QCM : Classer la biodiversité — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la biodiversité ?

La diversité des espèces observée à l’échelle de la Terre
La variété des milieux naturels présents dans une région
Le nombre d’espèces animales recensées dans un écosystème
L’ensemble des organismes vivants étudié à différentes échelles

L’ensemble des organismes vivants étudié à différentes échelles

Explication

La biodiversité englobe l’ensemble des organismes vivants et peut être étudiée à l’échelle globale ou locale, notamment celle d’un écosystème. La réduire à la diversité observée sur toute la Terre écarte les études menées à des échelles plus localisées.

2. Quelle succession associe correctement les grandes étapes historiques des classifications du vivant ?

Classification utilitaire, ordre naturel, classement alphabétique, application aux animaux, puis approches modernes
Classification utilitaire, classement alphabétique, ordre naturel, application aux animaux, puis approches modernes
Classement alphabétique, classification utilitaire, ordre naturel, approches modernes, puis application aux animaux
Ordre naturel, classification utilitaire, application aux animaux, classement alphabétique, puis approches modernes

Classification utilitaire, classement alphabétique, ordre naturel, application aux animaux, puis approches modernes

Explication

L’Antiquité correspond à une classification utilitaire, le XVIe siècle à un classement alphabétique, le XVIIIe siècle à l’ordre naturel, le XIXe siècle à son application aux animaux, puis l’époque actuelle aux approches gradiste, cladistique et fénétique. Le classement alphabétique organise des noms, tandis que l’ordre naturel cherche une organisation du vivant.

3. Qu’est-ce qui caractérise un taxon ?

Une liste d’organismes réunis en fonction de leur ordre alphabétique
Une séparation pratique d’espèces réalisée selon leur milieu de vie
Un ensemble d’organismes rapprochés par plusieurs ressemblances visibles
Un regroupement formel d’organismes défini par au moins un caractère dérivé propre

Un regroupement formel d’organismes défini par au moins un caractère dérivé propre

Explication

Un taxon est une unité formelle regroupant des organismes et reposant sur au moins un caractère dérivé propre. Un simple regroupement fondé sur des ressemblances ne constitue pas nécessairement un taxon reconnu.

4. Quelle distinction entre trier et classer est correcte ?

Trier nomme les groupes, tandis que classer sépare les espèces observées
Trier sépare les espèces, tandis que classer les organise en groupes nommés
Trier étudie la parenté, tandis que classer décrit les caractères visibles
Trier établit la nomenclature, tandis que classer compare les ancêtres

Trier sépare les espèces, tandis que classer les organise en groupes nommés

Explication

Trier consiste à séparer les espèces, alors que classer consiste à les organiser en groupes auxquels un nom est attribué. L’étude de la parenté et la description des caractères relèvent d’autres notions de systématique.

5. Quel est l’objet principal de la phylogénie ?

Étudier la succession des ancêtres d’une famille
Établir l’inventaire des êtres vivants décrits
Attribuer un nom aux groupes d’organismes reconnus
Étudier les relations de parenté entre les espèces

Étudier les relations de parenté entre les espèces

Explication

La phylogénie a pour objet l’étude de la parenté entre les espèces. L’inventaire, la nomenclature et la taxonomie relèvent de la systématique, tandis que la succession des ancêtres correspond à la généalogie.

6. Quelle activité correspond à la systématique ?

Étudier les relations de parenté entre différentes espèces
Séparer les espèces selon des critères d’observation immédiate
Retracer la succession des ancêtres au sein d’une famille
Établir l’inventaire des êtres vivants par description, nomenclature et taxonomie

Établir l’inventaire des êtres vivants par description, nomenclature et taxonomie

Explication

La systématique établit l’inventaire des êtres vivants en s’appuyant sur leur description, leur nomenclature et leur taxonomie. L’étude de la parenté constitue l’objet de la phylogénie, et la succession des ancêtres celui de la généalogie.

7. Comment définir un caractère en biologie ?

Une forme discriminante observée dans un échantillon
Une relation de parenté entre deux espèces
Un attribut observable d’un organisme
Un groupe formel fondé sur un caractère dérivé

Un attribut observable d’un organisme

Explication

Un caractère est un attribut observable d’un organisme. La forme discriminante de cet attribut dans un échantillon correspond à un état de caractère, et non au caractère lui-même.

8. Dans une étude comparant plusieurs organismes, que désigne un état de caractère ?

Le groupe formel constitué à partir d’un caractère dérivé propre
L’attribut observable considéré avant toute comparaison des organismes
La formulation de ce qui les distingue au sein de l’échantillon étudié
La relation évolutive établie entre des organismes de même origine

La formulation de ce qui les distingue au sein de l’échantillon étudié

Explication

Un état de caractère formule ce qui est discriminant au sein d’un échantillon d’organismes sélectionnés. L’attribut observable général est le caractère, tandis que le groupe formel et la relation évolutive renvoient à d’autres notions.

9. Laquelle de ces propositions regroupe correctement les huit types de caractères ?

Morphologique, comportemental, génétique, géographique, paléontologique, embryologique, cellulaire et minéralogique
Morphologique, anatomique, physiologique, écologique, paléontologique, embryologique, cytologique et biochimique moléculaire
Anatomique, physiologique, climatique, écologique, historique, embryologique, cytologique et géologique
Morphologique, anatomique, physiologique, alimentaire, paléontologique, reproductif, cytologique et biochimique général

Morphologique, anatomique, physiologique, écologique, paléontologique, embryologique, cytologique et biochimique moléculaire

Explication

Les huit types sont morphologique, anatomique, physiologique, écologique, paléontologique, embryologique, cytologique et biochimique moléculaire. Les autres listes remplacent certains types par des catégories qui ne figurent pas dans cette classification.

10. Quelle situation illustre l’homologie ?

Des organismes sont regroupés parce qu’ils vivent dans un même environnement
Un même type de caractère présent chez plusieurs organismes se trouve dans le même état
Deux organismes acquièrent indépendamment une ressemblance sous une même pression évolutive
Un caractère observable change de forme selon l’échantillon étudié

Un même type de caractère présent chez plusieurs organismes se trouve dans le même état

Explication

L’homologie correspond à un même type de caractère présent chez différents organismes dans le même état. Une ressemblance acquise indépendamment relève plutôt de l’homoplasie, et non de l’homologie.

11. Sur quel critère principal la classification gradiste regroupe-t-elle les espèces ?

La présence d’un ancêtre commun et de tous ses descendants
Le partage de caractères dérivés propres à leurs lignées
La quantification de leur ressemblance globale en pourcentage
Le partage de similitudes entre leurs plans d’organisation

Le partage de similitudes entre leurs plans d’organisation

Explication

La classification gradiste regroupe les espèces en grades selon les similitudes de leurs plans d’organisation. Le partage de caractères dérivés propres caractérise plutôt la classification cladistique.

12. Quel critère définit la classification phylogénétique ou cladistique ?

La similitude de leurs plans d’organisation à différents grades
La distance évolutive calculée entre chaque paire de taxons
Le partage de caractères dérivés propres entre les espèces
La ressemblance générale mesurée entre les taxons comparés

Le partage de caractères dérivés propres entre les espèces

Explication

La classification cladistique regroupe les espèces qui partagent des caractères dérivés propres. La ressemblance globale quantifiée relève de la classification fénétique, et non de la cladistique.

13. Dans une construction cladistique, quel arbre est retenu après l’examen des arbres possibles ?

Celui qui présente la plus grande ressemblance générale
Celui qui contient le plus grand nombre de caractères comparés
Celui qui regroupe les taxons selon leur distance moyenne
Celui qui nécessite le moins d’innovations évolutives

Celui qui nécessite le moins d’innovations évolutives

Explication

La construction cladistique retient l’arbre le plus parcimonieux, c’est-à-dire celui qui demande le moins d’innovations évolutives. L’arbre le plus ressemblant correspond à une logique différente et ne constitue pas le critère de parcimonie.

14. Comment la méthode phénétique évalue-t-elle la relation entre deux taxons ?

En comptant les innovations nécessaires à leur arbre commun
En quantifiant leur ressemblance globale comme un pourcentage de différence
En recherchant les caractères dérivés propres qu’ils partagent
En vérifiant qu’ils possèdent un ancêtre commun avec tous ses descendants

En quantifiant leur ressemblance globale comme un pourcentage de différence

Explication

La classification fénétique quantifie la ressemblance globale entre deux taxons, notamment sous la forme d’un pourcentage de différence. La recherche de caractères dérivés propres partagés relève plutôt de la classification cladistique.

15. Quelle hypothèse fondamentale est utilisée par la méthode UPGMA ?

Les taxons les plus ressemblants forment nécessairement un clade
Les espèces évoluent à une vitesse comparable
Les espèces possèdent toutes le même nombre de caractères dérivés
Les distances entre taxons correspondent toujours à des ancêtres communs

Les espèces évoluent à une vitesse comparable

Explication

UPGMA suppose que les espèces évoluent à la même vitesse, ce qui permet d’interpréter les distances selon une horloge moléculaire constante. Cette méthode ne repose pas sur l’idée que chaque taxon possède le même nombre de caractères dérivés.

16. Dans UPGMA, comment calcule-t-on la distance entre un groupe nouvellement formé U et un taxon K ?

En additionnant les distances de K à chaque membre de U
En divisant la distance entre les deux membres de U par deux
En calculant la moyenne des distances entre K et les membres de U
En retenant la plus petite distance observée entre K et un membre de U

En calculant la moyenne des distances entre K et les membres de U

Explication

Après avoir regroupé les taxons I et J dans U, UPGMA calcule la distance entre U et K par la moyenne de KI et KJ. La division de la distance IJ par deux sert à placer la racine par rapport à I et J, et non à calculer cette nouvelle distance.

17. À partir de quel niveau de robustesse une branche est-elle considérée comme valide dans une analyse par bootstrap ?

Lorsqu’elle dépasse 50 % de robustesse
Lorsqu’elle dépasse 95 % de robustesse
Lorsqu’elle atteint 75 % de robustesse
Lorsqu’elle est soutenue par trois caractères dérivés

Lorsqu’elle dépasse 95 % de robustesse

Explication

Dans l’analyse par bootstrap, une branche est considérée comme valide lorsque sa robustesse est supérieure à 95 %. Les autres seuils proposés ne correspondent pas au critère indiqué.

18. Quelle distinction décrit correctement un arbre résolu et un arbre irrésolu ?

L’arbre résolu indique la vitesse d’évolution, tandis que l’arbre irrésolu indique les distances
L’arbre résolu précise toutes les relations, tandis que l’arbre irrésolu en laisse certaines inconnues
L’arbre résolu possède une racine, tandis que l’arbre irrésolu n’en possède pas
L’arbre résolu montre tous les descendants, tandis que l’arbre irrésolu exclut leur ancêtre

L’arbre résolu précise toutes les relations, tandis que l’arbre irrésolu en laisse certaines inconnues

Explication

Un arbre résolu présente toutes les relations de parenté entre les groupes étudiés, alors qu’un arbre irrésolu conserve des relations indéterminées. La présence ou l’absence d’une racine constitue une autre distinction, entre arbres racinés et non racinés.

19. Quelle information supplémentaire un arbre raciné apporte-t-il par rapport à un arbre non raciné ?

Il indique l’origine commune des groupes et le sens de l’évolution
Il fournit la robustesse statistique de chaque branche de l’arbre
Il précise la vitesse d’évolution de toutes les lignées représentées
Il révèle les caractères dérivés propres de chaque taxon

Il indique l’origine commune des groupes et le sens de l’évolution

Explication

Un arbre raciné indique l’origine commune des groupes ainsi que le sens de l’évolution. Un arbre non raciné montre leurs liens de parenté sans préciser leur ancêtre commun ni la direction évolutive.

20. Quelle condition doit remplir un groupe pour être monophylétique ?

Il doit rassembler des espèces dont l’ancêtre commun est absent
Il doit inclure un ancêtre commun et tous ses descendants
Il doit réunir des taxons présentant une ressemblance globale élevée
Il doit inclure un ancêtre commun mais plusieurs descendants exclus

Il doit inclure un ancêtre commun et tous ses descendants

Explication

Un groupe monophylétique comprend un ancêtre commun ainsi que l’ensemble de ses descendants. L’exclusion de certains descendants définit plutôt un groupe paraphylétique.

21. Que suggère une homologie primaire entre deux caractères observés chez des espèces différentes ?

Ils ont retrouvé leur état ancestral
Ils pourraient provenir d’un ancêtre commun
Ils apparaissent par des mutations toujours récentes
Ils résultent d’une évolution indépendante

Ils pourraient provenir d’un ancêtre commun

Explication

Une homologie primaire est une ressemblance qui constitue une hypothèse de descendance à partir d’un ancêtre commun. La ressemblance issue d’évolutions indépendantes correspond plutôt à une homoplasie.

22. Comment une homologie primaire devient-elle une homologie secondaire ?

Lorsqu’une classification fénétique la considère comme probable
Lorsqu’une analyse phylogénétique la confirme
Lorsqu’un caractère revient à son état ancestral
Lorsqu’une ressemblance apparaît chez des espèces éloignées

Lorsqu’une analyse phylogénétique la confirme

Explication

L’homologie secondaire est une homologie primaire confirmée par l’analyse phylogénétique. Une simple ressemblance entre espèces éloignées ne suffit pas à établir cette confirmation.

23. Deux espèces présentent des caractères ressemblants apparus indépendamment en réponse à des conditions similaires : comment cette ressemblance est-elle appelée ?

Une réversion évolutive
Une homologie secondaire
Une homoplasie
Une homologie primaire

Une homoplasie

Explication

Une homoplasie est une ressemblance qui ne provient pas d’un ancêtre commun, mais d’une évolution indépendante. Une homologie, même primaire, repose au contraire sur l’hypothèse d’une origine ancestrale commune.

24. Quelle différence distingue principalement la classification phylogénétique de la classification fénétique ?

La première ignore les homoplasies, la seconde les identifie grâce à l’analyse
La première mesure la distance globale, la seconde reconstruit les transformations évolutives
La première retient les caractères ancestraux, la seconde privilégie les caractères dérivés
La première s’appuie sur l’apparition des caractères, la seconde sur la ressemblance primaire

La première s’appuie sur l’apparition des caractères, la seconde sur la ressemblance primaire

Explication

La classification phylogénétique se fonde sur l’apparition des caractères, tandis que la classification fénétique utilise les homologies primaires. Cette dernière peut être trompeuse lorsque la ressemblance observée est due à une homoplasie.

25. Quels principes guident l’établissement d’une phylogénie lorsqu’il faut comparer plusieurs arbres possibles ?

Le retour ancestral et l’apparition indépendante
La proximité géographique et l’âge des espèces
La ressemblance globale et la stabilité des caractères
Le minimum de changement et le maximum de vraisemblance

Le minimum de changement et le maximum de vraisemblance

Explication

L’établissement d’une phylogénie mobilise le minimum de changement, associé à la parcimonie, et le maximum de vraisemblance, qui retient l’arbre le plus probable selon des hypothèses évolutives. La ressemblance globale caractérise plutôt une approche fénétique.

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Qu'est-ce que la biodiversité ?

L'ensemble des organismes vivants étudié globalement ou localement.

Quelle classification des végétaux existait en Antiquité ?

Une classification utilitaire.

Quel type de classement des végétaux est apparu au XVIe siècle ?

Un classement alphabétique.

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