QCM : Complexification des génomes — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation décrit un transfert génétique horizontal ?

La formation d’un nouvel organisme à partir de deux gamètes
Un échange de gènes entre deux organismes contemporains sans reproduction
La duplication d’un chromosome au cours de la division cellulaire
La transmission d’un gène d’un parent à sa descendance par reproduction

Un échange de gènes entre deux organismes contemporains sans reproduction

Explication

Un transfert horizontal se produit entre organismes contemporains et ne dépend pas de la reproduction. La transmission d’un gène des parents à la descendance correspond au transfert vertical.

2. Quel élément caractérise un transfert génétique vertical ?

Il relie deux générations par une reproduction sexuée ou asexuée
Il utilise un bactériophage pour déplacer un gène bactérien
Il fait intervenir un fragment d’ADN libéré par une bactérie détruite
Il échange de l’ADN entre deux bactéries contemporaines sans reproduction

Il relie deux générations par une reproduction sexuée ou asexuée

Explication

Le transfert vertical transmet l’information génétique d’une génération à l’autre au cours d’une reproduction sexuée ou asexuée. L’échange entre bactéries contemporaines sans reproduction relève du transfert horizontal.

3. Que montre l’expérience réalisée par Griffith en 1928 chez la souris ?

Les bactéries R vivantes perdent leur matériel génétique après contact avec des bactéries S non capsulées
Les bactéries S vivantes deviennent non pathogènes après exposition à des bactéries R tuées
Les bactéries S tuées se multiplient dans la souris et produisent directement une nouvelle souche virulente
Le mélange de bactéries R vivantes et de bactéries S tuées peut être mortel et faire apparaître des bactéries S capsulées

Le mélange de bactéries R vivantes et de bactéries S tuées peut être mortel et faire apparaître des bactéries S capsulées

Explication

Griffith observe que l’injection simultanée de bactéries R vivantes et de bactéries S tuées tue les souris et conduit à l’apparition de pneumocoques S capsulés. Les bactéries S tuées ne se multiplient pas ; ce sont les bactéries R vivantes qui acquièrent le caractère capsulé.

4. Pourquoi les pneumocoques S sont-ils virulents alors que les pneumocoques R ne sont-ils pas pathogènes ?

Les pneumocoques S produisent un bactériophage protecteur, tandis que les pneumocoques R possèdent un plasmide inactif
Les pneumocoques S se divisent plus rapidement, tandis que les pneumocoques R ne peuvent pas se reproduire
Les pneumocoques S vivent dans les cellules immunitaires, tandis que les pneumocoques R restent à l’extérieur
La capsule des pneumocoques S les protège du système immunitaire, contrairement aux pneumocoques R dépourvus de capsule

La capsule des pneumocoques S les protège du système immunitaire, contrairement aux pneumocoques R dépourvus de capsule

Explication

La capsule protège les pneumocoques S contre le système immunitaire, ce qui explique leur virulence. Les pneumocoques R sont dépourvus de capsule et ne sont donc pas pathogènes, indépendamment de leur vitesse de division.

5. Quelle conclusion Avery, Mac Leod et McCarty établissent-ils en 1944 ?

L’ARN des bactéries S vivantes transforme les bactéries R en cellules résistantes
Les protéines des bactéries S mortes déclenchent la production de capsules par les bactéries R
L’ADN provenant de bactéries S mortes est l’agent responsable de la transformation des bactéries R
Les bactéries R transmettent spontanément leur capsule aux bactéries S au cours de leur croissance

L’ADN provenant de bactéries S mortes est l’agent responsable de la transformation des bactéries R

Explication

En 1944, Avery, Mac Leod et McCarty montrent que l’ADN transféré des bactéries S mortes aux bactéries R provoque leur transformation. Cette conclusion écarte l’idée que les protéines ou l’ARN constituent le facteur transformant identifié dans cette expérience.

6. Comment définir la transformation bactérienne ?

La transmission d’un chromosome bactérien d’une génération à l’autre lors de la reproduction
Le déplacement d’un fragment d’ADN bactérien entre deux cellules grâce à un bactériophage
L’intégration par une bactérie d’un fragment d’ADN libre provenant de bactéries détruites
Le transfert d’un plasmide d’une bactérie donneuse à une bactérie réceptrice par un pont cytoplasmique

L’intégration par une bactérie d’un fragment d’ADN libre provenant de bactéries détruites

Explication

La transformation consiste à intégrer un fragment d’ADN libre présent dans l’environnement après la destruction de bactéries. Le transfert par pont cytoplasmique décrit la conjugaison, tandis que le transport par bactériophage décrit la transduction.

7. Quelle association entre mécanisme de transfert bactérien et vecteur est correcte ?

Transformation : bactériophage ; transduction : plasmide ; conjugaison : ADN libre dans l’environnement
Transformation : ADN libre ; transduction : bactériophage ; conjugaison : plasmide et pont cytoplasmique
Transformation : pont cytoplasmique ; transduction : ADN libre ; conjugaison : bactériophage
Transformation : plasmide ; transduction : pont cytoplasmique ; conjugaison : chromosome libre

Transformation : ADN libre ; transduction : bactériophage ; conjugaison : plasmide et pont cytoplasmique

Explication

La transformation utilise de l’ADN libre, la transduction fait intervenir un bactériophage et la conjugaison transfère un plasmide par un pont cytoplasmique. Les autres associations attribuent à chaque mécanisme le vecteur d’un autre processus.

8. Quel événement caractérise la conjugaison bactérienne ?

L’intégration d’un fragment d’ADN libre libéré par des bactéries détruites
La transmission d’un chromosome bactérien à la descendance pendant la reproduction
Le transport d’ADN bactérien d’une cellule à une autre par un bactériophage
Le transfert de plasmides entre bactéries grâce à l’établissement d’un pont cytoplasmique

Le transfert de plasmides entre bactéries grâce à l’établissement d’un pont cytoplasmique

Explication

La conjugaison correspond au transfert de plasmides, petites molécules d’ADN généralement circulaires, grâce à un pont cytoplasmique entre bactéries. L’ADN libre caractérise la transformation et le bactériophage intervient dans la transduction.

9. Quel support génétique constitue le principal vecteur de propagation des gènes de virulence et de résistance aux antibiotiques chez les bactéries ?

Les plasmides
Les ARN messagers
Les chromosomes bactériens
Les protéines membranaires

Les plasmides

Explication

Les plasmides sont les principaux supports des transferts horizontaux de gènes de virulence et de résistance chez les bactéries. L’ADN chromosomique peut porter des gènes, mais il n’est pas le support principal cité pour cette propagation.

10. Pourquoi la fréquence élevée des transferts horizontaux constitue-t-elle un problème de santé humaine ?

Elle empêche les bactéries de transmettre leurs caractères à leur descendance
Elle favorise l’apparition et la sélection de bactéries résistantes ou multirésistantes
Elle réduit la diversité génétique des bactéries exposées aux antibiotiques
Elle transforme les antibiotiques en nutriments utilisables par les bactéries

Elle favorise l’apparition et la sélection de bactéries résistantes ou multirésistantes

Explication

Des transferts horizontaux fréquents facilitent l’acquisition puis la sélection de résistances, pouvant conduire à des bactéries multirésistantes. Ils n’empêchent pas la transmission des caractères et ne transforment pas les antibiotiques en nutriments.

11. Quel organisme est considéré comme le vecteur de gènes le plus abondant de la planète et peut infecter des cellules bactériennes ou eucaryotes ?

Les végétaux
Les protozoaires
Les champignons
Les virus

Les virus

Explication

Les virus sont les vecteurs de gènes les plus abondants et peuvent transférer leur matériel génétique à des cellules bactériennes ou eucaryotes lors d’une infection. Les autres groupes proposés ne correspondent pas à cette caractéristique générale.

12. La présence d’un même gène chez deux espèces très éloignées peut-elle indiquer un transfert horizontal ?

Non, car les transferts horizontaux concernent uniquement les espèces parentes
Oui, car les espèces éloignées possèdent nécessairement des génomes identiques
Oui, car ce gène peut avoir été transmis indépendamment de la filiation
Non, car un gène commun prouve toujours une origine ancestrale directe

Oui, car ce gène peut avoir été transmis indépendamment de la filiation

Explication

Chez des espèces éloignées, un gène commun peut résulter d’un transfert horizontal plutôt que d’une transmission par filiation. La distance évolutive n’exclut donc pas un échange génétique, contrairement aux autres propositions.

13. Comment un transfert horizontal rare peut-il devenir fréquent dans une population au fil des générations ?

Le gène transféré disparaît avant toute reproduction
Le caractère apporté empêche la survie des individus porteurs
Le caractère apporté est favorisé par la sélection
La population perd toute variation génétique après le transfert

Le caractère apporté est favorisé par la sélection

Explication

Un transfert rare peut se répandre si le nouveau caractère procure un avantage sélectionné au cours des générations. La disparition du gène ou l’élimination des porteurs conduirait au résultat inverse.

14. Quelle définition décrit correctement une endosymbiose ?

Une infection nuisible dans laquelle un organisme détruit systématiquement son hôte
Une fusion de deux organismes pluricellulaires formant un tissu commun
Une compétition entre deux cellules qui consomment la même ressource
Une association bénéfique aux deux partenaires où une cellule est incorporée dans une autre

Une association bénéfique aux deux partenaires où une cellule est incorporée dans une autre

Explication

Une endosymbiose est une association bénéfique aux deux partenaires dans laquelle une cellule unicellulaire microscopique est intégrée à l’intérieur d’une autre cellule. Elle se distingue donc d’une compétition, d’une relation nuisible et d’une fusion de tissus.

15. Que devient le matériel génétique de la cellule intégrée au cours d’une endosymbiose ?

Son génome reste inchangé tandis que l’hôte perd ses chromosomes
Son génome régresse et certains gènes sont transférés vers le génome nucléaire de l’hôte
Son génome se développe et remplace progressivement celui de la cellule hôte
Son génome est détruit sans qu’aucun gène ne rejoigne la cellule hôte

Son génome régresse et certains gènes sont transférés vers le génome nucléaire de l’hôte

Explication

Au cours de l’endosymbiose, le génome de l’endosymbiote régresse progressivement et certains de ses gènes sont transférés vers le génome nucléaire de l’hôte. Le génome intégré ne remplace donc pas celui de l’hôte et ses gènes ne sont pas tous détruits.

16. Quel ensemble de caractéristiques morphologiques soutient l’hypothèse d’une origine bactérienne des mitochondries et des chloroplastes ?

Une taille proche de celle des bactéries et une double membrane présentant des analogies bactériennes
Une grande taille comparable à celle du noyau et une membrane unique spécialisée
Une absence d’enveloppe et une organisation semblable à celle des chromosomes nucléaires
Une forme toujours sphérique et une enveloppe identique à celle du réticulum endoplasmique

Une taille proche de celle des bactéries et une double membrane présentant des analogies bactériennes

Explication

La taille comparable à celle des bactéries et la double membrane, dont la membrane interne rappelle une membrane bactérienne, constituent des indices morphologiques importants. Une membrane unique ou l’absence d’enveloppe ne correspondent pas à l’organisation décrite pour ces organites.

17. Quelle caractéristique de l’information génétique des mitochondries et des chloroplastes soutient leur origine bactérienne ?

Ils possèdent un ADN nu, distinct de l’ADN nucléaire, et des ribosomes de type bactérien
Ils contiennent un ADN intégré au noyau et des ribosomes identiques à ceux du cytoplasme
Ils ne possèdent pas d’ADN propre et dépendent entièrement des chromosomes de la cellule
Ils utilisent un ADN nucléaire spécialisé et produisent leurs protéines avec des ribosomes nucléaires

Ils possèdent un ADN nu, distinct de l’ADN nucléaire, et des ribosomes de type bactérien

Explication

Ces organites contiennent un ADN nu qui se réplique indépendamment de l’ADN nucléaire et des ribosomes de type bactérien capables de participer à la synthèse protéique. Confondre l’ADN organitaire avec l’ADN nucléaire revient à ignorer leur distinction génétique.

18. À quel type d’ADN l’ADN mitochondrial et chloroplastique est-il le plus étroitement apparenté ?

À l’ADN nucléaire des cellules eucaryotes
À l’ADN des virus infectant les cellules animales
À l’ADN des chromosomes des champignons
À l’ADN des bactéries et des cyanobactéries

À l’ADN des bactéries et des cyanobactéries

Explication

Les ressemblances évolutives montrent que l’ADN mitochondrial et chloroplastique est plus proche de celui des bactéries et des cyanobactéries que de l’ADN nucléaire eucaryote. L’ADN nucléaire appartient à une autre lignée génétique, même s’il se trouve dans la même cellule.

19. Quelle association entre la bactérie absorbée et l’organite formé correspond à l’origine endosymbiotique proposée ?

Une bactérie photosynthétique donne une mitochondrie, tandis qu’une bactérie aérobie donne un chloroplaste
Une bactérie aérobie donne une mitochondrie, tandis qu’une bactérie photosynthétique donne un chloroplaste
Une bactérie fermentaire donne une mitochondrie, tandis qu’une bactérie photosynthétique donne un chloroplaste
Une bactérie aérobie donne un chloroplaste, tandis qu’une bactérie fermentaire donne une mitochondrie

Une bactérie aérobie donne une mitochondrie, tandis qu’une bactérie photosynthétique donne un chloroplaste

Explication

L’absorption d’une bactérie aérobie est associée à l’origine des mitochondries, tandis que celle d’une bactérie photosynthétique est associée à l’origine des chloroplastes. Inverser ces deux associations constitue la confusion la plus directe.

20. Quelle conséquence évolutive une endosymbiose peut-elle avoir pour la cellule hôte ?

Elle remplace le génome de l’hôte par celui de l’endosymbiote et élimine ses fonctions protectrices
Elle augmente la taille du génome de l’hôte et lui apporte de nouvelles fonctions métaboliques, nutritionnelles et protectrices
Elle diminue la taille du génome de l’hôte et supprime plusieurs fonctions liées à son métabolisme
Elle empêche l’évolution métabolique de l’hôte en maintenant l’endosymbiote génétiquement autonome

Elle augmente la taille du génome de l’hôte et lui apporte de nouvelles fonctions métaboliques, nutritionnelles et protectrices

Explication

L’endosymbiose enrichit la cellule hôte en augmentant la taille de son génome et en lui conférant de nouvelles capacités métaboliques, nutritionnelles et protectrices. La régression du génome de l’endosymbiote concerne plutôt la diminution de son autonomie génétique, et non une suppression des fonctions acquises par l’hôte.

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Qu'imposent les transferts génétiques horizontaux entre organismes ?

Ils se réalisent sans reproduction.

Entre quels organismes se réalisent les transferts génétiques horizontaux ?

Entre organismes contemporains non nécessairement apparentés.

Que montre Griffith en 1928 avec l'injection de bactéries R vivantes et S tuées ?

Cette injection est mortelle pour des souris et fait apparaître des pneumocoques capsulés de souche S.

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