QCM : Engagement politique et action collective — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’engagement politique ?

Exprimer une opinion personnelle sans rejoindre d’organisation ou de mouvement
Participer à une élection en choisissant un candidat ou une liste
Respecter les règles communes dans les espaces publics et professionnels
S’investir dans une organisation, un mouvement d’idées ou des activités à caractère politique

S’investir dans une organisation, un mouvement d’idées ou des activités à caractère politique

Explication

L’engagement politique désigne l’investissement d’un individu dans une organisation, un mouvement d’idées ou des activités politiques. Le réduire à la participation électorale confond l’engagement politique avec une seule de ses formes possibles.

2. Quelle situation constitue une action collective ?

Des individus se mobilisent de manière concertée pour atteindre un but commun
Une personne rédige seule une opinion politique sur son temps libre
Un citoyen modifie ses habitudes sans en parler à d’autres personnes
Un électeur choisit individuellement un candidat lors d’un scrutin

Des individus se mobilisent de manière concertée pour atteindre un but commun

Explication

Une action collective repose sur une mobilisation concertée de plusieurs individus visant des buts communs. Une action individuelle isolée ne possède pas cette dimension de coordination entre participants.

3. Comment peut-on définir le vote dans une démocratie ?

Une action militante visant à défendre une cause auprès des pouvoirs publics
Une discussion informelle permettant de rechercher un accord entre plusieurs participants
Une procédure formelle qui dégage un choix collectif en comptant des choix individuels
Une mobilisation collective destinée à exprimer une revendication dans l’espace public

Une procédure formelle qui dégage un choix collectif en comptant des choix individuels

Explication

Le vote est une procédure formelle qui transforme le décompte de choix individuels en décision collective. Une manifestation relève plutôt d’une action collective non électorale et ne correspond pas à cette procédure.

4. Dans une démocratie représentative, quelle fonction le vote remplit-il principalement ?

Il permet aux citoyens de participer aux débats publics sans choisir de représentants
Il permet de désigner des représentants et peut servir à répondre directement à une question par référendum
Il organise une mobilisation collective destinée à défendre une revendication auprès des élus
Il remplace les associations et les partis dans la formulation des principales causes politiques

Il permet de désigner des représentants et peut servir à répondre directement à une question par référendum

Explication

Le vote sert principalement à désigner des représentants et peut aussi permettre une expression directe lors d’un référendum. Une manifestation ou un débat public peut influencer la politique, mais ne remplit pas cette fonction électorale.

5. Quelle distinction Anne Muxel établit-elle entre abstentionnisme intermittent et abstention systématique ?

L’abstention intermittente concerne les référendums, tandis que l’abstention systématique concerne les élections représentatives
L’abstention intermittente traduit une sortie du jeu politique, tandis que l’abstention systématique maintient une participation irrégulière
L’abstention intermittente relève d’un engagement militant, tandis que l’abstention systématique correspond à une participation associative
L’abstention intermittente correspond à une participation irrégulière, tandis que l’abstention systématique éloigne du jeu politique

L’abstention intermittente correspond à une participation irrégulière, tandis que l’abstention systématique éloigne du jeu politique

Explication

L’abstentionnisme intermittent désigne une participation électorale irrégulière qui maintient les citoyens dans le jeu politique, contrairement à l’abstention systématique. Cette dernière correspond à une mise à distance durable de la participation électorale et politique.

6. Qu’est-ce qui caractérise principalement le militantisme ?

Une adhésion administrative accompagnée du paiement d’une cotisation à une organisation
Une participation occasionnelle à une activité collective sans objectif explicite de défense
Une consommation individuelle de produits choisis en fonction de leurs caractéristiques commerciales
Un engagement actif et bénévole dans des actions organisées pour défendre une cause

Un engagement actif et bénévole dans des actions organisées pour défendre une cause

Explication

Le militantisme implique une participation active et bénévole à un parti, un syndicat, une association ou des actions collectives en faveur d’une cause. La simple adhésion et le paiement d’une cotisation ne suffisent pas à caractériser cet engagement actif.

7. Quelle distinction oppose le militantisme associatif à l’engagement associatif non militant ?

Le militantisme associatif consiste à payer une cotisation, tandis que l’engagement non militant exige une participation bénévole régulière
Le militantisme associatif concerne les syndicats, tandis que l’engagement non militant appartient aux partis politiques
Le militantisme associatif défend une cause politique, tandis que l’engagement non militant concerne notamment la sociabilité ou les loisirs
Le militantisme associatif repose sur des loisirs, tandis que l’engagement non militant cherche à transformer une décision politique

Le militantisme associatif défend une cause politique, tandis que l’engagement non militant concerne notamment la sociabilité ou les loisirs

Explication

Le militantisme associatif vise la défense active d’une cause politique, alors que l’engagement associatif non militant peut répondre à des objectifs de sociabilité ou de loisirs. Une association sportive ou récréative n’a donc pas nécessairement une finalité politique.

8. Comment la consommation engagée utilise-t-elle les actes d’achat ?

Comme un moyen de défendre une cause en orientant ses choix de consommation
Comme une activité bénévole destinée à organiser une association de défense
Comme une participation électorale permettant de répondre à une question publique
Comme une procédure formelle pour désigner des représentants politiques

Comme un moyen de défendre une cause en orientant ses choix de consommation

Explication

La consommation engagée transforme les actes d’achat en moyens de soutenir ou de défendre une cause. Le vote et le militantisme sont d’autres formes d’engagement politique, mais ils ne reposent pas directement sur les choix de consommation.

9. Quelle différence distingue le boycott du buycott ?

Le boycott privilégie certains achats pour soutenir une entreprise, tandis que le buycott refuse des produits pour la sanctionner
Le boycott consiste à participer à une élection, tandis que le buycott consiste à rejoindre une association politique
Le boycott refuse certains achats pour protester, tandis que le buycott privilégie certains achats pour promouvoir une cause
Le boycott défend une cause par le bénévolat, tandis que le buycott la défend par le paiement d’une cotisation

Le boycott refuse certains achats pour protester, tandis que le buycott privilégie certains achats pour promouvoir une cause

Explication

Le boycott consiste à refuser d’acheter certains produits afin de protester contre une entreprise, un pays ou un mode de consommation. À l’inverse, le buycott utilise l’achat de produits choisis pour promouvoir une cause.

10. Comment définir le paradoxe de l’action collective ?

Des individus engagés dans une mobilisation refusent ses résultats, car ils cherchent à préserver leurs ressources personnelles.
Des individus subissant un coût collectif interrompent leur participation, car l’organisation leur impose une récompense matérielle.
Des individus partageant un intérêt commun renoncent à participer, car ils privilégient rationnellement le rôle de passager clandestin.
Des individus dépourvus d’intérêt commun coordonnent leurs efforts, car ils anticipent un bénéfice réservé aux participants.

Des individus partageant un intérêt commun renoncent à participer, car ils privilégient rationnellement le rôle de passager clandestin.

Explication

Le paradoxe désigne le fait que l’intérêt commun ne suffit pas à provoquer la participation, puisque chacun peut chercher à profiter de la mobilisation sans en supporter les coûts. La confusion fréquente consiste à croire que le paradoxe décrit l’échec de toute action collective, alors que certaines mobilisations réussissent et bénéficient à tous.

11. Pourquoi la non-participation peut-elle sembler rationnelle dans une action collective ?

Elle augmente le coût supporté par les participants tout en supprimant l’avantage attendu de leur mobilisation.
Elle transforme le bénéfice collectif en récompense matérielle réservée aux personnes qui restent à l’écart.
Elle évite le coût individuel de l’engagement tout en laissant espérer un bénéfice produit par la réussite collective.
Elle permet de participer indirectement à l’organisation en transférant son effort vers les responsables du mouvement.

Elle évite le coût individuel de l’engagement tout en laissant espérer un bénéfice produit par la réussite collective.

Explication

La non-participation évite les coûts individuels de l’action tout en permettant de bénéficier du résultat si la mobilisation réussit. La participation, à l’inverse, implique un coût personnel en échange d’un avantage collectif qui peut aussi profiter aux non-participants.

12. Quel problème Mancur Olson met-il en évidence entre les décisions rationnelles individuelles et l’action collective ?

L’agrégation de décisions rationnelles devrait conduire à l’absence de mobilisation, alors que des actions collectives sont effectivement organisées.
L’agrégation de décisions rationnelles devrait favoriser les groupes nombreux, alors que les organisations mobilisatrices disposent de ressources limitées.
L’agrégation de décisions rationnelles devrait supprimer les avantages collectifs, alors que les individus recherchent principalement des récompenses symboliques.
L’agrégation de décisions rationnelles devrait produire une mobilisation automatique, alors que les groupes organisés restent dépourvus d’intérêts communs.

L’agrégation de décisions rationnelles devrait conduire à l’absence de mobilisation, alors que des actions collectives sont effectivement organisées.

Explication

Olson souligne la tension entre le calcul rationnel des individus, qui devrait décourager leur participation, et l’existence réelle d’actions collectives organisées et suivies. La mobilisation n’est donc pas une conséquence automatique de l’existence d’un intérêt commun.

13. Qu’est-ce qu’une incitation sélective dans une action collective ?

Un avantage matériel accordé aux personnes qui participent afin de rendre leur mobilisation plus attractive.
Un bénéfice collectif accessible aux personnes mobilisées comme à celles qui restent en dehors du mouvement.
Une satisfaction morale ressentie par les militants grâce aux relations créées pendant la mobilisation.
Une sanction administrative appliquée aux individus qui refusent de soutenir l’organisation collective.

Un avantage matériel accordé aux personnes qui participent afin de rendre leur mobilisation plus attractive.

Explication

Une incitation sélective est un avantage matériel réservé aux participants pour les encourager à s’engager. Un avantage collectif se distingue de ce mécanisme, car il peut bénéficier aussi aux individus qui ne participent pas.

14. Quelle différence oppose les incitations sélectives positives et négatives ?

Les positives bénéficient à tous les membres du groupe, tandis que les négatives récompensent les personnes qui restent à l’écart.
Les positives accordent un avantage aux plus engagés, tandis que les négatives retirent un avantage administratif aux non-participants.
Les positives retirent un avantage administratif aux non-participants, tandis que les négatives accordent un emploi aux plus engagés.
Les positives procurent une satisfaction militante, tandis que les négatives créent des relations sociales au sein du mouvement.

Les positives accordent un avantage aux plus engagés, tandis que les négatives retirent un avantage administratif aux non-participants.

Explication

Les incitations positives récompensent la participation par des avantages matériels, des emplois publics ou des postes de pouvoir. Les incitations négatives cherchent à favoriser la mobilisation en retirant un avantage administratif aux personnes qui ne participent pas.

15. Comment définir les rétributions symboliques associées à la participation collective ?

Des bénéfices collectifs distribués à l’ensemble du groupe après la réussite du mouvement.
Des avantages non matériels procurés par l’engagement dans une action collective.
Des avantages matériels réservés aux individus qui acceptent de participer à une mobilisation.
Des sanctions administratives visant les personnes qui refusent de rejoindre une organisation.

Des avantages non matériels procurés par l’engagement dans une action collective.

Explication

Les rétributions symboliques correspondent aux satisfactions non matérielles obtenues grâce à la participation, comme le sentiment d’appartenance ou le plaisir de militer. Elles se distinguent des incitations sélectives, qui reposent sur un avantage matériel réservé aux participants.

16. Quelle forme de rétribution symbolique peut être associée au mouvement des Gilets jaunes ?

L’acquisition d’un bénéfice matériel distribué aux personnes qui ne se mobilisent pas.
Le plaisir de l’activité militante, la sociabilité et la dimension festive du mouvement.
La réduction du coût financier de la grève et l’augmentation du salaire des participants.
L’obtention d’un emploi public, d’un poste de pouvoir et d’un avantage administratif.

Le plaisir de l’activité militante, la sociabilité et la dimension festive du mouvement.

Explication

Dans le mouvement des Gilets jaunes, les rétributions symboliques peuvent prendre la forme du plaisir de militer, des relations sociales et de l’ambiance festive. Les emplois publics et les postes de pouvoir relèvent plutôt des incitations sélectives matérielles.

17. Que désigne la structure des opportunités politiques dans l’analyse de l’action collective ?

La capacité des militants à formuler des revendications dans l’espace public
Le niveau de ressources financières dont disposent les groupes mobilisés
La fréquence des élections qui détermine la participation des citoyens
L’ensemble des éléments du contexte politique qui influencent l’engagement collectif

L’ensemble des éléments du contexte politique qui influencent l’engagement collectif

Explication

La structure des opportunités politiques correspond aux éléments du contexte politique susceptibles de faciliter ou de freiner l’engagement collectif. Les ressources financières, les compétences militantes et la fréquence électorale peuvent jouer un rôle, mais ne définissent pas cette structure.

18. Quel élément peut favoriser l’engagement dans une action collective en ouvrant des possibilités d’influence politique ?

La disparition des conflits entre les différentes élites politiques
La présence de relais ou d’alliés parmi les acteurs politiques
La rupture des alliances entre les groupes mobilisés et leurs soutiens
La diminution de l’ouverture du système politique aux revendications

La présence de relais ou d’alliés parmi les acteurs politiques

Explication

Les relais ou alliés politiques peuvent faciliter l’action collective en donnant aux groupes mobilisés des ressources et des points d’accès au pouvoir. À l’inverse, une faible ouverture, des alliances instables ou l’absence de relais tendent à rendre la mobilisation plus difficile.

19. Quelle tendance caractérise le rapport entre position sociale, diplôme et engagement politique ?

Les cadres et les personnes diplômées sont généralement davantage engagés que les ouvriers et les personnes sans diplôme
Les catégories sociales présentent des niveaux d’engagement politique globalement équivalents
Les personnes sans diplôme participent davantage que les diplômés aux activités politiques organisées
Les ouvriers sont généralement davantage engagés que les cadres et les personnes diplômées

Les cadres et les personnes diplômées sont généralement davantage engagés que les ouvriers et les personnes sans diplôme

Explication

Les cadres et les personnes les plus diplômées sont davantage engagés politiquement que les ouvriers, les employés et les personnes sans diplôme. Cette tendance ne signifie pas que les ouvriers sont systématiquement les moins engagés dans chaque forme de participation.

20. Par quel mécanisme le capital culturel peut-il renforcer l’engagement politique ?

Il facilite la prise de parole, la rédaction de tracts et le sentiment de légitimité politique
Il réduit le temps consacré aux activités professionnelles et aux responsabilités familiales
Il remplace les relations militantes nécessaires pour participer à une mobilisation
Il garantit l’accès à des fonctions dirigeantes dans les partis et les syndicats

Il facilite la prise de parole, la rédaction de tracts et le sentiment de légitimité politique

Explication

Le capital culturel renforce des compétences pratiques et la confiance nécessaire pour s’exprimer, rédiger des supports militants et formuler un jugement politique. Il ne garantit pas l’accès à des postes dirigeants et ne supprime pas les autres contraintes de l’engagement.

21. Quelle forme de participation politique caractérise le plus souvent l’engagement des jeunes ?

Un retrait général de la vie politique, y compris lors des mobilisations liées à des causes précises
Une adhésion durable aux partis et aux syndicats, organisée autour d’un militantisme régulier
Une participation davantage ponctuelle, concrète et ciblée, notamment par les manifestations et les pétitions
Une implication principalement institutionnelle dans les structures permanentes des organisations politiques

Une participation davantage ponctuelle, concrète et ciblée, notamment par les manifestations et les pétitions

Explication

Les jeunes sont relativement peu engagés dans les partis et les syndicats, mais participent davantage à des actions ponctuelles et ciblées comme les manifestations ou les pétitions. Le militantisme traditionnel se caractérise davantage par une organisation durable et structurée.

22. Quelle situation caractérise la syndicalisation des femmes malgré l’évolution de leur emploi depuis les années 1960 ?

Les femmes restent moins syndiquées que les hommes malgré l’extension de leur emploi salarié
La progression de l’emploi féminin a entraîné une syndicalisation féminine supérieure à celle des hommes
Les femmes et les hommes présentent des niveaux de syndicalisation devenus similaires
Les femmes sont davantage syndiquées que les hommes grâce à leur présence accrue dans l’emploi salarié

Les femmes restent moins syndiquées que les hommes malgré l’extension de leur emploi salarié

Explication

Malgré l’extension massive de l’emploi salarié féminin depuis les années 1960, les femmes demeurent moins syndiquées que les hommes. L’augmentation de leur présence sur le marché du travail n’a donc pas supprimé l’écart de syndicalisation.

23. Sur quelles revendications les actions collectives liées au mouvement ouvrier portent-elles principalement à partir du milieu du XIXe siècle ?

L’identité culturelle et la protection de l’environnement
La reconnaissance des minorités et la lutte contre les discriminations
La démocratie directe et la participation citoyenne
Les salaires et les conditions de travail

Les salaires et les conditions de travail

Explication

À partir du milieu du XIXe siècle, les mobilisations ouvrières se concentrent principalement sur des revendications professionnelles matérialistes, notamment les salaires et les conditions de travail. Les revendications liées à l’identité et à l’environnement relèvent plutôt du registre post-matérialiste.

24. Quel changement social favorise la diversification des actions collectives et le développement des aspirations post-matérialistes à partir de la fin des années 1960 ?

Le renforcement de la hiérarchie des partis et des syndicats
La diminution des revenus et l’extension du chômage industriel
L’élévation du niveau de vie et du niveau d’instruction
La restriction des libertés publiques et du droit de manifestation

L’élévation du niveau de vie et du niveau d’instruction

Explication

Selon Ronald Inglehart, l’élévation du niveau de vie et du niveau d’instruction favorise l’apparition d’aspirations post-matérialistes. Les revendications matérialistes restent, elles, centrées sur les besoins économiques.

25. Comment définir une lutte minoritaire ?

Une mobilisation regroupant les salariés autour de revendications salariales communes
Une protestation réunissant des citoyens contre une décision administrative
Une campagne organisée par un parti afin de conquérir une majorité électorale
Une action menée par un groupe exposé à une position d’infériorité et à des discriminations

Une action menée par un groupe exposé à une position d’infériorité et à des discriminations

Explication

Une lutte minoritaire est portée par un groupe qui se trouve, à un moment donné, en position d’infériorité dans la société et qui peut subir des discriminations. Une mobilisation salariale peut concerner des travailleurs sans relever nécessairement d’une lutte minoritaire.

26. Pourquoi une revendication salariale peut-elle aussi être qualifiée de revendication liée à une valeur post-matérialiste ?

Parce qu’elle abandonne les préoccupations économiques au profit de l’environnement
Parce qu’elle concerne principalement l’organisation démocratique des institutions
Parce qu’elle peut exprimer une demande de dignité en plus d’un intérêt économique
Parce qu’elle vise nécessairement la défense d’une identité culturelle particulière

Parce qu’elle peut exprimer une demande de dignité en plus d’un intérêt économique

Explication

Lilian Mathieu montre que les valeurs matérialistes et post-matérialistes ne s’excluent pas nécessairement : un salaire peut être revendiqué comme une question de dignité. Une revendication salariale conserve toutefois une dimension économique importante.

27. Quel ensemble de facteurs contribue à l’affaiblissement des partis politiques traditionnels ?

La fragmentation du salariat, la baisse des salaires et la légalisation des manifestations
La multiplication des adhésions, le renforcement des idéologies et l’autonomie accrue des militants
L’atténuation des différences idéologiques, la professionnalisation et la dépréciation du militantisme
La personnalisation des mouvements, l’engagement à la carte et la démocratie directe

L’atténuation des différences idéologiques, la professionnalisation et la dépréciation du militantisme

Explication

Les partis traditionnels sont fragilisés par l’atténuation des clivages idéologiques, leur professionnalisation et la dépréciation du militantisme partisan. La professionnalisation peut au contraire éloigner les partis de leurs bases militantes plutôt que renforcer l’implication des adhérents.

28. Quelle caractéristique décrit le mieux les nouveaux mouvements politiques ?

Ils refusent la personnalisation politique et répartissent durablement le pouvoir entre tous les adhérents
Ils sont plus démocratiques et moins hiérarchisés, tout en restant souvent personnalisés autour d’un leader
Ils reposent sur une organisation fortement bureaucratique dirigée par des instances permanentes
Ils privilégient un militantisme uniforme et une discipline interne comparable à celle des partis anciens

Ils sont plus démocratiques et moins hiérarchisés, tout en restant souvent personnalisés autour d’un leader

Explication

Les nouveaux mouvements politiques proposent un fonctionnement plus démocratique, moins hiérarchisé et un engagement à la carte, mais ils restent souvent centrés sur leur leader. Ils ne suppriment donc pas la personnalisation de la vie politique.

29. Quelle évolution le taux de syndicalisation des salariés connaît-il en France métropolitaine entre 1949 et 2016 ?

Il passe de 10,8 % à 30,1 %, soit un triplement approximatif
Il reste proche de 30,1 % malgré des variations annuelles limitées
Il diminue de 30,1 % à environ 20 %, soit une baisse modérée
Il passe de 30,1 % à 10,8 %, soit une division par trois environ

Il passe de 30,1 % à 10,8 %, soit une division par trois environ

Explication

D’après les données de la DARES, le taux de syndicalisation passe de 30,1 % en 1949 à 10,8 % en 2016, ce qui correspond à une division par trois environ. Il ne s’agit donc ni d’une hausse ni d’un maintien autour du niveau de 1949.

30. Comment Charles Tilly définit-il les répertoires de l’action collective ?

Comme les revendications communes formulées par les participants à une mobilisation
Comme les règles juridiques encadrant les relations entre syndicats et employeurs
Comme une liste permanente de toutes les formes de protestation imaginables
Comme l’ensemble des moyens d’action connus et utilisables à une époque donnée

Comme l’ensemble des moyens d’action connus et utilisables à une époque donnée

Explication

Pour Charles Tilly, un répertoire regroupe les moyens d’action connus et utilisables par les individus dans le cadre de mobilisations à un moment donné. Il dépend donc d’une époque et ne constitue pas une liste permanente de toutes les actions possibles.

31. Pourquoi la baisse du nombre de journées de grève depuis les années 1980 ne prouve-t-elle pas nécessairement une baisse du nombre de grèves ?

Parce que les grèves longues ont été transformées en manifestations nationales
Parce que les syndicats ont cessé de recenser les mouvements dans les entreprises
Parce que les conflits du travail ont été remplacés par des élections professionnelles
Parce que les grèves sont devenues plus courtes, sporadiques et moins visibles

Parce que les grèves sont devenues plus courtes, sporadiques et moins visibles

Explication

La diminution des journées de grève peut s’expliquer par la transformation des mobilisations en grèves plus courtes, sporadiques et moins visibles. Le nombre total de jours mobilisés ne mesure donc pas directement le nombre de grèves.

32. Par quels moyens les actions collectives cherchent-elles de plus en plus à obtenir une médiatisation ?

Par la suspension des revendications, la neutralité politique et le retrait des espaces publics
Par la concentration locale, la hiérarchie interne et la réduction des prises de parole
Par le scandale, l’illégalité, le registre festif, l’expertise et l’internationalisation
Par la négociation confidentielle, la discrétion médiatique et la limitation des alliances

Par le scandale, l’illégalité, le registre festif, l’expertise et l’internationalisation

Explication

Les actions collectives recherchent davantage la visibilité en mobilisant les registres du scandale, de l’illégalité et du festif, ainsi que l’expertise et l’internationalisation. La discrétion médiatique et le retrait de l’espace public vont à l’encontre de cet objectif de visibilité.

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Qu'est-ce que l'engagement politique ?

C'est le fait pour un individu de s'investir dans une organisation ou activité politique.

Qu'est-ce que l'action collective ?

C'est une action concertée pour atteindre des buts communs.

Dans quelles formes l'engagement politique peut-il se manifester ?

Il peut se manifester dans un parti, une association, un syndicat, un mouvement d'idées ou des activités politiques.

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