QCM : Dynamique de la lithosphère océanique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation la croûte océanique se forme-t-elle ?

Sur une marge passive, lorsque le bassin s’élargit
Au centre d’un continent, lorsque le relief s’élève
Dans une fosse, lorsque deux plaques se rapprochent
À une dorsale, lorsque deux plaques s’écartent

À une dorsale, lorsque deux plaques s’écartent

Explication

La croûte océanique se forme au niveau des dorsales, dans des zones de divergence où les plaques s’éloignent. Une fosse est plutôt associée à la convergence et à la subduction, tandis qu’une marge passive ne produit pas de nouvelle croûte.

2. Quelle comparaison décrit correctement la composition des plaques Pacifique et Europe-Asie ?

La plaque Pacifique porte une croûte océanique, tandis que la plaque Europe-Asie associe croûtes océanique et continentale
Les deux plaques associent des croûtes océanique et continentale dans des proportions comparables
Les deux plaques sont constituées d’une croûte continentale entourée de bassins océaniques
La plaque Pacifique associe deux croûtes, tandis que la plaque Europe-Asie porte une croûte océanique

La plaque Pacifique porte une croûte océanique, tandis que la plaque Europe-Asie associe croûtes océanique et continentale

Explication

La plaque Pacifique est composée de croûte océanique, alors que la plaque Europe-Asie associe croûte océanique et croûte continentale. La présence de continents distingue donc ces deux plaques.

3. Quelle méthode permet de mesurer la profondeur et le relief des fonds marins grâce à des signaux acoustiques ?

La sismique réflexion étudiant les structures profondes
La gravimétrie fondée sur les variations de la gravité
L’imagerie acoustique identifiant les roches superficielles
La bathymétrie réalisée notamment par sonar

La bathymétrie réalisée notamment par sonar

Explication

La bathymétrie mesure la profondeur et le relief des fonds marins, souvent avec des mesures acoustiques par sonar. La gravimétrie mesure le champ de gravité, tandis que les méthodes sismiques explorent la structure profonde.

4. Pour étudier indirectement la structure profonde des fonds océaniques, quelles méthodes sont appropriées ?

La bathymétrie et la cartographie des reliefs
L’imagerie acoustique et l’observation des sédiments
La sismique réflexion et la sismique réfraction
La gravimétrie et l’analyse des roches affleurantes

La sismique réflexion et la sismique réfraction

Explication

La sismique réflexion et la sismique réfraction sont des méthodes indirectes qui renseignent sur la structure profonde des fonds océaniques. La bathymétrie décrit principalement le relief, tandis que l’imagerie acoustique caractérise surtout les matériaux superficiels.

5. Quelles sont les trois grandes provinces morphologiques des fonds océaniques ?

Les marges, les plaines abyssales et les rides ou dorsales
Les bassins, les volcans isolés et les zones de subduction
Les plateaux, les vallées fluviales et les deltas sous-marins
Les continents, les fosses et les chaînes de montagnes émergées

Les marges, les plaines abyssales et les rides ou dorsales

Explication

Les fonds océaniques comprennent les marges, les plaines abyssales et les rides ou dorsales. Les marges bordent les continents, alors que les deux autres provinces occupent le bassin océanique.

6. Comment distinguer une marge continentale active d’une marge continentale passive ?

Une marge active correspond à une plaine abyssale, tandis qu’une marge passive forme une dorsale
Une marge active est liée à la convergence, tandis qu’une marge passive ne présente pas cette activité
Une marge active borde un continent, tandis qu’une marge passive se trouve au milieu de l’océan
Une marge active résulte d’une divergence, tandis qu’une marge passive accompagne une subduction

Une marge active est liée à la convergence, tandis qu’une marge passive ne présente pas cette activité

Explication

Une marge continentale est dite active lorsqu’elle est associée à la convergence des plaques et passive lorsqu’elle ne présente pas cette activité. La divergence et la subduction ne constituent donc pas la distinction définie ici.

7. Quel mécanisme explique l’enfoncement progressif de la lithosphère océanique à mesure qu’elle s’éloigne de la dorsale ?

Son hydratation augmente sa température et provoque une expansion verticale
Son échauffement diminue sa densité et provoque une remontée thermique
Sa fusion complète diminue sa densité et provoque une élévation régionale
Son refroidissement augmente sa densité et provoque une subsidence thermique

Son refroidissement augmente sa densité et provoque une subsidence thermique

Explication

En s’éloignant de la dorsale, la lithosphère refroidit, s’épaissit, devient plus dense et s’enfonce par subsidence thermique. L’échauffement près de la dorsale produit au contraire une lithosphère plus chaude et moins dense.

8. Quel devenir caractérise la lithosphère océanique après environ 30 à 40 millions d’années d’existence ?

Elle plonge progressivement dans le manteau asthénosphérique
Elle reste durablement en équilibre au-dessus de l’asthénosphère
Elle se transforme entièrement en croûte continentale stable
Elle remonte vers la dorsale sous l’effet de son refroidissement

Elle plonge progressivement dans le manteau asthénosphérique

Explication

La lithosphère océanique flotte sur l’asthénosphère durant ses 30 à 40 premiers millions d’années, puis sa densité lui permet d’y plonger. Elle ne se transforme pas alors en croûte continentale.

9. Que révèle le flux de chaleur anormalement élevé observé sous l’axe d’une dorsale ?

La remontée de matière mantellique chaude sous l’axe
La cristallisation profonde de roches continentales épaisses
La disparition de la chaleur par circulation dans les sédiments
Le refroidissement rapide d’une lithosphère océanique ancienne

La remontée de matière mantellique chaude sous l’axe

Explication

Le flux thermique élevé des dorsales traduit la remontée de matière mantellique chaude sous leur axe. À l’inverse, la lithosphère océanique refroidie présente un flux thermique plus faible.

10. Comment se définit le réservoir magmatique situé sous une dorsale ?

Une zone mantellique à forte vitesse sismique dépourvue de liquide
Une zone crustale à faible vitesse sismique contenant 2 à 20 % de liquide
Une région lithosphérique froide où les basaltes restent entièrement solides
Une fracture superficielle remplie d’eau de mer à basse température

Une zone crustale à faible vitesse sismique contenant 2 à 20 % de liquide

Explication

Le réservoir magmatique est une zone à faible vitesse sismique située dans la croûte et contenant entre 2 et 20 % de liquide. Il se distingue de la zone à faible vitesse située à la limite lithosphère-asthénosphère, qui n’est pas une zone fondue.

11. Quel processus produit le magma basaltique lors de la remontée du manteau sous une dorsale ?

Une cristallisation fractionnée provoquée par l’enfouissement du manteau
Une dissolution des basaltes par hydratation au contact de l’eau marine
Une fusion partielle par décompression adiabatique vers 50 km de profondeur
Une fusion totale par compression thermique près du plancher océanique

Une fusion partielle par décompression adiabatique vers 50 km de profondeur

Explication

La remontée mantellique diminue la pression sans refroidissement notable, ce qui provoque une fusion partielle par décompression adiabatique vers 50 km de profondeur. La cristallisation intervient ensuite lorsque le magma se refroidit.

12. Quel type de roche se forme lorsque les magmas basaltiques atteignent le sommet d’une dorsale ?

Des basaltes de type MORB, solidifiés au contact de l’eau de mer
Des gabbros continentaux, cristallisés dans des réservoirs profonds
Des granites océaniques, refroidis dans les fractures de la croûte
Des péridotites volcaniques, déposées par les courants marins

Des basaltes de type MORB, solidifiés au contact de l’eau de mer

Explication

Au sommet de la dorsale, les magmas basaltiques se solidifient au contact de l’eau de mer à 4 °C et forment des basaltes de type MORB. Les gabbros cristallisent en profondeur dans des réservoirs magmatiques.

13. Quelle organisation caractérise la structure de la lithosphère océanique au niveau d’une dorsale ?

Des granites en surface, des basaltes dans les fractures et des gabbros dans les sédiments
Des basaltes en profondeur, des gabbros dans les fractures et des filons au sommet
Des gabbros en surface, des basaltes dans les réservoirs et des filons dans le manteau
Des basaltes en surface, des filons dans les fractures et des gabbros en profondeur

Des basaltes en surface, des filons dans les fractures et des gabbros en profondeur

Explication

La lithosphère océanique associe des basaltes superficiels, des complexes filoniens dans les fractures et des gabbros cristallisés en profondeur. Les basaltes sont donc volcaniques et superficiels, tandis que les gabbros se forment sous l’axe.

14. Que sont les ophiolites et que permettent-elles d’étudier ?

Des morceaux de croûte continentale plongés dans l’océan, indiquant l’âge des sédiments marins
Des fragments de lithosphère océanique obductés sur les continents, révélant la structure des dorsales
Des roches volcaniques formées dans les fosses, permettant de reconstituer les zones de subduction
Des magmas mantelliques restés sous les dorsales, décrivant la composition de l’asthénosphère

Des fragments de lithosphère océanique obductés sur les continents, révélant la structure des dorsales

Explication

Les ophiolites sont des fragments de lithosphère océanique transportés sur les continents par obduction, ce qui permet d’y reconstituer la structure d’une dorsale. Elles ne correspondent pas à des roches océaniques restées au fond de l’océan.

15. Quelle combinaison caractérise une dorsale rapide ?

Un relief marqué, avec un rift central, une faible production magmatique et une formation crustale inférieure à 5 cm par an
Un dôme aplati, avec un rift central, une production magmatique modérée et une formation crustale proche de 5 cm par an
Un dôme régulier aplati, sans rift, avec une production magmatique élevée et une formation crustale dépassant 10 cm par an
Un relief irrégulier, sans rift central, avec une faible production magmatique et une formation crustale inférieure à 10 cm par an

Un dôme régulier aplati, sans rift, avec une production magmatique élevée et une formation crustale dépassant 10 cm par an

Explication

Une dorsale rapide forme un dôme régulier aplati sans rift, produit beaucoup de magma et construit la croûte à plus de 10 cm par an. Le relief marqué associé à un rift central décrit plutôt une dorsale lente.

16. Quelle observation indique le plus probablement la présence d’une dorsale lente ?

Une absence de relief axial, une forte production magmatique et une croissance crustale proche de 10 cm par an
Un rift central, un relief marqué, une faible production magmatique et une croissance crustale inférieure à 5 cm par an
Un rift décalé, une production magmatique élevée et une croissance crustale supérieure à 5 cm par an
Un dôme aplati, une forte production magmatique et une croissance crustale supérieure à 10 cm par an

Un rift central, un relief marqué, une faible production magmatique et une croissance crustale inférieure à 5 cm par an

Explication

Une dorsale lente se reconnaît par son rift central, son relief plus marqué, sa faible production magmatique et sa vitesse de formation crustale inférieure à 5 cm par an. Le dôme aplati sans rift correspond au fonctionnement d’une dorsale rapide.

17. Comment définir un fumeur noir situé sur une dorsale océanique ?

Une remontée de magma basaltique dépassant 450 °C et dépourvue de fluides hydrothermaux
Une sortie axiale de fluides hydrothermaux dépassant 450 °C et chargés en métaux dissous
Une source froide située loin de l’axe et contenant principalement des gaz volcaniques dissous
Un écoulement d’eau de mer tiède circulant dans la croûte sans transporter de métaux dissous

Une sortie axiale de fluides hydrothermaux dépassant 450 °C et chargés en métaux dissous

Explication

Un fumeur noir est une émission de fluides hydrothermaux très chauds, à plus de 450 °C, riches en métaux dissous et située à l’axe d’une dorsale. Une source froide ou une remontée de magma ne correspond donc pas à cette définition.

18. Quel mécanisme déclenche la formation d’un rift continental ?

La fracturation de la croûte continentale sous l’effet de la remontée de magma
Le refroidissement d’une lithosphère océanique qui augmente sa densité et l’enfonce
La subduction d’une plaque océanique sous une croûte continentale épaissie
La compression de la croûte continentale provoquée par la collision de deux continents

La fracturation de la croûte continentale sous l’effet de la remontée de magma

Explication

Un rift continental apparaît lorsque la remontée de magma contribue à fracturer la croûte continentale. La compression et la subduction renvoient à d’autres contextes tectoniques, tandis que le refroidissement concerne surtout l’évolution de la lithosphère océanique.

19. Quel ensemble de caractéristiques est associé à un rift continental ?

Des failles décrochantes, des séismes superficiels et une absence durable de magmatisme
Des failles normales, des séismes assez peu profonds et un magmatisme basaltique ou rhyolitique
Des plis compressifs, des séismes intermédiaires et un magmatisme exclusivement granitique
Des failles inverses, des séismes profonds et un magmatisme principalement andésitique

Des failles normales, des séismes assez peu profonds et un magmatisme basaltique ou rhyolitique

Explication

Le rift continental associe l’extension, les failles normales, des séismes assez peu profonds et un magmatisme basaltique ou rhyolitique. Les failles inverses et les plis caractérisent plutôt un régime compressif.

20. Quelle succession décrit correctement l’évolution d’un rifting continental ?

Amincissement et extension initiale, stade intermédiaire du Rift Est-Africain, puis stade avancé de la mer Rouge
Fracturation océanique initiale, stade avancé du Rift Est-Africain, puis épaississement continental en mer Rouge
Stade intermédiaire du Rift Est-Africain, amincissement initial, puis fermeture progressive de la mer Rouge
Amincissement initial, ouverture immédiate d’un océan mature, puis retour à un stade continental dans la mer Rouge

Amincissement et extension initiale, stade intermédiaire du Rift Est-Africain, puis stade avancé de la mer Rouge

Explication

Le rifting progresse d’un amincissement et d’une extension initiale vers un stade intermédiaire représenté par le Rift Est-Africain, puis vers un stade avancé comme la mer Rouge, embryon d’océan. Le Rift Est-Africain ne constitue donc pas le stade final de cette évolution.

21. Quels ensembles se sont individualisés lors de la fracturation de la Pangée, il y a environ 200 Ma ?

Le Gondwana au nord, la Laurasia au sud et l’Atlantique entre ces deux ensembles
La mer Rouge au nord, le Rift Est-Africain au sud et l’Atlantique entre ces deux structures
La Laurasia au nord, le Gondwana au sud et la Téthys entre ces deux ensembles
L’Afrique à l’ouest, l’Amérique du Sud à l’est et la Téthys au centre

La Laurasia au nord, le Gondwana au sud et la Téthys entre ces deux ensembles

Explication

Il y a environ 200 Ma, la Pangée s’est fracturée en Laurasia au nord et Gondwana au sud, avec la Téthys entre eux. L’Atlantique Sud s’est formé plus tard, entre 100 et 50 Ma, lors de la fracturation du Gondwana.

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Où se forme la croûte océanique ?

Au niveau des dorsales océaniques au fond des océans.

Quelles plaques lithosphériques contiennent uniquement de la croûte océanique ?

La plaque Pacifique.

Quelle plaque lithosphérique associe croûte océanique et croûte continentale ?

La plaque Europe-Asie.

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