QCM : Enjeux énergétiques et marchés européens (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une énergie primaire ?

Elle désigne une énergie dont les réserves se reconstituent rapidement.
Elle correspond à l’électricité produite par une centrale.
Elle provient d’un phénomène naturel sans transformation volontaire.
Elle résulte d’une conversion industrielle d’une énergie naturelle.

Elle provient d’un phénomène naturel sans transformation volontaire.

Explication

Une énergie primaire est directement issue d’un phénomène naturel et n’a pas été transformée volontairement. L’électricité produite par une centrale est au contraire une énergie secondaire, car elle résulte d’une transformation.

2. Une raffinerie transforme du pétrole brut en carburant : comment qualifier le carburant obtenu ?

Une énergie nucléaire produite par une réaction atomique.
Une énergie secondaire issue d’une transformation volontaire.
Une énergie primaire extraite directement d’un phénomène naturel.
Une énergie renouvelable dont les réserves se reconstituent.

Une énergie secondaire issue d’une transformation volontaire.

Explication

Le carburant obtenu est une énergie secondaire, puisqu’il provient d’une transformation volontaire d’une énergie primaire. Le pétrole brut constitue l’énergie primaire avant cette transformation.

3. À quelle condition une énergie est-elle considérée comme renouvelable ?

Lorsqu’elle nécessite une transformation industrielle préalable.
Lorsque ses réserves ne s’épuisent pas de façon significative.
Lorsqu’elle provient d’un combustible extrait du sous-sol.
Lorsqu’elle est produite sous forme d’électricité dans une centrale.

Lorsque ses réserves ne s’épuisent pas de façon significative.

Explication

Une énergie est renouvelable lorsque ses réserves ne s’épuisent pas de façon significative. La forme électrique ou le besoin d’une transformation ne suffit pas à déterminer son caractère renouvelable.

4. Dans une centrale nucléaire, comment classer la chaleur produite et l’électricité obtenue ?

La chaleur et l’électricité sont deux énergies primaires.
La chaleur et l’électricité sont deux énergies secondaires.
La chaleur est primaire et l’électricité est secondaire.
La chaleur est secondaire et l’électricité est primaire.

La chaleur est primaire et l’électricité est secondaire.

Explication

Dans une centrale nucléaire, la chaleur produite est comptabilisée comme énergie primaire, tandis que l’électricité obtenue par transformation de cette chaleur est secondaire. La conversion de la chaleur en électricité explique cette distinction.

5. Que représentait la consommation mondiale d’énergie primaire en 2023 ?

151 500 Mtep pour la consommation mondiale totale.
15 150 Mtep pour la seule consommation mondiale d’électricité.
15 150 Mtep pour l’ensemble de la consommation primaire.
1 515 Mtep pour l’ensemble des énergies renouvelables.

15 150 Mtep pour l’ensemble de la consommation primaire.

Explication

La consommation mondiale d’énergie primaire a atteint 15 150 Mtep en 2023. Cette valeur concerne l’énergie primaire dans son ensemble, et non la seule consommation électrique.

6. Quels étaient les deux premiers consommateurs mondiaux d’énergie primaire en 2023 ?

Le Brésil et le Japon.
L’Union européenne et la France.
L’Inde et la Russie.
La Chine et les États-Unis.

La Chine et les États-Unis.

Explication

La Chine et les États-Unis étaient les deux pays les plus consommateurs d’énergie primaire en 2023. L’Union européenne est une entité régionale et la France ne figurait pas parmi ces deux premiers consommateurs.

7. Quelle situation caractérise encore le mix énergétique mondial et celui du G20 ?

L’énergie nucléaire couvre environ 80 % de la consommation du G20.
L’électricité couvre environ 80 % de la consommation du G20.
Les énergies fossiles couvrent environ 80 % de la consommation du G20.
Les énergies renouvelables couvrent environ 80 % de la consommation du G20.

