyenne des océans ?

La profondeur moyenne des océans est proche de 4000 m.

Quelle profondeur atteignent généralement les mers marginales ?

Les mers marginales atteignent généralement 1200 m ou moins.

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