Fiche de révision : Introduction à la recherche scientifique

Plan du Cours

  1. Lecture scientifique et structure IMRD
  2. Publications et sources scientifiques
  3. Rapport de recherche et démarche
  4. Question de recherche et problématisation
  5. Méthodes d’investigation
  6. Éthique de la recherche
  7. Préparation de l’exposé oral
  8. Lecture d’articles en anglais
  9. Recherche sur Google Scholar
  10. Temps verbaux scientifiques
  11. Statistiques descriptives et graphiques
  12. Corrélation et causalité

1. Lecture scientifique et structure IMRD

Notions clés & Définitions

  • Structure IMRD : La structure IMRD organise un article scientifique en introduction, méthode, résultats, puis discussion/conclusion pour relier une question à des preuves.
  • Introduction IMRD : La partie introduction situe le contexte, résume l’état de l’art et formule l’hypothèse ou la question de départ.
  • Discussion IMRD : La partie discussion interprète les résultats, les confronte aux travaux existants et ouvre vers les limites et la suite.

Points essentiels

  • Dans IMRD, la méthode détaille la construction de l’étude, la collecte des données, l’échantillonnage, les outils et d’éventuels biais pour permettre une évaluation critique.
  • Les résultats présentent les données et leurs analyses, souvent sous forme de tableaux et de figures, pour répondre aux questions de recherche.
  • En lecture scientifique, tu peux te poser quatre types de questions : compréhension, analyse, interprétation, réflexion critique.
  • Un énoncé neutre n’exprime pas de prise de position de l’auteur, tandis qu’un énoncé objectif reflète une position sans préférences personnelles.
  • Le résumé d’un rapport ou article doit signaler les points saillants des quatre sections principales et sert souvent de partie la plus lue.

Astuce mémo

IMRD = I comme Introduction (contexte + question), M comme Méthode (comment), R comme Résultats (quoi trouvé), D comme Discussion (ce que ça signifie).

2. Publications et sources scientifiques

Notions clés & Définitions

  • Littérature scientifique : Ensemble des publications issues de la recherche, utilisées pour fonder des décisions et développer des raisonnements appuyés sur des données empiriques.
  • Recherche scientifique : Démarche visant à produire des connaissances en collectant et analysant des données empiriques pour explorer, décrire, expliquer, prédire et contrôler des phénomènes.
  • Comité de lecture : Groupe d’experts qui évalue avant publication la qualité et la crédibilité d’articles ou d’écrits soumis à une revue ou à un processus éditorial.
  • Facteur H : Indicateur d’impact basé sur le nombre de publications et le nombre de citations obtenues par un chercheur.
  • h-index : Mesure associée au Facteur-H qui reflète à la fois la productivité et la reconnaissance par citations d’un chercheur.

Points essentiels

  • Une connaissance est dite scientifique si elle s’appuie explicitement sur un cadre théorique et si elle suit une démarche systématique adaptée à la question.
  • Une connaissance n’est pas considérée comme scientifique si elle provient uniquement de sources hors recherche.
  • Les écrits scientifiques sont publiés dans des supports spécialisés et s’appuient sur des travaux antérieurs avec des citations des sources.
  • Avant publication, les articles sont évalués et validés par un comité de lecture ou des experts.
  • Un écrit scientifique est destiné à des spécialistes ou à des futurs spécialistes du domaine (chercheurs, professeurs, étudiants).
  • Le h-index est de plus en plus demandé lors des soumissions à des appels à projets et pour des évaluations de recherche.

Astuce mémo

Comité de lecture = filtre avant publication : cadre théorique + méthode systématique → connaissances scientifiques.

3. Rapport de recherche et démarche

Notions clés & Définitions

  • Rapport de recherche : Document qui résume les caractéristiques essentielles d’une étude afin que d’autres chercheurs puissent l’évaluer et la reproduire.
  • Phase conceptuelle : Étape où le sujet est cadré, la question de départ est précisée et l’état des connaissances oriente but, questions et hypothèses.
  • Phase méthodologique : Étape où l’étude est planifiée avec les choix de méthode et d’outils, en intégrant les exigences éthiques et la définition de l’échantillon.
  • Phase empirique : Étape où les données sont collectées auprès des participants et organisées, avec formation des collecteurs et protection de la confidentialité.

Points essentiels

  • Un rapport doit donner assez d’informations pour évaluer la qualité des procédures et pour permettre la réplication et l’élargissement des observations.
  • Le style d’écriture scientifique vise un texte factuel, structuré, concis, neutre et compréhensible, avec un langage exempt de biais et conforme aux normes (ex. APA).
  • La structure habituelle d’un rapport comprend titre concis, résumé (souvent 250 à 500 mots), introduction, méthode, résultats, discussion, puis conclusion et références APA.
  • La phase conceptuelle comprend une recherche documentaire pour préciser le contexte, formuler le but, les questions et les hypothèses de l’étude.
  • La phase de diffusion communique les résultats via publications, communications orales et posters, puis vise l’intégration des données dans la pratique professionnelle.

4. Question de recherche et problématisation

Notions clés & Définitions

  • Engagement du chercheur : Position intérieure liée au terrain, où le chercheur vise l’action et l’efficacité dans son travail.
  • Distanciation du chercheur : Position extérieure liée à la recherche, où le chercheur prend du recul pour douter et analyser l’objet de façon critique.
  • Question de départ : Énoncé interrogatif qui délimite le sujet et structure les interrogations initiales qui guident la démarche.
  • Questions pivots : Questions simples portant sur le quoi, le comment ou le pourquoi, qui orientent la méthode vers un choix qualitatif, quantitatif ou mixte.
  • Problématique : Perspective ou cadre théorique choisi pour traiter la question de départ, afin de délimiter le champ de la recherche et affiner les questions.

Points essentiels

  • La question de départ sert de fil conducteur et doit être formulée sous forme interrogative pour viser des réponses attendues.
  • Une bonne question de départ est traitable, claire et concise, réalisable avec les moyens disponibles, et pertinente pour faire avancer la connaissance ou prévoir des interventions.
  • La question de départ évolue au fil de la revue de littérature, car de nouvelles informations sur le sujet peuvent amener à la reformuler.
  • La formulation de la question de recherche doit mettre en évidence un manque dans les connaissances actuelles concernant la problématique visée.
  • La problématique transforme une question de départ « naïve » en questions de recherche et hypothèses plus précises en indiquant l’angle d’étude.

5. Méthodes d’investigation

Notions clés & Définitions

  • Recherche qualitative : Approche fondée sur des témoignages ou des observations de terrain, visant surtout la compréhension et l’interprétation des significations données par les participants.
  • Recherche quantitative : Approche fondée sur des données numériques, visant surtout la description et l’explication par la mesure, afin de voir l’impact d’une variable sur une autre.
  • Approche mixte : Méthodologie combinant des éléments qualitatifs et quantitatifs dans une même étude pour obtenir une compréhension à la fois nuancée et corroborée.
  • Étude de cas : Méthode reposant sur une observation approfondie d’un ou plusieurs sujets pour dresser un portrait détaillé lié aux événements marquants de leur vie.

Points essentiels

  • La recherche qualitative s’appuie sur des verbatims, des cas et des contenus, pour interpréter des causes et décrire le comportement à partir des significations des participants.
  • La recherche quantitative utilise des données numériques pour mesurer des progrès et évaluer l’effet d’une variable sur une autre, avec des analyses statistiques.
  • L’approche mixte vise une compréhension plus complète en articulant résultats qualitatifs et mesures quantitatives dans une même enquête.
  • L’étude de cas donne une richesse d’informations par individu, mais pose des limites de représentativité et rend la généralisation parfois difficile.
  • En observation, la participante implique des interactions avec le chercheur, tandis que la non participante exclut ces interactions avec les sujets.
  • Dans l’expérimentation, on teste des liens de cause à effet entre une variable indépendante et une variable dépendante, le plus souvent en laboratoire.

Astuce mémo

Quali = sens (verbatims) ; Quanti = chiffres (mesures) ; Mixte = les deux ; Cas = portrait approfondi.

6. Éthique de la recherche

Notions clés & Définitions

  • Éthique de la recherche : Ensemble de principes qui guident la conduite d’une étude pour respecter les personnes et favoriser le bien humain.
  • Code de Nuremberg : Document fondateur de 1949 posant des règles et principes à respecter dans la conduite des recherches impliquant des personnes.
  • Déclaration d’Helsinki : Déclaration qui encadre notamment le consentement des sujets dans les recherches impliquant des êtres humains.
  • Consentement libre et éclairé : Autorisation volontaire à participer à une étude fondée sur une information suffisante et maintenue tout au long de la participation.
  • Comité d’éthique dans la recherche : Instance qui évalue le rapport risques/bienfaits et vérifie que les risques sont contrebalancés par les bénéfices potentiels.

Points essentiels

  • Le cadre éthique impose un équilibre entre l’avancée des connaissances et le fait que le bien-être du participant reste aussi central que la quête de savoirs.
  • Un consentement éthiquement valide doit être libre, éclairé et continu, avec droit de quitter à tout moment et garantie de confidentialité/anonymat des données.
  • La tromperie est permise seulement si elle est justifiée scientifiquement et qu’aucune procédure sans tromperie n’est possible, mais elle est interdite si elle risque de causer une douleur ou une grave détresse émotionnelle.
  • La tromperie doit être révélée dès que possible et au plus tard à la fin de la collecte des données, et les participants peuvent retirer leurs données une fois informés.
  • La fraude scientifique inclut notamment la fabrication de données et le plagiat, avec des conséquences pouvant aller jusqu’à une suspension universitaire voire une prison ferme.
  • Le comité évalue les risques potentiels contre les bienfaits ou l’importance de la connaissance à gagner pour décider la poursuite éthique de l’étude.

7. Préparation de l’exposé oral

Notions clés & Définitions

  • Paraverbal : Composante de l’oral liée à la voix et son usage qui influence volume, intonation, débit et articulation pendant l’exposé.
  • Voix amplifiée : Ajustement volontaire de la voix qui bascule de la voix du quotidien vers une voix plus projetée pour être mieux comprise.
  • Contagion positive : Attitude émotionnelle visible où l’envie et la détermination de l’orateur se transmettent au public et facilitent l’attention.
  • Autoévaluation : Évaluation personnelle après l’exposé qui sert à repérer ce qu’on conserve et ce qu’on améliore sur des dimensions ciblées.

Points essentiels

  • Entraînez-vous en changeant d’intonation, puis travaillez le volume et l’articulation (virelangues) avant la présentation.
  • Filmez votre passage pour ajuster verbal, paraverbal et non verbal, puis demandez un feedback avec des critères précis.
  • Préparez un fil conducteur (message principal et ordre logique) et anticipez des questions du public avec des éléments de réponse.
  • Pendant l’exposé, utilisez le silence pour respirer, créer du suspens et récupérer l’attention (parole lancée après une respiration comptée jusqu’à 3).
  • Modérez débit, intonation et volume pour suivre la pensée, et articulez assez pour que tout ce qui est préparé reste intelligible.
  • Après l’exposé, comparez ce que vous gardez et ce que vous changez via une autoévaluation centrée sur les dimensions à améliorer.

Astuce mémo

AVANT-FILMER-PROJET (entonner+volume+articulation, vidéo, puis voix amplifiée) ; APRÈS-GARDER/CHANGER (autoévaluer) .

8. Lecture d’articles en anglais

Notions clés & Définitions

  • Abstract analytique : L’abstract est une synthèse courte d’un travail de recherche qui permet de juger rapidement la pertinence et la rigueur sans tout lire.
  • Scholarcy : Scholarcy est un outil NLP qui condense des documents académiques en fiches structurées à partir du texte des PDF ou fichiers.
  • Skimming et scanning : Le skimming consiste à parcourir vite pour repérer l’idée générale, tandis que le scanning sert à chercher une information précise.
  • Citation conforme : Une citation conforme reproduit fidèlement les mots de l’auteur et s’accompagne d’une référence complète pour chaque extrait.
  • Paraphrase correcte : Une paraphrase reformule l’idée de l’auteur avec ses propres mots, sans reprendre la structure ni les termes de façon mécanique.

Points essentiels

  • Un abstract indicatif décrit les thèmes sans résultats, alors qu’un abstract informatif résume toute l’étude avec des données chiffrées.
  • Un abstract (IMRaD) fait généralement 150 à 300 mots et inclut des mots-clés normalisés pour l’indexation dans des bases comme Google Scholar ou PubMed.
  • Scholarcy segmente le document en sections (introduction, méthodologie, résultats, discussion) et extrait des éléments (entités, citations) avant de produire une synthèse par phrases représentatives.
  • Pour citer, mets le texte entre guillemets, ajoute des crochets […] si tu coupes, puis donne la référence complète avec auteur, date et numéro de page de l’extrait.
  • Une paraphrase n’est pas une simple substitution de synonymes : elle doit reformuler l’idée avec une autre structure et garder la référence de la source.
  • Le present simple sert pour les vérités établies et pour décrire ce que montre l’article (figures) alors que le past simple sert à raconter méthodologie et résultats déjà produits.

Astuce mémo

Présent simple = “vérité/ce que montre le document” ; Past simple = “ce qu’on a fait et trouvé dans l’expérience”.

9. Recherche sur Google Scholar

Notions clés & Définitions

  • Syntaxe Google Scholar : Mécanisme de requête qui utilise mots-clés et opérateurs pour améliorer la précision du classement et de la pertinence des résultats.
  • Guillemets exacts : Option de recherche qui force Google Scholar à chercher une expression telle quelle, au lieu de termes séparés.
  • Opérateur OR : Opérateur d’élargissement de requête qui autorise plusieurs termes liés au même concept dans les résultats.
  • Exclusion par moins : Symbole de requête qui retire des résultats contenant un terme considéré comme source de bruit.
  • Opérateur intitle : Commande qui limite la recherche aux termes présents uniquement dans le titre des articles.

Points essentiels

  • Google Scholar privilégie le classement selon le nombre de citations et la pertinence textuelle pour les requêtes.
  • Les guillemets "..." recherchent une expression exacte, tandis que OR élargit le champ lexical avec des synonymes ou variantes.
  • Le signe moins - sert à exclure un terme pour éviter des résultats non pertinents, par exemple virus - informatique.
  • L’opérateur intitle restreint la recherche aux termes présents uniquement dans le titre de l’article.
  • Les filtres de la barre latérale contrôlent la fraîcheur (période) et la nature des données, et le tri permet de comparer pertinence et date.
  • Un lien PDF ou HTML à droite du titre indique une disponibilité immédiate, et « Les [X] versions » révèle parfois une version en accès libre.

Astuce mémo

Guillemets = Exact, OR = Large, - = Anti-bruit, intitle = Titre uniquement.

10. Temps verbaux scientifiques

Notions clés & Définitions

  • Present Simple : Le present simple sert à exprimer des faits établis, des résultats décrivant ce qui est visible dans l’article, et des affirmations devenues la norme.
  • Past Simple : Le past simple décrit des actions terminées dans le passé, notamment la méthode/protocole et les résultats chiffrés obtenus lors de l’étude.
  • Present Perfect : Le present perfect relie un passé non daté à l’état actuel, utile pour l’état de l’art et pour justifier un manque de recherche.
  • Future Simple : Le future simple, souvent avec will, sert surtout aux perspectives et aux prédictions issues d’un modèle ou de conditions simulées.
  • Répartition IMRaD : La répartition IMRaD indique quel temps verbal privilégier selon la fonction logique de chaque section (contexte, méthode, résultats, discussion, conclusion).

Points essentiels

  • Dans un texte scientifique, le Present Simple convient aux vérités scientifiques et aux éléments que l’article montre maintenant, comme une figure ou une conclusion de l’auteur.
  • Le Past Simple est privilégié pour décrire ce qui a été fait (procédure expérimentale) et les résultats observés, en distinguant clairement l’écriture du moment des expériences.
  • Le Present Perfect sert à présenter l’état de l’art et à formuler un gap sans se fixer sur une date précise, en mettant l’accent sur la pertinence actuelle du domaine.
  • Le Future Simple est utilisé surtout pour Future Work et pour les prédictions sous conditions (souvent via will) plutôt que pour raconter la méthode ou les résultats.
  • Répartition courante : Introduction (Present Simple/Present Perfect), Methods (Past Simple), Results (Past Simple, parfois Present Simple), Discussion (Present Simple/Past Simple), Conclusion (Present Simple/Future Simple).

Astuce mémo

Present Simple = vérité/figure maintenant ; Past Simple = ce qu’on a fait/résultats hier ; Present Perfect = “déjà” lié au présent ; Future Simple = suites/prédictions (will).

11. Statistiques descriptives et graphiques

Notions clés & Définitions

  • Statistiques descriptives : Les statistiques descriptives servent à résumer un jeu de données en décrivant ses caractéristiques via des nombres et/ou des représentations graphiques.
  • Échantillon représentatif : Un échantillon représentatif est un sous-ensemble où la variable observée ne diffère pas, pour ce caractère, de celle de la population.
  • Fréquence d’une modalité : La fréquence d’une modalité est la proportion d’observations prenant cette valeur dans l’ensemble de la série étudiée.
  • Diagramme circulaire : Le diagramme circulaire représente surtout des variables qualitatives nominales en montrant la part de chaque catégorie sur un cercle.
  • Histogramme : Un histogramme représente des variables quantitatives continues en utilisant des classes, supposant une répartition uniforme à l’intérieur de chaque classe.

Points essentiels

  • Une variable statistique correspond à une caractéristique mesurée sur une population, tandis que ses modalités sont les valeurs prises par cette variable.
  • La moyenne est sensible aux valeurs extrêmes, alors que le mode et la médiane sont relativement moins influencés par ces extrêmes.
  • On choisit la médiane plutôt que la moyenne quand des valeurs aberrantes ou des extrêmes peuvent fausser une tendance centrale.
  • Un échantillon représentatif suppose que chaque individu a la même chance d’être choisi, que les tirages sont indépendants, et que l’effectif est suffisamment grand.
  • Le diagramme circulaire est surtout adapté aux variables qualitatives nominales, et il est facile de le manipuler (effets 3D, angles, plusieurs cercles).
  • Le coefficient de corrélation de Pearson rr vérifie 1r+1-1\le r\le +1, et r=0r=0 indique l’absence de corrélation linéaire.

Astuce mémo

Médiane = résistance aux valeurs extrêmes ; histogramme = classes + aire ∝ effectifs ; corrélation Pearson = rr entre -1 et +1.

12. Corrélation et causalité

Notions clés & Définitions

  • Coefficient de corrélation de Pearson : Coefficient de corrélation de Pearson : nombre r qui quantifie l’intensité et le sens d’une corrélation linéaire entre deux variables.
  • Causalité : Causalité : situation où le lien entre deux variables vient du fait que l’une produit l’autre, et pas seulement d’une ressemblance.

Points essentiels

  • Une corrélation entre deux variables indique une relation linéaire : les variables ont tendance à évoluer dans le même sens ou en sens inverse.
  • Une corrélation est dite positive quand les variables évoluent dans la même direction, et négative quand elles évoluent en direction opposée.
  • Le coefficient de corrélation de Pearson r varie toujours entre −1 et +1.
  • Si r est proche de −1 ou de +1, la relation linéaire est plus forte, et si r = 0 il n’existe pas de corrélation linéaire.
  • Une corrélation peut venir de la coïncidence, de la causalité, ou de l’influence d’une troisième variable.

Astuce mémo

Corrélation = CoiNciDe (Coïncidence) + CAusE (Causalité) + 3e variable.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1949Code de Nuremberg (règles et principes)
au début des années 1900Mise au point du coefficient de corrélation de Pearson
2022Exemple de filtre de fraîcheur pour l’état de l’art (“depuis 2022” / “Smith (2022)”)

Tableaux de synthèse

Qualitatif, quantitatif, mixte

ApprocheDonnéesBut dominant
Recherche qualitativeTémoignages / observations / verbatims / cas / contenuComprendre et interpréter les significations données par les participants
Recherche quantitativeDonnées numériquesDescription, explication, prédiction et contrôle (mesurer l’impact d’une variable sur une autre)
Approche mixteArticulation d’éléments qualitatifs et quantitatifs dans une même étudeCompréhension plus complète, nuancée et corroborée

IMRaD : temps verbaux dominants

SectionTemps dominantsFonction logique
IntroductionPresent Simple / Present PerfectPoser le contexte général et faire l’état de l’art
MethodsPast SimpleDécrire chronologiquement ce qui a été exécuté
ResultsPast Simple (parfois Present Simple)Décrire les observations et données
DiscussionPresent Simple / Past SimpleInterpréter en comparant aux faits et travaux
ConclusionPresent Simple / Future SimpleRésumer l’apport et ouvrir sur la suite

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre question de compréhension, analyse, interprétation et réflexion critique : ce n’est pas la même cible (faits, théorie, sens, jugement).
  2. Croire qu’une connaissance est scientifique juste parce qu’elle est “crédible” : elle doit recourir explicitement à un cadre théorique et suivre une démarche systématique adaptée.
  3. Prendre la médiane pour le mode (ou inversement) : le mode correspond à l’effectif maximal, la médiane sépare la série en deux effectifs égaux.
  4. Interpréter corrélation comme causalité : une corrélation peut venir de la coïncidence ou d’une troisième variable.
  5. Écrire Methods/Results au present simple en anglais : la méthode/protocole et les résultats chiffrés doivent être en past simple.
  6. Confondre observation participante et non participante : la participante implique des interactions avec le chercheur, pas la non participante.
  7. Penser que le consentement éthique est un “oui” unique : il doit être libre, éclairé et continu, avec droit de quitter et garantie de confidentialité/anonymat.

Checklist Examen

  1. Identifier les 4 sections de l’IMRD et dire ce qui est attendu dans chacune (contexte/état de l’art/hypothèse ; méthode ; résultats ; discussion/confrontation/limites).
  2. Classer un exemple de question en compréhension, analyse, interprétation ou réflexion critique et justifier la catégorie.
  3. Décrire les 5 phases d’une recherche scientifique (conceptuelle, méthodologique, empirique, analyse, diffusion) et le rôle de chacune.
  4. Formuler une question de départ sous forme interrogative et vérifier les critères : traitable, claire/concise, faisable (participants/ressources/compétences), pertinente et conforme aux exigences éthiques.
  5. Distinguer recherche qualitative, quantitative et approche mixte : type de données et but dominant de l’étude.
  6. Expliquer l’étude de cas et au moins deux limites (généralisation/ représentativité/ désirabilité sociale/ filtres du chercheur).
  7. Distinguer observation participante vs non participante et citer des limites possibles de l’observation (confondre essentiel/utile, interpréter selon attentes, modification du comportement).
  8. Pour une étude éthique : lister les caractéristiques d’un consentement libre, éclairé et continu et les règles principales sur la tromperie et la révélation.
  9. Choisir le bon temps verbal pour écrire en anglais selon la fonction (Present Simple vs Present Perfect pour Introduction ; Past Simple pour Methods ; etc.).
  10. Expliquer quand utiliser la moyenne vs la médiane (sensibilité aux valeurs extrêmes) et définir mode et médiane.
  11. Définir corrélation de Pearson (−1 à +1, r=0 pas de corrélation linéaire) et donner les 3 explications possibles d’une corrélation (coïncidence, causalité, troisième variable).
  12. Réaliser une requête Google Scholar efficace : utiliser guillemets pour une expression exacte, OR pour élargir, - pour exclure, intitle pour limiter au titre, et exploiter PDF/“Les [X] versions” + filtres de période/tri.

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2. À quoi sert principalement l’autoévaluation après un exposé oral ?

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IMRD — structure ?

Introduction, Méthode, Résultats, Discussion

Introduction IMRD — rôle ?

Situer le contexte et formuler la question

Discussion IMRD — fonction ?

Interpréter et confronter les résultats

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