QCM : Introduction à la gouvernance environnementale — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un problème public en matière d’environnement ?

Un enjeu discuté dans l’espace public et susceptible d’entrer dans la décision politique
Un espace protégé par des normes techniques non contraignantes
Une ressource naturelle exploitée par les entreprises sans régulation
Un phénomène purement scientifique sans dimension politique

Un enjeu discuté dans l’espace public et susceptible d’entrer dans la décision politique

Explication

Un problème public est un enjeu qui fait l’objet d’un débat dans l’espace public et peut devenir une décision politique. Les autres propositions ne reprennent pas cette dimension de débat et de décision.

2. Quel type d’événement peut déclencher la construction d’une question environnementale comme problème public ?

Une hausse automatique des prix de l’énergie
Une alternance politique sans lien avec l’environnement
Une catastrophe naturelle ou un projet d’aménagement du territoire
Une baisse de la population active

Une catastrophe naturelle ou un projet d’aménagement du territoire

Explication

Un événement déclencheur peut être une catastrophe naturelle ou un projet d’aménagement, car il fait émerger la question environnementale. Il joue le rôle d’amorce dans la construction du problème public.

3. Que signifie la mise à l’agenda politique d’un problème environnemental ?

Le moment où les pouvoirs publics s’emparent du problème pour le rendre débattable et décidable
Le moment où les citoyens votent directement une loi environnementale
Le moment où les entreprises remplacent l’État dans la décision
Le moment où le problème disparaît de l’espace public

Le moment où les pouvoirs publics s’emparent du problème pour le rendre débattable et décidable

Explication

La mise à l’agenda politique correspond au moment où les pouvoirs publics s’approprient un problème afin qu’il puisse être débattu et tranché. Elle ouvre donc la voie à une décision politique.

4. Quel rôle jouent les acteurs de l’agenda dans les questions environnementales ?

Ils empêchent toute discussion publique sur l’environnement
Ils contribuent à mettre ces questions en débat public
Ils appliquent uniquement les décisions déjà prises
Ils remplacent les pouvoirs publics dans l’action législative

Ils contribuent à mettre ces questions en débat public

Explication

Les acteurs de l’agenda sont des organisations et groupes qui aident à faire entrer les questions environnementales dans le débat public. Ils ne se limitent pas à exécuter des décisions déjà prises.

5. Qu’est-ce que la concertation dans le domaine environnemental ?

Une stratégie visant à éviter toute discussion sur les conflits
Une démarche où des acteurs acceptent de débattre et cherchent ensemble une solution
Une procédure où l’État décide seul sans échange préalable
Une méthode de sanction immédiate des acteurs opposés

Une démarche où des acteurs acceptent de débattre et cherchent ensemble une solution

Explication

La concertation repose sur l’acceptation du débat et la recherche d’une solution à partir d’analyses partagées. Elle suppose donc un échange entre acteurs plutôt qu’une décision unilatérale.

6. Que désigne le claiming dans un conflit environnemental ?

La désignation d’un responsable d’un événement
La manière dont un événement est perçu par la société
L’accord final trouvé entre tous les acteurs
Une revendication adressée aux pouvoirs publics pour obtenir une réponse

Une revendication adressée aux pouvoirs publics pour obtenir une réponse

Explication

Le claiming correspond à la formulation d’une demande ou revendication adressée aux pouvoirs publics. Le blaming renvoie, lui, à la recherche du responsable, et le naming à la qualification de l’événement.

7. Pourquoi l’atmosphère est-elle considérée comme un bien commun ?

Parce qu’elle appartient à un seul État
Parce qu’elle ne subit aucun effet des émissions
Parce qu’elle peut être réservée à certains pays
Parce qu’elle est à la fois rivale et non excluable

Parce qu’elle est à la fois rivale et non excluable

Explication

L’atmosphère est un bien commun car elle est rivalisée par les émissions et non excluable puisque les frontières ne l’enferment pas. C’est précisément cette combinaison qui complique sa gestion.

8. Comment qualifie-t-on les émissions de gaz à effet de serre qui font subir des dommages sans compensation monétaire ?

Un quota d’émission
Une subvention publique
Une externalité négative
Une norme non contraignante

Une externalité négative

Explication

Une externalité négative est un effet néfaste subi par d’autres agents sans compensation monétaire. Les émissions de gaz à effet de serre correspondent à ce mécanisme car elles font peser des coûts sur les victimes du réchauffement.

9. Quel est l’effet d’un quota d’émission trop élevé sur l’incitation des entreprises ?

Il rend la législation plus contraignante par défaut
Il transforme la taxe en subvention
Il réduit l’incitation à dépolluer parce que le prix du droit d’émettre devient trop faible
Il augmente automatiquement la pollution dans tous les cas

Il réduit l’incitation à dépolluer parce que le prix du droit d’émettre devient trop faible

Explication

Si les quotas distribués sont excessifs, leur valeur sur le marché diminue et l’incitation à réduire les émissions est trop faible. Le problème vient donc d’un niveau de quota mal calibré.

10. Que signifie le principe de subsidiarité dans l’action environnementale européenne ?

L’Union intervient systématiquement avant les États membres
L’échelon supérieur n’intervient que si l’action de l’échelon inférieur est jugée moins efficace
Les décisions doivent toujours être prises localement, sans coordination
Les États membres n’ont plus de rôle dans la politique climatique

L’échelon supérieur n’intervient que si l’action de l’échelon inférieur est jugée moins efficace

Explication

La subsidiarité impose que l’échelon supérieur n’agisse que si l’action de l’échelon inférieur est moins efficace. Cela s’inscrit dans une compétence partagée entre l’Union européenne et les États membres.

11. Quelle logique correspond à une organisation où les décisions sont définies du niveau supérieur vers les niveaux inférieurs ?

Une articulation ascendante
Un principe de concertation horizontale
Une articulation descendante
Une compétence exclusive de l’État

Une articulation descendante

Explication

L’articulation descendante repose sur des décisions qui vont du niveau supérieur vers les niveaux inférieurs. L’articulation ascendante fonctionne à l’inverse, à partir des échelons inférieurs.

12. Dans l’Union européenne, quel principe explique que l’échelon supérieur n’intervient que si l’action de l’État est jugée moins efficace ?

La négociation internationale
La compétence exclusive
L’articulation descendante
Le principe de subsidiarité

Le principe de subsidiarité

Explication

Le principe de subsidiarité prévoit que l’échelon supérieur n’agit que si l’échelon inférieur est moins efficace. Dans l’UE, la politique environnementale relève en plus d’une compétence partagée entre l’Union et les États membres.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 12 flashcards sur Introduction à la gouvernance environnementale.

Environnement — problème public ?

Un enjeu débattu dans l’espace public et décisionnel.

Événement déclencheur — rôle ?

Facilite l’émergence d’une question environnementale.

Question environnementale — définition ?

Situation liée à l’environnement pouvant devenir enjeu public.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la gouvernance environnementale.

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