📋 Plan du Cours
- Transition écologique et structure du cours
- Climatologie et définitions du climat
- Réserve utile et réserve facilement utilisable
- Eau souterraine et volume W0
- Écoulement de surface et écoulement de base
- Équations du cycle de l’eau et paramètres
- Bassin versant, exutoires et saisons hydrologiques
- Biodiversité : sens, histoire et cadre conceptuel
- Hiérarchie du vivant et dynamique des écosystèmes
- Classification du vivant et explorations naturalistes
- Biodiversité : recherche, innovation et santé
- Ressources naturelles et services écosystémiques
📖 1. Transition écologique et structure du cours
🔑 Notions clés & Définitions
- TEDS : TEDS désigne la Transition écologique pour un développement sociétal, avec un enseignement centré sur des leçons thématiques liées aux enjeux écologiques et sociaux.
- Leçons thématiques : Les leçons thématiques sont les 17 unités du cours, présentées sous forme de vidéos avec retranscription et infographie.
- Climat : Le climat correspond à l’ensemble des états de l’atmosphère observés dans un lieu et sur une période donnée, via des paramètres comme température et précipitations.
- Météorologie : La météorologie est la science qui étudie les composantes de l’atmosphère pour des prévisions plutôt à court terme.
- Climatologie : La climatologie étudie les moyennes des conditions météorologiques sur une longue série, généralement au moins 30 à 50 ans.
📝 Points essentiels
- Le cours TEDS est organisé en 3 grands chapitres : Planète et crise écologique, Humanité et crise sociale, puis Transitions écologique et sociétal.
- Les 17 leçons thématiques sont structurées en vidéos, accompagnées d’une retranscription et d’une infographie.
- Le climat se décrit à partir de paramètres atmosphériques (température, précipitations, pression, vent, humidité) et dépend d’une échelle spatiale et temporelle.
- Une période de 30 ans correspond à une « normale » utilisée pour comparer des évolutions climatiques.
- La climatologie permet d’observer des tendances dans le temps, par exemple l’évolution d’une température annuelle moyenne par rapport à une période de référence.
- La météo et le climat ne se confondent pas : la météorologie vise surtout le court terme, tandis que le climat s’évalue sur des séries longues.
💡 Astuce mémo
Climat = moyenne longue ; Météo = instant court.
📖 2. Climatologie et définitions du climat
🔑 Notions clés & Définitions
- Climat : Le climat correspond à l’état moyen et aux variations typiques du système Terre sur de longues périodes, pas à une météo ponctuelle.
- Cycles de Milankovitch : Les cycles de Milankovitch sont des variations orbitales et d’orientation de la Terre qui modulent la répartition de l’énergie solaire reçue au cours du temps.
- Constante solaire : La constante solaire est la valeur du flux d’énergie reçu par la Terre depuis le Soleil, exprimée en W/m², et elle varie avec l’orbite et l’activité solaire.
- Gaz à effet de serre : Les gaz à effet de serre absorbent et réémettent le rayonnement, ce qui renforce l’effet de serre naturel et influence la température.
- Forçage volcanique : Le forçage volcanique désigne l’impact climatique des éruptions, via des aérosols et des gaz injectés dans l’atmosphère.
📝 Points essentiels
- Les cycles de Milankovitch reposent sur trois paramètres : excentricité (~100 000 ans), obliquité (~40 000 ans) et précession des équinoxes (~22 000 ans).
- L’obliquité correspond à une variation de l’inclinaison de l’axe terrestre, avec des valeurs mentionnées entre 22° et 24° dans le cours.
- Sur des échelles plus courtes, l’activité solaire suit un cycle d’environ 11 ans qui modifie l’énergie reçue et la forme des structures solaires (taches, protubérances, couronne).
- La constante solaire actuelle est donnée à 342 W/m² et elle varie aussi de façon orbitale et sur ~11 ans.
- Le cours indique que l’énergie solaire varie entre 300 et 350 W/m² au Quaternaire.
