QCM : Inégalités sociales et santé — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment les inégalités sociales de santé sont-elles définies ?

Des différences de santé dues seulement aux choix individuels
Des écarts de santé expliqués uniquement par l’âge et le sexe
Des variations aléatoires de santé sans lien avec l’organisation sociale
Des différences d’état de santé entre groupes liées à des facteurs sociaux, évitables et moralement inacceptables

Des différences d’état de santé entre groupes liées à des facteurs sociaux, évitables et moralement inacceptables

Explication

Les inégalités sociales de santé renvoient bien à des écarts entre groupes socialement situés, liés à des facteurs sociaux et considérés comme évitables. Elles ne se réduisent ni au hasard ni aux seuls choix individuels.

2. Quel indicateur est utilisé pour comparer les niveaux de mortalité entre populations et territoires ?

Le taux de fécondité
Le nombre de médecins par habitant
La densité de population
L’espérance de vie

L’espérance de vie

Explication

L’espérance de vie sert d’indicateur de santé pour comparer la mortalité entre groupes et territoires. Les autres mesures décrivent d’autres réalités démographiques ou sanitaires.

3. Dans le contexte du Covid-19, qu’est-ce qui caractérise le mieux un travailleur essentiel ?

Un travail qui réduit mécaniquement le risque d’infection
Un poste réservé aux personnes les plus diplômées
Un emploi qui expose davantage à la maladie lorsque le télétravail est impossible
Un emploi exercé uniquement dans le secteur médical

Un emploi qui expose davantage à la maladie lorsque le télétravail est impossible

Explication

Les travailleurs essentiels sont surtout exposés parce que leur activité ne permet pas de télétravailler facilement. Cette exposition augmente leur risque de contamination.

4. Pourquoi un logement surpeuplé augmente-t-il la vulnérabilité au Covid-19 ?

Parce qu’il diminue la circulation du virus
Parce que la promiscuité rend la distanciation plus difficile
Parce qu’il supprime les contacts sociaux
Parce qu’il garantit un meilleur accès aux soins

Parce que la promiscuité rend la distanciation plus difficile

Explication

Le surpeuplement favorise la promiscuité et complique la distanciation physique, ce qui augmente le risque de contamination. Il ne protège donc pas contre la diffusion du virus.

5. Quelle définition correspond à la maladie diagnostiquée ?

L’expérience subjective de douleur et de mal-être
Une anomalie biomédicale observable reconnue par des signes et symptômes
Une simple gêne passagère sans repérage médical
La manière collective d’interpréter une affection

Une anomalie biomédicale observable reconnue par des signes et symptômes

Explication

La maladie diagnostiquée, ou disease, correspond à une altération biomédicale repérable par des signes et des symptômes. Le vécu subjectif relève plutôt de l’illness.

6. Que signifie la santé lorsqu’elle est définie comme absence de maladie ?

Qu’elle se réduit à l’absence totale d’émotions négatives
Qu’elle correspond à l’adaptation sociale uniquement
Qu’elle est pensée en relation avec une catégorie de maladie identifiable
Qu’elle dépend seulement de la génétique

Qu’elle est pensée en relation avec une catégorie de maladie identifiable

Explication

Dans cette définition, la santé est pensée par opposition à la maladie identifiable. Cela montre une articulation entre état de santé et épisodes de souffrance pouvant être médicalisés.

7. Quel est l’effet principal du diagnostic médical dans la construction sociale de la maladie ?

Il évite toute interprétation du symptôme
Il transforme un état organique en statut social de malade
Il remplace toute expérience subjective par des chiffres
Il supprime la dimension sociale de la maladie

Il transforme un état organique en statut social de malade

Explication

Le diagnostic ne se contente pas de décrire un état biologique : il attribue aussi un statut social à la personne. C’est ce qui participe à la construction sociale de la maladie.

8. Que signifie l’idée de maladie comme rupture de l’ordre social ?

La maladie renforce toujours la productivité attendue
La maladie ne change jamais la vie quotidienne
La maladie peut suspendre des obligations et modifier les rôles sociaux
La maladie est un événement purement privé sans effet collectif

La maladie peut suspendre des obligations et modifier les rôles sociaux

Explication

La maladie peut mettre en pause certaines activités et obligations, ce qui modifie les rôles sociaux. Elle n’est donc pas seulement une atteinte biologique, mais aussi une rupture sociale.

9. Comment la position sociale agit-elle sur la santé ?

Par un effet identique sur tous les groupes
Uniquement par l’hérédité biologique
Seulement par le niveau d’études, sans autre influence
Par des effets combinés sur plusieurs marqueurs sociaux

Par des effets combinés sur plusieurs marqueurs sociaux

Explication

La position sociale regroupe plusieurs marqueurs sociaux qui agissent ensemble sur l’état de santé. L’effet est donc combiné et multifactoriel, pas limité à un seul facteur.

10. Quel est l’effet protecteur du mariage tel qu’il est présenté ici ?

Le mariage réduit automatiquement toutes les maladies chez tout le monde
Le mariage n’a aucun lien avec la santé
Chez les hommes, le mariage est associé à un état de santé plus favorable
Le mariage augmente surtout les risques infectieux

Chez les hommes, le mariage est associé à un état de santé plus favorable

Explication

L’effet protecteur du mariage concerne ici les hommes, pour lesquels être marié est associé à un meilleur état de santé. Ce n’est pas présenté comme un effet universel et automatique.

11. Quel énoncé décrit le mieux le stress dans ce cours ?

Une réponse immunitaire limitée aux infections virales
Un simple état de fatigue passager sans effet physiologique
Une réaction en chaîne de l’organisme sous des pressions excessives
Une disposition stable héritée de la personnalité

Une réaction en chaîne de l’organisme sous des pressions excessives

Explication

Le stress est défini comme une réaction en chaîne de l’organisme face à des pressions excessives menaçant son équilibre. La fatigue ou la personnalité ne suffisent pas à définir ce mécanisme physiologique.

12. Quel type de soutien social est mentionné comme relevant des ressources fournies par les réseaux d’une personne ?

Seulement un soutien médical professionnel
Une absence de tout accompagnement pour favoriser l’autonomie
Des ressources matérielles, cognitives, normatives et affectives
Uniquement une aide financière ponctuelle

Des ressources matérielles, cognitives, normatives et affectives

Explication

Le soutien social regroupe plusieurs types de ressources : matérielles, cognitives, normatives et affectives. Il ne se limite donc ni à l’argent ni au seul cadre médical.

13. Quelle affirmation caractérise le mieux le capital culturel dans l’expérience de la maladie ?

Un ensemble de gènes expliquant directement la douleur
Une forme de gravité clinique mesurée par le médecin
Des compétences médicales acquises pour comprendre et communiquer la maladie
Une croyance religieuse partagée par tous les patients

Des compétences médicales acquises pour comprendre et communiquer la maladie

Explication

Le capital culturel correspond à des compétences qui aident à décoder et à dire la maladie dans le langage médical. Il ne renvoie ni à la génétique ni à la gravité clinique.

14. Dans l’exemple comparant les cultures, quelle différence de localisation de la douleur est mise en avant ?

Les deux cultures privilégient uniquement la tête
L’Occident privilégie le cœur, tandis que le Japon privilégie l’abdomen
La localisation de la douleur est considérée comme identique partout
L’Occident privilégie l’abdomen, tandis que le Japon privilégie le cœur

L’Occident privilégie le cœur, tandis que le Japon privilégie l’abdomen

Explication

Le cours indique que les représentations culturelles de la douleur diffèrent, avec une valorisation du cœur en Occident et de l’abdomen au Japon. Cela montre que la culture influence la manière de vivre et de décrire la maladie.

15. Quel est le rôle des représentations sociales de la maladie dans la prévention ?

Elles organisent les discours et les comportements face aux symptômes
Elles n’ont d’effet que sur les traitements hospitaliers
Elles suppriment les contraintes de la vie quotidienne
Elles remplacent totalement le savoir médical

Elles organisent les discours et les comportements face aux symptômes

Explication

Les représentations sociales structurent la manière de penser la maladie et d’agir face aux symptômes, ce qui influence la prévention. Elles ne remplacent pas le savoir médical, mais coexistent avec lui.

16. Pourquoi la prévention doit-elle tenir compte du capital culturel ?

Parce qu’il facilite la communication avec le médecin et la reformulation en catégories médicales
Parce qu’il garantit automatiquement l’absence de maladie
Parce qu’il rend inutile toute explication sur la maladie
Parce qu’il remplace les règles d’hygiène par des croyances personnelles

Parce qu’il facilite la communication avec le médecin et la reformulation en catégories médicales

Explication

Un capital culturel plus élevé aide à comprendre, décoder et communiquer la maladie dans le langage médical. Il améliore donc la réception des messages de prévention et les échanges avec le médecin.

17. Que désigne le modèle de participation mutuelle dans la relation médecin-malade ?

Une relation où le patient reste totalement passif
Une relation fondée sur l’évitement de toute autonomie du malade
Une relation où le médecin décide sans jamais expliquer
Une relation où le médecin aide le patient à se prendre en charge

Une relation où le médecin aide le patient à se prendre en charge

Explication

La participation mutuelle suppose que le médecin soutient le patient dans le développement de sa capacité d’agir pour sa santé. Ce n’est pas un modèle de passivité, mais de coopération active.

18. Quel comportement de patient correspond à la figure du malade auto-soignant ?

Participer activement à son traitement et à la gestion quotidienne
Consulter uniquement en situation d’urgence
Refuser toute compétence dans la gestion de sa santé
Attendre passivement toutes les décisions du médecin

Participer activement à son traitement et à la gestion quotidienne

Explication

Le malade auto-soignant mobilise des savoirs et des compétences pour participer à son traitement, notamment dans la vie quotidienne. Il ne se contente pas d’attendre les décisions médicales.

19. Quelle caractéristique décrit le mieux une maladie chronique ?

Elle reste extérieure à l’organisation de la vie quotidienne
Elle concerne uniquement des épisodes aigus sans retentissement social
Elle disparaît rapidement après un traitement bref
Elle s’étale dans le temps et s’inscrit dans la vie quotidienne

Elle s’étale dans le temps et s’inscrit dans la vie quotidienne

Explication

Une maladie chronique est définie par sa durée, son inscription dans la vie quotidienne et une prise en charge qui dépasse la seule sphère médicale. Elle ne se réduit pas à un épisode bref.

20. Que signifie la notion de rupture biographique dans l’expérience de la maladie chronique ?

Un retour immédiat à la situation antérieure
Un changement identitaire et existentiel qui fragmente les repères
Une absence totale d’effet sur la vie sociale
Une simple modification du traitement prescrit

Un changement identitaire et existentiel qui fragmente les repères

Explication

La rupture biographique désigne le bouleversement des repères et de l’identité provoqué par l’irruption de la maladie. Elle peut entraîner une perte de soi et une réorganisation profonde de la vie.

21. Quel est l’objectif principal d’une politique de santé fondée sur l’épidémiologie sociale ?

Centrer l’action sur les seuls facteurs génétiques des maladies
Mesurer uniquement la satisfaction des patients après consultation
Améliorer la santé moyenne tout en réduisant les écarts entre groupes sociaux
Remplacer les soins individuels par une prise en charge uniquement hospitalière

Améliorer la santé moyenne tout en réduisant les écarts entre groupes sociaux

Explication

L’épidémiologie sociale vise à agir sur les causes sociales de la maladie pour améliorer le niveau moyen de santé et réduire les inégalités. Elle ne se limite pas aux soins individuels ni aux facteurs biologiques seuls.

22. Quelle affirmation décrit le mieux une stratégie de diffusion d’information en politique de santé ?

Elle vise surtout à renforcer les liens familiaux sans intervenir sur les pratiques de santé
Elle cherche à modifier les comportements individuels par des messages sociaux sur l’alimentation, l’alcool ou le tabac
Elle investit d’abord dans de nouvelles techniques pour réduire directement la mortalité globale
Elle agit principalement sur l’enfance, l’éducation et l’environnement urbain

Elle cherche à modifier les comportements individuels par des messages sociaux sur l’alimentation, l’alcool ou le tabac

Explication

La diffusion d’information repose sur l’idée que certains états morbides sont liés aux comportements, qu’il faut influencer par des messages sociaux. Les autres propositions correspondent plutôt à l’investissement technologique ou à l’amélioration du lien social.

Révisez avec les flashcards

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Inégalités sociales de santé — définition ?

Différences de santé liées à des facteurs sociaux, évitables.

Déterminants sociaux — rôle ?

Influencent directement ou indirectement l’état de santé.

Inégalités territoriales — exemple ?

Écarts d’espérance de vie selon lieu de résidence.

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Consultez la fiche de révision complète sur Inégalités sociales et santé.

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