Fiche de révision : Climat, Émissions et Rétroactions

Plan du Cours

  1. Météo et climat : définitions et échelles
  2. Mesurer le climat : capteurs, satellites et statistiques
  3. Consensus scientifique et rôle du GIEC
  4. Cycle de l’eau : nuages, précipitations et réservoirs
  5. Vapeur d’eau et rétroaction climatique
  6. Cycle du carbone : CO2, puits océaniques et boucles
  7. Forçage radiatif et déséquilibre des émissions
  8. Climato-dénialisme et stratégies de blocage
  9. Scénarios climatiques et projections de réchauffement
  10. Points de bascule : AMOC, pergélisol et moussons
  11. Donut économique : justice sociale et limites planétaires

1. Météo et climat : définitions et échelles

Notions clés & Définitions

  • Température : La température est une grandeur physique qui décrit le niveau de chaleur de l’air ou de l’eau à un moment donné.
  • Humidité : L’humidité est une mesure de la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air à un instant et à un lieu donnés.
  • Vent : Le vent est le déplacement de l’air, caractérisé par sa présence et son intensité à un endroit et un moment précis.
  • Météo : La météo correspond au temps observé à un instant tt et en un lieu donné, avec des variations rapides.
  • Climat : Le climat décrit les tendances d’un lieu sur une longue période, obtenues à partir de moyennes sur plusieurs années.

Points essentiels

  • La météo est décrite par trois composantes : température, humidité et vent, observées à un instant et un endroit précis.
  • La météo change rapidement, d’une heure à l’autre et au cours d’une même journée.
  • Le climat n’est pas mesuré instantanément : il est caractérisé par des moyennes des composantes sur plusieurs années.
  • La période de référence utilisée pour définir le climat est généralement de 30 ans.
  • Les variations météo à court terme peuvent être liées à des conditions climatiques sous-jacentes, tandis que les changements climatiques à long terme influencent des phénomènes locaux ou régionaux.
  • El Niño est un phénomène du Pacifique qui influence localement les conditions météorologiques.

Astuce mémo

Météo = instant (température, humidité, vent) ; Climat = moyenne sur 30 ans.

2. Mesurer le climat : capteurs, satellites et statistiques

Notions clés & Définitions

  • GIEC : Institution intergouvernementale qui produit des rapports d’évaluation sur le climat, ses causes et ses impacts.
  • Rapport méthodologique : Type de rapport du GIEC qui présente des méthodes à appliquer pour estimer les émissions de gaz à effet de serre.
  • Résumé à l’intention des décideurs : Document final issu des rapports du GIEC, adopté mot à mot par les délégations gouvernementales.
  • Groupe de travail 1 : Groupe du GIEC centré sur les aspects scientifiques du climat et de leur évolution.
  • Groupe de travail 2 : Groupe du GIEC centré sur les impacts, les écosystèmes, les sociétés et les possibilités d’adaptation.

Points essentiels

  • Le GIEC produit des rapports de synthèse et des rapports méthodologiques, mais ne prescrit pas de choix de politiques publiques.
  • Les gouvernements interviennent après la rédaction du rapport complet pour écrire le résumé destiné aux décideurs.
  • Le GIEC regroupe ses travaux en trois groupes : science (Groupe 1), impacts et adaptation (Groupe 2), solutions pour réduire les émissions (Groupe 3).
  • Les conclusions du Groupe 1 relèvent d’un consensus scientifique et ne sont plus remises en question.
  • Les travaux du Groupe 3 sont plus discutés et moins consensuels que ceux du Groupe 1.
  • Le GIEC ajoute une équipe chargée de suivre les émissions de gaz à effet de serre.

Astuce mémo

GIEC = 1 science (consensus) + 2 impacts (adaptation) + 3 solutions (plus débattu) + résumé décideurs (adopté mot à mot).

3. Consensus scientifique et rôle du GIEC

Notions clés & Définitions

  • Gaz à effet de serre : Gaz présents dans l’atmosphère qui absorbent et renvoient une partie du rayonnement infrarouge, contribuant à rendre la Terre habitable.
  • Effet de serre : Mécanisme radiatif où l’atmosphère limite la perte d’énergie infrarouge vers l’espace, ce qui maintient une température compatible avec la vie.
  • Forçage radiatif : Indicateur du déséquilibre énergétique, défini comme la différence entre l’énergie reçue par la Terre et celle renvoyée vers l’espace.
  • Temps de séjour : Durée nécessaire pour que la concentration d’un gaz dans l’atmosphère diminue de moitié, pas pour qu’il disparaisse totalement.
  • Halocarbures : Gaz industriels d’origine humaine, non naturels, dont une partie peut être détruite par des rayonnements dans les couches supérieures.

Points essentiels

  • L’atmosphère disperse les gaz émis localement à l’échelle planétaire grâce à des mouvements d’air réguliers et prédictibles.
  • Le bilan radiatif explique la stabilité de la température sur des périodes longues : à l’équilibre, énergie reçue et énergie renvoyée sont équivalentes.
  • Le forçage radiatif positif correspond à un excès d’énergie reçue par rapport à ce qui est renvoyé, entraînant un réchauffement.
  • Les gaz à effet de serre ne représentent qu’environ 1% de l’atmosphère, mais leur efficacité est élevée car ils bloquent le rayonnement infrarouge sortant.
  • Parmi les gaz naturellement présents, la vapeur d’eau contribue à environ 75% de l’effet de serre et le CO2 à près de 25% malgré sa faible concentration.
  • Les gaz à effet de serre peuvent être éliminés par des processus physiques (ex. pluie pour la vapeur d’eau), par des réactions chimiques (ex. méthane), par des réactions à l’interface atmosphère-surface (ex. CO2 avec océ

4. Cycle de l’eau : nuages, précipitations et réservoirs

Notions clés & Définitions

  • Vapeur d’eau atmosphérique : La vapeur d’eau est un gaz présent dans l’atmosphère, dont la durée de séjour y est d’environ une semaine.
  • Évaporation océanique : L’évaporation océanique est le processus naturel dominant qui alimente l’atmosphère en vapeur d’eau.
  • Boucle de rétroaction positive : Une boucle de rétroaction positive est un enchaînement où un changement initial renforce le changement climatique qui l’a provoqué.
  • Réservoir océanique de chaleur : Le réservoir océanique de chaleur désigne la capacité des océans à absorber, stocker et redistribuer l’énergie reçue.
  • Cycle du carbone : Le cycle du carbone est un cycle biogéochimique reliant atmosphère, biosphère, lithosphère et hydrosphère via des échanges de carbone.

Points essentiels

  • Les émissions humaines de vapeur d’eau sont négligeables pour la concentration atmosphérique face à l’évaporation naturelle, surtout celle des océans.
  • Les émissions annuelles de vapeur d’eau dues à la combustion d’hydrocarbures représentent moins de 1% de l’évaporation naturelle sur une seule journée.
  • La vapeur d’eau d’origine humaine n’est prise en compte que dans des cas particuliers, comme l’aviation via les effets non CO2 (ex. trainées de condensation).
  • La vapeur d’eau ne s’accumule pas durablement : elle reste environ une semaine dans l’atmosphère.
  • Le réchauffement climatique augmente l’évaporation, ce qui accroît la vapeur d’eau et les nuages, renforçant ensuite l’effet de serre.
  • Le réchauffement déclenche une boucle de rétroaction positive auto-amplificatrice : plus de chaleur → plus d’évaporation → plus de vapeur/nuages → plus de réchauffement.

Astuce mémo

Vapeur d’eau = « rapide » (≈ 1 semaine) ; le réchauffement = « amplificateur » (plus chaud → plus d’évaporation → plus de serre).

5. Vapeur d’eau et rétroaction climatique

Notions clés & Définitions

  • Vapeur d’eau : Gaz à effet de serre naturellement présent, dont la durée de vie atmosphérique est de quelques jours.
  • Boucle de rétroaction positive : Mécanisme où une hausse initiale de température renforce les causes du réchauffement, au lieu de les freiner.
  • Acidification des océans : Augmentation de l’acidité de l’eau de mer liée à l’absorption accrue de CO2, qui perturbe la vie marine.
  • Potentiel de réchauffement global : Coefficient comparant l’effet de réchauffement d’un gaz à celui du CO2 sur une durée de temps donnée.
  • Équivalent CO2 : Mesure qui convertit l’impact d’un gaz en “émissions CO2 équivalentes” via son PRG.

Points essentiels

  • L’océan n’est pas immobile : ses circulations, surtout verticales, stockent des ions bicarbonates en profondeur et agissent comme un réservoir de carbone.
  • La photosynthèse du phytoplancton absorbe le CO2 et produit du dioxygène, ce qui relie la biosphère marine à la dynamique du carbone.
  • Le CO2 atmosphérique est considéré comme stable dans ce compartiment, contrairement aux échanges biosphère–hydrosphère où le carbone change de forme.
  • Le réchauffement augmente la température de l’océan, ce qui réduit sa capacité à absorber le CO2 et renforce le réchauffement : boucle de rétroaction positive.
  • L’océan absorbe environ 30% du CO2 additionnel, mais cette absorption diminue avec l’eau plus chaude.
  • L’acidification des océans atteint environ 30% d’augmentation d’acidité et empêche certains organismes de former leur squelette calcaire (corail, fossilisation/sédimentation du phytoplancton).

Astuce mémo

Température ↑ → océan moins “aspirateur” à CO2 → CO2 ↑ → effet de serre ↑ → océan encore plus chaud (boucle positive).

6. Cycle du carbone : CO2, puits océaniques et boucles

Notions clés & Définitions

  • Puits océaniques : Les puits océaniques sont des mécanismes par lesquels les océans absorbent et stockent une partie du CO2 atmosphérique.
  • Boucle de rétroaction positive : Une boucle de rétroaction positive amplifie un réchauffement en renforçant les causes qui l’ont déclenché.
  • Protoxyde d’azote : Le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre émis notamment par les sols et amplifié par la surutilisation d’engrais azotés.
  • Ozone stratosphérique : L’ozone stratosphérique est une couche d’ozone en haute atmosphère qui protège contre les ultraviolets solaires.
  • Ozone troposphérique : L’ozone troposphérique est un ozone en basse atmosphère, considéré comme polluant et lié aux émissions industrielles et du trafic.

Points essentiels

  • Le CO2 et la végétation s’inscrivent dans des boucles où le réchauffement peut accroître certains flux, ce qui rend la rétroaction positive possible.
  • Le protoxyde d’azote est présent dans les sols humides (marécages, forêts tropicales) et dans les océans, et peut aussi être produit par des réactions liées aux éclairs.
  • La surutilisation d’engrais azotés augmente les émissions de protoxyde d’azote.
  • Le protoxyde d’azote est environ 275 fois plus puissant que le CO2 comme gaz à effet de serre et représente environ 5% de l’effet de serre anthropique.
  • Le protoxyde d’azote contribue à la dégradation de l’ozone stratosphérique.
  • L’ozone stratosphérique (O3) stoppe les rayons ultraviolets, alors que l’ozone en basse altitude est nocif pour la respiration et agit comme polluant.

Astuce mémo

CO2 + océans = puits ; N2O = engrais + humidité ; O3 = stratosphère bouclier UV, troposphère pollution.

7. Forçage radiatif et déséquilibre des émissions

Notions clés & Définitions

  • Forçage radiatif : Le forçage radiatif désigne la variation de l’équilibre énergétique du système Terre-atmosphère due à un changement de composition (notamment les gaz à effet de serre).
  • Déséquilibre des émissions : Le déséquilibre des émissions correspond au fait que l’énergie reçue et l’énergie renvoyée ne s’équilibrent plus, ce qui favorise une hausse de température.
  • Courbe de Keeling : La courbe de Keeling est la série de mesures de la concentration atmosphérique de CO2 réalisée depuis 1957.
  • Science en construction : La science en construction regroupe les étapes où les résultats sont encore discutés, testés et susceptibles d’être corrigés.
  • Science consensuelle : La science consensuelle correspond aux connaissances stabilisées par l’accord des experts après validation par les méthodes scientifiques.

Points essentiels

  • La température augmente avec la concentration de gaz à effet de serre, ce qui relie directement la hausse de CO2 à un mécanisme physique de réchauffement.
  • Si le réchauffement était uniquement d’origine solaire, la stratosphère se réchaufferait, ce qui sert de test de cohérence pour distinguer les causes.
  • La courbe de Keeling mesure depuis 1957 la concentration de CO2 dans l’atmosphère, fournissant une base observationnelle de la tendance.
  • Le doute méthodique est inhérent à la production de connaissance scientifique et s’appuie sur la validation ou l’invalidation par la méthode et l’examen par les pairs.
  • Une fois un consensus atteint, il n’est plus nécessaire de rouvrir systématiquement la question comme si elle restait non validée.
  • Le doute méthodique ne doit pas être confondu avec une stratégie de confusion visant à empêcher l’action de régulation en maintenant artificiellement la controverse.

Astuce mémo

Forçage radiatif = Terre pas à l’équilibre ; CO2 (Keeling) monte → énergie retenue → température suit.

8. Climato-dénialisme et stratégies de blocage

Notions clés & Définitions

  • Climato-dénialisme : Courant qui conteste ou minimise les effets du changement climatique pour freiner l’action publique et la régulation.
  • Climato-scepticisme : Position qui doute de certains aspects du changement climatique, souvent utilisée pour semer le doute dans l’opinion.
  • Communauté structurée : Organisation en réseau des acteurs du déni/climato-scepticisme, observée notamment via l’activité mondiale sur Twitter.
  • Reason For Concern : Catégorie du GIEC qui regroupe des raisons d’inquiétude face à des risques climatiques majeurs.
  • Points de bascule climatiques : Seuils critiques du système climatique qui, une fois dépassés, peuvent déclencher des changements importants et souvent irréversibles.

Points essentiels

  • Les multinationales visent, selon le cours, l’abolition de toute régulation étatique et déploient des stratégies pour contrer la régulation de l’extraction des combustibles fossiles.
  • Le cours décrit aussi des stratégies de manipulation du public pour diminuer les protections sociales et détruire le service public.
  • L’étude menée à partir de l’activité mondiale sur Twitter montre une communauté très structurée autour du climat.
  • L’objectif attribué à ces acteurs est de déstabiliser l’opinion publique, paralyser les actions individuelles et paralyser les gouvernements.
  • Le GIEC évalue les risques via le concept de Reason For Concern (RFC), traduit comme raison de s’inquiéter.
  • Les risques majeurs deviennent élevés, voire très élevés, à partir d’un réchauffement global >2°C, avec une exception pour le scénario SSP1 dans le cours.

Astuce mémo

RFC = Raisons d’Inquiéter (GIEC) ; seuils = bascules (effet domino).

9. Scénarios climatiques et projections de réchauffement

Notions clés & Définitions

  • Calotte glaciaire du Groenland : Système de glace du Groenland dont la fonte s’accélère et peut contribuer fortement à l’élévation du niveau des mers sur des siècles à millénaires.
  • Point de bascule climatique : Seuil critique où un système climatique change d’état de façon difficile à inverser, souvent via des rétroactions positives.
  • Pergélisol : Sol gelé en permanence qui, en dégèlant, libère du CO2 et du méthane issus de matière organique congelée.
  • AMOC : Circulation océanique majeure qui transporte la chaleur vers le nord et renvoie l’eau froide vers le sud, influençant climat et moussons.
  • Blanchissement des coraux : Dégradation des coraux tropicaux liée au réchauffement, à l’acidification des océans et à la pollution, pouvant mener à leur disparition.

Points essentiels

  • À partir de 1,5°C de réchauffement global, la fonte des glaces peut conduire à des effets sur des durées de l’ordre de 10 000 ans, mais certains processus peuvent s’accélérer fortement (moins de 1000 ans).
  • La calotte du Groenland fond à un rythme accéléré, estimé 3 à 4 fois plus vite que le reste du monde, et pourrait ajouter environ 7 m au niveau des mers sur des milliers d’années.
  • Les modèles suggèrent que la calotte du Groenland pourrait être condamnée à disparaître dès 1,5°C, avec une arrivée possible du seuil autour de 2030.
  • La disparition de la banquise réduit l’albédo (réflexion du rayonnement), ce qui crée une boucle de rétroaction positive.
  • Le pergélisol dégèle de façon irréversible et libère CO2 et méthane, et même en arrêtant les émissions, le retour au gel permanent demanderait plusieurs siècles à plusieurs millénaires.
  • Le pergélisol a déjà commencé à dégeler dans plusieurs régions arctiques, notamment en Sibérie, en Alaska et au Canada, sans que tout soit encore fondu.

Astuce mémo

Groenland + Pergélisol = mers + gaz : moins d’albédo → plus de chaleur → plus de fonte.

10. Points de bascule : AMOC, pergélisol et moussons

Notions clés & Définitions

  • AMOC : Courant océanique majeur qui redistribue la chaleur et peut, en cas de perturbation, contribuer à des changements climatiques brusques.
  • Pergélisol : Sol gelé en permanence dont la fonte peut libérer des gaz à effet de serre et amplifier le réchauffement.
  • Moussons : Systèmes de vents saisonniers qui contrôlent l’alimentation en pluie de nombreuses régions et peuvent basculer sous l’effet du climat.
  • Limites planétaires : Cadre scientifique qui décrit des seuils pour des processus terrestres critiques afin d’éviter des déstabilisations à grande échelle.
  • Frontière planétaire : Valeur basse d’un seuil qui marque l’entrée dans une zone d’incertitude où le risque augmente en s’approchant de la limite.

Points essentiels

  • Les limites planétaires sont définies comme des indicateurs de processus critiques qui maintiennent la stabilité et la résilience de la Terre.
  • Le Stockholm Resilience Center distingue une frontière (valeur basse) et une limite (valeur haute) : plus on s’approche de la limite, plus le risque croît.
  • En 2023, 6 des 9 limites planétaires sont considérées comme franchies, contre 7 évaluées en 2009 et 2015 puis 9 après ajout de 2 domaines.
  • Le franchissement des frontières augmente le risque de changements environnementaux brusques, voire irréversibles, à grandes échelles.
  • Les frontières sont traitées comme relativement indépendantes : franchir une frontière peut en entraîner d’autres via des interactions entre processus.
  • Le cadre 2009–2023 reste débattu : certains points de bascule ne sont pas tous identifiés et l’existence de ruptures peut être discutée pour certains écosystèmes.

Astuce mémo

Frontière = zone d’ombre (incertitude) ; Limite = zone de bascule (risque maximal).

11. Donut économique : justice sociale et limites planétaires

Notions clés & Définitions

  • Limites planétaires : Ensemble de seuils environnementaux qui, s’ils sont dépassés, augmentent fortement le risque de déstabiliser les systèmes naturels à l’échelle mondiale.
  • Eutrophisation : Processus écologique en plusieurs étapes où l’excès d’azote et de phosphore perturbe les cycles biogéochimiques et favorise la prolifération d’algues.
  • Acidification des océans : Limite planétaire liée à l’augmentation du CO2 atmosphérique, qui rend l’eau plus acide et peut empêcher la formation du carbonate de calcium.
  • Ozone stratosphérique : Concentration minimale d’ozone en haute altitude qui protège des ultraviolets, et dont l’évolution est décrite comme stable depuis les années 2000.
  • Théorie du donut : Approche de Kate Raworth qui combine justice sociale et contraintes environnementales en plaçant les besoins humains entre un plancher social et un plafond écologique.

Points essentiels

  • L’eutrophisation est liée à la perturbation des cycles naturels de l’azote et du phosphore, avec des effets comme les algues vertes et des risques toxiques.
  • En Bretagne, les épandages de lisier peuvent provoquer des ruissellements d’azote menant à des proliférations d’algues vertes sur les plages.
  • Depuis 1960, la consommation mondiale d’engrais azoté de synthèse a été multipliée par neuf, et une grande partie des phosphates épandus finit dans les eaux.
  • Les sécheresses accentuées par le changement climatique augmentent le risque d’eutrophisation en réduisant le débit des cours d’eau et donc en augmentant la concentration en nutriments.
  • En 2025, l’acidification des océans est décrite comme dépassant une limite liée à la capacité des organismes marins à former leur squelette en carbonate de calcium.
  • Les océans absorbent une partie du CO2 atmosphérique, et l’excès de CO2 d’origine humaine renforce l’acidité de l’eau de mer.

Astuce mémo

Eau→N/P→Algues (eutrophisation) ; CO2→Acide (océans) ; Donut = Plancher social + Plafond planétaire.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1988Création du GIEC par deux institutions des Nations Unies (OMM et PNUE).
30 ansPériode de référence généralement utilisée pour définir le climat.
1957Début des mesures de la courbe de Keeling (concentration atmosphérique de CO2).
1850 à 1900Période préindustrielle de référence utilisée pour comparer le réchauffement.
mars 2023Publication du rapport de synthèse du sixième rapport d’évaluation du GIEC.
2013Nombre de commentaires reçus pour les travaux du groupe 1 du GIEC (54 500).
20236 des 9 limites planétaires considérées comme franchies.
2025Acidification des océans décrite comme dépassant une limite ; 7 limites planétaires évaluées après ajout de domaines ; point de bascule coraux associé à l’automne 2025.
2030Seuil possible d’arrivée pour la condamnation de la calotte du Groenland ; objectif de plafonnement des émissions carbone de la Chine.
2060Objectif de neutralité carbone de la Chine.

Tableaux de synthèse

Météo vs climat

NotionCaractéristiquesTemporalité
MétéoTempératures, humidité et ventTemps qu’il fait à un instant donné et un endroit donné ; change d’une heure à l’autre / tous les jours
ClimatTempératures, humidité et vent (moyennées)Moyennes calculées sur plusieurs années ; période de référence généralement 30 ans

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre météo et climat : la météo décrit un instant et un lieu, alors que le climat repose sur des moyennes sur plusieurs années (souvent 30 ans).
  2. Croire que la vapeur d’eau émise par l’humain augmente durablement l’effet de serre : le cours insiste sur le fait que ces émissions sont négligeables pour la concentration atmosphérique, car la vapeur d’eau ne s’accumum
  3. Mélanger forçage radiatif et déséquilibre : le forçage radiatif correspond à la différence d’énergie reçue vs renvoyée, pas simplement à “plus de chaleur”.
  4. Penser que le GIEC “décide” des politiques : le cours dit que les gouvernements prennent les décisions, et que le GIEC fournit des évaluations scientifiques sans prescrire de choix.
  5. Confondre science en construction et science consensuelle : le cours explique que le doute méthodique est normal avant consensus, mais ne doit pas être confondu avec une stratégie de confusion.
  6. Croire que les scénarios climatiques prédisent les émissions : le cours précise que les projections utilisent les émissions induites par le scénario, et que les émissions réelles dépendent de l’activité humaine.
  7. Inverser le rôle de l’eau : l’eau/vapeur d’eau est un amplificateur (boucle positive) du réchauffement, pas le moteur initial (le moteur est lié aux émissions humaines de GES comme CO2/méthane).

Checklist Examen

  1. Définir météo et climat, citer les 3 composantes communes (température, humidité, vent) et expliquer la différence de temporalité (instant vs moyennes sur plusieurs années, période de référence 30 ans).
  2. Expliquer comment les variations météo à court terme peuvent être influencées par des conditions climatiques sous-jacentes, et comment les changements climatiques à long terme influencent des phénomènes locaux/régionaux.
  3. Décrire le rôle du GIEC : fournir une évaluation scientifique aux gouvernements pour définir des politiques, et préciser que le GIEC n’intervient pas directement dans les décisions des COP (statut d’observateur).
  4. Expliquer la gouvernance du GIEC : décisions en réunion plénière par représentants des gouvernements (consensus), et rôle des experts bénévoles (rassembler/analyser/synthétiser des milliers d’articles).
  5. Connaître les types de rapports du GIEC : rapports d’évaluation, rapports spéciaux (1,5°C ; terres émergées ; océans et cryosphère) et rapports méthodologiques (méthodes d’estimation des émissions), ainsi que l’absence d
  6. Décrire le fonctionnement des groupes de travail : Groupe 1 (science, consensus), Groupe 2 (impacts/adaptation, plus discutable), Groupe 3 (solutions, moins consensuel), et l’équipe chargée de suivre les émissions de GES
  7. Expliquer le mécanisme de l’effet de serre “cousette” : albédo (≈30% réfléchi), absorption atmosphérique (≈20%), émission infrarouge et rôle des GES dans le blocage du renvoi vers l’espace, puis relier à l’équilibre et à
  8. Définir forçage radiatif et déséquilibre des émissions, et expliquer le test de cohérence via la stratosphère si la cause était uniquement solaire.
  9. Savoir ce que mesure la courbe de Keeling (concentration atmosphérique de CO2 depuis 1957) et relier la hausse de CO2 au réchauffement via le forçage radiatif.
  10. Expliquer le cycle de l’eau : évaporation (océans + évapotranspiration), formation des nuages, précipitations, réservoirs (nappes, glaciers, ruissellement) et durées de séjour ; puis justifier pourquoi les émissions de H
  11. Décrire la boucle de rétroaction positive liée à l’eau : réchauffement → évaporation → vapeur/nuages → renforcement de l’effet de serre → réchauffement ; préciser le rôle des océans comme réservoir de chaleur.
  12. Expliquer le cycle du carbone : puits (océans et biosphère via photosynthèse), stabilité du CO2 dans l’atmosphère, rôle des échanges biosphère–hydrosphère, et pourquoi l’océan absorbe moins de CO2 quand il se réchauffe (
  13. Expliquer les autres GES et la logique PRG/équivalent CO2 : PRG du CO2 = 1, durée de vie (vapeur d’eau quelques jours ; CO2 ~120 ans ; méthane ~une douzaine d’années), et l’idée que le méthane est “plus puissant” à court
  14. Expliquer l’origine humaine du réchauffement selon le cours (100% du réchauffement depuis 1850 dû aux activités humaines) et le rôle des facteurs naturels (variations solaires/éruptions) pour le climat mais pas pour le

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