QCM : Empreinte environnementale des systèmes — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise l’ingénierie des systèmes lors de l’étude d’un produit ou d’un service ?

Elle optimise les performances du produit final sans analyser les étapes de son cycle de vie.
Elle examine les besoins, les parties prenantes et leurs interactions sur tout le cycle de vie.
Elle remplace l’analyse globale par l’étude détaillée d’un seul composant technique.
Elle définit les coûts de fabrication avant d’identifier les besoins des usagers.

Elle examine les besoins, les parties prenantes et leurs interactions sur tout le cycle de vie.

Explication

L’ingénierie des systèmes considère les besoins, les parties prenantes et leurs interactions pendant tout le cycle de vie, avec une décomposition possible en sous-systèmes. Une analyse limitée aux performances du produit final négligerait précisément cette approche globale.

2. À quel moment un ingénieur responsable doit-il intégrer les enjeux environnementaux dans un projet ?

Après la mise en service, lorsque les impacts réels peuvent être mesurés.
Lors de la fabrication, après avoir arrêté les choix techniques et économiques principaux.
À la fin du projet, au moment de compenser les émissions et les déchets produits.
Dès l’étude du besoin, en considérant l’environnement comme une partie prenante.

Dès l’étude du besoin, en considérant l’environnement comme une partie prenante.

Explication

L’environnement doit être pris en compte dès l’étude du besoin, car il constitue une partie prenante du système. Le traiter plus tard revient à le considérer comme une conséquence du projet plutôt que comme un élément de sa définition.

3. Comment l’enseignement des sciences de l’ingénieur à l’EPF est-il structuré ?

Il se déroule sur un semestre et s’organise autour d’activités pédagogiques indépendantes.
Il occupe quatre semestres, mais le projet conducteur reste limité à une seule période.
Il s’étend sur trois semestres et privilégie des cours séparés sans projet transversal.
Il s’étend sur quatre semestres et repose sur un projet conducteur reliant les blocs de compétences.

Il s’étend sur quatre semestres et repose sur un projet conducteur reliant les blocs de compétences.

Explication

Le parcours s’étend sur quatre semestres et s’appuie sur un projet conducteur qui relie les blocs de compétences. Le projet n’est donc pas une activité isolée limitée à un seul semestre.

4. Dans quel ordre les principales étapes du projet conducteur sont-elles réalisées ?

Dimensionnement et conception, initiation aux systèmes, tests, puis identification des besoins et lancement du projet.
Finalisation de la maquette, lancement du projet, identification des besoins, puis dimensionnement et conception.
Identification des besoins, tests préliminaires, conception, puis initiation aux systèmes et finalisation de la maquette.
Initiation aux systèmes et à la créativité, identification des besoins, dimensionnement et conception, puis maquette et tests.

Initiation aux systèmes et à la créativité, identification des besoins, dimensionnement et conception, puis maquette et tests.

Explication

Le parcours commence par l’initiation aux systèmes et à la créativité au semestre 1, puis enchaîne lancement et besoins, dimensionnement et conception, enfin maquette et tests. Les tests interviennent donc après la conception, et non avant elle.

5. Quelle était la moyenne française d’émissions de gaz à effet de serre par habitant en 2021 ?

Environ 2,9 tonnes de CO2eq par habitant.
Environ 19,2 tonnes de CO2eq par habitant.
Environ 9,2 tonnes de CO2eq par habitant.
Environ 92 tonnes de CO2eq par habitant.

Environ 9,2 tonnes de CO2eq par habitant.

Explication

La moyenne française atteignait environ 9,2 tonnes de CO2eq par habitant en 2021. Cette valeur est rapportée à chaque habitant et ne correspond pas aux émissions nationales totales.

6. Quelle proportion approximative des émissions de gaz à effet de serre est représentée ensemble par les transports, le résidentiel-tertiaire, le bâtiment et la manufacture ?

Près de 90 % des émissions de gaz à effet de serre.
Près de 15 % des émissions de gaz à effet de serre.
Près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre.
Près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre.

Près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre.

Explication

Ces quatre secteurs représentent ensemble près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Attribuer cette proportion aux seuls transports confondrait une contribution sectorielle avec le total du groupe de secteurs considéré.

7. Pour un trajet Paris-Troyes, quelle comparaison d’émissions entre le TER et la voiture est correcte ?

Le trajet émet environ 22 kgCO2eq en TER contre 3,49 kgCO2eq en voiture.
Le trajet émet environ 3,49 kgCO2eq dans les deux modes de transport.
Le trajet émet environ 3,49 kgCO2eq en TER contre 22 kgCO2eq en voiture.
Le trajet émet environ 70 kgCO2eq en TER contre 250 kgCO2eq en voiture.

Le trajet émet environ 3,49 kgCO2eq en TER contre 22 kgCO2eq en voiture.

Explication

Un trajet Paris-Troyes représente environ 3,49 kgCO2eq en TER, contre 22 kgCO2eq en voiture. L’inversion des deux valeurs attribuerait au transport ferroviaire l’empreinte associée à la voiture.

8. Que désigne l’effet de serre additionnel dans le contexte du changement climatique ?

Une redistribution de la chaleur terrestre provoquée par la fonte des glaciers
Un phénomène indépendant de l’effet de serre naturel produit par les variations orbitales
Une augmentation de l’effet de serre naturel liée à la hausse des gaz atmosphériques
Une diminution de l’effet de serre naturel causée par la baisse des températures océaniques

Une augmentation de l’effet de serre naturel liée à la hausse des gaz atmosphériques

Explication

L’effet de serre additionnel renforce l’effet de serre naturel lorsque la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre augmente, ce qui élève la température. Il ne constitue donc pas un phénomène indépendant de l’effet de serre naturel.

9. Quelle situation illustre le fonctionnement d’un puits de carbone ?

Une centrale rejette du dioxyde de carbone et accroît sa concentration atmosphérique
Un glacier réfléchit le rayonnement solaire et ralentit le réchauffement régional
Une forêt absorbe du dioxyde de carbone et réduit son accumulation atmosphérique
Un océan se réchauffe et accélère la circulation de la chaleur dans l’atmosphère

Une forêt absorbe du dioxyde de carbone et réduit son accumulation atmosphérique

Explication

Un puits de carbone est un réservoir ou un processus qui absorbe du carbone et limite son accumulation dans l’atmosphère. Une installation qui rejette du dioxyde de carbone constitue au contraire une source.

10. Pourquoi la fonte des glaciers terrestres contribue-t-elle à la montée des eaux, contrairement à celle de la banquise flottante ?

Elle modifie les courants océaniques, tandis que la banquise bloque les échanges atmosphériques
Elle augmente la salinité des océans, tandis que la banquise réduit leur température moyenne
Elle absorbe davantage de rayonnement solaire, tandis que la banquise réfléchit la lumière
Elle ajoute de l’eau aux océans, tandis que la banquise déplace déjà son volume d’eau

Elle ajoute de l’eau aux océans, tandis que la banquise déplace déjà son volume d’eau

Explication

La fonte des glaciers et des calottes glaciaires terrestres ajoute de l’eau aux océans et contribue ainsi à leur élévation. La banquise flottante déplace déjà de l’eau, si bien que sa fonte ne provoque pas directement la même hausse.

11. Que désigne l’Anthropocène ?

Une période où les variations naturelles modifient les équilibres terrestres sans influence humaine
Une époque où les activités humaines altèrent les paramètres fondamentaux du système Terre
Une phase correspondant aux douze derniers millénaires de l’histoire géologique terrestre
Une époque géologique précédente caractérisée par la stabilité récente du système Terre

Une époque où les activités humaines altèrent les paramètres fondamentaux du système Terre

Explication

L’Anthropocène désigne l’époque où l’impact des activités humaines modifie les paramètres fondamentaux qui régissent l’équilibre du système Terre. La période des douze derniers millénaires correspond à l’Holocène, et non à l’Anthropocène.

12. Quelle description correspond au tableau de bord de l’Anthropocène ?

Il réunit 24 paramètres, tous consacrés aux indicateurs économiques apparus après la révolution industrielle
Il réunit 17 objectifs, répartis entre les dimensions sociales, économiques et environnementales du développement
Il réunit 24 paramètres, répartis entre développements socio-économiques et évolution du système Terre
Il réunit 12 paramètres, consacrés aux seules transformations physiques du système Terre depuis 1945

Il réunit 24 paramètres, répartis entre développements socio-économiques et évolution du système Terre

Explication

Le tableau de bord de l’Anthropocène comprend 24 paramètres, dont 12 concernent les développements socio-économiques et 12 l’évolution du système Terre. Il présente un décollage autour de 1800 et une grande accélération depuis 1945, mais ses paramètres ne sont pas tous économiques.

13. Quelle distinction caractérise la soutenabilité forte par rapport à la soutenabilité faible ?

Elle sépare l’économie des dimensions sociales et environnementales pour préserver leur autonomie respective
Elle admet une substituabilité limitée entre l’économie et les sphères sociales et environnementales
Elle accorde à la croissance économique une priorité supérieure aux équilibres sociaux et environnementaux
Elle considère que les dimensions économiques et environnementales peuvent se remplacer avec davantage de souplesse

Elle admet une substituabilité limitée entre l’économie et les sphères sociales et environnementales

Explication

La soutenabilité forte considère que l’économie dépend des sphères sociales et environnementales et que leur substituabilité est limitée. La soutenabilité faible admet au contraire une interdépendance avec une substituabilité plus large entre ces sphères.

14. En quelle année le rapport Brundtland a-t-il défini le développement durable comme répondant aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures ?

En 2015, dans un accord mondial sur le développement
En 1987, dans le rapport Brundtland
En 1992, dans un programme international consacré à l’environnement
En 1972, dans une déclaration sur les limites de la croissance

En 1987, dans le rapport Brundtland

Explication

Le rapport Brundtland a formulé cette définition du développement durable en 1987. L’année 2015 renvoie notamment à la définition des Objectifs de développement durable par l’ONU, et non à cette formulation initiale.

15. Quelle caractéristique définit les Objectifs de développement durable adoptés par l’ONU en 2015 ?

Ils forment un ensemble de mesures climatiques destinées à réduire les émissions des secteurs industriels
Ils forment un classement d’objectifs économiques servant à organiser les priorités sociales et environnementales
Ils forment 17 objectifs intégrés visant à équilibrer les dimensions sociales, économiques et environnementales
Ils forment 24 indicateurs séparés consacrés aux transformations du système Terre et aux activités humaines

Ils forment 17 objectifs intégrés visant à équilibrer les dimensions sociales, économiques et environnementales

Explication

Les ODD sont 17 objectifs intégrés et interdépendants, conçus pour équilibrer les dimensions sociales, économiques et environnementales du développement. Ils ne constituent ni un classement hiérarchisé ni un programme limité à l’action climatique.

16. Comment une politique publique consacrée à un Objectif de développement durable doit-elle être comprise par rapport aux autres objectifs ?

Elle peut être évaluée séparément, car les objectifs sont conçus pour produire des effets indépendants
Elle doit respecter un classement international donnant la priorité aux objectifs économiques sur les autres
Elle doit privilégier l’objectif environnemental concerné avant de considérer les dimensions sociales et économiques
Elle peut modifier les résultats d’autres objectifs, sans qu’un objectif ait une supériorité officielle

Elle peut modifier les résultats d’autres objectifs, sans qu’un objectif ait une supériorité officielle

Explication

Les ODD sont interdépendants : une intervention dans un domaine peut affecter les résultats dans d’autres domaines, et aucun objectif n’est hiérarchiquement supérieur. Les considérer comme indépendants ou officiellement classés contredit cette logique intégrée.

17. Que définissent les limites planétaires pour le système Terre ?

Un indicateur centré sur les émissions mondiales de dioxyde de carbone
Un seuil économique destiné à mesurer la croissance des États
Une classification des ressources disponibles pour les activités industrielles
Un espace sûr fondé sur neuf frontières environnementales à ne pas franchir

Un espace sûr fondé sur neuf frontières environnementales à ne pas franchir

Explication

Les limites planétaires identifient neuf processus environnementaux dont le dépassement menace l’espace sûr de fonctionnement du système Terre. Elles ne se réduisent donc pas à un indicateur consacré aux émissions de dioxyde de carbone.

18. Quel constat décrit l’état actuel des neuf limites planétaires ?

Trois limites sont dépassées, tandis que six restent dans l’espace sûr
Sept limites sont déjà dépassées, tandis que deux ne le sont pas
Les neuf limites sont déjà dépassées à l’échelle du système Terre
Aucune limite n’est dépassée grâce aux politiques environnementales actuelles

Sept limites sont déjà dépassées, tandis que deux ne le sont pas

Explication

Sept des neuf limites planétaires sont actuellement dépassées, ce qui signifie que le dépassement n’est pas total. L’affirmation selon laquelle les neuf frontières seraient franchies exagère donc le constat établi.

19. Qui a présenté la théorie du donut en 2012 ?

L’économiste Kate Raworth, en reliant justice sociale et enjeux environnementaux
Le philosophe Hans Jonas, en reliant technique et responsabilité collective
La biologiste Rachel Carson, en reliant biodiversité et pollution industrielle
L’économiste Nicholas Stern, en reliant climat et stabilité financière

L’économiste Kate Raworth, en reliant justice sociale et enjeux environnementaux

Explication

Kate Raworth a présenté la théorie du donut en 2012 pour articuler la justice sociale avec les contraintes environnementales. Les autres personnalités proposées sont associées à d’autres réflexions, mais ne correspondent pas à cette attribution.

20. Dans la théorie du donut, que représentent respectivement le plafond et le plancher ?

Le plafond représente les émissions de carbone, et le plancher les objectifs commerciaux
Le plafond représente les droits humains, et le plancher les frontières planétaires
Le plafond représente les frontières planétaires, et le plancher les besoins essentiels et droits humains
Le plafond représente la croissance économique, et le plancher les ressources industrielles

Le plafond représente les frontières planétaires, et le plancher les besoins essentiels et droits humains

Explication

Le plafond du donut correspond aux frontières planétaires établies par les sciences naturelles, tandis que le plancher renvoie aux besoins essentiels et aux droits humains, notamment ceux liés aux ODD de l’ONU. Inverser ces deux éléments conduit à confondre la limite écologique avec le socle social.

21. Quel changement le protocole de Montréal de 1985 a-t-il principalement entraîné ?

Une limitation internationale de l’extraction des combustibles fossiles
Une forte réduction des chlorofluorocarbures nocifs pour la couche d’ozone
Une baisse coordonnée des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique
Une réglementation mondiale des déchets issus des activités industrielles

Une forte réduction des chlorofluorocarbures nocifs pour la couche d’ozone

Explication

Le protocole de Montréal a conduit à réduire fortement l’utilisation des chlorofluorocarbures qui dégradaient la couche d’ozone, malgré des répercussions industrielles importantes. Il ne s’agissait pas d’un accord climatique centré sur les gaz à effet de serre.

22. Pourquoi le rôle de l’ingénieur est-il particulièrement important dans l’impact environnemental des activités humaines ?

Parce que les choix d’ingénierie influencent les modèles économiques, les besoins et la conception
Parce que les activités humaines ont un impact environnemental indépendant des décisions de conception
Parce que les ingénieurs interviennent principalement après la production des impacts environnementaux
Parce que l’ingénierie concerne surtout la réparation des dommages causés par d’autres secteurs

Parce que les choix d’ingénierie influencent les modèles économiques, les besoins et la conception

Explication

Toute activité humaine a un impact environnemental, et les secteurs les plus impactants sont fortement liés à l’ingénierie par les choix de modèle économique, de besoin et de conception. Réduire ce rôle à une intervention après les dommages néglige l’influence exercée en amont.

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Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Empreinte environnementale des systèmes.

Que fait l’ingénierie systèmes tout au long du cycle de vie ?

Elle évalue les besoins, parties prenantes et leurs interactions.

Que fait l’ingénierie systèmes avec un système complexe ?

Elle le décompose en sous-systèmes plus simples.

Qu'impose un ingénieur responsable dès l’étude du besoin ?

D’intégrer l’environnement comme partie prenante.

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Consultez la fiche de révision complète sur Empreinte environnementale des systèmes.

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