QCM : Fondements de la psychologie sociale — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la psychologie sociale Allport propose-t-il en 1964 ?

Elle décrit comment les individus organisent leurs perceptions sans référence à leur environnement social.
Elle étudie comment les groupes transmettent des croyances par la communication persuasive.
Elle analyse comment les normes collectives déterminent les différences de statut entre les personnes.
Elle explique comment la présence réelle ou imaginée d’autrui influence les pensées et les sentiments.

Elle explique comment la présence réelle ou imaginée d’autrui influence les pensées et les sentiments.

Explication

Allport définit la psychologie sociale par l’étude de l’influence de la présence d’autrui, qu’elle soit explicite ou imaginée, sur les pensées et les sentiments. La deuxième proposition relève plutôt d’une approche strictement individuelle, qui ne prend pas en compte cette influence sociale.

2. Selon Moscovici, quelle association décrit correctement les deux grands types de phénomènes étudiés par la psychologie sociale ?

Les phénomènes idéologiques concernent les statuts sociaux, tandis que les phénomènes de communication concernent les différences entre groupes.
Les phénomènes idéologiques concernent les représentations, tandis que les phénomènes de communication concernent l’influence et la persuasion.
Les phénomènes idéologiques concernent les comportements individuels, tandis que les phénomènes de communication concernent les évaluations perceptives.
Les phénomènes idéologiques concernent les rapports de domination, tandis que les phénomènes de communication concernent l’organisation des perceptions.

Les phénomènes idéologiques concernent les représentations, tandis que les phénomènes de communication concernent l’influence et la persuasion.

Explication

Pour Moscovici, les phénomènes idéologiques comprennent notamment la cognition et les représentations sociales, alors que les phénomènes de communication comprennent l’influence et la communication persuasive. Les autres associations mélangent ces notions avec des niveaux d’analyse ou des objets différents.

3. Quel conflit constitue un objet central de la psychologie sociale dans la définition attribuée à Moscovici ?

Le conflit entre l’individu et la société, notamment dans les rapports entre groupes majoritaires et minoritaires.
Le conflit entre la perception et la mémoire, notamment dans les évaluations de l’environnement social.
Le conflit entre les émotions et les comportements, notamment dans les décisions prises en groupe.
Le conflit entre les statuts professionnels et familiaux, notamment dans les relations interpersonnelles.

Le conflit entre l’individu et la société, notamment dans les rapports entre groupes majoritaires et minoritaires.

Explication

Cette définition présente la psychologie sociale comme la science du conflit entre l’individu et la société, avec les tensions liées à la majorité, à la minorité et à la conformité. Les autres réponses proposent des oppositions psychologiques ou sociales qui ne correspondent pas à cette définition.

4. Que décrit principalement le niveau intra-individuel d’explication psychosociale ?

La manière dont une personne organise ses perceptions, ses évaluations sociales et ses comportements envers son environnement.
La position sociale occupée par une personne et les différences de statut qui la séparent des autres participants.
Les croyances et les normes qui légitiment un ordre social fondé sur la domination ou la soumission.
Les effets des relations entre plusieurs personnes placées dans une situation sociale particulière.

La manière dont une personne organise ses perceptions, ses évaluations sociales et ses comportements envers son environnement.

Explication

Le niveau intra-individuel porte sur l’organisation psychologique de l’individu face à son environnement social, notamment ses perceptions, ses évaluations et ses comportements. La troisième réponse décrit le niveau interindividuel et situationnel, qui s’intéresse aux relations entre personnes.

5. Une étude compare le comportement de plusieurs personnes selon leurs relations dans une situation expérimentale précise : quel niveau d’analyse est le plus pertinent ?

Le niveau positionnel, car il examine les différences durables de statut social entre les participants.
Le niveau idéologique, car il examine les croyances qui justifient les rapports sociaux observés.
Le niveau interindividuel et situationnel, car il examine les relations et la situation occupée par les individus.
Le niveau intra-individuel, car il examine l’organisation des perceptions propres à chaque personne.

Le niveau interindividuel et situationnel, car il examine les relations et la situation occupée par les individus.

Explication

Le niveau interindividuel et situationnel étudie les positions prises par les individus dans une situation donnée ainsi que les effets de leurs relations sur leurs comportements. Le niveau positionnel se concentre plutôt sur les différences de position sociale, indépendamment de la dynamique relationnelle précise.

6. Quel objet correspond au niveau positionnel d’explication psychosociale ?

L’organisation personnelle des perceptions et des évaluations de l’environnement social.
Les effets produits par les relations entre des personnes dans une situation donnée.
Les différences de position sociale entre les individus ou entre les participants d’une étude.
Les croyances et les normes qui rendent légitime un ordre de domination sociale.

Les différences de position sociale entre les individus ou entre les participants d’une étude.

Explication

Le niveau positionnel analyse les différences de position sociale qui distinguent les individus ou les participants. La troisième proposition correspond au niveau interindividuel et situationnel, qui met l’accent sur les relations et la situation.

7. Quel phénomène relève du niveau idéologique d’explication psychosociale ?

L’étude des croyances et des normes qui établissent et justifient un ordre de rapports sociaux.
L’étude des effets d’une relation entre deux personnes dans une situation expérimentale.
L’étude des différences de statut social entre les participants d’une même recherche.
L’étude de la façon dont une personne organise ses perceptions de son environnement social.

L’étude des croyances et des normes qui établissent et justifient un ordre de rapports sociaux.

Explication

Le niveau idéologique porte sur les croyances, les normes et les représentations qui construisent ou légitiment un ordre social, notamment la domination et la soumission. Les autres réponses renvoient respectivement aux niveaux intra-individuel, interindividuel et positionnel.

8. Dans l’expérience de Tajfel et Wilkes, quelle procédure permet de comparer les effets d’une catégorisation systématique à ceux d’une catégorisation aléatoire ?

Associer les lignes longues et courtes à A et B selon les préférences des participants, puis comparer les estimations entre groupes.
Présenter huit lignes sans aucune lettre, puis demander aux participants de les classer selon leur ressemblance perceptive.
Attribuer toutes les lignes longues à une catégorie et toutes les lignes courtes à une autre, sans prévoir de groupe comparatif.
Associer systématiquement les lignes longues à A et les lignes courtes à B, puis comparer ce groupe à celui recevant des associations aléatoires.

Associer systématiquement les lignes longues à A et les lignes courtes à B, puis comparer ce groupe à celui recevant des associations aléatoires.

Explication

L’expérience associe systématiquement les lignes les plus longues à A et les plus courtes à B, tandis qu’un autre groupe reçoit des associations aléatoires. Cette comparaison permet d’isoler l’effet de la catégorisation systématique, contrairement aux autres procédures proposées.

9. Comment le biais de contraste modifie-t-il la perception de lignes appartenant à des catégories différentes ?

Il réduit les différences perçues entre les lignes classées dans une même catégorie.
Il transforme les différences de longueur en différences de statut entre les catégories.
Il rend les estimations de longueur indépendantes des catégories attribuées aux lignes.
Il accentue les différences perçues entre les lignes classées dans des catégories distinctes.

Il accentue les différences perçues entre les lignes classées dans des catégories distinctes.

Explication

Le biais de contraste conduit à surestimer les différences entre catégories, par exemple entre les lignes A et les lignes B. La deuxième proposition décrit plutôt le biais d’assimilation, qui concerne la perception de lignes appartenant à une même catégorie.

10. Quel effet le biais d’assimilation produit-il sur la perception des lignes d’une même catégorie ?

Il les fait percevoir comme plus semblables les unes aux autres.
Il les fait percevoir comme plus différentes les unes des autres.
Il inverse les associations entre les lettres et les longueurs des lignes.
Il fait percevoir les catégories comme dépourvues de différences internes.

