QCM : Introduction à la physique quantique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux la dualité onde-corpuscule d’un objet quantique ?

Il peut manifester un comportement ondulatoire ou corpusculaire selon l’expérience
Il se comporte toujours comme une onde, jamais comme une particule
Il perd toute propriété ondulatoire dès qu’il est détecté
Il ne peut être observé que sous forme de particule chargée

Il peut manifester un comportement ondulatoire ou corpusculaire selon l’expérience

Explication

La dualité onde-corpuscule signifie qu’un même objet quantique peut présenter des aspects différents selon le dispositif expérimental. Ce n’est donc ni une onde pure ni une particule pure dans tous les contextes.

2. Dans l’expérience des fentes de Young, à quoi correspond l’interfrange ?

À la largeur d’une seule fente
À la période temporelle de l’onde lumineuse
À l’écart entre deux franges brillantes successives
À la différence de phase entre deux photons

À l’écart entre deux franges brillantes successives

Explication

L’interfrange est l’espacement entre deux franges brillantes successives, et il vaut bbD/a. Il ne désigne pas la largeur d’une fente ni une période temporelle.

3. Quelle est l’écriture correcte d’un état de polarisation linéaire de paramètre b8 ?

|b89b = cosb8 |vertical9b + sinb8 |horizontal9b
|b89b = |vertical9b - |horizontal9b
|b89b = (|vertical9b + i|horizontal9b)/2
|b89b = sinb8 |vertical9b + cosb8 |horizontal9b

|b89b = cosb8 |vertical9b + sinb8 |horizontal9b

Explication

Un état linéaire s’écrit comme une superposition normalisée de la verticale et de l’horizontale avec les coefficients cosb8 et sinb8. Les états circulaires, eux, impliquent une phase relative b1i.

4. Quelle conséquence une polarisation circulaire b1 a-t-elle dans la base verticale-horizontale ?

Elle impose une phase globale mesurable
Elle rend l’état non normalisable
Elle donne des probabilités égales pour les deux états
Elle donne une probabilité nulle pour l’un des deux états

Elle donne des probabilités égales pour les deux états

Explication

Un état circulaire b1 = (|vertical9b b1 i|horizontal9b)/2 conduit à des probabilités 1/2 et 1/2 dans la base verticale-horizontale. La phase globale n’affecte pas ces probabilités.

5. Que représente un ket dans le formalisme de Dirac ?

Un opérateur hermitien de mesure
Un produit scalaire entre deux états
Un vecteur ligne obtenu par conjugaison
Un vecteur colonne représentant un état quantique

Un vecteur colonne représentant un état quantique

Explication

Un ket |c89b est un vecteur colonne de l’espace des états. Le bra correspondant est le vecteur ligne obtenu par transconjugaison.

6. Quelle propriété caractérise le projecteur sur un état |c8m9b ?

Il vérifie P^2 = P
Il est toujours égal à l’identité
Il vérifie P^2 = -P
Il ne dépend jamais de la base choisie

Il vérifie P^2 = P

Explication

Un projecteur est idempotent : en l’appliquant deux fois, on obtient le même résultat qu’une seule fois, donc P^2 = P. C’est la propriété clé utilisée pour les mesures et la relation de fermeture.

7. Quel effet une phase globale a-t-elle sur les probabilités de mesure ?

Elle les rend dépendantes de la base
Elle les modifie systématiquement
Elle les laisse inchangées
Elle les annule

Elle les laisse inchangées

Explication

Une phase globale multiplie l’état par un facteur de phase sans changer les modules carrés des amplitudes. Les probabilités de mesure restent donc inchangées.

8. Dans le postulat général de la mesure, quelle est la probabilité d’obtenir la valeur propre a_n ?

|8psi|P_n|8psi9b
Tr(P_n)
||P_n|8psi9b||^2
|8psi9b/ P_n

||P_n|8psi9b||^2

Explication

La probabilité de mesurer a_n est la norme au carré de la projection de l’état sur le sous-espace propre associé, soit ||P_n|8psi9b||^2. C’est équivalent à 8psi|P_n|8psi9b lorsque P_n est un projecteur.

9. Dans la représentation des positions, comment s’écrit la densité de probabilité ?

|8psi(x)9b|^2
8psi(x)9b
dc8/dx
8x|8psi9b

|8psi(x)9b|^2

Explication

La densité de probabilité est |8psi(x)9b|^2, et |8psi(x)9b|^2dx donne la probabilité de trouver la particule dans un petit intervalle. La fonction d’onde elle-même n’est pas une probabilité.

10. Quel est le commutateur des opérateurs position et impulsion ?

[9x,p] = ihbar 8I
[9x,p] = hbar^2 8I
[9x,p] = 0
[9x,p] = -ihbar 8I

[9x,p] = ihbar 8I

Explication

Les opérateurs position et impulsion vérifient [9x,p] = ihbar8I, ce qui traduit leur incompatibilité quantique. Ce commutateur est à la base du principe d’incertitude.

11. Dans la représentation de Fourier, quelle relation l’opérateur impulsion impose-t-il sur une dérivée de la fonction d’onde ?

Il transforme une dérivée en multiplication par ip/ħ
Il transforme une dérivée en multiplication par x
Il laisse toute dérivée inchangée
Il transforme une multiplication par x en dérivée par rapport à p

Il transforme une dérivée en multiplication par ip/ħ

Explication

Dans l’espace de Fourier, dériver par rapport à x correspond à multiplier par ip/ħ. C’est précisément la règle qui relie la dérivation à l’impulsion.

12. Quel effet une translation de la fonction d’onde ψ(x−x0) produit-elle dans l’espace des impulsions ?

Une disparition des composantes de haute impulsion
Un facteur de phase e^{-ipx0/ħ}
Un décalage de la variable p sans changement de phase
Une multiplication par x0 dans l’espace des impulsions

Un facteur de phase e^{-ipx0/ħ}

Explication

Une translation dans l’espace direct devient un facteur de phase dans l’espace des impulsions. La forme transformée est ˜ψ(p)e^{-ipx0/ħ}.

13. Pour un état d’énergie bien définie, quelle est la conséquence de l’évolution temporelle sur les probabilités de mesure ?

Elles deviennent nulles à long terme
Elles changent périodiquement avec le temps
Elles restent inchangées car seule une phase globale apparaît
Elles dépendent du choix de la base de mesure

Elles restent inchangées car seule une phase globale apparaît

Explication

Un état propre de l’énergie évolue seulement par une phase globale e^{-iEt/ħ}. Comme une phase globale est invisible aux probabilités, celles-ci restent constantes.

14. Dans le postulat général de la mesure, quelle expression donne la probabilité d’obtenir un résultat associé au projecteur Pn ?

⟨ψ|Pn|ψ⟩
⟨Pnψ|Pnψ⟩/2
‖Pn|ψ⟩‖
⟨ψ|Pn²|ψ⟩ avec un état non normalisé

⟨ψ|Pn|ψ⟩

Explication

La probabilité est donnée par ⟨ψ|Pn|ψ⟩, ce qui est équivalent à la norme au carré de la projection. Après la mesure, l’état est projeté sur le sous-espace correspondant.

15. Comment s’écrit l’opérateur impulsion dans la base des positions ?

Comme une intégrale sur tout l’espace
Comme une dérivée seconde en x
Comme une multiplication par x
Comme l’opérateur iħ d/dx

Comme l’opérateur iħ d/dx

Explication

Dans la représentation des positions, l’impulsion agit comme iħ d/dx. L’opérateur position, lui, agit par multiplication par x.

16. Quelle propriété caractérise l’incompatibilité quantique entre position et impulsion ?

Leur commutateur est égal à zéro
Leur produit est toujours nul
Leur commutateur vaut iħI
Leur somme est une constante universelle

Leur commutateur vaut iħI

Explication

La relation [x̂,p̂]=iħI exprime leur incompatibilité. Elle est à l’origine de l’inégalité d’Heisenberg sur les incertitudes.

17. Quel est l’état intriqué produit par deux cristaux biréfringents alignés lorsqu’un laser incident est polarisé à 45° ?

(|↕⟩+|↔⟩)/√2 ⊗ (|↕⟩−|↔⟩)/√2
(|↕↔⟩+|↔↕⟩)/√2
|↕⟩⊗|↔⟩
(|↕↕⟩+|↔↔⟩)/√2

(|↕↕⟩+|↔↔⟩)/√2

Explication

L’état obtenu est la superposition symétrique (|↕↕⟩+|↔↔⟩)/√2. Il est non factorisable et constitue un état intriqué.

18. Quelle est la loi de corrélation conjointe lorsque Alice et Bob mesurent des polarisations d’angles α et β ?

P(α,β)=1/2
P(α,β)=1/2·sin²(α−β)
P(α,β)=1/2·cos²(α−β)
P(α,β)=cos²(α−β)

P(α,β)=1/2·cos²(α−β)

Explication

La corrélation annoncée pour cet état intriqué est P(α,β)=1/2·cos²(α−β). Cette loi traduit une corrélation quantique plus forte qu’un simple hasard indépendant.

19. Dans un champ magnétique statique dirigé selon z, quels sont les niveaux d’énergie d’un spin 1/2 ?

E±=−γB0 et +γB0
E±=0 et ħω0
E±=±ħω0/2
E±=±ħω1/2

E±=±ħω0/2

Explication

Le Hamiltonien conduit à deux niveaux E±=±ħω0/2. La séparation énergétique est donc proportionnelle à la fréquence de Larmor ω0.

20. À la résonance, quelle fréquence caractérise les oscillations de Rabi pour un spin initialement au pôle nord ?

Ω=|ω1|
Ω=ω0+ω
Ω=|ω0−ω|
Ω=√((ω0−ω)^2+ω1^2)

Ω=|ω1|

Explication

À la résonance ω=ω0, on obtient Ω=|ω1|. C’est alors la fréquence des oscillations de Rabi, avec retournement total possible du spin.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Introduction à la physique quantique.

Dualité onde-corpuscule — définition ?

Un même quantum peut se comporter comme onde ou particule selon l’expérience.

Photon — rôle ?

Quantum de lumière, transfert d’énergie et de quantité de mouvement.

Onde plane monochromatique — description ?

Oscillation avec phase exp{i(k·r - ωt)}, relation k=ω/c.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la physique quantique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM