Fiche de révision : Introduction à la psychologie du développement

Plan du Cours

  1. Psychologie du développement et domaines
  2. Fonctionnement psychologique et troubles
  3. Phylogenèse et ontogenèse du développement
  4. Méthodes longitudinale, transversale et mixte
  5. Biais d’échantillonnage et mort expérimentale
  6. Observation et expérimentation chez le bébé
  7. Indices physiologiques et mesures cérébrales
  8. Activité oculomotrice et pupillométrie
  9. Succion non nutritive et mémoire in utero
  10. Biais expérimentaux et effets Rosenthal

1. Psychologie du développement et domaines

Notions clés & Définitions

  • Psychologie du développement : La psychologie du développement est une discipline scientifique qui étudie comment le fonctionnement psychologique change tout au long de la vie.
  • Troubles du développement : Les troubles du développement regroupent des difficultés qui affectent le développement (ex. autisme, trisomie, dys, TDAH, TDI, troubles des apprentissages).
  • Fonctionnement psychologique : Le fonctionnement psychologique désigne l’ensemble des capacités et processus liés à l’intellect, au mouvement, aux relations sociales et au langage, de la naissance à la mort.
  • Développement perceptivo-moteur : Le développement perceptivo-moteur correspond aux changements des capacités de perception et de contrôle moteur au fil de l’âge.
  • Psychologie des transitions : La psychologie des transitions est un parcours orienté vers les étapes de passage (orientation, insertion, conseil).

Points essentiels

  • La psychologie du développement adopte une vision dynamique de l’individu, centrée sur les changements au cours du temps.
  • Elle étudie aussi bien le développement typique que les troubles du développement.
  • Les domaines couvrent perceptivo-moteur, cognitif, social, affectif, moral et identitaire.
  • Le fonctionnement psychologique inclut des dimensions cognitive, motrice, sociale et linguistique.
  • Deux orientations de master sont mentionnées : transitions et clinique du développement.
  • La clinique du développement vise l’enfance, l’adolescence et aussi les personnes âgées.

Astuce mémo

Développement = “changements” + “vie entière” (naissance → mort).

2. Fonctionnement psychologique et troubles

Notions clés & Définitions

  • Psychologie cognitive : La psychologie cognitive étudie la construction mentale, l’apprentissage et l’intelligence comme composantes du fonctionnement psychologique.
  • Autisme : L’autisme est cité comme exemple de trouble du développement affectant le fonctionnement psychologique.
  • Trisomie : La trisomie est citée comme exemple de trouble du développement pouvant impacter le développement.
  • TDAH : Le TDAH est cité comme trouble du développement lié à des difficultés de régulation et d’attention.
  • Troubles de l’apprentissage : Les troubles de l’apprentissage sont cités comme catégorie de troubles du développement touchant l’acquisition de compétences scolaires.

Points essentiels

  • Le fonctionnement psychologique couvre des domaines intellectuels, moteurs, sociaux et linguistiques.
  • L’étude s’étend de la naissance à des stades de changements intenses jusqu’à la mort.
  • Les troubles du développement sont traités comme faisant partie du champ d’étude du développement.
  • Les exemples donnés incluent autisme, trisomie, multi dys, TDAH, TDI et troubles de l’apprentissage.
  • La psychologie cognitive est explicitement reliée à l’apprentissage, à l’intelligence et à la construction mentale.

Astuce mémo

Fonctionnement psychologique = “penser + bouger + social + langage”.

3. Phylogenèse et ontogenèse du développement

Notions clés & Définitions

  • Phylogenèse : La phylogenèse étudie l’évolution des espèces au cours de l’histoire, pour comprendre comment l’humain en découle.
  • Ontogenèse : L’ontogenèse décrit le développement précis d’un organisme depuis sa conception jusqu’à sa forme mûre, voire jusqu’à sa mort.
  • Embryons de mammifères : Les embryons de mammifères se ressemblent au début puis divergent davantage à mesure qu’ils grandissent.
  • Étude de l’évolution des espèces : L’étude de l’évolution des espèces correspond à l’angle phylogénétique sur les changements au fil du temps évolutif.
  • Développement d’un organisme : Le développement d’un organisme correspond à l’angle ontogénétique, centré sur la trajectoire individuelle.

Points essentiels

  • La phylogenèse répond à la question “comment l’humain découle du singe” via l’évolution des espèces.
  • L’ontogenèse s’intéresse au développement d’un organisme, humains et non-humains, de la conception à la maturité ou la mort.
  • Les embryons de mammifères se ressemblent au départ.
  • Plus les embryons grandissent, plus leurs trajectoires s’éloignent.
  • La phylogenèse et l’ontogenèse sont présentées comme liées dans l’ensemble du raisonnement.

Astuce mémo

Phylo = “espèces”, Onto = “individu” (conception → maturité).

4. Méthodes longitudinale, transversale et mixte

Notions clés & Définitions

  • Méthode longitudinale : La méthode longitudinale suit un même groupe de sujets dans le temps avec des observations répétées.
  • Méthode transversale : La méthode transversale compare plusieurs âges à partir d’échantillons observés une seule fois.
  • Méthode mixte : La méthode mixte combine des observations transversales et longitudinales sur plusieurs âges suivis dans le temps.
  • Échantillonnage : L’échantillonnage correspond au choix des sujets observés pour représenter une population.
  • Recueil temporaire de données : Le recueil temporaire de données est l’étape où l’on collecte des informations à un moment donné selon une méthode.

Points essentiels

  • La méthode longitudinale est très précise mais demande un temps long avant d’obtenir des résultats.
  • La méthode transversale donne des résultats immédiats et permet un meilleur échantillonnage.
  • La méthode transversale est moins “riche” car elle observe une seule fois chaque âge.
  • La méthode mixte combine les avantages des deux approches en observant plusieurs âges à plusieurs moments.
  • Le cours distingue aussi la méthode (recueil temporaire) et l’acquisition d’indices/paradigme.
  • Les paradigmes et indices sont des éléments séparés dans la formulation des questions expérimentales.

Astuce mémo

Longitudinale = “même groupe, plusieurs temps” ; Transversale = “plusieurs âges, un seul temps” ; Mixte = “les deux”.

5. Biais d’échantillonnage et mort expérimentale

Notions clés & Définitions

  • Biais d’échantillonnage : Le biais d’échantillonnage apparaît quand l’échantillon n’est pas suffisamment représentatif de la population étudiée.
  • Mort expérimentale : La mort expérimentale désigne la disparition de certains participants/échantillons au cours de l’étude.
  • Représentativité : La représentativité est la qualité d’un échantillon à refléter la population dont on veut tirer des conclusions.
  • Échantillon non représentatif : Un échantillon non représentatif est un échantillon qui ne permet pas de généraliser correctement les résultats.
  • Étude du changement : L’étude du changement vise à observer l’évolution d’un comportement ou d’un processus dans le temps.

Points essentiels

  • Le biais d’échantillonnage correspond à un échantillon pas ou plus représentatif de la population.
  • La mort expérimentale correspond à la disparition de certains échantillons.
  • Si l’on n’a qu’une seule évaluation, on ne peut pas étudier le changement ou l’évolution.
  • Pour étudier l’évolution, il faut au minimum deux suivis.
  • Le cours illustre des cas où l’absence de précisions ou l’absence de suivi empêche l’inférence sur le changement.
  • Les problèmes d’échantillon peuvent limiter la validité des conclusions.

Astuce mémo

Changement = au moins deux temps ; sinon, pas d’évolution mesurable.

6. Observation et expérimentation chez le bébé

Notions clés & Définitions

  • Observation : L’observation est un suivi attentif des phénomènes sans chercher à modifier l’environnement.
  • Expérimentation : L’expérimentation consiste à modifier l’environnement d’un individu et à mesurer l’effet sur le comportement.
  • Paradigmes : Les paradigmes sont les moyens utilisés pour formuler et poser la question expérimentale.
  • Indices : Les indices sont les signes ou réponses observables à partir desquels on infère un processus psychologique.
  • Variabilité individuelle : La variabilité individuelle signifie que chaque bébé peut présenter des différences marquées d’un individu à l’autre.

Points essentiels

  • Chez le bébé, il y a peu d’indices verbaux et peu d’habiletés motrices.
  • L’attention du bébé est très limitée, avec une durée d’environ 5 minutes max.
  • Le bébé présente peu de contrôle moteur et peu de volonté, ce qui impose des procédures adaptées.
  • Chaque individu est décrit comme différent, ce qui augmente la variabilité observée.
  • L’observation suit les phénomènes sans intention de les modifier.
  • L’expérimentation modifie l’environnement et mesure l’effet sur le comportement.

Astuce mémo

Observation = “je regarde sans changer” ; Expérimentation = “je change et je mesure”.

7. Indices physiologiques et mesures cérébrales

Notions clés & Définitions

  • EEG : L’EEG est une mesure de l’activité électrique du cerveau.
  • IRM : L’IRM mesure l’activité métabolique du système nerveux central via des différences de débit sanguin.
  • NIRS : La NIRS (spectroscopie infrarouge) capte le cortex à partir de changements de vascularisation.
  • Test salivaire : Le test salivaire sert à mesurer des niveaux hormonaux, notamment le cortisol associé au stress.
  • Thermographie : La thermographie mesure la température à la surface de la peau.

Points essentiels

  • L’EEG est décrite comme une mesure de l’activité électrique du cerveau, mais elle est longue et fastidieuse.
  • L’IRM est basée sur la différence de débit sanguin pour refléter l’activité métabolique.
  • La NIRS capte le cortex (surface) grâce aux variations de vascularisation.
  • Le test salivaire permet d’évaluer le cortisol, interprété comme un marqueur de stress.
  • L’ECG mesure le rythme cardiaque et peut montrer une hausse si l’enfant est attentif.
  • La thermographie mesure la température cutanée comme indice physiologique.

Astuce mémo

Cerveau : EEG (électricité), IRM (métabolisme via sang), NIRS (surface via vascularisation).

8. Activité oculomotrice et pupillométrie

Notions clés & Définitions

  • Activité oculomotrice : L’activité oculomotrice regroupe les comportements de regard utilisés comme indices du traitement de l’information.
  • Pupillométrie : La pupillométrie mesure le diamètre de la pupille.
  • Occulomètre : L’oculomètre mesure la direction du regard et le diamètre pupillaire.
  • Temps de regard : Le temps de regard correspond à la durée pendant laquelle le bébé fixe un stimulus.
  • Reconnaissance de la mère : La reconnaissance de la mère est indiquée comme présente dès la naissance via les réponses oculaires.

Points essentiels

  • La pupillométrie utilise le diamètre pupillaire comme indice.
  • L’oculomètre combine mesure du regard (où le bébé regarde) et mesure du diamètre de la pupille.
  • Le temps de regard est un indicateur utilisé dans ces paradigmes.
  • Le cours indique qu’un bébé reconnaît sa mère dès la naissance.
  • La reconnaissance du père n’est pas mentionnée comme présente dès la naissance.
  • Les mesures oculomotrices servent d’indices pour inférer des processus psychologiques.

Astuce mémo

Pupillométrie = “taille de la pupille” ; Occulomètre = “où + combien de pupille”.

9. Succion non nutritive et mémoire in utero

Notions clés & Définitions

  • Succion non nutritive : La succion non nutritive est une succion mesurée avec une tétine équipée de capteurs, sans apport alimentaire.
  • Mémoire in utero : La mémoire in utero désigne la capacité du fœtus puis du nourrisson à se souvenir d’un stimulus entendu pendant la grossesse.
  • Rythme de succion : Le rythme de succion est la séquence de succion, train de succion, pause, puis reprise.
  • Decasper et Spence : Decasper et Spence sont les auteurs de l’expérience de 1986 sur la mémoire in utero via la succion.
  • “The Cat and the Hat” : “The Cat and the Hat” est la comptine utilisée pendant la grossesse dans l’expérience décrite.

Points essentiels

  • Des capteurs sur une tétine mesurent la fréquence, l’amplitude et l’intensité de la succion.
  • Le principe énoncé est que l’augmentation de la fréquence de succion reflète un accroissement d’intérêt pour le stimulus.
  • Le cours décrit un pattern de succion : succion, train de succion (accélération), pause, puis reprise.
  • L’expérience de Decasper et Spence (1986) teste si le fœtus a une mémoire.
  • Pendant les 12 dernières semaines, la comptine “the cat and the hat” est lue deux fois par jour.
  • À la naissance, si le nourrisson accélère son rythme de base de succion lors du passage de la comptine connue, cela soutient l’existence d’une mémoire in utero.

Astuce mémo

Mémoire in utero = “la tétine accélère quand c’est connu”.

10. Biais expérimentaux et effets Rosenthal

Notions clés & Définitions

  • Biais de confirmation : Le biais de confirmation est une tendance à privilégier les informations qui confirment des idées ou hypothèses préexistantes.
  • Effet Rosenthal : L’effet Rosenthal (Pygmalion) décrit un biais où les attentes influencent les résultats observés.
  • Effet Clever Hans : L’effet Clever Hans est cité comme exemple de biais pouvant fausser l’interprétation des résultats.
  • Subjectivité : La subjectivité correspond au risque d’influence du jugement humain, d’où l’usage de grilles et de tests.
  • Variables confondues : Les variables confondues sont des facteurs non contrôlés qui peuvent influencer le comportement et brouiller l’effet étudié.

Points essentiels

  • La subjectivité peut biaiser l’observation, ce qui motive l’usage de grilles et de tests.
  • Le contrôle imparfait de l’environnement rend possibles des variables confondues.
  • Le biais de confirmation consiste à sélectionner mentalement les informations qui vont dans le sens des hypothèses.
  • L’effet Rosenthal (Pygmalion) est donné comme exemple de biais expérimental.
  • L’effet Clever Hans est aussi cité comme exemple de biais pouvant tromper l’interprétation.
  • Ces biais rappellent que les résultats peuvent refléter plus que le seul phénomène étudié.

Astuce mémo

Attentes + sélection = biais (Rosenthal, Clever Hans, confirmation).

Tableaux de synthèse

Longitudinale vs transversale vs mixte

TypeSuivi dans le tempsRésultat attendu
LongitudinaleMême groupe, suivisTrès précis mais long avant résultats
TransversalePlusieurs âges, une seule foisRésultats immédiats mais moins riche
MixtePlusieurs âges, plusieurs tempsCombine les deux approches

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre observation et expérimentation : en observation on ne modifie pas l’environnement, en expérimentation on le modifie.
  2. Croire qu’une seule mesure suffit pour conclure à un changement : le cours exige au minimum deux suivis.
  3. Interpréter un résultat sans tenir compte de la représentativité : un biais d’échantillonnage peut invalider la généralisation.
  4. Oublier que les bébés ont une attention très courte (≈5 minutes) et peu de contrôle moteur, ce qui impose des procédures adaptées.
  5. Prendre les attentes de l’expérimentateur comme preuve du phénomène : les effets Rosenthal/Clever Hans et le biais de confirmation peuvent biaiser les résultats.

Checklist Examen

  1. Définir la psychologie du développement et distinguer fonctionnement psychologique et troubles du développement.
  2. Citer les domaines du développement (perceptivo-moteur, cognitif, social, affectif, moral, identitaire).
  3. Expliquer la différence entre phylogenèse et ontogenèse et rappeler le “fun fact” sur les embryons de mammifères.
  4. Choisir et justifier une méthode (longitudinale, transversale, mixte) en fonction du type de résultat attendu.
  5. Définir biais d’échantillonnage et mort expérimentale et relier ces problèmes à la validité des conclusions.
  6. Décrire les spécificités des bébés (peu d’indices verbaux, attention courte, variabilité, contrôle moteur limité) et les conséquences méthodologiques.
  7. Distinguer observation et expérimentation et préciser la différence paradigmes vs indices.
  8. Connaître les indices physiologiques et mesures cérébrales : EEG, IRM, NIRS, test salivaire/cortisol, ECG, thermographie.
  9. Expliquer ce que mesurent la pupillométrie, l’oculomètre et le temps de regard, et rappeler la reconnaissance de la mère dès la naissance.
  10. Décrire la succion non nutritive (capteurs, paramètres mesurés) et le principe fréquence→intérêt, puis résumer l’expérience de Decasper et Spence (1986).
  11. Identifier les biais expérimentaux : subjectivité, variables confondues, biais de confirmation, effet Rosenthal (Pygmalion) et effet Clever Hans.

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Psychologie du développement — définition ?

Étude des changements psychologiques tout au long de la vie.

Troubles du développement — exemples ?

Autisme, trisomie, dys, TDAH, troubles des apprentissages.

Fonctionnement psychologique — éléments clés ?

Capacités cognitives, motrices, sociales, linguistiques.

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