QCM : Introduction à la psychologie sociale — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise l’approche expérimentale par rapport à l’approche non expérimentale en psychologie sociale ?

Elle décrit les conduites sans modifier les conditions observées
Elle explique les comportements par des normes sociales établies
Elle manipule des facteurs afin d’en tester les effets
Elle compare les réactions individuelles entre plusieurs groupes sociaux

Elle manipule des facteurs afin d’en tester les effets

Explication

L’approche expérimentale manipule certains facteurs pour mesurer leurs effets sur les comportements. L’approche non expérimentale observe les conduites sans intervenir sur les conditions étudiées.

2. Dans le stade positif d’Auguste Comte, comment les conclusions sont-elles établies ?

Par la répétition et l’observation des comportements
Par l’intervention directe de divinités dans les événements
Par l’analyse des croyances propres à chaque groupe social
Par des principes abstraits indépendants des lois scientifiques

Par la répétition et l’observation des comportements

Explication

Le stade positif déduit des conclusions à partir de la répétition des comportements observés. Le stade théologique invoque les dieux, tandis que le stade métaphysique recourt à des explications abstraites.

3. Comment Durkheim définit-il l’anomie et quel phénomène lui associe-t-il ?

Une influence collective considérée comme une cause de conformisme
Une cohésion excessive considérée comme une source de conflit
Une rationalité individuelle considérée comme une protection sociale
Une absence de normes considérée comme une source de suicide

Une absence de normes considérée comme une source de suicide

Explication

Durkheim définit l’anomie comme une absence de normes et la présente comme une source de suicide. Elle ne désigne donc pas une cohésion collective ni une simple influence du groupe.

4. Que met en évidence l’expérience de Ringelmann concernant l’effort collectif ?

L’effort commun diminue lorsque la taille du groupe augmente
La coordination sociale devient plus efficace avec chaque participant
La rationalité collective progresse avec la présence d’un leader
L’effort individuel augmente lorsque le groupe devient plus nombreux

L’effort commun diminue lorsque la taille du groupe augmente

Explication

Ringelmann met en évidence la paresse sociale : l’effort commun tend à diminuer lorsque le nombre d’individus augmente. Cette observation ne signifie pas que l’effort individuel ou la coordination s’améliore avec la taille du groupe.

5. Quel est l’objet central de la psychologie sociale ?

L’étude systématique de l’individu en interaction sociale
L’étude des événements historiques qui organisent les sociétés
L’étude des fonctionnements psychiques détachés des relations sociales
L’étude des structures biologiques qui déterminent les conduites humaines

L’étude systématique de l’individu en interaction sociale

Explication

La psychologie sociale étudie systématiquement les interactions humaines et l’individu inséré dans un contexte social. La psychologie générale peut, selon les approches, examiner des fonctionnements moins directement sociaux.

6. Qu’est-ce que l’influence sociale ?

Une transmission d’informations dépourvue d’effets sur les conduites
Une interaction réciproque limitée aux relations entre deux individus
Un ensemble de pressions qui orientent pensées, sentiments et comportements
Une réaction personnelle produite indépendamment des modèles sociaux

Un ensemble de pressions qui orientent pensées, sentiments et comportements

Explication

L’influence sociale regroupe les pressions explicites ou implicites qui amènent individus ou groupes à se conformer aux modèles sociaux du contexte. Elle peut concerner les pensées, les comportements et les sentiments, et ne se réduit pas à une transmission neutre d’informations.

7. Selon Allport, quels éléments peuvent être influencés par autrui dans l’objet de la psychologie sociale ?

Les pensées, les sentiments et les comportements
Les institutions, les lois et les ressources économiques
Les capacités physiques, les réflexes et les perceptions sensorielles
Les souvenirs, les rêves et les fonctions biologiques

Les pensées, les sentiments et les comportements

Explication

Allport définit la psychologie sociale par l’étude de l’influence d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements. Cet autrui peut être réel, imaginaire ou implicite, ce qui dépasse une interaction directement observable.

8. Quel niveau d’analyse concerne les relations entre groupes selon Breakwell ?

Le niveau de la relation entre deux personnes en situation
Le niveau des relations intergroupes
Le niveau de l’interaction entre un individu et son groupe
Le niveau de l’activité intérieure de l’individu

Le niveau des relations intergroupes

Explication

Chez Breakwell, le niveau des relations intergroupes porte sur les rapports entre groupes. Il se distingue du niveau intrapsychique, qui concerne l’intérieur de l’individu, et des niveaux centrés sur les interactions individuelles.

9. Chez Doise, quel niveau d’analyse dépend du statut social des personnes ?

Le niveau positionnel
Le niveau interindividuel situationnel
Le niveau idéologique représentationnel
Le niveau intra-personnel

Le niveau positionnel

Explication

Le niveau positionnel de Doise analyse les effets du statut social sur les conduites ou les relations. Le niveau interindividuel est plutôt lié à la situation immédiate, tandis que le niveau intra-personnel concerne l’individu lui-même.

10. Selon le schéma fonctionnel, comment exprime-t-on la relation entre une réaction, la personnalité et la situation ?

R=f(P,S)R = f(P,S)
R=P+SR = P + S
R=f(P−S)R = f(P-S)
R=S×P−1R = S \times P^{-1}

$$R = f(P,S)$$

Explication

Le schéma fonctionnel représente la réaction comme une fonction de la personnalité et de la situation, soit R=f(P,S)R = f(P,S). Cette formulation indique que le comportement dépend de la combinaison de ces deux facteurs plutôt que de leur simple addition.

11. Dans quelle séquence une démarche de recherche scientifique organise-t-elle généralement ses principales étapes ?

Analyser, observer, formuler une hypothèse, expérimenter, puis interpréter
Observer, formuler une hypothèse, expérimenter, analyser, puis interpréter
Formuler une hypothèse, observer, interpréter, expérimenter, puis analyser
Observer, expérimenter, formuler une hypothèse, interpréter, puis analyser

Observer, formuler une hypothèse, expérimenter, analyser, puis interpréter

Explication

La démarche commence par l’observation et la formulation d’une hypothèse, avant l’expérience, l’analyse statistique et l’interprétation. Confondre l’interprétation avec une étape antérieure conduirait à tirer des conclusions avant d’avoir analysé les résultats.

12. Quelle démarche psychologique étudie particulièrement les forces de l’inconscient ?

La démarche psychophysiologique centrée sur les mécanismes biologiques
La démarche béhavioriste centrée sur les comportements
La démarche clinique ou psychodynamique
La démarche cognitive centrée sur les traitements mentaux

La démarche clinique ou psychodynamique

Explication

La démarche clinique ou psychodynamique s’intéresse aux forces de l’inconscient. La démarche béhavioriste, en revanche, mesure principalement les comportements observables.

13. Une chercheuse filme les comportements d’enfants afin de les décrire précisément sans modifier la situation : quelle méthode utilise-t-elle ?

Une observation systématique et armée
Une enquête fondée sur un échantillon représentatif
Une corrélation entre deux variables mesurées
Une expérimentation avec manipulation causale

Une observation systématique et armée

Explication

L’observation systématique et armée décrit les comportements à l’aide d’un outil d’enregistrement comme une caméra. L’expérimentation se distingue par la maîtrise et la variation de facteurs pour examiner une causalité.

14. Quelle conclusion les méthodes descriptives permettent-elles généralement de tirer ?

Elles prédisent une variable à partir d’une corrélation observée
Elles décrivent des phénomènes sans établir leur causalité
Elles établissent une causalité grâce à la manipulation des variables
Elles généralisent les résultats à toute une population étudiée

Elles décrivent des phénomènes sans établir leur causalité

Explication

Les méthodes descriptives servent à rendre compte des phénomènes observés, mais elles ne permettent généralement ni de généraliser les résultats ni d’établir un lien causal. La manipulation des variables relève plutôt de la méthode expérimentale.

15. Une étude montre qu’un nombre élevé d’heures d’entraînement est associé à de meilleures performances, sans manipulation des chercheurs : quelle interprétation est correcte ?

La relation prouve que l’entraînement cause directement les performances
La relation peut servir à prédire les performances, sans prouver une causalité
La relation exige qu’un groupe reçoive une tâche expérimentale planifiée
La relation décrit un cas individuel sans renseigner sur les variables

La relation peut servir à prédire les performances, sans prouver une causalité

Explication

La méthode corrélationnelle recherche une relation entre des variables et peut permettre des prédictions. Toutefois, l’association observée ne suffit pas à démontrer que l’entraînement est la cause directe des performances.

16. Dans une étude, les chercheurs maintiennent certains facteurs constants et font varier la durée d’exposition à un stimulus : quelle méthode appliquent-ils ?

La méthode expérimentale
La méthode corrélationnelle
L’étude de cas approfondie
La méthode descriptive

La méthode expérimentale

Explication

La méthode expérimentale consiste à maîtriser certains facteurs et à en faire varier d’autres afin d’obtenir un résultat. Une méthode descriptive observerait la situation sans organiser cette variation contrôlée.

17. Comment faut-il formuler une hypothèse dans un plan de recherche expérimental ?

Comme une liste des variables parasites présentes dans l’étude
Comme une description détaillée des résultats déjà obtenus
Comme une question ouverte à résoudre pendant l’analyse
Comme une réponse anticipée à la question du chercheur

Comme une réponse anticipée à la question du chercheur

Explication

Une hypothèse est une réponse anticipée à la question de recherche et prend donc la forme d’une proposition. La formuler comme une question confond le problème de recherche avec la réponse attendue.

18. Dans une expérience, quelle différence caractérise le groupe expérimental par rapport au groupe témoin ?

Il exécute la tâche planifiée, tandis que le groupe témoin ne l’exécute pas
Il ne reçoit aucune tâche, tandis que le groupe témoin exécute la tâche planifiée
Il est observé après l’expérience, tandis que le groupe témoin est observé avant
Il est choisi dans une autre population, tandis que le groupe témoin est local

Il exécute la tâche planifiée, tandis que le groupe témoin ne l’exécute pas

Explication

Le groupe expérimental réalise la tâche planifiée, ce qui permet d’examiner ses effets en comparaison avec le groupe témoin. Le groupe témoin sert de référence en ne réalisant pas cette tâche.

19. Pourquoi la neutralisation des variables parasites est-elle importante dans une expérience ?

Elle transforme une observation descriptive en prédiction corrélationnelle
Elle contribue à attribuer le comportement observé au stimulus étudié
Elle garantit que le stimulus et le comportement apparaissent sans covariation
Elle remplace la comparaison entre un groupe expérimental et un groupe témoin

Elle contribue à attribuer le comportement observé au stimulus étudié

Explication

Neutraliser les variables parasites réduit les explications concurrentes et aide à relier le comportement au stimulus étudié. Cette opération ne remplace pas la comparaison des groupes et ne supprime pas la nécessité d’une covariation.

20. Quel comportement vise à réduire la détresse d’autrui sans attendre de retour de gloire ?

Une réaction de détresse
Un comportement égoïste
Un comportement prosocial
Une stratégie d’évitement social

Un comportement prosocial

Explication

Un comportement prosocial est destiné à diminuer la détresse d’une autre personne sans recherche attendue de reconnaissance. Un comportement égoïste vise plutôt à réduire la propre détresse de l’individu qui agit.

21. Quelle distinction décrit correctement la détresse et l’empathie ?

La détresse est une recherche d’approbation, tandis que l’empathie est une réduction de sa propre anxiété.
La détresse est une compassion, tandis que l’empathie est une perturbation anxieuse vécue par l’observateur.
La détresse est une aide désintéressée, tandis que l’empathie est une paralysie face à plusieurs témoins.
La détresse est une souffrance, tandis que l’empathie est une compréhension compassionnelle de la souffrance d’autrui.

La détresse est une souffrance, tandis que l’empathie est une compréhension compassionnelle de la souffrance d’autrui.

Explication

La détresse désigne un bouleversement, une anxiété ou une souffrance, alors que l’empathie renvoie à la sympathie et à la compassion envers autrui. La confusion consiste à traiter l’empathie comme une souffrance personnelle plutôt que comme une compréhension compassionnelle.

22. Dans une situation où d’autres témoins sont présents, quel mécanisme explique que chacun se sente moins responsable d’intervenir ?

La motivation altruiste
La démonstration persuasive
La dilution de la responsabilité
L’influence de l’apprentissage

La dilution de la responsabilité

Explication

La dilution de la responsabilité apparaît lorsque la présence d’autres témoins réduit le sentiment personnel d’être responsable d’intervenir. Elle se manifeste notamment par une baisse des signalements, de 62 % lorsqu’une personne se croit seule à 31 % lorsqu’elle se croit en groupe.

23. Dans l’expérience de la fausse fumée, quelle différence a été observée entre les participants seuls et ceux placés en groupe de trois ?

La réaction survenait chez 0 % des participants seuls en deux minutes, contre 75 % en groupe de trois.
La réaction survenait chez 62 % des participants seuls en deux minutes, contre 31 % en groupe de trois.
La réaction survenait chez 31 % des participants seuls en deux minutes, contre 62 % en groupe de trois.
La réaction survenait chez 75 % des participants seuls en deux minutes, contre 0 % en groupe de trois.

La réaction survenait chez 75 % des participants seuls en deux minutes, contre 0 % en groupe de trois.

Explication

Dans cette expérience de Latané et Darley, 75 % des participants seuls réagissaient en deux minutes, tandis qu’aucun participant en groupe de trois ne réagissait dans ce délai. Le résultat illustre l’inhibition de l’intervention en présence d’autres personnes.

24. Dans quel ensemble de domaines la psychologie sociale trouve-t-elle des applications ?

La météorologie, la chimie, l’algèbre, la zoologie, la cartographie et la mécanique
L’éducation, la justice, la santé, le travail, le sport et l’environnement
La paléontologie, l’architecture, la cryptographie, la minéralogie, la navigation et l’acoustique
La linguistique, l’astronomie, la géologie, la musique, la botanique et l’optique

L’éducation, la justice, la santé, le travail, le sport et l’environnement

Explication

La psychologie sociale s’applique notamment à l’éducation, à la justice, à la santé, au travail, au sport et à l’environnement. Les autres regroupements concernent principalement des disciplines qui ne sont pas citées parmi ses domaines d’application.

25. Une équipe souhaite utiliser la psychologie sociale pour améliorer la coopération entre collègues : à quel domaine d’application cette démarche appartient-elle ?

La pratique de la cartographie
L’étude de la géologie
Le monde du travail
Le domaine de l’astronomie

Le monde du travail

Explication

L’amélioration de la coopération entre collègues relève de l’application de la psychologie sociale au travail. Les autres domaines proposés ne figurent pas parmi les secteurs d’application indiqués.

26. Comment reconnaître une influence normale ?

Elle modifie les comportements immédiatement après l’intervention d’influence, en temps réel.
Elle produit des changements stables de comportements ou de connaissances après un apprentissage.
Elle réduit la responsabilité ressentie lorsqu’un groupe de témoins est présent.
Elle repose sur des arguments accompagnés parfois d’une démonstration détaillée.

Elle modifie les comportements immédiatement après l’intervention d’influence, en temps réel.

Explication

L’influence normale se repère par une modification directement observable après l’intervention, en temps réel. Les changements stables liés aux comportements ou aux connaissances relèvent plutôt de l’influence de l’apprentissage.

27. Qu’est-ce qui caractérise principalement la persuasion ?

L’agent intervient dans une situation où plusieurs témoins partagent la responsabilité.
L’agent réduit la détresse d’autrui sans attendre de reconnaissance en retour.
L’agent fournit des arguments de différentes natures et peut présenter une véritable démonstration.
L’agent provoque une modification stable des connaissances acquises par l’individu.

L’agent fournit des arguments de différentes natures et peut présenter une véritable démonstration.

Explication

La persuasion est une forme d’influence dans laquelle l’agent avance des arguments variés et peut les accompagner d’une démonstration. Une modification stable des connaissances correspond plutôt à l’influence de l’apprentissage.

28. Quel résultat indique qu’une influence relève de l’apprentissage plutôt que d’une influence normale ?

Elle entraîne une réaction comportementale observable immédiatement après l’intervention de l’agent.
Elle provoque une paralysie individuelle ou collective en présence de plusieurs témoins.
Elle fournit plusieurs arguments destinés à convaincre l’interlocuteur pendant l’échange.
Elle entraîne une modification stable du comportement ou des connaissances que la personne n’aurait pas pu obtenir seule.

Elle entraîne une modification stable du comportement ou des connaissances que la personne n’aurait pas pu obtenir seule.

Explication

L’influence de l’apprentissage produit des changements durables du comportement ou des connaissances que l’individu n’aurait pas pu acquérir seul. Une réaction immédiate après l’intervention correspond à l’influence normale, tandis que les arguments caractérisent la persuasion.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Introduction à la psychologie sociale.

Qu'est-ce que la psychologie sociale étudie initialement ?

Les comportements humains en contexte social par une approche non expérimentale.

Quelle vision Platon a-t-il des besoins humains dans les groupes ?

Une vision utilitaire où les humains ont besoin les uns des autres.

Selon Aristote, pourquoi les individus rejoignent-ils des groupes ?

Pour rentrer dans une norme sociale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la psychologie sociale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM