QCM : Fondements de la perception visuelle — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle opération caractérise la sensation dans le traitement d’une stimulation sensorielle ?

Interpréter des informations sensorielles selon le contexte perceptif
Recevoir une stimulation physique et l’encoder dans le système nerveux
Attribuer une information sensorielle à une catégorie mémorisée
Reconnaître consciemment l’objet qui produit la stimulation

Recevoir une stimulation physique et l’encoder dans le système nerveux

Explication

La sensation correspond à la réception et à l’encodage nerveux d’une stimulation physique. L’interprétation des informations sensorielles relève de la perception, et non de la sensation.

2. Quelle proposition définit le mieux la perception ?

La réception physique d’une stimulation par les organes sensoriels
L’attribution d’un objet perçu à une catégorie stockée en mémoire
La transmission d’un signal sensoriel des récepteurs vers le cerveau
Le processus d’interprétation des informations transmises par les sens

Le processus d’interprétation des informations transmises par les sens

Explication

La perception est le processus qui donne une interprétation aux informations sensorielles reçues. L’attribution à une catégorie mentale correspond plutôt à l’identification ou à la reconnaissance.

3. Que signifie identifier un objet après l’avoir perçu ?

Le localiser dans l’environnement à partir de sa stimulation physique
L’interpréter avant toute comparaison avec des connaissances mémorisées
Le transformer en signal nerveux au niveau d’un organe sensoriel
L’assigner à une catégorie mentale déjà encodée en mémoire

L’assigner à une catégorie mentale déjà encodée en mémoire

Explication

L’identification consiste à rattacher le produit de la perception à une catégorie mentale présente en mémoire. La transformation en signal nerveux appartient au traitement sensoriel initial, tandis que l’interprétation relève de la perception.

4. Quelle situation illustre le fait qu’une perception puisse influencer le comportement sans être consciente ?

Une information perçue inconsciemment améliore la performance à une tâche ultérieure
Une stimulation physique est encodée sans produire de signal dans le système nerveux
Une information mémorisée devient perceptible après la disparition de toute stimulation
Un objet est identifié consciemment avant que ses caractéristiques sensorielles soient traitées

Une information perçue inconsciemment améliore la performance à une tâche ultérieure

Explication

Une information peut être perçue sans accès conscient, puis influencer la performance à une tâche. L’absence de conscience ne signifie pas que la stimulation n’a pas été traitée par le système nerveux.

5. Quelle conception correspond au réalisme naïf ?

Les représentations perceptives sont de simples copies du monde extérieur
La perception dépend d’une catégorie mentale construite à partir de la mémoire
Les représentations perceptives résultent d’une interprétation active des informations
Les illusions proviennent d’une défaillance exceptionnelle du système visuel

Les représentations perceptives sont de simples copies du monde extérieur

Explication

Le réalisme naïf considère la perception comme une copie directe du monde extérieur. La conception constructive insiste au contraire sur l’interprétation et le traitement des informations sensorielles.

6. Que révèle l’illusion de Müller-Lyer à propos de deux lignes physiquement identiques ?

Elles sont nécessairement mesurées comme ayant la même longueur par le système visuel
Elles peuvent produire des représentations perceptives de longueurs différentes
Elles deviennent physiquement différentes lorsque leurs extrémités sont orientées autrement
Elles sont reconnues comme deux objets différents avant toute analyse de leur longueur

Elles peuvent produire des représentations perceptives de longueurs différentes

Explication

L’illusion montre que deux lignes de même longueur physique peuvent paraître différentes. Le contexte visuel modifie donc la représentation mentale sans modifier la longueur réelle des lignes.

7. Lorsqu’il interprète des creux et des bombés, quelle hypothèse le système cognitif utilise-t-il généralement ?

Une source lumineuse située en haut explique les variations de gris par des ombres
Une source lumineuse située en bas rend toutes les zones sombres convexes
Une surface uniforme produit des variations de gris indépendantes de l’éclairage
Une différence de couleur suffit à déterminer la profondeur sans hypothèse lumineuse

Une source lumineuse située en haut explique les variations de gris par des ombres

Explication

Le système visuel suppose une source lumineuse située en haut et interprète les variations de gris comme des ombres. Cette hypothèse aide à déterminer si une forme est concave ou convexe.

8. Quel est le rôle principal du cristallin dans le système visuel ?

Acheminer les signaux produits par la rétine jusqu’au cortex occipital
Focaliser la lumière pour former une projection nette sur la rétine
Relayer l’activité des photorécepteurs vers les cellules ganglionnaires
Transformer la lumière en influx nerveux grâce à des récepteurs spécialisés

Focaliser la lumière pour former une projection nette sur la rétine

Explication

Le cristallin est une structure biconvexe qui focalise la lumière afin de former une image nette sur la rétine. La transformation de la lumière en signaux nerveux est assurée par les cônes et les bâtonnets.

9. Dans quel ordre l’activité lumineuse circule-t-elle dans la rétine ?

Cônes et bâtonnets, cellules ganglionnaires, puis cellules bipolaires
Cellules ganglionnaires, cellules bipolaires, puis cônes et bâtonnets
Cônes et bâtonnets, cellules bipolaires, puis cellules ganglionnaires
Cellules bipolaires, cônes et bâtonnets, puis cellules ganglionnaires

Cônes et bâtonnets, cellules bipolaires, puis cellules ganglionnaires

Explication

Les cônes et les bâtonnets captent d’abord la lumière, puis transmettent leur activité aux cellules bipolaires et aux cellules ganglionnaires. Les axones des cellules ganglionnaires forment ensuite le nerf optique.

10. Quelle association entre une aire visuelle et sa fonction est correcte ?

V1 distribue les signaux principalement vers les nerfs optiques
V4 contribue au traitement de la couleur
V2 forme l’image rétinienne en focalisant la lumière
V3 traite exclusivement les détails de la couleur

V4 contribue au traitement de la couleur

Explication

V4 est notamment spécialisée dans le traitement de la couleur, tandis que V3 et V4 participent à l’analyse de la forme et V3 au traitement du mouvement. La focalisation de la lumière se fait avant le cortex, au niveau du cristallin.

11. Pourquoi la tache aveugle ne permet-elle pas de traiter la lumière qui y est projetée ?

Elle contient des cônes mais ne reçoit pas assez de lumière pour les stimuler
Elle contient des bâtonnets qui transmettent les signaux sans produire de perception consciente
Elle correspond à la zone où le nerf optique quitte la rétine et où les neurones manquent
Elle se situe dans le cristallin et bloque la projection lumineuse vers la rétine

Elle correspond à la zone où le nerf optique quitte la rétine et où les neurones manquent

Explication

La tache aveugle est une région rétinienne dépourvue de neurones, située à l’endroit où commence le nerf optique. La lumière qui y arrive ne peut donc pas être traitée par des récepteurs rétiniens.

12. Quel mouvement des yeux déplace très rapidement le regard d’un point à un autre d’une scène visuelle ?

Une fixation
Une suppression saccadique
Une saccade
Une persistance visuelle

Une saccade

Explication

La saccade est un mouvement oculaire très rapide qui transfère le regard vers un autre point de la scène. La fixation correspond plutôt à une pause durant laquelle l’information visuelle est recueillie.

13. Pendant quelle phase le regard s’arrête-t-il sur un point afin de recueillir des informations visuelles ?

Pendant une fixation
Pendant une saccade
Pendant une transition lumineuse
Pendant une suppression saccadique

Pendant une fixation

Explication

La fixation est une pause du regard consacrée à la collecte d’informations sur un point de la scène. Une saccade déplace rapidement les yeux et ne constitue pas la phase principale de prise d’information.

14. Pourquoi la suppression saccadique entraîne-t-elle une absence de prise d’information visuelle pendant une saccade ?

La durée de la fixation empêche le regard d’atteindre la scène suivante
Le cerveau prolonge volontairement chaque image jusqu’à la fixation suivante
Les changements rapides de lumière et des mécanismes physiologiques bloquent cette prise d’information
La mémoire sensorielle visuelle interprète la scène avant son arrivée sur la rétine

Les changements rapides de lumière et des mécanismes physiologiques bloquent cette prise d’information

Explication

La suppression saccadique est liée aux changements rapides de lumière et à des mécanismes physiologiques de blocage pendant le mouvement des yeux. Elle ne résulte pas d’une interprétation anticipée par la mémoire sensorielle.

15. Quelle fonction caractérise la mémoire sensorielle visuelle, aussi appelée mémoire iconique ?

Produire une image visuelle après la disparition complète du stimulus
Déplacer rapidement le regard entre plusieurs points d’une scène
Interpréter consciemment la signification des objets observés
Maintenir brièvement l’information visuelle reçue par les yeux

Maintenir brièvement l’information visuelle reçue par les yeux

Explication

La mémoire sensorielle visuelle reçoit l’information provenant des yeux et la conserve pendant un bref instant. L’interprétation de cette information relève plutôt de la perception, ce qui constitue une confusion fréquente.

16. Pourquoi la mémoire sensorielle visuelle est-elle nécessaire lorsque l’information lumineuse disparaît rapidement ?

Elle maintient le stimulus lumineux physiquement présent devant les yeux
Elle remplace les fixations lorsque les yeux se déplacent vers une autre zone
Elle transforme immédiatement toute sensation en souvenir durable
Elle conserve brièvement l’information afin que le cerveau puisse encore l’interpréter

Elle conserve brièvement l’information afin que le cerveau puisse encore l’interpréter

Explication

Cette mémoire fournit un maintien temporaire lorsque l’information lumineuse disparaît avant la fin de son interprétation cérébrale. Elle ne prolonge pas physiquement le stimulus et ne constitue pas une mémoire durable.

17. Comment définir la persistance visuelle après la fin physique d’un stimulus lumineux ?

Comme l’absence de toute représentation mentale après l’extinction
Comme la persistance apparente du stimulus, qui s’estompe progressivement
Comme le déplacement rapide du regard vers un nouvel emplacement
Comme la poursuite nécessaire des messages envoyés par les yeux

Comme la persistance apparente du stimulus, qui s’estompe progressivement

Explication

La persistance visuelle est un événement mental dans lequel le stimulus semble continuer au-delà de sa durée physique et disparaît progressivement. Elle n’implique pas que les yeux continuent généralement à envoyer des messages après l’éclair.

18. Dans l’expérience de rappel partiel de Sperling, quelle procédure est utilisée après la présentation de la matrice ?

Le participant rapporte immédiatement toutes les lettres dans l’ordre de présentation
Une seconde matrice remplace la première avant tout signal de rappel
Une saccade indique une colonne, puis le participant décrit la scène entière
Un signal indique une ligne, puis le participant rappelle les lettres de cette ligne

Un signal indique une ligne, puis le participant rappelle les lettres de cette ligne

Explication

Dans le rappel partiel, une matrice de 12 lettres est présentée pendant 50 ms, puis un signal désigne une ligne à rappeler. Cette procédure permet d’évaluer l’information momentanément disponible dans le registre sensoriel.

19. Quelle comparaison décrit correctement les résultats de Sperling entre rappel intégral et rappel partiel lorsque le signal est immédiat ?

Environ 3 lettres sur 12 en rappel intégral contre 4 lettres sur 4 en rappel partiel
Environ 8 lettres sur 12 en rappel intégral contre 1 lettre sur 4 en rappel partiel
Environ 4 lettres sur 12 en rappel intégral contre un peu plus de 3 sur 4 en rappel partiel
Environ 12 lettres sur 12 en rappel intégral contre 4 lettres sur 12 en rappel partiel

Environ 4 lettres sur 12 en rappel intégral contre un peu plus de 3 sur 4 en rappel partiel

Explication

Le rappel intégral produit en moyenne 4 lettres sur 12, soit environ 33 %, tandis que le rappel partiel permet de rapporter un peu plus de 3 lettres sur 4, soit environ 80 %. L’écart montre qu’une grande quantité d’information est brièvement disponible avant sa dégradation.

20. Quels facteurs peuvent influencer la dégradation de l’information visuelle brute conservée dans le registre sensoriel ?

La taille de la scène, la vitesse de lecture, la mémoire sémantique et la respiration
L’intensité, le contraste, la durée de présentation et l’exposition à un autre stimulus
La fréquence des saccades, la longueur des mots, la couleur préférée et la motivation
Le nombre de fixations, la familiarité des lettres, la position du corps et la fatigue musculaire

L’intensité, le contraste, la durée de présentation et l’exposition à un autre stimulus

Explication

L’information visuelle brute reste environ une seconde dans le registre sensoriel, et sa dégradation dépend notamment de l’intensité, du contraste, de la durée de présentation et d’un stimulus immédiatement présenté. Les autres facteurs proposés ne correspondent pas aux déterminants indiqués.

21. Qu’est-ce que la couleur sur le plan perceptif ?

La perception résultant de la distance apparente entre les objets observés
L’effet perceptif produit par les variations de la longueur d’onde lumineuse
L’organisation visuelle créée par la continuité des contours environnants
La sensation produite par la quantité totale de lumière reçue par l’œil

L’effet perceptif produit par les variations de la longueur d’onde lumineuse

Explication

La couleur correspond à un effet perceptif lié aux variations de la longueur d’onde de la lumière. La quantité totale de lumière influence davantage la luminosité que la couleur elle-même.

22. Dans une scène visuelle, que permet principalement la ségrégation ?

Identifier la longueur d’onde dominante de chaque surface observée
Distinguer les figures du fond pour localiser les objets les uns par rapport aux autres
Estimer la distance séparant les objets de l’observateur
Percevoir un mouvement continu à partir d’images fixes successives

Distinguer les figures du fond pour localiser les objets les uns par rapport aux autres

Explication

La ségrégation organise la scène en séparant les figures du fond, ce qui aide à situer les objets entre eux. L’estimation de la distance par rapport à l’observateur relève plutôt de la profondeur.

23. Quel principe gestaltiste regroupe principalement les éléments qui se ressemblent ?

La similitude
La disparité binoculaire
La proximité
La bonne continuation

La similitude

Explication

La similitude regroupe les éléments en fonction de leur ressemblance visuelle. La proximité, elle, organise les éléments selon leur distance relative.

24. Lequel de ces ensembles contient uniquement des indices monoculaires de profondeur ?

Interposition, perspective linéaire et taille relative
Convergence, disparité binoculaire et interposition
Disparité binoculaire, taille relative et ombre projetée
Convergence, mouvement parallaxe et perspective linéaire

Interposition, perspective linéaire et taille relative

Explication

L’interposition, la perspective linéaire et la taille relative sont des indices monoculaires de profondeur. La convergence et la disparité binoculaire sont des indices binoculaires.

25. Quelle séquence décrit correctement la reconnaissance perceptive d’une forme ?

Identifier une copie sensorielle exacte, la transformer en percept, puis rechercher une catégorie correspondante
Extraire une catégorie, ignorer l’image rétinienne, puis construire un percept sans recours à la mémoire
Construire un percept, le comparer à des représentations mémorisées, puis accéder aux informations associées
Comparer d’abord les connaissances associées, mémoriser ensuite la forme, puis analyser ses informations visuelles

Construire un percept, le comparer à des représentations mémorisées, puis accéder aux informations associées

Explication

La reconnaissance commence par la construction d’un percept, suivie de sa comparaison avec des représentations stockées, puis de l’accès aux connaissances liées à l’objet. Une copie sensorielle exacte ne suffit pas à expliquer la reconnaissance des formes variables.

26. Comment les humains reconnaissent-ils généralement une catégorie d’objet malgré les variations entre ses exemplaires ?

Ils la reconnaissent en environ un quart de seconde malgré de nombreuses variations entre les exemplaires
Ils identifient l’objet après plusieurs secondes d’analyse des détails propres à chaque exemplaire
Ils doivent comparer chaque exemplaire à une copie sensorielle conservée dans la mémoire
Ils reconnaissent la catégorie lorsque ses exemplaires présentent une apparence visuelle pratiquement identique

Ils la reconnaissent en environ un quart de seconde malgré de nombreuses variations entre les exemplaires

Explication

Les humains peuvent généralement reconnaître une catégorie connue en environ un quart de seconde malgré des milliers de variations possibles entre ses exemplaires. Cette capacité montre que la reconnaissance ne dépend pas d’une copie sensorielle exacte.

27. Que fait l’appariement des gabarits lorsqu’une nouvelle forme doit être classifiée ?

Il estime sa profondeur à partir de la convergence des deux yeux
Il décompose sa structure en traits élémentaires indépendants de toute image mémorisée
Il compare son image rétinienne à des modèles précis stockés en mémoire
Il regroupe ses parties selon leur proximité dans la scène visuelle

Il compare son image rétinienne à des modèles précis stockés en mémoire

Explication

L’appariement des gabarits compare l’image rétinienne d’une forme nouvelle à des modèles précis conservés en mémoire. La décomposition en traits appartient à une théorie distincte de la reconnaissance.

28. Pourquoi l’appariement des gabarits est-il limité comme théorie générale de la reconnaissance des formes ?

Il faudrait analyser les traits élémentaires, mais la méthode reconnaîtrait facilement les formes jamais apprises
Il faudrait stocker de nombreux gabarits, et la méthode serait sensible aux variations de présentation
Il regrouperait les éléments selon leur ressemblance, mais ignorerait les différences de taille entre les objets
Il dépendrait de la profondeur binoculaire, mais resterait stable face aux changements d’orientation

Il faudrait stocker de nombreux gabarits, et la méthode serait sensible aux variations de présentation

Explication

Cette théorie devrait prévoir de nombreux gabarits pour couvrir les variations de forme et serait vulnérable aux changements de position, de taille, d’orientation ou aux déformations. Elle explique donc difficilement la reconnaissance d’un stimulus jamais appris.

29. Comment la théorie des traits explique-t-elle la reconnaissance d’une forme ?

En combinant des traits élémentaires présents ou absents avec des représentations mémorisées
En regroupant les contours selon leur proximité avant de consulter les représentations mémorisées
En évaluant la distance entre la forme observée et l’observateur grâce aux indices binoculaires
En comparant l’image globale à un gabarit précis conservé pour chaque exemplaire possible

En combinant des traits élémentaires présents ou absents avec des représentations mémorisées

Explication

La théorie des traits décrit une forme par une combinaison de propriétés élémentaires présentes ou absentes, puis compare cette combinaison à des représentations mémorisées. Le recours à une image globale précise caractérise plutôt l’appariement des gabarits.

30. Quelle information supplémentaire les théories structurelles intègrent-elles par rapport aux théories des traits pour reconnaître un objet ?

La fréquence d’exposition antérieure à chaque objet
Les relations spatiales entre les traits visuels
La signification verbale associée à chaque contour
La luminosité moyenne de chaque région colorée

Les relations spatiales entre les traits visuels

Explication

Les théories structurelles décrivent à la fois les traits présents et leur organisation spatiale, ce qui permet de distinguer des objets formés des mêmes lignes. Les théories des traits se concentrent davantage sur les éléments visuels eux-mêmes.

31. Dans le modèle de Biederman, que sont les géons ?

Des catégories verbales utilisées pour nommer les objets
Des patrons mémorisés représentant des objets entiers
Des lignes bidimensionnelles correspondant aux contours visibles
Des composants tridimensionnels simples servant à décrire les objets

Des composants tridimensionnels simples servant à décrire les objets

Explication

Les géons sont les 36 composants tridimensionnels simples utilisés comme unités de base dans le modèle de reconnaissance par composants. Les lignes et les contours relèvent plutôt de la description des traits visuels.

32. Quelle séquence décrit correctement le processus de reconnaissance par composants de Biederman ?

Comparer l’image à un patron, segmenter ensuite l’objet, puis ignorer les points d’attache
Segmenter l’objet, extraire et reconnaître les géons, puis comparer leur structure à des patrons mémorisés
Reconnaître l’objet entier, extraire ses couleurs, puis assembler les lignes selon leur luminosité
Identifier le nom de l’objet, rechercher ses contours, puis construire une représentation sans géons

Segmenter l’objet, extraire et reconnaître les géons, puis comparer leur structure à des patrons mémorisés

Explication

Le modèle commence par la segmentation et l’extraction des géons, poursuit avec leur reconnaissance et celle de leurs points d’attache, puis assemble la structure pour la comparer à des patrons mémorisés. Une comparaison directe de l’image entière ne correspond donc pas à cette séquence.

33. Qu’est-ce que l’invariant physionomique dans la reconnaissance des visages ?

Une représentation mémorisée relativement stable malgré les variations d’apparence
Une image sensorielle qui change exactement avec l’éclairage et l’expression
Une description verbale du visage conservée indépendamment de toute perception
Un contour facial fondé sur une seule partie comme le nez ou la bouche

Une représentation mémorisée relativement stable malgré les variations d’apparence

Explication

L’invariant physionomique est une représentation sous-jacente du visage conservée en mémoire et comparée au percept malgré les changements de conditions. Une apparence sensorielle dépendante de l’éclairage ou de l’expression n’est donc pas l’invariant lui-même.

34. Quelle distinction caractérise le mieux la reconnaissance des visages par rapport à celle des objets communs ?

Les visages sont analysés par des contours isolés, tandis que les objets communs sont traités comme des scènes complètes
Les visages sont identifiés par leurs couleurs, tandis que les objets communs sont identifiés par leurs noms
Les visages dépendent davantage de la configuration globale, tandis que les objets s’appuient davantage sur leurs parties et relations
Les visages reposent sur des informations auditives, tandis que les objets communs reposent sur des informations visuelles

Les visages dépendent davantage de la configuration globale, tandis que les objets s’appuient davantage sur leurs parties et relations

Explication

La reconnaissance des visages est généralement plus holistique et prend en compte la configuration des parties ainsi que l’aspect global. Les objets communs sont davantage représentés par leurs parties et leurs relations structurelles.

35. Dans l’étude de Tanaka et Sengco, quelle condition favorise le mieux l’identification d’une partie cible du visage ?

La présentation dans une nouvelle configuration du visage, avec 77 % de réponses correctes
La présentation isolée de la partie, avec 72 % de réponses correctes
La présentation dans la configuration originale du visage, avec 77 % de réponses correctes
La présentation isolée de la partie, avec 65 % de réponses correctes

La présentation dans la configuration originale du visage, avec 77 % de réponses correctes

Explication

La partie cible est mieux reconnue lorsqu’elle est replacée dans la configuration originale du visage, avec 77 % de bonnes réponses, contre 72 % dans une nouvelle configuration et 65 % en isolation. Ce résultat montre que le contexte configuratif facilite la reconnaissance.

36. Pourquoi une expérience de reconnaissance des visages inclut-elle généralement des essais négatifs représentant environ la moitié des essais ?

Pour réduire les réponses systématiquement positives et vérifier que la tâche est réellement accomplie
Pour remplacer les essais positifs lorsque les participants reconnaissent trop rapidement les visages
Pour faire varier l’éclairage des visages et mesurer la stabilité de leur apparence sensorielle
Pour augmenter la familiarité des participants avec les visages présentés et accélérer leurs réponses

Pour réduire les réponses systématiquement positives et vérifier que la tâche est réellement accomplie

Explication

Les essais négatifs, associés à une proportion comparable d’essais positifs, empêchent une stratégie consistant à répondre systématiquement « oui » et limitent les effets d’attente. Ils permettent aussi de vérifier qu’une performance proche de 50 % ne provient pas de réponses aléatoires.

37. Que signifie le traitement holistique des visages ?

Reconnaître une partie faciale en ignorant les relations entre les différentes parties
Utiliser l’information globale et configurale du visage pour reconnaître une partie
Identifier un visage à partir d’un trait complexe analysé sans son contexte
Décrire un visage par une liste de composants indépendants et non configurés

Utiliser l’information globale et configurale du visage pour reconnaître une partie

Explication

Le traitement holistique consiste à exploiter l’information globale et les relations configurales du visage pour reconnaître une partie. Une analyse indépendante d’un trait isolé correspondrait à une approche moins holistique.

38. Quelle caractéristique définit le mieux une agnosie visuelle ?

Une perte de la sensibilité visuelle empêchant toute réception lumineuse
Une incapacité à produire les mouvements nécessaires pour explorer une forme
Une difficulté à reconnaître les formes malgré une information visuelle reçue
Une altération de la mémoire empêchant de retenir une image déjà perçue

Une difficulté à reconnaître les formes malgré une information visuelle reçue

Explication

L’agnosie visuelle correspond à une absence de connaissance visuelle des formes malgré la réception de l’information visuelle. Elle se distingue donc d’un déficit sensoriel primaire ou d’un trouble moteur, qui n’affecte pas le même niveau du traitement.

39. Que peut encore faire une personne prosopagnosique lorsqu’elle regarde un visage familier ?

Reconnaître automatiquement les proches mais confondre les objets courants
Percevoir uniquement les couleurs du visage sans distinguer ses contours
Identifier avec précision la personne grâce à la forme globale du visage
Savoir qu’elle voit un visage et en décrire certaines parties

Savoir qu’elle voit un visage et en décrire certaines parties

Explication

La prosopagnosie empêche l’identification des visages familiers, tout en permettant parfois de savoir qu’il s’agit d’un visage et d’en décrire certains éléments. Elle ne correspond donc pas à une cécité, qui compromettrait la vision elle-même.

40. Quelle situation illustre une double dissociation entre deux fonctions ?

Un patient échoue à une fonction mais réussit relativement une autre, tandis qu’un second présente le profil inverse
Un patient réussit deux fonctions après un entraînement, alors qu’un autre échoue aux deux mêmes fonctions
Deux patients échouent à la même fonction avec une intensité comparable, mais pour des raisons différentes
Deux patients présentent une difficulté générale, mais l’un obtient de meilleurs résultats dans chaque tâche

Un patient échoue à une fonction mais réussit relativement une autre, tandis qu’un second présente le profil inverse

Explication

Une double dissociation repose sur deux dissociations inversées entre les mêmes fonctions chez deux patients. Le simple fait que deux patients aient des performances différentes ne suffit donc pas à établir cette relation.

41. Pourquoi une double dissociation constitue-t-elle un indice de systèmes de traitement distincts ?

Parce qu’une tâche réussie révèle toujours un système perceptif séparé de toute autre fonction
Parce qu’une même lésion produit nécessairement deux déficits indépendants dans toutes les tâches
Parce que des performances inversées ne s’expliquent pas par une simple différence de difficulté entre les tâches
Parce que les deux patients doivent présenter exactement le même niveau général de performance

Parce que des performances inversées ne s’expliquent pas par une simple différence de difficulté entre les tâches

Explication

Les performances inversées des deux patients sont difficiles à expliquer par une simple différence de difficulté et soutiennent l’existence de systèmes de traitement distincts. Une double dissociation ne suppose toutefois pas que les patients aient le même niveau général ni que toute fonction soit indépendante.

42. Comment les processus ascendants construisent-ils un percept ?

Ils partent des attentes du sujet pour sélectionner les propriétés visuelles les plus pertinentes
Ils partent des propriétés visuelles élémentaires du stimulus pour construire une représentation complexe
Ils interprètent le stimulus à partir du contexte extérieur avant d’analyser ses caractéristiques
Ils utilisent les connaissances mémorisées pour remplacer les informations absentes du stimulus

Ils partent des propriétés visuelles élémentaires du stimulus pour construire une représentation complexe

Explication

Les processus ascendants, ou bottom up, construisent progressivement une représentation à partir des propriétés visuelles élémentaires du stimulus. Les attentes et les connaissances relèvent plutôt des processus descendants.

43. Quel mécanisme caractérise un processus descendant dans la perception ?

La transmission des signaux sensoriels depuis les récepteurs jusqu’aux niveaux visuels supérieurs
L’influence des connaissances antérieures, des attentes et du contexte extérieur au stimulus
La construction d’une représentation perceptive sans intervention de l’expérience passée
L’assemblage progressif des contours, des couleurs et des orientations présents dans le stimulus

L’influence des connaissances antérieures, des attentes et du contexte extérieur au stimulus

Explication

Les processus descendants, ou top down, modifient la perception en fonction des connaissances, des attentes et d’informations contextuelles. L’analyse des propriétés visuelles élémentaires correspond au fonctionnement ascendant.

44. Que montre la répartition des réponses dans l’expérience de Leeper en l’absence de contexte préalable ?

La figure ambiguë est interprétée de manière équilibrée, avec 50 % voyant chaque figure
La figure ambiguë donne lieu à plusieurs interprétations, avec 35 % voyant la jeune femme et 65 % la femme âgée
La figure ambiguë est interprétée comme une femme âgée par tous les participants avant toute présentation préalable
La figure ambiguë est interprétée comme une jeune femme par tous les participants avant toute présentation préalable

La figure ambiguë donne lieu à plusieurs interprétations, avec 35 % voyant la jeune femme et 65 % la femme âgée

Explication

Sans contexte préalable, la figure ambiguë suscite des interprétations diversifiées : 35 % des participants voient la jeune femme et 65 % la femme âgée. Elle ne produit donc pas une interprétation unique.

45. Quel effet produit la présentation préalable d’une figure non ambiguë dans l’expérience de Leeper ?

Elle réduit les différences d’interprétation en faisant apparaître les deux figures avec une fréquence comparable
Elle oriente fortement l’interprétation ultérieure de la figure ambiguë vers la figure présentée auparavant
Elle empêche les participants de reconnaître une figure dans l’image ambiguë présentée ensuite
Elle conduit les participants à interpréter l’image ambiguë comme la figure opposée à celle présentée auparavant

Elle oriente fortement l’interprétation ultérieure de la figure ambiguë vers la figure présentée auparavant

Explication

La présentation préalable oriente fortement la perception : la jeune femme conduit à une interprétation correspondante chez 100 % des participants, tandis que la femme âgée y conduit chez 98 %. La figure ambiguë seule entraîne au contraire des réponses plus diversifiées.

46. Quel résultat Bruner et Goodman ont-ils observé concernant la perception de la taille ?

Les enfants sous-estiment les pièces de monnaie, alors que leurs estimations des disques de carton sont également inférieures à leur taille réelle
Les enfants surestiment les pièces de monnaie, alors que leurs estimations des disques de carton restent proches de leur taille réelle
Les enfants estiment correctement les pièces de monnaie, mais surestiment les disques de carton de même taille
Les enfants surestiment de façon comparable les pièces de monnaie et les disques de carton de même taille

Les enfants surestiment les pièces de monnaie, alors que leurs estimations des disques de carton restent proches de leur taille réelle

Explication

Les enfants attribuent aux pièces de monnaie une taille supérieure à leur taille réelle, tandis que leurs estimations des disques de carton oscillent autour de la taille réelle. La différence entre les deux objets montre l’influence du contexte et de la valeur associée à la perception.

47. Quelle séquence décrit le mieux la construction d’une représentation visuelle jusqu’à la reconnaissance d’un objet ?

Analyse des couleurs, mémorisation durable, captation visuelle, construction conceptuelle, puis reconnaissance contextuelle
Captation par l’œil, identification immédiate, stockage durable, analyse du contexte, puis comparaison perceptive
Stockage sensoriel bref, captation oculaire, analyse auditive, représentation perceptive, puis décision motrice
Captation par l’œil, stockage sensoriel bref, analyse, représentation perceptive, influence du contexte, comparaison mnésique

Captation par l’œil, stockage sensoriel bref, analyse, représentation perceptive, influence du contexte, comparaison mnésique

Explication

La perception visuelle progresse de la captation oculaire vers un stockage sensoriel bref, l’analyse des propriétés, la représentation perceptive, l’influence du contexte et la comparaison avec la mémoire. Elle ne se réduit donc pas à l’analyse initiale des couleurs et des traits, contrairement à la conception limitée aux propriétés du stimulus.

48. Une personne identifie rapidement une forme partiellement masquée en s’appuyant sur la scène observée et sur ses connaissances antérieures : quel mécanisme explique cette reconnaissance ?

La comparaison des formes avec le contexte, sans prise en compte des caractéristiques visuelles
L’interaction de processus ascendants liés au stimulus et de processus descendants liés aux connaissances
La reconnaissance fondée sur la mémoire, sans traitement des propriétés présentes dans le stimulus
L’analyse successive des traits visuels avant toute intervention des connaissances contextuelles

L’interaction de processus ascendants liés au stimulus et de processus descendants liés aux connaissances

Explication

La reconnaissance des formes combine les processus ascendants, qui exploitent les propriétés du stimulus, et les processus descendants, qui mobilisent les connaissances et le contexte. L’analyse des caractéristiques visuelles reste donc nécessaire, même lorsque le contexte et les attentes facilitent l’identification.

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Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Fondements de la perception visuelle.

Qu'est-ce que la sensation selon Aschcraft (1998) ?

La sensation est la réception d'une stimulation physique via les sens et son encodage dans le système nerveux.

Qu'est-ce que la perception ?

La perception est le processus d'interprétation des informations transmises par les sens.

En quoi consiste l'identification ou reconnaissance ?

Elle consiste à assigner le produit de la perception à une catégorie mentale d'objets en mémoire.

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