QCM : Extériorisations et images rétiniennes — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Une image rétinienne est nette lorsque l’objet appartient-il au parcours d’accommodation vrai et que l’œil fournit-il l’accommodation nécessaire ?

Non, il suffit que l’objet appartienne au parcours d’accommodation vrai pour que l’image soit nette
Non, la netteté dépend uniquement de la construction optique indépendamment de l’accommodation
Oui, la netteté exige à la fois l’appartenance au parcours d’accommodation vrai et la bonne valeur d’accommodation
Non, une image nette correspond uniquement à une image pseudo-rétinienne mais avec un contraste plus élevé

Oui, la netteté exige à la fois l’appartenance au parcours d’accommodation vrai et la bonne valeur d’accommodation

Explication

La netteté exige que l’objet appartienne au parcours d’accommodation vrai et que l’œil mette en jeu la valeur d’accommodation nécessaire. Un objet situé dans le parcours d’accommodation seul ne suffit pas.

2. Dans quels cas une image rétinienne est-elle floue ou pseudo-rétinienne ?

Lorsque le calcul optique est identique à celui d’une image nette
Lorsque l’objet n’appartient pas au parcours d’accommodation vrai ou lorsque l’œil ne met pas en jeu la bonne valeur d’accommodation
Lorsque l’œil met en jeu la bonne valeur d’accommodation quel que soit le parcours
Lorsque l’écart entre la position de l’objet et le plan image est nul

Lorsque l’objet n’appartient pas au parcours d’accommodation vrai ou lorsque l’œil ne met pas en jeu la bonne valeur d’accommodation

Explication

Une image floue ou pseudo-rétinienne survient si l’objet n’est pas sur le parcours d’accommodation vrai ou si l’accommodation n’est pas la bonne. Le calcul optique identique n’implique pas nécessairement netteté.

3. Que représente l’extériorisation A’’B’’ par rapport à l’image intermédiaire AᵢBᵢ ?

C’est l’image intermédiaire AᵢBᵢ elle-même
C’est la construction optique correspondant à l’image rétinienne
C’est la projection de l’objet AB dans le plan image
C’est la projection de l’image intermédiaire AᵢBᵢ dans le plan de l’objet

C’est la projection de l’image intermédiaire AᵢBᵢ dans le plan de l’objet

Explication

Par définition, l’extériorisation A’’B’’ est la projection de l’image intermédiaire AᵢBᵢ dans le plan de l’objet. Elle n’est pas l’image intermédiaire elle-même.

4. Une compensation placée à une distance LH de l’œil change la perception des objets en termes de :

forme et de taille
profondeur et orientation seulement
distance perçue sans modification de la taille
couleur et contraste

forme et de taille

Explication

Une compensation à la distance LH modifie la perception de la forme et de la taille des objets. Les autres caractéristiques citées ne sont pas la conséquence visée ici.

5. Si la taille de l’extériorisation A’’B’’ vaut 1,2 fois la taille réelle de l’objet AB, quel est le facteur de puissance gL (rapport des tailles) ?

−1,2
1,2
0
0,83

1,2

Explication

Le facteur gL est défini comme gL = A’’B’’/AB, donc ici gL = 1,2. Les valeurs proposées correspondent à d’autres rapports ou à des cas non pertinents.

6. Pour un myope compensé, quel lien existe-t-il entre gL et les tailles A’’B’’ et AB ?

gL = 1, donc A’’B’’ = AB : l’objet garde la même taille
gL < 0, donc l’objet est inversé et perçu plus grand
gL < 1, donc A’’B’’ < AB : l’objet est perçu plus petit
gL > 1, donc A’’B’’ > AB : l’objet est perçu plus grand

gL < 1, donc A’’B’’ < AB : l’objet est perçu plus petit

Explication

Pour un myope compensé, gL < 1 entraîne A’’B’’ < AB, ce qui correspond à une perception plus petite avec la compensation. Les autres relations contredisent le résultat annoncé.

7. Chez le myope, une puissance négative (DL < 0) implique quoi sur l’écart relatif de taille défini par DL = (A’’B’’ − AB)/AB ?

DL indique uniquement une modification de forme, sans changement de taille
Un écart relatif négatif : l’extériorisation A’’B’’ est plus petite qu'AB
Un écart relatif positif : l’extériorisation A’’B’’ est plus grande qu'AB
DL = 0 : l’extériorisation et l’objet ont la même taille

Un écart relatif négatif : l’extériorisation A’’B’’ est plus petite qu'AB

Explication

DL < 0 signifie que (A’’B’’ − AB) est négatif, donc A’’B’’ < AB : la compensation du myope provoque une micropsie. Une puissance négative ne correspond pas à un écart positif ni à une taille inchangée.

8. Pour un hypermétrope compensé, quel est l’effet attendu de gL > 1 sur la taille perçue par rapport au cas sans compensation ?

L’œil perçoit l’objet plus grand car A’’B’’ est supérieur à AB
La compensation n’a aucun effet sur la taille perçue quelle que soit la valeur de gL
L’effet dépend uniquement de la distance de l’objet et non de gL
L’œil perçoit l’objet plus petit car A’’B’’ est inférieur à AB

L’œil perçoit l’objet plus grand car A’’B’’ est supérieur à AB

Explication

Avec un hypermétrope compensé tel que gL > 1, on a A’’B’’ > AB, donc l’objet est perçu plus grand. La macropsie évoquée ici concerne l’hypermétrope compensé, pas le myope compensé.

9. Lors du traitement d’un hypermétrope, quelle distinction est nécessaire pour appliquer correctement la construction d’extériorisation ?

Considérer uniquement la position de l’œil et ignorer celle de l’image intermédiaire
Ne considérer que le cas où l’image intermédiaire est plus proche que l’objet
Identifier si l’image intermédiaire est plus loin que l’objet, à droite du punctum remotum ou à gauche, ou si les rayons sont parallèles
Confondre systématiquement le cas de rayons parallèles avec le cas situé à droite du punctum remotum

Identifier si l’image intermédiaire est plus loin que l’objet, à droite du punctum remotum ou à gauche, ou si les rayons sont parallèles

Explication

Le traitement nécessite de distinguer les cas où l’image intermédiaire est plus loin que l’objet (à droite ou à gauche du punctum remotum) ainsi que celui des rayons parallèles. Les autres choix ne correspondent pas aux situations à séparer.

10. Quelles étapes font partie de la méthode systématique d’étude d’une extériorisation ?

Construction directe du schéma de l’extériorisation seulement, sans calcul de gL, puis conclusion
Estimation du facteur de puissance portée, construction de la chaîne d’images, schéma de l’extériorisation, démonstration de gL, calculs puis conclusion sur la perception
Mesure de l’acuité visuelle puis ajustement jusqu’à obtenir une image identique, sans chaîne d’images
Choix du type de correction uniquement, puis comparaison qualitative sans facteur de puissance portée

Estimation du facteur de puissance portée, construction de la chaîne d’images, schéma de l’extériorisation, démonstration de gL, calculs puis conclusion sur la perception

Explication

La méthode comprend successivement l’estimation de gL (facteur de puissance portée), la chaîne d’images, le schéma, la démonstration de gL, les calculs et la conclusion. Les autres propositions omettent des éléments essentiels (notamment gL et la chaîne).

11. Si la distance LH entre l’œil et la compensation diminue, que devient l’écart relatif de taille et quel impact cela suggère-t-il pour les lunettes par rapport aux lentilles de contact ?

L’écart relatif de taille tend vers 0 %, suggérant une perception plus proche de la réalité avec les lentilles de contact
L’écart relatif de taille devient maximal, ce qui favorise les lunettes
L’écart relatif de taille reste constant, donc lunettes et lentilles donnent la même perception
L’écart relatif de taille augmente, rendant les lunettes plus proches de la réalité

L’écart relatif de taille tend vers 0 %, suggérant une perception plus proche de la réalité avec les lentilles de contact

Explication

Quand LH diminue, A’’B’’ tend vers AB et l’écart relatif de taille tend vers 0 %, ce qui implique que les lentilles donnent une perception plus proche de la réalité que les lunettes. Les distracteurs inversent la tendance ou ignorent le rapprochement vers AB.

12. Quelle définition décrit correctement l’aniséïconie ?

C’est la différence absolue de vision entre les deux yeux sans correction
C’est l’écart de netteté entre les deux images rétiniennes, exprimé en dioptries
C’est l’écart subjectif de taille perçue indépendamment des images rétiniennes
C’est l’écart relatif entre les tailles des images rétiniennes formées par les deux yeux compensés

C’est l’écart relatif entre les tailles des images rétiniennes formées par les deux yeux compensés

Explication

L’aniséïconie est définie comme l’écart relatif entre les tailles des images rétiniennes des deux yeux compensés. Les autres choix parlent de critères différents (dioptries, netteté, ou absence de lien avec les images).

13. Comment calcule-t-on d’abord le rapport r des images rétiniennes dans le calcul de l’aniséïconie ?

r = y’la plus petite / y’la plus grande
r = y’la plus grande / y’la plus petite
r = (y’la plus grande − y’la plus petite) / 100
r = (y’la plus grande + y’la plus petite) / 2

r = y’la plus grande / y’la plus petite

Explication

Le rapport se calcule par r = y’la plus grande / y’la plus petite, ce qui garantit que r ≥ 1 sauf mention contraire. Les autres formules inversent l’ordre ou changent l’unité de mesure.

14. Quand la valeur ρ de l’aniséïconie est-elle compatible avec une vision binoculaire possible et confortable ?

Si ρ > 10 %
Quand ρ est proche de 0 % mais strictement négative
Si 3 % < ρ ≤ 10 %
Si ρ ≤ 3 %

Si ρ ≤ 3 %

Explication

La vision binoculaire est dite possible et confortable lorsque ρ ≤ 3 %. Les autres plages correspondent à des cas perturbés ou impossibles selon la règle fournie.

15. À quelles conditions la vision binoculaire peut-elle être établie correctement d’un point de vue « aniséïconie » ?

Les images rétiniennes doivent être suffisamment similaires en forme, en taille et en netteté
Il suffit que les images soient identiques en taille, la forme et la netteté pouvant varier
La vision binoculaire ne nécessite pas de similarité d’images entre les yeux
La vision binoculaire dépend uniquement de la similitude de la forme, pas de la netteté

Les images rétiniennes doivent être suffisamment similaires en forme, en taille et en netteté

Explication

Une vision binoculaire correcte exige que les images rétiniennes soient assez proches en forme, en taille et en netteté. Les distracteurs substituent une exigence partielle ou suppriment l’importance des autres caractéristiques.

16. Dans la formation de l’aniséïconie, de quoi dépend principalement la différence de taille des images rétiniennes ?

Du facteur axile, lié à la longueur des deux yeux, et du facteur de puissance portée, lié à la puissance des compensations
Uniquement du facteur de puissance portée, lié à la puissance des compensations des deux yeux
Du facteur de forme, lié uniquement à l’épaisseur du verre
Uniquement du facteur axile, lié à la longueur des yeux

Du facteur axile, lié à la longueur des deux yeux, et du facteur de puissance portée, lié à la puissance des compensations

Explication

La différence de taille dépend à la fois du facteur axile (lié à la différence de longueurs axiales) et du facteur de puissance portée (lié à la différence de puissance des compensations).

17. Pour obtenir l’écart relatif global, comment combine-t-on les facteurs axile et de puissance portée ?

On additionne toujours les deux facteurs, quel que soit leur sens
On additionne les facteurs s’ils vont dans le même sens et on les soustrait lorsqu’ils s’opposent
On soustrait toujours le facteur de puissance portée au facteur axile
On ne tient compte que du facteur axile pour l’écart relatif global

On additionne les facteurs s’ils vont dans le même sens et on les soustrait lorsqu’ils s’opposent

Explication

L’écart relatif global est calculé en additionnant les deux contributions lorsqu’elles ont le même sens et en les soustrayant lorsqu’elles s’opposent. Les autres propositions inversent ou ignorent cette règle.

18. En anisométropie axile, quel est le comportement du facteur de puissance portée en lentilles de contact par rapport aux lunettes ?

En lentilles de contact, le facteur de puissance portée s’oppose au facteur axile comme en lunettes, sans différence
En lentilles de contact, le facteur de puissance portée est presque nul, alors qu’il s’oppose au facteur axile en lunettes
En lentilles de contact, le facteur de puissance portée est identique à celui des lunettes et ne devient jamais nul
En lentilles de contact, le facteur axile devient nul tandis que le facteur de puissance portée reste dominant

En lentilles de contact, le facteur de puissance portée est presque nul, alors qu’il s’oppose au facteur axile en lunettes

Explication

En anisométropie axile, les puissances des compensations sont identiques mais les longueurs axiales diffèrent ; en lunettes, les facteurs axile et de puissance portée s’opposent, tandis qu’en lentilles de contact le facteur de puissance portée est presque nul.

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Quand une image rétinienne est-elle nette ?

Lorsque l’objet appartient au parcours d’accommodation vrai et que l’œil utilise la valeur d’accommodation nécessaire.

Quand une image rétinienne est-elle floue ou pseudo-rétinienne ?

Quand l’objet n’appartient pas au parcours d’accommodation vrai ou que l’œil n’utilise pas la bonne valeur d’accommodation.

À quoi sert le calcul des images rétiniennes et des extériorisations ?

À appliquer le critère de reconnaissance de Swaine, étudier la perturbation de l’espace perçu et comparer les images des deux yeux pour la vision binoculaire.

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