- Le rayonnement supplémentaire de 1 W/m² (≈0,1%) est présenté comme particulièrement important aux petites longueurs d’onde (X et UV, ~1 à 10%).
💡 Astuce mémo
Milankovitch = 100k excentricité, 40k obliquité, 22k précession ; Soleil = 11 ans.
📖 3. Réserve utile et réserve facilement utilisable
🔑 Notions clés & Définitions
- Réserve utile : La réserve utile correspond à la quantité d’eau du sol que les racines peuvent réellement mobiliser pour les plantes entre la capacité au champ et le point de flétrissement.
- Réserve facilement utilisable : La réserve facilement utilisable désigne la fraction de la réserve utile que les plantes peuvent extraire sans stress hydrique, car elle est accessible rapidement.
- Capacité au champ : La capacité au champ est l’état d’humidité du sol où l’eau gravitaire s’est écoulée et où l’eau reste surtout retenue par le sol.
- Point de flétrissement : Le point de flétrissement est le niveau d’humidité du sol à partir duquel les plantes ne parviennent plus à extraire assez d’eau et se flétrissent.
- Déconnection surface-profondeur : La déconnection surface-profondeur décrit le fait qu’une zone peut être humide en profondeur tout en ayant un sol sec en surface, car l’eau ne se répartit pas uniformément.
📝 Points essentiels
- La réserve utile se définit entre la capacité au champ et le point de flétrissement, donc elle mesure l’eau réellement mobilisable par les racines.
- La réserve facilement utilisable est une sous-partie de la réserve utile, correspondant à l’eau la plus accessible pour les plantes.
- Une nappe peut être remplie alors que l’humidité des sols reste faible, ce qui empêche les plantes d’accéder à l’eau comme on le croit.
- La réserve facilement utilisable sert d’indicateur de risque de stress hydrique : plus elle est faible, plus le manque d’eau arrive vite.
- La déconnection surface-profondeur implique que l’état hydrique observé en surface ne reflète pas forcément l’eau disponible en profondeur pour les racines.
- Les notions de réserve utile et facilement utilisable permettent de relier l’humidité du sol aux périodes déficitaires, sans confondre remplissage des nappes et humidité des sols.
💡 Astuce mémo
Réserve utile = eau mobilisable (racines) ; facilement utilisable = eau “sans effort” avant le stress.
📖 4. Eau souterraine et volume W0
🔑 Notions clés & Définitions
- Eau souterraine : L’eau souterraine est l’eau stockée dans le sous-sol, issue de l’infiltration et participant à l’alimentation des cours d’eau.
- Infiltration I : L’infiltration est le transfert d’eau depuis le sol vers le sous-sol, dont l’intensité dépend du milieu.
- Réserve utile RU : La réserve utile est le stock d’eau du sol facilement mobilisable par les végétaux pour leur croissance.
- Écoulement de base Eb : L’écoulement de base est la part des débits des cours d’eau alimentée par la vidange progressive des eaux souterraines.
- Volume W0 : Le volume W0 désigne la quantité d’eau souterraine contenue dans la roche, mobilisée pour alimenter les cours d’eau et le débit de base.
📝 Points essentiels
- Le grand cycle relie précipitations, évapotranspiration, infiltration et écoulement pour redistribuer l’eau à l’échelle du bassin.
- L’écoulement d’un fleuve s’écrit, en système équilibré, E=P−ETR où ETR est l’évapotranspiration réelle.
- L’écoulement est aussi alimenté par E=R+Eb, avec R le ruissellement et Eb l’écoulement de base.
- Le ruissellement R correspond à l’écoulement de surface, tandis que Eb provient de la vidange des eaux souterraines.
- Le volume W0 correspond à l’eau contenue dans la roche, issue du suivi de l’écoulement après infiltration.
- Les saisons hydrologiques traduisent l’état de la réserve utile : surplus, vidange de la RU, déficit hydrique (étiage), puis reconstitution de la RU.
💡 Astuce mémo
I → RU → W0 → Eb : l’eau infiltre, alimente la réserve utile, devient eau souterraine (W0), puis soutient le débit de base (Eb).
📖 5. Écoulement de surface et écoulement de base
🔑 Notions clés & Définitions
- Écoulement de surface : L’écoulement de surface correspond à l’eau qui ruisselle sur le sol et rejoint directement les cours d’eau, surtout quand l’infiltration est empêchée.
- Écoulement de base : L’écoulement de base est la part du débit alimentée par les eaux souterraines, qui soutient le cours d’eau entre les épisodes de pluie.
- Période glaciaire : Une période glaciaire correspond à un climat plus froid où la glace limite l’infiltration et favorise le ruissellement.
- Période interglaciaire : Une période interglaciaire correspond à un climat plus chaud où la fonte augmente l’eau disponible et renforce l’alimentation par les eaux souterraines.
- Anthropocène : L’anthropocène désigne la période où l’activité humaine modifie fortement le cycle de l’eau par des prélèvements et des rejets.
📝 Points essentiels
- En période froide, la glace empêche la chaleur de pénétrer dans les sols et le gel bloque l’infiltration, ce qui augmente le ruissellement.
- Le ruissellement en période froide transporte surtout des sédiments grossiers par roulement et favorise des styles fluviaux contrastés.
- En période chaude, l’albédo plus faible augmente l’absorption d’énergie solaire et favorise la disponibilité des eaux souterraines.
- L’hydrodynamique est moins contrastée en période chaude : l’énergie fluviale devient plus diffuse et le régime est pondéré par les eaux souterraines.
- Les grandes vallées actuelles sont présentées comme un héritage des variations climatiques et des régimes de cours d’eau sur des dizaines de milliers d’années.
- Le forçage humain agit sur le cycle de l’eau via des impacts physiques (débit), chimiques (pollutions), biologiques (écosystèmes) et sociétaux (usages et transport de matière).
💡 Astuce mémo
Froid = Gel → Infiltration bloquée → Ruissellement + gros sédiments ; Chaud = Fonte/sols dégelés → Nappes → Écoulement de base.
📖 6. Équations du cycle de l’eau et paramètres
🔑 Notions clés & Définitions
- Jours de sols secs : Indicateur du nombre de jours où le sol reste sans humidité suffisante, utilisé pour suivre l’intensification des contrastes climatiques.
- Régime glacio-nival : Type de régime hydrologique dominé par la fonte de la neige et des glaces, qui structure les débits au fil de l’année.
- Régime pluvial : Type de régime hydrologique dominé par les précipitations, avec des débits plus liés à la pluie qu’à la fonte.
- Acidification des océans : Diminution du pH des océans liée à l’absorption du CO2, qui réduit l’efficacité des puits de carbone.
- Banquise : Eau de mer congelée, dont l’épaisseur diminue avec la fonte et l’augmentation des zones d’eau de fonte.
📝 Points essentiels
- Une hausse des jours de sols secs est projetée entre +10 et +25 jours dans toutes les régions, ce qui renforce les contrastes climatiques.
- Les débits des cours d’eau augmentent en hiver et diminuent fortement en été, modifiant la disponibilité saisonnière de l’eau.
- L’acidification des océans entraîne une baisse de l’absorption de CO2, car l’efficacité des puits de carbone diminue.
- La réduction de l’épaisseur de la banquise s’accompagne de davantage de zones d’eau de fonte qui absorbent l’énergie, ce qui diminue l’albédo et favorise le réchauffement.
- Le niveau marin augmente par dilatation thermique des océans et par la fonte des calottes glacières, ce qui accroît le risque de submersion marine.
- Dans le scénario le plus pessimiste, la fonte de tous les glaciers d’ici la fin du siècle est associée à environ 20 cm de hausse du niveau marin et à un basculement du régime annuel vers le pluvial plutôt que glacio-nivâ
💡 Astuce mémo
Hiver plus d’eau, été moins d’eau : sols secs (+10 à +25), banquise fond → albédo ↓ → réchauffement → niveau marin ↑ → régime glacio-nival → pluvial.
📖 7. Bassin versant, exutoires et saisons hydrologiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Bassin versant : Un bassin versant est une zone où toutes les eaux de ruissellement et de drainage convergent vers un même exutoire.
- Exutoire : Un exutoire est le point (cours d’eau, vallée, littoral ou zone de rejet) où les eaux du bassin versant sortent du système.
- Saisons hydrologiques : Les saisons hydrologiques sont des périodes de l’année où les débits et les écoulements suivent des régimes relativement réguliers.
- Ruissellement urbain : Le ruissellement urbain est l’écoulement rapide des eaux de pluie sur des surfaces imperméabilisées, vers les réseaux et exutoires.
📝 Points essentiels
- L’imperméabilisation augmente les crues urbaines en réduisant l’infiltration et en accélérant l’écoulement vers les exutoires.
- Les crues éclaires urbaines sont liées au ruissellement sur sols imperméabilisés, puis au rejet vers les cours d’eau.
- Dans l’exemple de Reims, les ruissellements urbains rejetés ensuite dans la Vesle génèrent une onde de crue importante.
- Les sols maltraités par l’activité humaine (physiquement et chimiquement) peuvent renforcer les impacts hydrologiques via l’érosion et les mouvements de terrain.
- Les conséquences hydrologiques sont hétérogènes selon l’espace, avec une vulnérabilité accrue à l’érosion et aux incendies dans certains contextes climatiques.
- Les changements climatiques modifient les cumuls de précipitations et intensifient les extrêmes, ce qui perturbe les régimes de saisons hydrologiques.
💡 Astuce mémo
Bassin versant = entonnoir ; exutoire = sortie ; urbain = pluie qui glisse vite vers la sortie.
📖 8. Biodiversité : sens, histoire et cadre conceptuel
🔑 Notions clés & Définitions
- Biodiversité : La biodiversité désigne la variété et la variabilité du vivant, des gènes aux espèces, aux interactions et aux processus écologiques.
- Biological diversity : L’expression anglaise « biological diversity » est la première occurrence du terme biodiversité, utilisée en 1980 par Thomas E. Lovejoy.
- Convention sur la diversité biologique : La convention issue du sommet de Rio encadre le sens médiatique et politique de la biodiversité et relie enjeux environnementaux et gouvernance.
- Espèce : Une espèce regroupe des êtres vivants capables de se reproduire entre eux (interfécondité) et dont la descendance est fertile.
- Succession écologique : La succession écologique décrit l’évolution d’un écosystème dans le temps, depuis le substrat nu jusqu’au stade de climax.
📝 Points essentiels
- La biodiversité inclut la diversité génétique, la diversité des espèces et celle des complexes d’espèces avec leurs interactions et processus écologiques.
- Le terme apparaît en 1980 sous « biological diversity » (Thomas E. Lovejoy), puis en 1985 « biodiversity » (Walter G. Rosen) et en 1988 via Wilson et Peters.
- À partir de 1992, la médiatisation augmente avec le sommet de Rio et la conférence Environnement et Développement organisée par l’ONU.
- Trois sens du concept : vision holistique de « variété de la vie », approche biologique hiérarchisée et dynamique, et construction sociale/économique/juridique liée aux usages et à la durabilité.
- La biodiversité est estimée comme ayant commencé il y a environ 3,5 milliards d’années, avec des cyanobactéries photosynthétiques ~2 milliards d’années après.
- Les cyanobactéries ont contribué à la formation de stromatholithes et à l’enrichissement de l’atmosphère en dioxygène.
💡 Astuce mémo
Biodiversité = Gènes + Espèces + Interactions + Processus (G-E-I-P).
📖 9. Hiérarchie du vivant et dynamique des écosystèmes
🔑 Notions clés & Définitions
- Espèce clé de voûte : Une espèce clé de voûte est une espèce dont l’effet sur la structure et/ou le fonctionnement de l’écosystème dépasse largement ce que sa biomasse laisserait attendre.
- Espèce indicatrice : Une espèce indicatrice est une espèce utilisée en conservation pour repérer et protéger une communauté ou des processus écosystémiques liés à la qualité du biotope.
- Guilde d’espèces : Une guilde d’espèces regroupe des espèces indicatrices choisies pour refléter une diversité plus large et mieux caractériser l’écosystème.
- Liste rouge UICN : La Liste rouge de l’UICN est une base d’évaluation du risque d’extinction qui sert de référence pour les statuts de protection.
- Anthropocène : L’Anthropocène désigne une période où l’activité humaine devient la cause principale d’une extinction massive à l’échelle planétaire.
📝 Points essentiels
- Une espèce clé de voûte peut provoquer de forts impacts sur l’écosystème lors de sa disparition, par exemple le barrage de castor.
- Une espèce indicatrice est mobilisée pour identifier et souvent protéger une communauté ou des processus écosystémiques liés à la qualité du biotope.
- L’évaluation du risque d’extinction par l’UICN a évolué d’un jugement d’experts vers une méthodologie standardisée.
- L’UICN évalue la vulnérabilité via des facteurs comme taille de population, taux de déclin, aire de répartition, degré de peuplement et fragmentation.
- La Liste rouge UICN regroupe des groupes d’espèces à différentes échelles (mondiale, européenne, nationale, régionale, départementale) et sert de base à des listes protégées à statut juridique.
- En France, l’INPN centralise des données d’observation et indique 14,5 millions d’observations partagées chaque année depuis trois ans.
💡 Astuce mémo
Clé de voûte = effet énorme; Indice = qualité du biotope; Guilde = diversité; UICN = standard; Anthropocène = Homo sapiens cause principale.
📖 10. Classification du vivant et explorations naturalistes
🔑 Notions clés & Définitions
- Espèce exotique envahissante : Une espèce exotique envahissante est une espèce introduite par l’Homme hors de son aire naturelle, capable de survivre, se disperser et se multiplier rapidement avec des impacts écologiques (et parfois sanitaires ou/et d
- Espèce patrimoniale : Une espèce patrimoniale désigne une espèce ou un habitat nécessitant une attention particulière à cause de sa rareté, de son niveau de menace et de ses services écosystémiques.
- Liste rouge UICN : La liste rouge UICN est un outil de classement évaluant le niveau de menace d’espèces ou d’habitats, indépendamment du statut de protection juridique.
- Aire protégée : Une aire protégée est un espace géographique clairement défini, reconnu et géré pour assurer à long terme la conservation de la nature et les services écosystémiques.
- Trame écologique : Une trame écologique est un réseau d’espaces destiné aux espèces pour maintenir ou rétablir leurs déplacements et la continuité des habitats.
📝 Points essentiels
- Une EEE est décrite par quatre traits : exotique, neutralisée (survit et se disperse), proliférante (multiplie vite) et impactante (écologique, parfois sanitaire et/ou économique).
- Les EEE sont estimées responsables de 16% des extinctions actuelles et cofacteurs dans 56,7% des cas connus d’extinction.
- Les pollutions liées à l’agriculture (sols/eaux, phytosanitaires), l’eutrophisation et les activités industrielles/transports contribuent à la perte de biodiversité.
- La décennie 2020-2030 est présentée comme « décennie de la restauration des milieux naturels » par l’ONU.
- La stratégie SNAP 2020-2030 vise 30% du territoire national en aires protégées et 10% en protection forte à l’horizon 2030.
- Une aire protégée sous protection forte limite durablement les pressions humaines via une protection foncière ou une réglementation adaptée avec contrôle effectif des activités.
💡 Astuce mémo
EEE = Exotique → Neutralisée → Proliférante → Impact (écosystèmes, parfois santé/économie).
📖 11. Biodiversité : recherche, innovation et santé
🔑 Notions clés & Définitions
- SNAP : SNAP désigne un outil de planification qui fixe des objectifs de création d’aires protégées et de niveaux de protection.
- Aires protégées : Les aires protégées sont des espaces du territoire mis sous protection pour conserver la biodiversité.
- Séquence ERC : La séquence ERC est un enchaînement de mesures pour éviter, réduire puis compenser les impacts sur la biodiversité.
- Biocapacité : La biocapacité est un indicateur en hectares globaux qui mesure la capacité d’un écosystème à fournir des ressources renouvelables et à absorber des déchets.
- Empreinte écologique : L’empreinte écologique est la surface biologiquement productive nécessaire pour répondre aux besoins d’une population et absorber ses déchets.
📝 Points essentiels
- Au niveau national, la part du territoire en aires protégées est de 30%, avec 10% en protection forte, contre 33,2% et 4,2% dans le Grand Est.
- Pour atteindre l’objectif de 2%, il faut encore créer 50 000 ha de territoires protégés.
- La reconnexion à la nature passe par des pratiques d’observation (se promener, sentir, écouter, toucher) pour mieux connaître la biodiversité.
- Des outils et acteurs peuvent aider à apprendre (applications comme PlantNet et Seek, guides nature, associations comme LPO et CENCA).
- La diminution des pollutions et déchets inclut l’achat moins fréquent, l’usage plus long et la réparation, ainsi que des achats responsables (moins d’emballages, occasions, filières courtes).
- La séquence Éviter Réduire Compenser (ERC) vise à éviter une perte de biodiversité et peut conduire à un gain selon les cas.
💡 Astuce mémo
ERC = Éviter puis Réduire puis Compenser (dans cet ordre).
📖 12. Ressources naturelles et services écosystémiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Ressources naturelles : Ressources disponibles dans l’environnement, mobilisables par l’activité humaine sous forme de matière, d’énergie ou d’usages liés aux écosystèmes.
- Énergie solaire : Ressource énergétique considérée comme illimitée à l’échelle humaine car son flux dépend du rayonnement reçu par la Terre.
- Ressources renouvelables : Ressources dont la disponibilité peut être maintenue si le prélèvement reste inférieur aux taux de renouvellement naturels.
- Ressources non renouvelables : Ressources dont la reconstitution naturelle est trop lente à l’échelle humaine, même si elles peuvent être partiellement recyclées.
- Facteur de charge : Indicateur qui mesure l’utilisation réelle d’une ressource énergétique par rapport à sa production théorique si elle fonctionnait en continu.
📝 Points essentiels
- Les ressources se classent aussi par état et origine : solides, liquides (eau), gaz, radiations, flux (vent, énergie hydraulique) et biomasse vivante, ainsi que l’espace.
- Le renouvellement dépend du temps : certaines sont illimitées (soleil, vent) tandis que d’autres sont limitées mais intermittentes ou stockables (ex : hydroélectricité).
- Renouvelables avec la biomasse, l’eau et les ressources halieutiques si le prélèvement < taux de renouvellement ; non renouvelables avec pétrole, gaz, charbon, certains métaux.
- Le facteur de charge = énergie produite / énergie maximale si fonctionnement 24h/24 et 7j/7 ; exemple éolien : 2400 h/an à pleine puissance ≈ 27% du temps.
- Les énergies se distinguent par échelle : fossiles à l’échelle géologique (charbon, pétrole, gaz, roche, métaux) et « renouvelables » à l’échelle historique (biomasse, hydraulique, éolien, géothermique, solaire).
- La capacité biotique de la biomasse dépend du lieu (plus forte en zones équatoriales) et augmente le temps de renouvellement en cas de surexploitation humaine.
💡 Astuce mémo
Facteur de charge = « combien de temps ça tourne vraiment » : production réelle / production possible en continu.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1980 | Première occurrence du terme « biological diversity » (Thomas E. Lovejoy) |
| 1896 | Arrhenius fait le lien entre activités humaines (extraction de charbon/CO2) et réchauffement |
| 1958 | Mesures de CO2 au sommet du Mona Loa montrant l’envolée du taux de CO2 |
| 1992 | Sommet de Rio : médiatisation accrue de la biodiversité (conférence Environnement et Développement) |
📊 Tableaux de synthèse
Normales climatiques et échelles de temps
| Terme | Durée | Ce que ça décrit |
|---|
| Changement climatique | > 100 ans | Évolution des normales |
| Fluctuation climatique | > 10 ans | Évolution d’un groupe d’années |
| Variabilité interannuelle | Une année parmi un groupe | Variations d’une année |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre climat et météo : la météo vise le court terme, le climat s’évalue sur des séries longues (30-50 ans).
- Croire que des nappes « remplies » signifient sols humides : la déconnection surface-profondeur peut empêcher l’accès racinaire.
- Mélanger réserve utile et réserve facilement utilisable : la seconde est une fraction accessible sans stress, donc indicateur de risque rapide.
- Inverser les effets glaciaire/interglaciaire : froid = albédo élevé et ruissellement (infiltration bloquée), chaud = albédo faible et soutien par eaux souterraines.
- Penser que l’effet de serre est « uniquement » CO2 : le cours rappelle aussi l’importance des GES et du bilan carbone (sources/puits).
- Oublier que l’ERC est un ordre : Éviter puis Réduire puis Compenser, et non l’inverse.
- Confondre biodiversité et simple « nombre d’espèces » : le cours inclut gènes, espèces, interactions et processus écologiques.
✅ Checklist Examen
- Définir TEDS et expliquer l’organisation du cours (17 leçons thématiques en vidéos avec retranscription et infographie).
- Définir climat, climatologie et distinguer climat/météo, puis rappeler l’idée de « normale » (30 ans).
- Citer les cycles de Milankovitch et leurs ordres de grandeur (excentricité, obliquité, précession) et relier l’obliquité aux valeurs mentionnées (22°-24°).
- Expliquer le rôle des cycles solaires (≈11 ans) et donner les valeurs de constante solaire (342 W/m²) et la plage mentionnée au Quaternaire (300-350 W/m²).
- Définir réserve utile, capacité au champ, point de flétrissement et réserve facilement utilisable, puis relier la RFU au stress hydrique.
- Définir la déconnection surface-profondeur et donner l’idée clé : surface sèche ≠ profondeur disponible pour les racines.
- Définir eau souterraine, infiltration, écoulement de base Eb et volume W0, puis écrire et interpréter les équations E = P − ETR et E = R + Eb.
- Distinguer écoulement de surface et écoulement de base, et relier période froide/chaude à gel/fonte, ruissellement, sédiments et hydrodynamique.
- Décrire les perturbations du cycle de l’eau liées au changement climatique : sols secs (+10 à +25 jours), hiver/été (débits), banquise/albédo, niveau marin et basculement glacio-nival → pluvial.
- Définir biodiversité (gènes/espèces/interactions/processus) et retracer les repères du terme (1980, 1985, 1988, puis médiatisation à partir de 1992).
- Expliquer les indicateurs et outils : espèce clé de voûte, espèce indicatrice, guilde, Liste rouge UICN (facteurs de vulnérabilité) et rôle de l’INPN (14,5 millions d’observations/an).
- Définir EEE et donner ses 4 traits (exotique, neutralisée, proliférante, impactante) puis rappeler les ordres de grandeur d’impact sur extinctions (16% et 56,7% cofacteurs).
- Définir SNAP et la séquence ERC, puis rappeler les objectifs chiffrés (30% aires protégées, 10% protection forte) et l’écart à combler (50 000 ha pour atteindre 2%).
- Définir ressources naturelles et services écosystémiques, puis distinguer renouvelables/non renouvelables et expliquer le facteur de charge (énergie produite / énergie maximale).
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