Les énergies fossiles couvrent environ 80 % de la consommation du G20.

Explication

Les énergies fossiles couvrent environ 80 % de la consommation du G20 et dominent encore le mix énergétique mondial. La progression des filières bas carbone n’a pas supprimé cette domination.

8. Pourquoi la hausse de la demande mondiale d’électricité renforce-t-elle le besoin de production bas carbone ?

Parce que la demande augmente d’environ 3 % par an avec l’électrification des usages.
Parce que la demande diminue avec le développement des véhicules électriques.
Parce que l’électrification réduit automatiquement les émissions du système énergétique.
Parce que les centres de données remplacent les usages nécessitant de l’énergie.

Parce que la demande augmente d’environ 3 % par an avec l’électrification des usages.

Explication

La demande mondiale d’électricité augmente d’environ 3 % par an, notamment avec l’électrification, les véhicules électriques et les centres de données. Cette hausse ne réduit pas automatiquement les émissions : elle exige davantage de production bas carbone.

9. Quelle interprétation Vaclav Smil donne-t-il de l’évolution des combustibles fossiles entre 1997 et 2022 ?

Leur consommation a augmenté d’environ 4 %, tandis que leur part a atteint 86 %.
Leur consommation a diminué d’environ 55 %, avec une hausse de leur part relative.
Leur consommation est restée stable, tandis que leur part a chuté à environ 55 %.
Leur consommation a augmenté d’environ 55 %, malgré une baisse de leur part relative.

Leur consommation a augmenté d’environ 55 %, malgré une baisse de leur part relative.

Explication

Selon Vaclav Smil, la consommation mondiale de combustibles fossiles a augmenté d’environ 55 %, alors que leur part est passée d’environ 86 % à 82 %. La diminution de la part relative ne signifie donc pas une diminution de la consommation totale.

10. Quels secteurs illustrent des activités difficiles à décarboner au-delà de la production d’électricité ?

L’acier, le ciment, les engrais et les plastiques.
Les télécommunications, les assurances, la vente et la restauration.
Le commerce, le tourisme, la publicité et la banque.
La photographie, l’édition, la musique et le cinéma.

L’acier, le ciment, les engrais et les plastiques.

Explication

L’acier, le ciment, les engrais et les plastiques sont des secteurs difficiles à décarboner. La décarbonation ne se limite donc pas à rendre la production d’électricité moins émettrice.

11. Quelle distinction décrit correctement l’effet de serre naturel et son renforcement ?

Le phénomène naturel refroidit la Terre, tandis que son renforcement stabilise le climat mondial.
Le phénomène naturel réchauffe la Terre, tandis que son renforcement accentue le réchauffement climatique.
Le phénomène naturel résulte des activités humaines, tandis que son renforcement provient des océans.
Le phénomène naturel bloque tout le rayonnement terrestre, tandis que son renforcement supprime les saisons.

Le phénomène naturel réchauffe la Terre, tandis que son renforcement accentue le réchauffement climatique.

Explication

L’effet de serre naturel retient une partie du rayonnement infrarouge et maintient une température compatible avec la vie, alors que son renforcement contribue au réchauffement climatique. La confusion vient de l’idée que l’effet de serre serait en lui-même exclusivement un phénomène d’origine humaine.

12. Pourquoi la présence de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone et de méthane maintient-elle la température moyenne terrestre autour de 15 °C ?

Ces gaz retiennent une partie du rayonnement infrarouge renvoyé par la Terre.
Ces gaz empêchent une partie du rayonnement solaire d’atteindre les océans.
Ces gaz transforment directement le rayonnement infrarouge en oxygène atmosphérique.
Ces gaz diminuent la chaleur terrestre jusqu’à compenser les variations saisonnières.

Ces gaz retiennent une partie du rayonnement infrarouge renvoyé par la Terre.

Explication

Ces gaz absorbent et retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre, ce qui contribue à maintenir une température moyenne d’environ 15 °C plutôt qu’environ −40 °C. Le mécanisme ne repose pas principalement sur un blocage du rayonnement solaire entrant.

13. Quelle évolution de la mortalité liée à la chaleur a été observée dans les villes du sud de l’Europe entre 1991-2000 et 2015-2024 ?

Elle a augmenté de près de 370 %.
Elle a augmenté d’environ 20 %.
Elle a diminué de près de 161 %.
Elle a augmenté de près de 161 %.

Elle a augmenté de près de 161 %.

Explication

Dans les villes du sud de l’Europe, la mortalité liée à la chaleur a progressé de près de 161 % entre les deux périodes étudiées. La hausse de 370 % concerne un autre indicateur, le risque de transmission de la dengue en Europe de l’Est.

14. Quel indicateur a augmenté de près de 370 % dans les villes d’Europe de l’Est en 2015-2024 par rapport à 1982-2010 ?

Le risque de transmission de la dengue.
La concentration de pollen allergène.
La mortalité liée à la chaleur.
La part des émissions produites par les ménages.

Le risque de transmission de la dengue.

Explication

La hausse de près de 370 % concerne le risque de transmission de la dengue dans les villes d’Europe de l’Est. Elle ne désigne pas la mortalité liée à la chaleur, qui a été mesurée séparément dans les villes du sud de l’Europe.

15. Quelles technologies sont présentées comme pouvant réduire l’empreinte carbone de l’industrie ?

Le vaporeformage du méthane, les panneaux classiques et les combustibles fossiles.
Les panneaux transparents, le stockage d’électricité et l’augmentation de la production pétrolière.
Le captage et le stockage du CO2, les biocarburants et les bioproduits.
La conversion du CO2, les moteurs thermiques et l’extraction accrue du charbon.

Le captage et le stockage du CO2, les biocarburants et les bioproduits.

Explication

Le captage et le stockage du CO2, les biocarburants et les bioproduits sont identifiés comme des technologies susceptibles de réduire l’empreinte carbone industrielle. Le vaporeformage peut produire de l’hydrogène, mais il rejette des gaz à effet de serre et ne constitue donc pas ici la réponse attendue.

16. Une usine continue de produire la même quantité de CO2, puis en stocke une partie : que montre cette situation ?

Le stockage intervient après la production du CO2 et ne constitue pas une réduction à la source.
Le stockage transforme automatiquement le CO2 en hydrogène sans modifier le procédé industriel.
Le stockage augmente les émissions puisque le carbone capté retourne immédiatement dans l’atmosphère.
Le stockage supprime la production de CO2 et constitue une réduction directe des émissions.

Le stockage intervient après la production du CO2 et ne constitue pas une réduction à la source.

Explication

Le stockage du carbone agit après la production du CO2 et peut permettre de maintenir le même niveau de production, tandis qu’une réduction à la source diminue les émissions produites. Il ne faut donc pas confondre captage ou stockage avec suppression du procédé émetteur.

17. Que se produit-il lors du vaporeformage du méthane ?

La vapeur d’eau est décomposée par le méthane afin de produire de l’oxygène et de réduire les émissions.
Le méthane est dissous dans l’eau à basse température pour produire de l’électricité sans sous-produits.
Le méthane réagit avec de la vapeur d’eau à haute température pour produire de l’hydrogène, avec des rejets de gaz à effet de serre.
Le dioxyde de carbone réagit avec de l’eau froide pour produire de l’hydrogène sans émissions gazeuses.

Le méthane réagit avec de la vapeur d’eau à haute température pour produire de l’hydrogène, avec des rejets de gaz à effet de serre.

Explication

Le vaporeformage fait réagir le méthane avec de la vapeur d’eau à haute température afin de produire de l’hydrogène, mais ce procédé rejette des gaz à effet de serre. Il ne s’agit donc pas d’une production d’hydrogène sans émissions.

18. Comment le rendement annoncé des panneaux solaires transparents se compare-t-il à celui d’un panneau classique ?

Il varie d’environ 3 % à près de 18 %, alors qu’un panneau classique atteint environ 18 % à 24 %.
Il varie d’environ 8 % à 12 %, alors qu’un panneau classique dépasse généralement 30 %.
Il varie d’environ 18 % à 24 %, alors qu’un panneau classique atteint environ 3 % à 8 %.
Il reste proche de 50 %, alors qu’un panneau classique se situe autour de 10 % à 12 %.

Il varie d’environ 3 % à près de 18 %, alors qu’un panneau classique atteint environ 18 % à 24 %.

Explication

Les rendements annoncés des panneaux transparents vont de près de 3 % pour UbiQD à près de 18 % pour Panasonic, tandis que les panneaux classiques se situent autour de 18 % à 24 %. La comparaison montre donc une grande variabilité et, dans plusieurs cas, un rendement inférieur pour les modèles transparents.

19. Quelle transformation caractérise l’évolution du système énergétique mondial depuis la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine ?

Le passage d’une priorité au coût minimal vers une priorité à la sécurité d’approvisionnement
Le remplacement des importations énergétiques par une production nationale accrue
La concentration des échanges énergétiques sur un nombre réduit de fournisseurs
Le passage d’une priorité à la sécurité vers une priorité au coût minimal

Le passage d’une priorité au coût minimal vers une priorité à la sécurité d’approvisionnement

Explication

Les crises récentes ont déplacé l’objectif principal de l’efficacité économique vers la résilience, la sécurité et la continuité des approvisionnements. La réduction du coût minimal correspond plutôt à la logique antérieure d’efficacité économique.

20. Quelle évolution monétaire accompagne la transformation des échanges énergétiques internationaux ?

La part du dollar dans les réserves mondiales a diminué, tandis que les BRICS développent l’usage du yuan
La part de l’euro dans les réserves mondiales a diminué, tandis que les BRICS privilégient la livre sterling
La part du dollar dans les réserves mondiales a augmenté, tandis que les BRICS renforcent l’usage de l’euro
La part du yuan dans les réserves mondiales a diminué, tandis que les BRICS reviennent aux paiements en dollar

La part du dollar dans les réserves mondiales a diminué, tandis que les BRICS développent l’usage du yuan

Explication

La part du dollar est passée de 71 % à 56,3 % depuis 2008, pendant que les BRICS développent l’usage du yuan dans les échanges énergétiques. Les autres réponses inversent ou déplacent cette évolution monétaire.

21. Quel projet gazier doit relier les gisements de Yamal à la Chine en passant par la Mongolie ?

Le Southern Gas Corridor, avec environ 3 500 kilomètres et 50 milliards de m³ par an prévus
TANAP, avec environ 2 600 kilomètres et une liaison directe entre Yamal et la Chine
Force de Sibérie-2, avec environ 2 600 kilomètres et 50 milliards de m³ par an prévus
TAP, avec environ 3 500 kilomètres et une capacité reliant la Russie à l’Italie

Force de Sibérie-2, avec environ 2 600 kilomètres et 50 milliards de m³ par an prévus

Explication

Force de Sibérie-2 est conçu pour relier Yamal à la Chine via la Mongolie, sur environ 2 600 kilomètres, avec une capacité prévue d’environ 50 milliards de m³ par an. Le Southern Gas Corridor, TANAP et TAP concernent l’acheminement du gaz azerbaïdjanais vers l’Europe.

22. Au 1er septembre 2026, comment le niveau des stocks de gaz européens se comparait-il à la moyenne des cinq années précédentes ?

Il atteignait 56,3 %, contre une moyenne antérieure de 82 %
Il atteignait 82 %, contre une moyenne antérieure de 65 %
Il atteignait 65 %, contre une moyenne antérieure de 56,3 %
Il atteignait 65 %, contre une moyenne antérieure de 82 %

Il atteignait 65 %, contre une moyenne antérieure de 82 %

Explication

Les stocks européens étaient remplis à 65 %, alors que la moyenne observée à la même période durant les cinq années précédentes était de 82 %. Les autres valeurs associent incorrectement les niveaux ou reprennent la part du dollar dans les réserves mondiales.

23. En 2024, quelle répartition caractérisait la couverture des besoins énergétiques de l’Union européenne ?

43 % provenaient des importations et 57 % des énergies renouvelables
38 % provenaient de la production intérieure et 62 % des importations
57 % provenaient de la production intérieure et 43 % des importations
43 % provenaient de la production intérieure et 57 % des importations

43 % provenaient de la production intérieure et 57 % des importations

Explication

En 2024, la production intérieure couvrait environ 43 % des besoins énergétiques de l’Union européenne, tandis que les importations en couvraient 57 %. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux proportions.

24. Quelle source représentait la plus grande part du mix énergétique disponible de l’Union européenne en 2024 ?

Le pétrole et les produits pétroliers, avec 38 %
Le gaz naturel, avec 21 %
Les énergies renouvelables, avec 20 %
Le nucléaire, avec 12 %

Le pétrole et les produits pétroliers, avec 38 %

Explication

Le pétrole et les produits pétroliers représentaient 38 % du mix énergétique disponible, soit la part la plus élevée parmi les catégories indiquées. Les énergies renouvelables constituaient 20 % et ne représentaient donc pas la majorité.

25. Quelle affirmation décrit correctement la place des combustibles fossiles dans l’énergie disponible de l’Union européenne ?

Ils représentaient 69 %, malgré une baisse de plus de 11,4 % depuis 2000
Ils représentaient 57 %, sans évolution notable depuis 2000
Ils représentaient 38 %, malgré une hausse de plus de 11,4 % depuis 2000
Ils représentaient 20 %, après une baisse de 69 % depuis 2000

Ils représentaient 69 %, malgré une baisse de plus de 11,4 % depuis 2000

Explication

Les combustibles fossiles représentaient encore 69 % de l’énergie disponible, même si leur part avait diminué de plus de 11,4 % depuis 2000. Le chiffre de 38 % correspond au pétrole et aux produits pétroliers, pas à l’ensemble des combustibles fossiles.

26. À quelle date la Commission européenne a-t-elle lancé le plan REPowerEU ?

Le 18 mai 2020, en réponse à la pandémie de COVID-19
Le 1er septembre 2026, en réponse à la baisse des stocks gaziers européens
Le 24 février 2022, au moment du début de l’invasion de l’Ukraine
Le 18 mai 2022, en réponse à la crise énergétique liée à l’invasion de l’Ukraine

Le 18 mai 2022, en réponse à la crise énergétique liée à l’invasion de l’Ukraine

Explication

La Commission européenne a lancé REPowerEU le 18 mai 2022 pour répondre à la crise énergétique provoquée par l’invasion de l’Ukraine. Les autres dates renvoient à d’autres événements ou ne correspondent pas au lancement du plan.

27. Quel objectif le paquet Fit for 55 fixe-t-il concernant les énergies renouvelables à l’horizon 2030 ?

Atteindre une part de 55 % dans le mix énergétique européen
Atteindre une part de 69 % dans le mix énergétique européen
Atteindre une part de 42,5 % dans le mix énergétique européen
Atteindre une part de 20 % dans le mix énergétique européen

Atteindre une part de 42,5 % dans le mix énergétique européen

Explication

Fit for 55 vise une part de 42,5 % d’énergies renouvelables dans le mix européen d’ici 2030. Le chiffre de 55 % renvoie à la réduction visée des émissions de gaz à effet de serre, tandis que la neutralité climatique est visée pour 2050.

28. Quelle évolution le paquet Fit for 55 prévoit-il pour les voitures neuves vendues dans l’Union européenne ?

L’obligation pour toutes les voitures neuves de fonctionner à l’hydrogène en 2035
La fin de leur vente lorsqu’elles fonctionnent au diesel ou à l’essence en 2035
L’installation de bornes de recharge rapide tous les 60 kilomètres en 2035
La fin de leur circulation lorsqu’elles fonctionnent au diesel ou à l’essence en 2030

La fin de leur vente lorsqu’elles fonctionnent au diesel ou à l’essence en 2035

Explication

Fit for 55 prévoit la fin de la vente des voitures neuves diesel et essence en 2035. Cette règle concerne la commercialisation des véhicules neufs, et ne doit pas être confondue avec l’interdiction immédiate de circulation des véhicules existants.

29. Quelle combinaison d’obligations Fit for 55 concernant les bâtiments est correcte ?

Les bâtiments neufs devront être rénovés en 2030, avec des émissions nulles pour les bâtiments existants en 2033
Les bâtiments neufs devront réduire leurs émissions de 16 % en 2030, puis de 26 % en 2033
Les bâtiments neufs devront être à émissions nulles en 2030, avec des rénovations ciblées d’ici 2030 et 2033
Les 16 % de bâtiments les moins performants devront être reconstruits en 2030, puis les 26 % en 2050

Les bâtiments neufs devront être à émissions nulles en 2030, avec des rénovations ciblées d’ici 2030 et 2033

Explication

Les bâtiments neufs devront être à émissions nulles à partir de 2030, tandis que les États devront rénover les 16 % puis les 26 % de bâtiments les moins performants selon les échéances prévues. Les pourcentages concernent les catégories de bâtiments à rénover, et non une réduction d’émissions applicable aux bâtiments neufs.

30. Quel est le rôle principal d’AggregateEU sur le marché européen du gaz ?

Signer au nom des entreprises tous les contrats conclus avec les fournisseurs étrangers
Acheminer les cargaisons de GNL vers les terminaux de regazéification européens
Fixer directement le prix du gaz livré sur les marchés européens
Regrouper les besoins des entreprises pour faciliter des achats communs auprès de fournisseurs internationaux

Regrouper les besoins des entreprises pour faciliter des achats communs auprès de fournisseurs internationaux

Explication

AggregateEU rassemble les besoins en gaz des entreprises afin de faciliter des achats communs auprès de fournisseurs internationaux. Il mutualise les besoins et les offres, mais les contrats restent principalement conclus par des entreprises privées.

31. Dans quel ordre se déroule le mécanisme européen d’achat commun de gaz ?

Regrouper les volumes, conclure les contrats, déclarer les besoins, puis recevoir les offres
Conclure les contrats, recevoir les offres, regrouper les volumes, puis déclarer les besoins
Recevoir les offres, déclarer les besoins, conclure les contrats, puis regrouper les volumes
Déclarer les besoins, regrouper les volumes, recevoir les offres, puis conclure les contrats

Déclarer les besoins, regrouper les volumes, recevoir les offres, puis conclure les contrats

Explication

Le processus commence par la déclaration des besoins, suivie de l’agrégation des volumes et de la réception des offres. La conclusion des contrats intervient ensuite sur la base des volumes agrégés, et non avant la réception des offres.

32. Que désigne le Title Transfer Facility, ou TTF, dans le marché européen du gaz ?

Une plateforme virtuelle néerlandaise servant de référence au prix du gaz en Europe
Un terminal physique allemand destiné à recevoir les méthaniers chargés de GNL
Un mécanisme européen répartissant les quotas d’émission entre les fournisseurs de gaz
Un réseau de gazoducs reliant directement les producteurs russes aux consommateurs européens

Une plateforme virtuelle néerlandaise servant de référence au prix du gaz en Europe

Explication

Le TTF est une plateforme virtuelle néerlandaise d’échange de gaz naturel et constitue la référence du prix du gaz en Europe. Il ne s’agit ni d’un terminal physique ni d’un réseau de transport.

33. Quelle distinction caractérise le rôle du TTF par rapport aux cargaisons de GNL ?

Il cote le gaz injecté dans le réseau après regazéification, quelle que soit son origine
Il négocie directement chaque cargaison de GNL avant son arrivée dans un terminal européen
Il fixe le prix des méthaniers selon leur trajet maritime et leur capacité de chargement
Il valorise exclusivement le gaz provenant de gazoducs et exclut celui issu du GNL importé

Il cote le gaz injecté dans le réseau après regazéification, quelle que soit son origine

Explication

Le TTF cote le gaz injecté dans le réseau européen après sa regazéification, qu’il provienne d’un méthanier ou d’un gazoduc. Il ne négocie donc pas directement les cargaisons de GNL elles-mêmes.

34. Comment le merit order détermine-t-il le prix de marché de l’électricité ?

Il classe les moyens de production par coût marginal croissant et retient le coût de la dernière centrale nécessaire
Il privilégie les centrales ayant les coûts fixes les plus faibles et leur attribue un prix administré
Il classe les producteurs selon leur capacité totale et retient le coût moyen de toutes les centrales disponibles
Il répartit la demande entre les producteurs puis calcule un prix fondé sur leurs coûts annuels

Il classe les moyens de production par coût marginal croissant et retient le coût de la dernière centrale nécessaire

Explication

Le merit order ordonne les moyens de production selon leur coût marginal croissant. Le prix est fixé par la centrale marginale la plus coûteuse appelée pour satisfaire la demande, et non par la moyenne des coûts.

35. Avec une demande de 70 GW satisfaite par 40 GW nucléaires à 20 €/MWh, 15 GW hydrauliques à 40 €/MWh et 15 GW au gaz à 120 €/MWh, quel est le prix final du marché ?

120 €/MWh, car le gaz est la centrale marginale appelée en dernier
40 €/MWh, car l’hydraulique représente le dernier moyen renouvelable mobilisé
20 €/MWh, car le nucléaire fournit la plus grande part de la production
80 €/MWh, car le prix correspond à la moyenne des trois coûts marginaux

120 €/MWh, car le gaz est la centrale marginale appelée en dernier

Explication

Les 70 GW de demande nécessitent les 15 GW produits par les centrales à gaz, qui sont appelées en dernier. Leur coût marginal de 120 €/MWh fixe alors le prix payé à tous les producteurs.

36. Quelle séquence décrit correctement l’organisation temporelle des marchés de l’électricité ?

Transactions à terme, marché J-1, marché intraday, puis marché d’ajustement
Marché intraday, transactions à terme, marché d’ajustement, puis marché J-1
Marché d’ajustement, marché intraday, marché J-1, puis transactions à terme
Marché J-1, marché d’ajustement, transactions à terme, puis marché intraday

Transactions à terme, marché J-1, marché intraday, puis marché d’ajustement

Explication

Les transactions sont organisées d’abord à terme, puis sur le marché J-1, en intraday et enfin sur le marché d’ajustement. Le marché J-1 précède donc l’intraday, tandis que l’ajustement corrige les écarts en temps réel.

37. Pourquoi l’équilibre électrique doit-il être maintenu en permanence sur le réseau européen ?

Parce que l’électricité se stocke difficilement à grande échelle et que la fréquence du réseau doit rester à 50 Hz
Parce que les interconnexions empêchent les échanges instantanés et que l’électricité est conservée dans les lignes
Parce que la production renouvelable est arrêtée lorsque la demande change et que la fréquence cible atteint 100 Hz
Parce que les centrales électriques doivent fonctionner à puissance constante et que la fréquence varie autour de 60 Hz

Parce que l’électricité se stocke difficilement à grande échelle et que la fréquence du réseau doit rester à 50 Hz

Explication

La faible capacité de stockage électrique à grande échelle impose d’équilibrer en permanence production et consommation, avec une fréquence de réseau maintenue à 50 Hz. La fréquence est donc une contrainte d’équilibre instantané, et non une capacité de stockage.

38. Quel mécanisme définit le mieux l’EU ETS ?

Un programme de subventions destiné à financer les centrales électriques les moins émettrices
Un système européen de plafonnement et d’échange de quotas créé en 2005 pour réduire les émissions
Une taxe européenne uniforme sur chaque tonne de carbone émise par les ménages et les entreprises
Un marché international qui impose aux producteurs européens des volumes annuels de combustibles fossiles

Un système européen de plafonnement et d’échange de quotas créé en 2005 pour réduire les émissions

Explication

L’EU ETS est le système européen d’échange de quotas d’émission, créé en 2005 et fondé sur un mécanisme de plafonnement et d’échange. Il ne fonctionne pas comme une taxe uniforme appliquée à l’ensemble des émetteurs.

39. Quelle obligation s’applique à une entreprise dans le cadre de l’EU ETS ?

Elle doit restituer autant d’EUA que de tonnes de CO2 équivalent réellement émises
Elle peut utiliser un EUA pour couvrir plusieurs tonnes si ses émissions restent sous un plafond sectoriel
Elle reçoit automatiquement un EUA pour chaque tonne de CO2 équivalent évitée par ses installations
Elle doit restituer un nombre fixe d’EUA déterminé par sa production annuelle prévue

Elle doit restituer autant d’EUA que de tonnes de CO2 équivalent réellement émises

Explication

Un EUA donne le droit d’émettre une tonne de CO2 équivalent, et l’entreprise doit restituer autant de quotas que ses émissions réelles. Le nombre de quotas à restituer dépend donc des émissions constatées, et non d’un volume fixe prévu à l’avance.

40. Selon le mécanisme VNU applicable depuis 2026, quelle redistribution correspond à un prix supérieur à 110 €/MWh ?

L’intégralité du prix supérieur à 110 €/MWh est redistribuée
90 % de l’excédent au-dessus de 110 €/MWh est redistribué
Aucune redistribution n’est effectuée lorsque le prix dépasse 110 €/MWh
50 % de l’excédent au-dessus de 110 €/MWh est redistribué

90 % de l’excédent au-dessus de 110 €/MWh est redistribué

Explication

Depuis 2026, le VNU prévoit une redistribution de 90 % de l’excédent lorsque le prix dépasse 110 €/MWh. Le taux de 50 % concerne l’intervalle compris entre 78 et 110 €/MWh.

41. Comment calcule-t-on le coût unitaire du MWh nucléaire ?

En divisant la somme des coûts fixes et variables par la production annuelle
En multipliant les coûts fixes par la production annuelle puis en ajoutant les coûts variables
En additionnant les coûts fixes, les coûts variables et le prix de vente annuel de l’électricité
En divisant la production annuelle par la somme des coûts fixes et variables

En divisant la somme des coûts fixes et variables par la production annuelle

Explication

Le coût unitaire du MWh nucléaire correspond à la somme des coûts fixes et variables rapportée à la production annuelle : Couˆt MWh=Couˆts fixes+Couˆts variablesProduction annuelle\text{Coût MWh} = \frac{\text{Coûts fixes} + \text{Coûts variables}}{\text{Production annuelle}}. Diviser la production par les coûts inverserait le rapport économique recherché.

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Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Enjeux énergétiques et marchés européens.

Qu'est-ce qu'une énergie primaire ?

Une énergie issue d'un phénomène naturel non transformée volontairement.

Comment obtient-on une énergie secondaire ?

Par transformation volontaire d'une énergie primaire.

Quand une énergie est-elle dite renouvelable ?

Lorsque ses réserves ne s'épuisent pas de façon significative.

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