📌 Un système homogène comporte une seule phase, solide, liquide ou gazeuse, tandis qu’un système hétérogène comporte plusieurs phases.
📌 Un corps simple est constitué d’atomes identiques, comme N₂ ou O₂, tandis qu’un corps composé est constitué d’atomes différents, comme SiO₂ ou H₂O.
Homogène : une phase ; hétérogène : plusieurs phases.
★ À maîtriser
📐 Formule - La masse approximative d’un atome est , car la masse des électrons est généralement négligeable devant celle des nucléons.
Compléments
Le diamètre d’un atome est d’environ 10⁻¹⁰ m, soit environ 10 000 fois le diamètre de son noyau, qui est d’environ 10⁻¹⁴ m.
La masse atomique exprimée en unités de masse atomique et la masse molaire exprimée en grammes par mole ont approximativement la même valeur numérique que le nombre de masse A.
Un noyau minuscule et dense entouré d’un nuage électronique volumineux et léger.
★ À maîtriser
📐 Formule - La masse molaire moyenne d’un élément est , où xᵢ est l’abondance naturelle de l’isotope i et Mᵢ sa masse molaire.
La désintégration β− transforme un neutron en proton, éjecte un électron et un antineutrino, augmente Z de 1 et laisse A inchangé.
La désintégration β+ transforme un proton en neutron, éjecte un positron et un neutrino, diminue Z de 1 et laisse A inchangé.
Compléments
Parmi les éléments connus, les 83 premiers possèdent au moins un isotope stable, à l’exception du technétium de numéro atomique 43 et du prométhium de numéro atomique 61 ; à partir du polonium, Z = 84, les nucléides sont tous radioactifs.
La radioactivité α concerne essentiellement les éléments lourds de numéro atomique Z > 83 et émet un noyau d’hélium 4, ce qui diminue A de 4 et Z de 2.
Excès de neutrons : β− ; excès de protons : β+.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’équivalence masse-énergie s’écrit . - Einstein
La perte de masse lors de la formation d’un noyau correspond à une libération d’énergie de cohésion, et un noyau est d’autant plus stable que son énergie de cohésion est grande.
La courbe d’Aston présente un maximum d’énergie moyenne de cohésion vers A = 60, où se trouvent les atomes les plus stables.
📌 Les atomes légers se rapprochent de la zone de stabilité par fusion, tandis que les atomes lourds s’en rapprochent par fission.
Compléments
La fission de noyaux lourds bombardés par des neutrons libère environ 200 MeV par atome et peut produire une réaction en chaîne ; elle nécessite une masse d’échantillon supérieure à la masse critique.
La fusion de noyaux légers libère environ 17 MeV par atome et est à l’origine de l’énergie des étoiles.
Perte de masse → libération d’énergie.
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans le modèle de Bohr, l’énergie du niveau n d’un hydrogénoïde est , avec .
📌 Le niveau fondamental est le niveau d’énergie le plus bas, tandis que les niveaux excités ont des énergies plus élevées.
Lors d’une absorption, l’électron reçoit de l’énergie et passe à un niveau excité ; lors d’une émission, il revient vers un niveau plus bas en libérant un photon.
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène, mesurée expérimentalement, vaut 13,6 eV.
Compléments
📐 Formule - L’énergie d’un photon est . - Planck
Absorption : montée de niveau ; émission : descente et photon.
★ À maîtriser
📌 La dualité onde-corpuscule décrit la lumière comme ayant des aspects ondulatoire et corpusculaire, et de Broglie l’étend à toute particule matérielle en mouvement. - Louis de Broglie, 1924
📐 Formule - La longueur d’onde de de Broglie d’une particule en mouvement vérifie . - Louis de Broglie
📌 Le principe d’incertitude impose et interdit de connaître simultanément avec une précision arbitraire la position et la quantité de mouvement d’une particule. - Heisenberg
La fonction d’onde Ψ n’a pas de signification physique propre, tandis que son carré Ψ² est proportionnel à la probabilité de présence de la particule.
Les quatre nombres quantiques de l’électron sont n, ℓ, m et s : n indique le niveau d’énergie, ℓ la sous-couche et la forme orbitale, m l’orientation et s le spin, égal à +1/2 ou −1/2.
📌 Le principe d’exclusion de Pauli interdit à deux électrons d’un même atome d’avoir les quatre mêmes nombres quantiques ; une orbitale peut donc contenir au maximum deux électrons de spins opposés.
Compléments
n-ℓ-m-s : couche, sous-couche, orbitale, spin.
★ À maîtriser
La règle de Hund impose de placer d’abord un électron dans chaque case quantique d’une sous-couche avant d’apparier les électrons.
Une sous-couche totalement remplie ou remplie à moitié confère une stabilité accrue aux atomes, ce qui peut expliquer certains transferts d’électrons entre sous-couches s et d.
Compléments
Les configurations réelles de plusieurs éléments dérogent à la règle de Klechkowski, notamment lorsque leur sous-couche d ou f est incomplète.
Dans la configuration simplifiée d’un atome, le cœur correspondant à un gaz rare peut être indiqué entre parenthèses, tandis que la couche de valence est mise en évidence.
📌 Les schémas de Lewis simplifiés représentent les électrons par des points et les doublets appariés par des tirets ; ils ne s’utilisent que pour les éléments dont la couche de valence comporte des sous-couches s ou p.
Cœur interne, valence externe : la couche externe gouverne la chimie
★ À maîtriser
📌 La classification moderne ordonne les éléments par numéro atomique Z croissant et relie leur position à leur configuration électronique.
📌 Dans la classification périodique, une ligne est une période et une colonne est une famille ou un groupe.
📌 Les métaux donnent des cations et des oxydes basiques, tandis que les non-métaux donnent des anions et des oxydes acides.
📌 Les atomes des blocs s et p tendent à gagner ou perdre des électrons pour acquérir la configuration du gaz rare le plus proche, mais cette règle ne s’applique pas aussi simplement aux blocs d et f ni à la colonne 14.
Compléments
En 1870, Mendeleïev publia une table classant sensiblement les éléments par masse atomique et regroupant en colonnes ceux aux propriétés semblables, en laissant des cases vides pour des éléments encore inconnus.
Les familles nommées sont :
Configuration de valence semblable → propriétés chimiques semblables
★ À maîtriser
📐 Formule - La charge nucléaire effective est donnée par , où Z est le numéro atomique et S la constante d’écran.
Compléments
Dans les règles de Slater, une constante d’écran de 1 correspond à l’annihilation d’une charge équivalente à celle d’un proton, et une constante de 0,35 à celle de 0,35 proton.
Dans une même colonne, Z* augmente légèrement puis devient constant lorsqu’on descend dans la classification, variation que le cours propose de négliger en première approximation.
Pour Cl, l’application des règles de Slater donne pour un électron 3s ou 3p .
★ À maîtriser
📐 Formule - Le rayon atomique est estimé par la relation de Bohr adaptée aux atomes polyélectroniques , avec .
Dans une période, le rayon atomique diminue de gauche à droite parce que n reste constant tandis que Z* augmente.
Dans une colonne, le rayon atomique augmente de haut en bas parce que l’augmentation de n l’emporte sur la légère augmentation de Z*.
📌 L’ajout d’électrons augmente l’écran et le rayon ionique, tandis que leur retrait réduit l’écran et le rayon ionique.
Compléments
Dans une période, Z* augmente et le rayon diminue ; dans une colonne, le rayon augmente
★ À maîtriser
Dans une même période, l’énergie de première ionisation augmente globalement de gauche à droite, tandis qu’elle diminue globalement de haut en bas dans une colonne.
L’énergie de première ionisation varie en sens inverse du rayon atomique : les électrons d’un petit atome, plus proches du noyau, sont plus difficiles à arracher.
Compléments
Une sous-couche totalement remplie ou à moitié remplie stabilise un atome ou un ion et peut expliquer les anomalies des énergies de première ionisation.
Dans une série d’énergies d’ionisation successives, un grand saut signale un changement de couche et un saut plus petit signale un changement de sous-couche.
Dans les éléments du bloc d, les deux électrons s sont arrachés avant les électrons d lors de la formation successive des ions.
Grand saut : changement de couche ; petit saut : changement de sous-couche
L’affinité électronique varie sensiblement comme l’énergie de première ionisation, et le cours relève des anomalies du même genre pour ces deux grandeurs.
Sur l’échelle de Pauling, le fluor est l’élément de référence et reçoit la valeur d’électronégativité 3,98.
📐 Formule - L’échelle de Mulliken modifiée définit l’électronégativité par .
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans l’échelle de Pauling, la différence d’électronégativité entre A et B est évaluée par , où les énergies de liaison sont exprimées en eV.
📐 Formule - L’échelle de Mulliken modifiée s’écrit , où E.I₁ est l’énergie de première ionisation et E.A l’électroaffinité.
📐 Formule - L’échelle d’Alred et Rochow modifiée s’écrit , avec Rcov exprimé en pm.
Compléments
En haut à droite, les atomes attirent ; en bas à gauche, ils cèdent.
★ À maîtriser
Une liaison covalente normale est formée par l’apport d’un électron célibataire de chacun des deux atomes, tandis qu’une liaison covalente dative est formée par l’apport du doublet par un seul atome vers une case quantique vide de l’autre.
La coupure homolytique partage les électrons de la liaison et produit des radicaux, tandis que la coupure hétérolytique attribue le doublet à un atome et produit une base et un acide de Lewis.
Dans le modèle de Lewis, seules les électrons de la couche externe participent aux liaisons et chaque atome engagé tend à s’entourer de huit électrons selon la règle de l’octet.
Compléments
📌 La valence d’un atome peut augmenter ou diminuer par excitation, mais une augmentation exige des doublets électroniques et des cases quantiques vides accessibles sur sa couche de valence.
Normale : chacun apporte un électron ; dative : un seul apporte le doublet.
★ À maîtriser
📌 Un recouvrement axial forme une liaison σ, tandis qu’un recouvrement latéral forme une liaison π.
📐 Formule - Dans la méthode CLOA, une orbitale moléculaire s’écrit comme combinaison linéaire des orbitales atomiques, par exemple .
📌 La combinaison des fonctions orbitalaires ΨA + ΨB est liante car elle renforce la probabilité de présence entre les noyaux, tandis que ΨA − ΨB est antiliante et réduit cette probabilité.
📐 Formule - L’ordre de liaison est défini par , où n est le nombre d’électrons liants et n* le nombre d’électrons antiliants.
Compléments
📌 L’ajout d’un électron liant augmente l’ordre de liaison d’une demi-unité et renforce la liaison, tandis que l’ajout d’un électron antiliant diminue l’ordre de liaison d’une demi-unité et affaiblit la liaison.
Liante entre les noyaux, antiliante avec un nœud qui défait la liaison.
★ À maîtriser
Pour décrire une molécule polyatomique par hybridation, on repère les orbitales atomiques engagées, détermine la géométrie moléculaire, puis combine les orbitales atomiques pour obtenir des orbitales hybrides compatibles avec cette géométrie.
Dans l’éthylène C₂H₄, les carbones hybridés sp² forment une liaison π par recouvrement latéral de leurs orbitales p, ce qui contribue à la planéité et empêche la libre rotation autour de la double liaison.
Compléments
Dans le méthane CH₄, le carbone est hybridé sp³ et ses quatre orbitales hybrides forment quatre liaisons σ dirigées selon les sommets d’un tétraèdre.
Dans l’acétylène C₂H₂, chaque carbone possède une hybridation sp et les deux orbitales hybrides sp pointent à 180° l’une de l’autre.
La conjugaison stabilise une molécule par délocalisation électronique, appelée effet de résonance, et entraîne une planéité locale dans la zone hybridée sp².
Un nuage π s’étend au-dessus et au-dessous du plan des atomes conjugués.
★ À maîtriser
📌 Un ligand à champ fort comme CN⁻ favorise un complexe à bas spin lorsque l’écart Δo est supérieur à l’énergie d’appariement P, tandis qu’un ligand à champ faible comme F⁻ favorise un complexe à haut spin lorsque Δo est inférieur à P.
Compléments
Champ fort : les électrons s’apparient ; champ faible : ils occupent eg.
Dans le modèle RPECV, X désigne un atome lié à l’atome central et E un doublet libre de l’atome central ; le type AXₙEₘ compte n atomes liés et m doublets libres.
En VSEPR, la géométrie est déterminée par la répulsion entre les doublets liants et libres de l’atome central ; les doublets libres des atomes latéraux sont exclus.
📌 Le type moléculaire AXₙEₘ compte n atomes liés et m doublets libres autour de l’atome central, soit p = n + m directions ; une liaison multiple compte pour une seule direction.
Les figures de répulsion selon le nombre de directions sont :
Dans une bipyramide à base triangulaire, les positions axiales et équatoriales ne sont pas équivalentes et les doublets libres se placent prioritairement en position équatoriale, où les angles sont de 120° plutôt que 90° en axial.
La force de répulsion entre deux doublets dépend des charges impliquées et de leur distance, conformément à la force de Coulomb .
📌 Les répulsions suivent l’ordre , car les distances suivent l’ordre ; un doublet libre est donc plus encombrant qu’un doublet liant.
📐 Formule - Le moment dipolaire vérifie , et pour une liaison polarisée , où δ mesure la séparation des charges et ℓ est la longueur de liaison.
📌 Les moments dipolaires de liaison s’ajoutent vectoriellement pour donner le moment dipolaire global, et des liaisons polarisées peuvent avoir une résultante nulle dans une molécule symétrique de type AX₂, AX₃, AX₄, AX₅ ou AX₆.
La coordinence dépend du rapport des rayons cation/anion : elle vaut 4 pour 0,225 ≤ RC/RA ≤ 0,414, 6 pour 0,414 ≤ RC/RA ≤ 0,732 et 8 pour 0,732 ≤ RC/RA ≤ 1.
Dans un solide métallique, les électrons de valence se délocalisent sur l’ensemble des atomes, formant un réseau régulier de cations plongés dans une mer d’électrons qui assure la neutralité électrique.
Les métaux sont ductiles et malléables, bons conducteurs thermiques et électriques, et bons réflecteurs de la lumière grâce aux électrons délocalisés.
Les doublets s’écartent sur une sphère autour de l’atome central.
Interactions de Van der Waals
| Interaction | Origine | Molécules concernées |
|---|---|---|
| Keesom | Orientation de dipôles permanents | Molécules à dipôles permanents |
| Debye | Induction d’un dipôle par un dipôle permanent | Molécule polaire et molécule non polaire |
| London | Dipôles instantanés dus aux fluctuations électroniques | Toutes les molécules |
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1. Un échantillon présente une phase liquide et une phase solide distinctes. Comment qualifie-t-on ce système ?
2. Une substance est formée de molécules O₂. S’agit-il d’un corps simple ou d’un corps composé ?
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Combien de phases comporte un système homogène ?
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De quels atomes un corps simple est-il constitué ?
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Quelle quantité d’entités élémentaires contient une mole ?
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