Il les fait percevoir comme plus semblables les unes aux autres.

Explication

Le biais d’assimilation réduit les différences perçues entre les éléments appartenant à une même catégorie, qui paraissent ainsi plus semblables. Le fait d’accentuer les différences entre catégories relève du biais de contraste, et non de l’assimilation.

11. Quel résultat général la catégorisation produit-elle sur la perception des groupes et de leurs membres ?

Elle accentue les différences entre les membres d’un groupe sans modifier la perception des groupes distincts.
Elle accentue les différences perçues entre les groupes tout en renforçant les similitudes perçues à l’intérieur de chacun.
Elle réduit les différences perçues entre les groupes tout en accentuant les variations entre leurs membres.
Elle rend les différences entre groupes et les similitudes internes indépendantes de la catégorisation.

Elle accentue les différences perçues entre les groupes tout en renforçant les similitudes perçues à l’intérieur de chacun.

Explication

La catégorisation produit simultanément un contraste entre les groupes et une assimilation à l’intérieur de chaque groupe. La deuxième proposition inverse ces deux effets, tandis que les deux autres nient l’un des changements perceptifs associés à la catégorisation.

12. Dans le regard ternaire de Moscovici, quels éléments structurent l’analyse d’une relation sociale ?

Un ego, un alter et un objet
Un stimulus, une réponse et un renforcement
Un sujet, une norme et un comportement
Un individu, un groupe et une institution

Un ego, un alter et un objet

Explication

Le regard ternaire met en relation un ego, un alter et un objet, l’alter pouvant influencer la représentation de l’ego. Le regard binaire, en revanche, relie directement le sujet à l’objet sans introduire cette médiation.

13. Quel facteur détermine largement l’identité sociale d’un individu ?

Ses aptitudes cognitives personnelles
Ses réactions physiologiques individuelles
Son histoire familiale indépendamment des groupes
Son appartenance à des groupes sociaux

Son appartenance à des groupes sociaux

Explication

L’identité sociale se construit largement à partir des appartenances de l’individu à différents groupes sociaux. Une identité strictement individuelle ne prend pas directement ces appartenances collectives comme fondement.

14. Quelle pratique correspond à une observation systématique en psychologie sociale ?

Comparer les effets de plusieurs réseaux de communication
Enregistrer de façon organisée des conduites dans leur cadre habituel
Provoquer des réactions dans des conditions fixées par une hypothèse
Interroger des participants sur leurs représentations sociales

Enregistrer de façon organisée des conduites dans leur cadre habituel

Explication

L’observation systématique consiste à relever précisément les activités des individus dans leurs contextes habituels au moyen d’une grille, d’entretiens ou d’enregistrements consentis. La provocation de réactions dans des conditions contrôlées relève de la méthode expérimentale.

15. Quel est le principe central de la méthode expérimentale en psychologie sociale ?

Observer les échanges d’information dans plusieurs réseaux
Décrire des conduites spontanées dans leur environnement quotidien
Provoquer des réactions dans des conditions définies à l’avance
Recueillir des informations sur les représentations sociales

Provoquer des réactions dans des conditions définies à l’avance

Explication

La méthode expérimentale provoque une série de réactions dans des conditions préalablement fixées à partir de l’hypothèse de l’expérimentateur. L’observation systématique cherche plutôt à enregistrer les conduites dans leur cadre habituel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Fondements de la psychologie sociale.

Que cherche à comprendre la psychologie sociale selon Allport (1964) ?

Comment les pensées et sentiments sont influencés par la présence des autres.

Que comprend la psychologie sociale selon Moscovici (1984) ?

Les phénomènes idéologiques et les phénomènes de communication.

Quels phénomènes idéologiques étudie la psychologie sociale selon Moscovici ?

La cognition et les représentations sociales.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fondements de la psychologie sociale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM