QCM : Électricité du bâtiment (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un bâtiment, quel type de courant transporte l’information plutôt que l’énergie ?

Le courant de terre
Le courant fort
La force motrice
Le courant faible

Le courant faible

Explication

Le courant faible transporte l’information, tandis que le courant fort transporte l’énergie. Associer le courant faible à l’énergie inverse la distinction; attribuer l’information au courant fort la confond avec le transport d’énergie; le courant de terre et la force motrice ne désignent pas cette catégorie de transmission.

2. Lors de la conception d’un système de bâtiment, dans quelle catégorie faut-il regrouper le contrôle d’accès et la vidéosurveillance ?

Les installations de courant faible
La distribution électrique principale
Les équipements d’éclairage
Les installations de courant fort

Les installations de courant faible

Explication

Le contrôle d’accès et la vidéosurveillance figurent parmi les installations de courant faible. Les équipements de puissance, l’éclairage et la distribution électrique principale relèvent du courant fort, ce qui explique les autres classifications erronées.

3. Une équipe compare la part de l’électricité dans l’énergie primaire et dans l’énergie finale. Quelles proportions doit-elle retenir ?

50 % de l’énergie primaire et 20 % de l’énergie finale
20 % de l’énergie primaire et 20 % de l’énergie finale
50 % de l’énergie primaire et 50 % de l’énergie finale
20 % de l’énergie primaire et 50 % de l’énergie finale

50 % de l’énergie primaire et 20 % de l’énergie finale

Explication

La production d’électricité représente 50 % de l’énergie primaire, mais 20 % de l’énergie finale. Inverser les parts ou attribuer la même proportion aux deux catégories confond les deux valeurs indiquées.

4. Jusqu’en 1999, quel rôle EDF exerçait-il dans l’organisation française de l’électricité ?

EDF gérait le transport du réseau sans fournir les clients finals
EDF optimisait les moyens de production et fournissait les clients finals
EDF fournissait les clients finals sans optimiser les moyens de production
EDF régulait le marché et laissait plusieurs fournisseurs servir les clients

EDF optimisait les moyens de production et fournissait les clients finals

Explication

Jusqu’en 1999, EDF optimisait l’ensemble des moyens de production et demeurait le seul fournisseur des clients finals, à l’exception des entreprises locales de distribution. Le rôle de régulateur ou de simple gestionnaire du transport ne correspond pas à cette organisation, et la concurrence caractérise le marché libéralisé.

5. Dans un marché où plusieurs fournisseurs d’électricité se concurrencent, que peut faire un consommateur ?

Rester client d’un fournisseur imposé par EDF
Choisir directement les moyens nationaux de production
Choisir uniquement parmi les entreprises locales de distribution
Choisir son fournisseur d’électricité

Choisir son fournisseur d’électricité

Explication

Dans le marché libéralisé, plusieurs fournisseurs sont en concurrence et les consommateurs peuvent choisir leur fournisseur. L’idée d’un fournisseur imposé reprend le monopole historique; le choix des moyens de production ou une restriction aux entreprises locales ne décrit pas le libre choix du fournisseur.

6. Un logement demande une puissance souscrite de 24 kVA. Quel tarif correspond à cette situation ?

Le tarif BT Bleu
Le tarif BT Jaune
Le tarif Vert
Le tarif BT Bleu à partir de 36 kVA

Le tarif BT Bleu

Explication

Le tarif BT Bleu couvre les puissances de 3 à 36 kVA et concerne notamment les logements. Le BT Jaune est associé aux puissances supérieures, le tarif Vert aux puissances dépassant 250 kVA, et 36 kVA est une borne du tarif Bleu, non son seuil de départ.

7. Une usine dispose d’un raccordement en haute tension et souscrit une puissance de 400 kVA. Quel tarif correspond à son profil ?

Le tarif BT Bleu
Le tarif Vert
Le tarif Vert en basse tension
Le tarif BT Jaune

Le tarif Vert

Explication

Le tarif Vert concerne les puissances supérieures à 250 kVA et les usages industriels, avec un raccordement possible en BT ou en HT. Le seuil de 36 à 250 kVA relève du BT Jaune, et le raccordement en basse tension n’est pas une condition imposée au tarif Vert.

8. Dans une installation électrique, quel appareil constitue le point de coupure général ?

L’appareil général de commande et de protection
Le disjoncteur d’un circuit terminal
Le tableau de répartition des circuits
Le compteur électrique de l’installation

L’appareil général de commande et de protection

Explication

L’AGCP, ou appareil général de commande et de protection, constitue le point de coupure de l’installation. Le tableau répartit les circuits, le compteur mesure la consommation et un disjoncteur terminal protège un circuit particulier.

9. Quels sont les trois types de schémas électriques présentés pour une installation ?

Architectural, développé et unifilaire
Architectural, tableau de répartition et unifilaire
Développé, tableau de répartition et comptage
Plan architectural, développé et comptage

Architectural, développé et unifilaire

Explication

Les trois types présentés sont le schéma architectural, le schéma développé et le schéma unifilaire. Le tableau de répartition est un élément de l’installation, et non l’un de ces types de schémas.

10. Un abonné choisit un tarif correspondant à une puissance souscrite donnée. Quel rôle remplit le réglage de son disjoncteur abonné ?

Il limite la puissance souscrite de l’habitat en fonction du tarif choisi
Il mesure l’énergie consommée pour déterminer le tarif choisi
Il répartit les circuits électriques selon le tarif choisi
Il garantit la protection des personnes selon le tarif choisi

Il limite la puissance souscrite de l’habitat en fonction du tarif choisi

Explication

Le réglage du disjoncteur abonné correspond au tarif choisi et limite la puissance souscrite de l’habitat. La répartition des circuits relève du tableau, tandis que la mesure de la consommation relève du comptage.

11. Dans une habitation, un défaut provoque un courant de fuite de 150 mA. Quelle conclusion décrit correctement le rôle de l’AGCP et du dispositif différentiel de 30 mA associé à la terre ?

L’AGCP protège complètement les personnes à 150 mA, même sans dispositif différentiel associé à la terre.
L’AGCP peut ne pas couper le courant, tandis que le différentiel de 30 mA protège les personnes contre cette fuite.
L’AGCP coupe nécessairement le courant à 30 mA, tandis que le différentiel intervient à 500 mA.
La mise à la terre empêche le défaut de produire une fuite, de sorte que les deux dispositifs restent inactifs.

L’AGCP peut ne pas couper le courant, tandis que le différentiel de 30 mA protège les personnes contre cette fuite.

Explication

L’AGCP peut exiger un courant de fuite de 500 mA pour déclencher, et ne protège donc pas complètement les personnes ; le dispositif différentiel de 30 mA associé à la terre assure cette protection. Le seuil de 30 mA attribué à l’AGCP confond les dispositifs, la protection complète par l’AGCP surestime son rôle, et l’absence de fuite par la terre confond évacuation du courant et suppression du défaut.

12. Une équipe prépare une intervention présentant un risque électrique. Quel ordre doit-elle suivre pour mettre en œuvre la démarche globale de prévention ?

Équipements de protection collectifs, consignation, puis équipements de protection individuelle.
Consignation, équipements de protection individuelle, puis équipements de protection collectifs.
Équipements de protection individuelle, équipements de protection collectifs, puis consignation.
Consignation, équipements de protection collectifs, puis équipements de protection individuelle.

Consignation, équipements de protection collectifs, puis équipements de protection individuelle.

Explication

La démarche commence par la consignation, puis prévoit les équipements de protection collectifs avant les équipements de protection individuelle. Commencer par les protections collectives inverse les deux premières étapes, placer les équipements individuels avant les collectifs inverse leur ordre, et commencer par les équipements individuels méconnaît la séquence complète.

13. Dans une habitation, un disjoncteur ne coupe le courant qu’à partir d’une fuite de 500 mA. Comment ce seuil se compare-t-il au niveau de 100 mA indiqué comme mortel ?

Le seuil de coupure est supérieur au niveau mortel, donc l’AGCP ne suffit pas à protéger les personnes.
Le seuil de coupure est sans lien avec le niveau mortel, donc leur comparaison ne permet aucune conclusion.
Le seuil de coupure correspond au seuil de 30 mA, donc l’AGCP intervient bien avant le niveau mortel.
Le seuil de coupure est inférieur au niveau mortel, donc l’AGCP protège les personnes avant tout danger.

Le seuil de coupure est supérieur au niveau mortel, donc l’AGCP ne suffit pas à protéger les personnes.

Explication

Le seuil de 500 mA requis dans l’habitation dépasse le niveau de 100 mA indiqué comme mortel : le courant peut donc atteindre un niveau dangereux avant la coupure. Le seuil de 30 mA relève des lieux à risque, l’inversion des seuils contredit leurs valeurs, et leur absence de lien néglige précisément leur comparaison.

14. La carcasse métallique d’un appareil défectueux est reliée à la terre et l’installation comporte un disjoncteur différentiel. Quel mécanisme contribue à protéger une personne qui pourrait toucher l’appareil ?

Le disjoncteur divisionnaire détecte la fuite et la prise de terre limite la puissance souscrite.
La prise de terre détecte la fuite et déclenche la coupure sans intervention du différentiel.
Le courant de fuite est évacué par la terre et le différentiel peut couper le circuit.
La carcasse est isolée du courant de fuite et le différentiel maintient le circuit alimenté.

Le courant de fuite est évacué par la terre et le différentiel peut couper le circuit.

Explication

La prise de terre évacue le courant de fuite de l’appareil défectueux, tandis que le disjoncteur différentiel participe à la protection des personnes en coupant le circuit. L’isolation de la carcasse confond terre et isolation, le disjoncteur divisionnaire est associé aux surintensités, et la coupure est attribuée à tort à la prise de terre seule.

15. Lors de la vérification d’une installation, une machine à laver à carcasse métallique est reliée à la terre mais pas à un disjoncteur différentiel de 30 mA. Quel élément de protection manque ?

Le remplacement de la prise de terre par un disjoncteur divisionnaire.
Le remplacement du différentiel de 30 mA par un dispositif de 500 mA.
Le raccordement à un disjoncteur différentiel de 30 mA.
Le raccordement de la carcasse à un fusible de 30 mA.

Le raccordement à un disjoncteur différentiel de 30 mA.

Explication

Les appareils à carcasse métallique doivent être reliés à la terre et à un disjoncteur différentiel de 30 mA. Considérer la terre comme suffisante omet la deuxième exigence, le fusible et le disjoncteur divisionnaire ne remplacent pas ce différentiel, et le seuil de 500 mA ne correspond pas à la règle indiquée.

16. Une personne touche un conducteur sous tension comparable dans deux situations : dans la seconde, sa résistance électrique est divisée par deux. Que devient l’intensité qui la traverse ?

Elle quadruple, puisque la diminution de résistance agit deux fois sur l’intensité.
Elle reste identique, puisque seule la résistance varie entre les situations.
Elle double, puisque I=U/RI=U/R et que la tension reste identique.
Elle est divisée par deux, puisque l’intensité suit la variation de résistance.

Elle double, puisque $$I=U/R$$ et que la tension reste identique.

Explication

À tension identique, I=U/RI=U/R : diviser la résistance par deux double l’intensité. La division de l’intensité inverse la relation, une intensité inchangée ignore l’effet de la résistance, et un quadruplement applique à tort un facteur supplémentaire.

17. Lors d’un passage du courant d’environ 0,5 seconde, un cas entraîne une tétanisation des muscles. Dans quelle plage d’intensité ce cas se situe-t-il ?

De 0,5 à 7 mA.
De 15 à 30 mA.
De 7 à 15 mA.
De 30 à 100 mA.

De 15 à 30 mA.

Explication

Pour un passage d’environ 0,5 seconde, la tétanisation correspond à une intensité de 15 à 30 mA. La plage de 7 à 15 mA correspond à la contraction musculaire, celle de 30 à 100 mA à la paralysie respiratoire, et celle de 0,5 à 7 mA aux picotements.

18. Un appareil présente un défaut qui provoque une fuite de courant. Quelle borne de la prise, avec une protection adaptée, permet d’évacuer ce courant ?

La borne de protection du disjoncteur
La borne de terre
La borne de neutre
La borne de phase

La borne de terre

Explication

La borne de terre sert à évacuer un courant de fuite lorsque la prise est associée à une protection adaptée. Le neutre et la phase sont les conducteurs d’alimentation, tandis que le disjoncteur est une protection, pas une borne de la prise.

19. Pour un circuit de prises de courant de 16 A, quel dimensionnement respecte les limites indiquées pour la section minimale du conducteur et la protection maximale ?

1,5 mm² et 20 A par fusible ou 16 A par disjoncteur
2,5 mm² et 32 A par fusible ou 32 A par disjoncteur
1,5 mm² et 16 A par fusible ou 20 A par disjoncteur
1 mm² et 16 A par fusible ou 20 A par disjoncteur

1,5 mm² et 16 A par fusible ou 20 A par disjoncteur

Explication

Pour ce circuit, la section minimale est de 1,5 mm² ; la protection maximale est de 16 A par fusible ou 20 A par disjoncteur. Une section de 1 mm² est insuffisante, l’inversion des calibres confond fusible et disjoncteur, et les calibres de 32 A correspondent à un autre type de circuit.

20. Lors de la rénovation d’un bâtiment, quels moyens peuvent assurer le cheminement des installations électriques ?

Le délestage et le fil pilote
Les câbles de phase et de neutre
Les chemins de câble et les incorporations
Le plan d’électricité et le plan d’implantation

Les chemins de câble et les incorporations

Explication

Les chemins de câble et les incorporations sont présentés comme des moyens de cheminement des installations dans le bâtiment. Les plans servent à situer les équipements, tandis que le délestage et le fil pilote relèvent de la gestion des appels de puissance.

21. Un logement subit des appels de puissance élevés ; quelle solution peut les écrêter en agissant sur le chauffe-eau ou le fil pilote ?

Le délestage
Le chemin de câble
Le disjoncteur général
Le plan d’implantation électrique

Le délestage

Explication

Le délestage sert à écrêter les appels de puissance et peut agir notamment sur le chauffe-eau ou le fil pilote. Le disjoncteur général assure une fonction de commande et de protection, le plan localise les équipements et le chemin de câble permet leur cheminement.

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Que transporte le courant fort ?

L’énergie.

Que transporte le courant faible ?

L’information.

Quelle part de l’énergie primaire représente la production d’électricité ?

50 %.

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