QCM : EPI et EPC en atelier orthopédique — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le danger et le risque en prévention ?

Le danger correspond à la gravité d’une atteinte, tandis que le risque décrit une situation sans exposition.
Le danger dépend de l’exposition réelle, tandis que le risque correspond à une source potentielle de dommage.
Le danger mesure la probabilité d’un dommage, tandis que le risque désigne une source de dommage.
Le danger désigne un potentiel de dommage, tandis que le risque associe probabilité et gravité.

Le danger désigne un potentiel de dommage, tandis que le risque associe probabilité et gravité.

Explication

Le danger est une source ou une situation susceptible de causer un dommage, alors que le risque tient compte de la probabilité et de la gravité de ce dommage. Confondre le danger avec la probabilité revient à lui attribuer une dimension qui appartient au risque.

2. Quelle est la définition correcte du danger dans le contexte de la prévention des risques professionnels?

Une source ou une situation ayant le potentiel de causer un dommage, indépendamment de la probabilité que ce dommage survienne réellement.
Une mesure de protection individuelle portée par une personne pour éviter un dommage.
Une situation où le dommage est certain de se produire, même si la probabilité est faible.
Une évaluation de la gravité d’un dommage potentiel sans considération de la probabilité.

Une source ou une situation ayant le potentiel de causer un dommage, indépendamment de la probabilité que ce dommage survienne réellement.

Explication

Le danger est une source ou une situation pouvant potentiellement causer un dommage, sans tenir compte de la probabilité. Contrairement à cela, le risque combine la probabilité et la gravité du dommage.

3. Dans un atelier, quelle mesure correspond à une captation à la source ?

Éloigner les opérateurs de la zone après la dispersion du polluant dans l’atelier.
Mesurer la concentration atmosphérique afin d’évaluer l’exposition des opérateurs.
Distribuer un masque respiratoire aux opérateurs exposés pendant leur activité.
Intercepter une poussière près de son émission avant sa dispersion dans l’air.

Intercepter une poussière près de son émission avant sa dispersion dans l’air.

Explication

La captation à la source intercepte le polluant au plus près de son point d’émission, avant qu’il ne se disperse dans l’atmosphère du poste. Le masque constitue un EPI et la mesure de concentration évalue l’exposition sans supprimer le polluant.

4. Selon la hiérarchie des mesures de prévention, quelle étape doit être priorisée avant l'utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) ?

Isoler les personnes du danger par l’ingénierie
Utiliser des EPI
Changer le comportement par le processus
Éliminer le danger

Éliminer le danger

Explication

L'article L. 4121-2 du Code du travail impose de privilégier la suppression ou la substitution du danger avant de recourir aux EPI. La première étape consiste donc à éliminer le danger, ce qui est plus efficace que la simple protection individuelle.

5. Quelle mesure l’employeur doit-il privilégier avant le recours aux équipements de protection individuelle ?

Afficher une consigne rappelant les comportements attendus au poste de travail.
Fournir à chaque opérateur un équipement individuel adapté à son exposition.
Demander aux opérateurs de modifier leurs gestes pendant les opérations à risque.
Mettre en place une protection collective qui agit sur l’exposition de plusieurs personnes.

Mettre en place une protection collective qui agit sur l’exposition de plusieurs personnes.

Explication

L’article L. 4121-2 du Code du travail impose de privilégier les mesures de protection collective avant les EPI. Une consigne ou un changement de comportement peut compléter la prévention, mais ne remplace pas cette priorité réglementaire.

6. Quel est le principal objectif de la hiérarchie des mesures de prévention dans un contexte professionnel ?

Utiliser systématiquement des EPI pour toutes les opérations
Se concentrer uniquement sur la formation des employés
Prioriser l'élimination du danger avant l'utilisation des EPI
Remplacer tous les dangers par des substances inoffensives

Prioriser l'élimination du danger avant l'utilisation des EPI

Explication

La hiérarchie des mesures de prévention vise d'abord à éliminer ou réduire le danger avant de recourir aux EPI, conformément à l'article L. 4121-2 du Code du travail. Les autres options ne respectent pas cette priorité essentielle.

7. Quel enchaînement respecte la hiérarchie des mesures de prévention, de l’action la plus en amont à la protection individuelle ?

Isoler par l’ingénierie, utiliser un EPI, éliminer, agir sur le processus, puis substituer.
Utiliser un EPI, agir sur le processus, isoler par l’ingénierie, substituer, puis éliminer.
Agir sur le processus, éliminer, utiliser un EPI, substituer, puis isoler par l’ingénierie.
Éliminer, substituer, isoler par l’ingénierie, agir sur le processus, puis utiliser un EPI.

Éliminer, substituer, isoler par l’ingénierie, agir sur le processus, puis utiliser un EPI.

Explication

La hiérarchie commence par l’élimination du danger, puis la substitution, l’isolement par l’ingénierie, l’action sur le processus et enfin l’EPI. Placer l’EPI au début inverse la logique de prévention, puisqu’il intervient en dernier recours.

8. À quel moment la hiérarchie des mesures de prévention recommande-t-elle de privilégier la mise en place de protections collectives avant d'utiliser des équipements de protection individuelle (EPI) ?

Lors de la formation des employés aux bonnes pratiques.
Après avoir évalué l'efficacité des EPI individuels.
Avant toute intervention spécifique, lors de l'identification des risques.
Une fois que les risques ne peuvent pas être éliminés par d'autres moyens.

Avant toute intervention spécifique, lors de l'identification des risques.

Explication

La hiérarchie des mesures de prévention impose de privilégier d'abord les protections collectives, comme l'élimination ou l'isolation du danger, avant de recourir aux EPI. Cela garantit une prévention plus efficace et globale.

9. En quoi la sélection des gants diffère-t-elle de la protection oculaire en termes de réglementation et de spécificités techniques ?

Les gants doivent répondre à la norme EN 166, alors que la protection oculaire n'a pas de norme spécifique.
Les gants sont choisis en fonction de la fiche technique du fabricant et de la FDS, tandis que la protection oculaire repose principalement sur la norme EN 166.
Les gants sont toujours homologués contre tous les produits chimiques, contrairement à la protection oculaire qui ne nécessite pas de certification.
Les gants protègent contre la chaleur et le froid, alors que la protection oculaire est uniquement contre les projections.

Les gants sont choisis en fonction de la fiche technique du fabricant et de la FDS, tandis que la protection oculaire repose principalement sur la norme EN 166.

Explication

La sélection des gants doit croiser la fiche technique du fabricant avec la FDS du produit manipulé, car la certification EN ISO 374 est spécifique à chaque produit chimique. La protection oculaire, quant à elle, doit respecter la norme EN 166, qui couvre la résistance aux chocs et projections.

10. Qui est crédité de la formulation de la norme EN 166 relative aux protecteurs individuels de l’œil ?

L'Organisation internationale de normalisation (ISO)
L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
L'organisation européenne de normalisation (CEN)
L'Agence européenne des produits chimiques (ECHA)

L'organisation européenne de normalisation (CEN)

Explication

La norme EN 166 a été élaborée par le Comité Européen de Normalisation (CEN), qui établit les standards pour les équipements de protection individuelle. La norme EN 170 et EN 172 concernent respectivement les filtres ultraviolets et solaires, mais ce sont la EN 166 qui définit les exigences pour la protection contre les chocs et projections.

11. Quelles sont les principales causes qui expliquent l'importance de privilégier la protection collective avant l'utilisation des EPI dans un atelier orthopédique?

L'efficacité accrue des protections collectives pour réduire l'exposition globale au danger.
Le coût plus élevé des EPI par rapport aux protections collectives.
La facilité d'installation des protections collectives par rapport à l'utilisation individuelle des EPI.
L'obligation légale de mettre en place d'abord des protections collectives, conformément au Code du travail.

L'efficacité accrue des protections collectives pour réduire l'exposition globale au danger.

Explication

La protection collective, comme l'aspiration localisée ou la ventilation, réduit l'exposition de toutes les personnes présentes, ce qui est prioritaire selon la hiérarchie des mesures de prévention. Les EPI, en revanche, ne protègent que leur porteur et sont une solution de dernier recours.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 11 flashcards sur EPI et EPC en atelier orthopédique.

Qu'est-ce qu'un danger en prévention ?

Une source ou situation pouvant causer un dommage.

Danger (en prévention)

Source ou situation potentiellement dommageable.

Quelle est la différence principale entre un EPC et un EPI ?

L'EPC isole un danger des personnes, l'EPI protège uniquement son porteur.

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Consultez la fiche de révision complète sur EPI et EPC en atelier orthopédique.

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