QCM : Contraction musculaire et énergie — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes concernant l’organisation d’un muscle strié squelettique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La partie centrale du muscle est épaisse et contractile.
Les tendons relient les extrémités musculaires aux os.
Les tendons constituent la partie centrale contractile du muscle.
La partie centrale épaisse du muscle assure principalement l’attache osseuse.
Les extrémités musculaires sont dépourvues de structures tendineuses.

La partie centrale du muscle est épaisse et contractile. · Les tendons relient les extrémités musculaires aux os.

Explication

Les tendons sont attachés aux os à chaque extrémité du muscle, tandis que sa partie centrale est épaisse et contractile. La partie centrale n’est donc pas principalement tendineuse, et les extrémités comportent des tendons.

2. Une contraction musculaire entraîne plusieurs conséquences mécaniques :

Le muscle se raccourcit pendant la contraction.
Les tendons transmettent la modification musculaire aux os.
La contraction permet un mouvement relatif des os.
Les tendons produisent directement le raccourcissement musculaire.
Le muscle devient plus épais pendant la contraction.

Le muscle se raccourcit pendant la contraction. · Les tendons transmettent la modification musculaire aux os. · La contraction permet un mouvement relatif des os. · Le muscle devient plus épais pendant la contraction.

Explication

La contraction raccourcit et épaissit le muscle. Les tendons transmettent cette modification aux os, ce qui permet leur mouvement relatif ; ils ne produisent pas directement le raccourcissement musculaire.

3. Concernant la cellule musculaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La spécialisation musculaire désigne l’organisation structurale de la cellule.
La cellule musculaire est spécialisée dans la transmission de l’influx nerveux.
La cellule musculaire se définit par une organisation structurale non différenciée.
La différenciation musculaire concerne principalement une fonction contractile.
La cellule musculaire est spécialisée dans la réalisation de la contraction.

La cellule musculaire est spécialisée dans la réalisation de la contraction.

Explication

La cellule musculaire est une cellule différenciée par son organisation structurale et spécialisée dans la contraction. La différenciation renvoie à la structure, tandis que la spécialisation renvoie à la fonction contractile.

4. Les cellules musculaires striées squelettiques présentent :

Une striation liée à des filaments épais d’actine et fins de myosine organisés en myofibrilles.
La présence de nombreux noyaux dans une même cellule.
Une grande longueur par rapport à de nombreuses cellules.
Un noyau unique caractéristique de chaque cellule.
Une striation observable au microscope optique.

La présence de nombreux noyaux dans une même cellule. · Une grande longueur par rapport à de nombreuses cellules. · Une striation observable au microscope optique.

Explication

Les cellules musculaires striées squelettiques sont très longues, plurinucléées et leur striation est visible au microscope optique. Elle est liée à un cytosquelette organisé en myofibrilles, constitué de filaments épais de myosine et de filaments fins d’actine. La proposition associant les filaments épais à l’actine et les filaments fins à la myosine est donc incorrecte.

5. Parmi les propositions suivantes concernant le sarcomère, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le sarcomère constitue l’unité fonctionnelle contractile de la myofibrille.
Le sarcomère participe directement à la fonction contractile.
Le sarcomère correspond à une cellule musculaire entière.
Les myofibrilles contiennent des unités fonctionnelles appelées sarcomères.
Le sarcomère désigne un faisceau complet de cellules musculaires.

Le sarcomère constitue l’unité fonctionnelle contractile de la myofibrille. · Le sarcomère participe directement à la fonction contractile. · Les myofibrilles contiennent des unités fonctionnelles appelées sarcomères.

Explication

Le sarcomère est l’unité fonctionnelle contractile de la myofibrille. Il ne correspond ni à une cellule musculaire entière ni à un faisceau de cellules ; plusieurs sarcomères participent à l’organisation contractile des myofibrilles.

6. À propos de l’origine de la striation musculaire :

Les filaments d’actine et de myosine sont organisés en myofibrilles.
La striation résulte principalement de filaments de collagène.
Le cytosquelette musculaire contribue à l’organisation striée.
La striation dépend de filaments fins constitués d’actine.
La striation dépend de filaments épais constitués de myosine.

Les filaments d’actine et de myosine sont organisés en myofibrilles. · Le cytosquelette musculaire contribue à l’organisation striée. · La striation dépend de filaments fins constitués d’actine. · La striation dépend de filaments épais constitués de myosine.

Explication

La striation musculaire est liée à un cytosquelette comprenant des filaments épais de myosine et fins d’actine. Ces filaments sont organisés en myofibrilles ; le collagène n’est pas le constituant responsable de cette striation.

7. Concernant le glissement actine-myosine, quelles sont les réponses exactes au sujet de ce mécanisme ?

Les têtes de myosine se fixent aux filaments d’actine.
Le pivotement des têtes de myosine éloigne l’actine du centre sarcomérique.
Le glissement des filaments d’actine raccourcit le sarcomère.
Le mécanisme repose sur un raccourcissement des filaments d’actine.
L’actine glisse vers le centre du sarcomère.

Les têtes de myosine se fixent aux filaments d’actine. · Le glissement des filaments d’actine raccourcit le sarcomère. · L’actine glisse vers le centre du sarcomère.

Explication

Les têtes globulaires de myosine se fixent à l’actine puis pivotent, entraînant l’actine vers le centre du sarcomère. Le sarcomère se raccourcit, mais les filaments d’actine eux-mêmes ne raccourcissent pas et ne s’éloignent pas du centre.

8. Concernant l’énergie nécessaire au fonctionnement de la tête de myosine, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La fixation du phosphate inorganique fournit l’énergie nécessaire au détachement de l’actine.
L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie nécessaire au pivotement de la tête de myosine.
La libération de l’ADP fournit l’énergie nécessaire au raccourcissement du sarcomère.
La fixation d’un nouvel ATP provoque le pivotement de la tête de myosine.
La fixation de l’ATP fournit directement l’énergie nécessaire à la synthèse de l’actine.

L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie nécessaire au pivotement de la tête de myosine.

Explication

L’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie du pivotement de la tête de myosine. La fixation du phosphate inorganique, la libération de l’ADP, la libération du calcium et la fixation d’un nouvel ATP n’ont pas ces rôles énergétiques spécifiques ; cette dernière provoque la rupture du pont actine-myosine.

9. Le cycle actine-myosine comprend :

Le pivotement de la tête de myosine intervient après sa fixation à l’actine.
La libération du phosphate inorganique provoque la rupture du pont actine-myosine.
La fixation de la myosine à l’actine survient après la libération du phosphate inorganique.
La fixation d’un nouvel ATP stabilise le pont entre l’actine et la myosine.
La libération de l’ADP précède la fixation d’un nouvel ATP sur la myosine.

Le pivotement de la tête de myosine intervient après sa fixation à l’actine. · La fixation de la myosine à l’actine survient après la libération du phosphate inorganique. · La libération de l’ADP précède la fixation d’un nouvel ATP sur la myosine.

Explication

La libération du phosphate inorganique permet la fixation à l’actine, suivie du pivotement puis de la libération de l’ADP. Un nouvel ATP rompt le pont actine-myosine ; il ne le stabilise pas, et la libération du phosphate ne provoque pas cette rupture.

10. Concernant les myopathies liées à la matrice extracellulaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La dégénérescence musculaire peut résulter d’une anomalie des interactions cellulaires avec la matrice extracellulaire.
Un défaut d’interaction avec la matrice extracellulaire peut dégénérer les cellules musculaires.
Le défaut d’interaction avec la matrice extracellulaire modifie directement le glissement actine-myosine normal.
Les protéines membranaires participent à l’interaction entre les cellules musculaires et la matrice extracellulaire.
La contraction musculaire normale dépend principalement de l’ancrage à la matrice extracellulaire.

La dégénérescence musculaire peut résulter d’une anomalie des interactions cellulaires avec la matrice extracellulaire. · Un défaut d’interaction avec la matrice extracellulaire peut dégénérer les cellules musculaires. · Les protéines membranaires participent à l’interaction entre les cellules musculaires et la matrice extracellulaire.

Explication

Un défaut d’interaction entre protéines membranaires musculaires et matrice extracellulaire peut entraîner une dégénérescence cellulaire. Le glissement actine-myosine décrit la contraction normale et ne constitue pas le mécanisme attribué à ce défaut d’interaction.

11. Une mutation touchant une protéine de liaison du muscle peut entraîner :

Une mort progressive de la cellule musculaire après des lésions répétées.
Des microlésions répétées de la membrane pendant les cycles contractiles.
Une atteinte d’une protéine reliant le cytosquelette aux structures membranaires.
Une perturbation de la liaison entre protéines membranaires et matrice extracellulaire.
Une réparation complète de la membrane après chaque cycle de contraction-relâchement.

Une mort progressive de la cellule musculaire après des lésions répétées. · Des microlésions répétées de la membrane pendant les cycles contractiles. · Une atteinte d’une protéine reliant le cytosquelette aux structures membranaires. · Une perturbation de la liaison entre protéines membranaires et matrice extracellulaire.

Explication

La mutation d’une protéine reliant cytosquelette, membrane et matrice extracellulaire provoque des microlésions répétées lors des cycles musculaires, puis la mort cellulaire. Une réparation complète après chaque cycle ne correspond pas au mécanisme décrit.

12. À propos de la myopathie de Duchenne, quelle(s) proposition(s) est(sont) juste(s) ?

La myopathie de Duchenne résulte principalement d’un défaut du glissement actine-myosine.
La maladie perturbe les interactions entre cytosquelette, membrane et matrice extracellulaire.
La myopathie de Duchenne résulte de mutations du gène codant la dystrophine.
Le gène responsable de la dystrophine est porté par un autosome.
Le gène de la dystrophine impliqué est porté par le chromosome X.

La maladie perturbe les interactions entre cytosquelette, membrane et matrice extracellulaire. · La myopathie de Duchenne résulte de mutations du gène codant la dystrophine. · Le gène de la dystrophine impliqué est porté par le chromosome X.

Explication

La myopathie de Duchenne est due à des mutations du gène de la dystrophine, situé sur le chromosome X. Ces mutations perturbent les interactions entre cytosquelette, protéines membranaires et matrice extracellulaire ; elles ne définissent pas un défaut primaire du glissement actine-myosine, et le gène n’est pas autosomique.

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Qu'est-ce qu'un muscle strié squelettique ?

Un muscle constitué de cellules musculaires striées en faisceaux.

Que trouve-t-on aux extrémités d'un muscle strié squelettique ?

Des tendons attachés aux os.

Quelle est la partie centrale d'un muscle strié squelettique ?

Une partie épaisse et contractile.

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