QCM : Introduction à la science politique (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la polis dans la Grèce antique ?

Une ville gouvernée par un souverain sans communauté politique
Une alliance militaire formée par plusieurs cités indépendantes
Un territoire rural organisé autour d’activités commerciales
Une cité réunissant l’État, la société, la ville et des citoyens

Une cité réunissant l’État, la société, la ville et des citoyens

Explication

La polis est une cité qui associe des dimensions étatiques, sociales, urbaines et civiques. La réduire à une simple ville néglige sa dimension de communauté politique.

2. Quelle correspondance entre les termes anglais liés à la politique est correcte ?

Policy renvoie aux politiques publiques, politics au pouvoir et polity à la communauté politique
Policy renvoie à la communauté politique, politics aux politiques publiques et polity au pouvoir
Policy renvoie aux institutions, politics à la morale et polity aux décisions économiques
Policy renvoie au pouvoir, politics à la communauté politique et polity aux politiques publiques

Policy renvoie aux politiques publiques, politics au pouvoir et polity à la communauté politique

Explication

Policy désigne les politiques publiques, politics les processus de conquête et d’exercice du pouvoir, et polity la communauté politique avec son système et ses acteurs. Confondre policy et politics revient à mélanger les décisions publiques et la lutte pour le pouvoir.

3. Que désigne le politique ?

Une absence d’engagement dans les partis et les élections
Un ensemble de décisions administratives prises par les gouvernants
Une réflexion sur l’avenir et l’organisation du groupe social
Une technique de conquête et de conservation du pouvoir d’État

Une réflexion sur l’avenir et l’organisation du groupe social

Explication

Le politique concerne la réflexion sur l’avenir collectif et sur l’organisation du groupe social. La conquête du pouvoir correspond plutôt au sens de politics, tandis que l’absence d’engagement renvoie à l’apolitisme.

4. Quelle distinction caractérise la naissance de la science politique ?

La politique naît au XIXe siècle, tandis que la science politique remonte à l’Antiquité
La politique et la science politique apparaissent ensemble dans les universités antiques
La politique existe depuis l’Antiquité, mais la science politique devient autonome au XIXe siècle
La science politique devient autonome au Moyen Âge, avant l’apparition des régimes modernes

La politique existe depuis l’Antiquité, mais la science politique devient autonome au XIXe siècle

Explication

Les pratiques et les réflexions politiques sont anciennes, tandis que la science politique acquiert le statut de discipline autonome au XIXe siècle. La confusion consiste à attribuer à la discipline universitaire l’ancienneté de la politique elle-même.

5. Quel ensemble de conditions contribue à faire reconnaître une science comme discipline ?

Un vocabulaire commun, des débats publics, des partis organisés et des élections régulières
Un objet général, des chercheurs isolés, des enseignements temporaires et une tradition orale
Une méthode expérimentale, des financements privés, des archives nationales et une administration centrale
Une dénomination admise, un objet spécialisé, des institutions durables et des supports de diffusion

Une dénomination admise, un objet spécialisé, des institutions durables et des supports de diffusion

Explication

La reconnaissance scientifique repose sur une dénomination admise, un objet d’étude spécialisé, des institutions permanentes et des moyens de diffusion des résultats. Des débats publics ou des élections peuvent fournir des objets d’étude, mais ils ne suffisent pas à constituer une discipline.

6. Qui fonde en 1871 l’École libre des sciences politiques, ancêtre de Sciences Po Paris ?

Nicolas Machiavel
Adam Smith
Émile Durkheim
Émile Boutmy

Émile Boutmy

Explication

Émile Boutmy fonde l’École libre des sciences politiques en 1871, institution devenue l’ancêtre de Sciences Po Paris. Machiavel et Adam Smith sont associés à d’autres réflexions sur la politique et l’économie, tandis que Durkheim n’est pas le fondateur indiqué.

7. Quelle distinction Machiavel établit-il entre la politique et la religion ?

Le gouvernant doit renoncer à la contrainte afin de préserver la pureté de son pouvoir
Le gouvernant doit conformer chaque décision politique aux règles de la morale religieuse
Le gouvernant peut employer la ruse, le mensonge ou la punition pour préserver la société
Le gouvernant doit laisser les autorités religieuses diriger les affaires de la société

Le gouvernant peut employer la ruse, le mensonge ou la punition pour préserver la société

Explication

Machiavel distingue la logique politique de la morale religieuse en admettant que le maintien de la société puisse conduire le gouvernant à des moyens contestables. L’erreur principale consiste à supposer que l’action politique doit nécessairement suivre les prescriptions religieuses.

8. Quelle démarche caractérise la sociologie politique dans l’étude des phénomènes politiques ?

Elle compare les relations entre les États et les ONG
Elle détermine les institutions qui devraient gouverner
Elle évalue leur conformité aux principes du bien commun
Elle recherche leurs causes dans les faits sociaux

Elle recherche leurs causes dans les faits sociaux

Explication

La sociologie politique explique les phénomènes politiques en recherchant leurs causes dans les faits sociaux. L’évaluation de ce qui doit être relève plutôt de la philosophie politique, et non de cette démarche explicative.

9. Quelle distinction oppose correctement la philosophie politique et la théorie politique ?

La philosophie politique étudie les États étrangers, tandis que la théorie politique analyse les ONG
La philosophie politique mesure les faits sociaux, tandis que la théorie politique défend le bien commun
La philosophie politique décrit les institutions, tandis que la théorie politique fixe les normes morales
La philosophie politique juge ce qui doit être, tandis que la théorie politique explique ce qui est

La philosophie politique juge ce qui doit être, tandis que la théorie politique explique ce qui est

Explication

La philosophie politique réfléchit à la bonne cité et au bien commun, alors que la théorie politique explique les causes et les conséquences des phénomènes sans les juger. La confusion consiste à attribuer à la théorie politique une fonction normative qui appartient à la philosophie politique.

10. Quelle opposition méthodologique distingue principalement Durkheim et Weber ?

Durkheim décrit les valeurs, tandis que Weber explique les phénomènes par des corrélations
Durkheim interprète les intentions, tandis que Weber établit des lois à partir des statistiques
Durkheim privilégie les statistiques, tandis que Weber étudie le sens donné par les acteurs
Durkheim refuse les données chiffrées, tandis que Weber réduit l’analyse aux mesures

Durkheim privilégie les statistiques, tandis que Weber étudie le sens donné par les acteurs

Explication

Durkheim développe une sociologie explicative fondée sur les statistiques, tandis que Weber propose une sociologie compréhensive attentive au sens des actions. Weber ne réduit donc pas l’analyse sociale aux chiffres, contrairement à la confusion proposée.

11. À quoi sert un idéal-type dans l’analyse sociologique ?

À prédire avec certitude le comportement de chaque acteur
À reproduire fidèlement une situation sociale dans tous ses détails
À comparer les situations réelles au moyen d’un modèle abstrait
À remplacer l’observation des faits par une norme morale

À comparer les situations réelles au moyen d’un modèle abstrait

Explication

L’idéal-type est un modèle abstrait construit pour comparer les situations réelles, sans exister exactement dans la réalité. Il ne constitue donc pas une description fidèle et complète d’une situation particulière.

12. Un gouvernement choisit une mesure moralement discutable parce qu’il estime qu’elle produira de meilleurs effets collectifs : quelle éthique cette décision illustre-t-elle ?

L’éthique institutionnelle, fondée sur le respect des fonctions publiques
L’éthique de conviction, indépendante des conséquences de l’action
L’éthique descriptive, fondée sur l’observation des comportements
L’éthique de responsabilité, attentive aux conséquences de l’action

L’éthique de responsabilité, attentive aux conséquences de l’action

Explication

L’éthique de responsabilité privilégie l’évaluation des conséquences de l’action gouvernementale. L’éthique de conviction suivrait plutôt une morale déterminée même lorsque ses conséquences sont défavorables.

13. Quelle conception analyse le pouvoir politique comme une relation entre plusieurs acteurs ?

L’approche institutionnaliste
L’approche interactionniste
L’approche administrative
L’approche substantialiste

L’approche interactionniste

Explication

L’approche interactionniste considère le pouvoir comme une relation entre acteurs. L’approche substantialiste le conçoit comme une chose possédée, tandis que l’approche institutionnaliste l’assimile au pouvoir de l’État.

14. Selon J. W. Lapierre, que désigne le pouvoir ?

L’ensemble des processus et des rôles sociaux qui permettent de prendre et d’exécuter les décisions engageant le groupe
La capacité individuelle d’imposer sa volonté dans une situation de conflit
L’autorité juridique détenue par les institutions représentant l’État
La possession de ressources permettant à un dirigeant de contrôler ses adversaires

L’ensemble des processus et des rôles sociaux qui permettent de prendre et d’exécuter les décisions engageant le groupe

Explication

Pour J. W. Lapierre, le pouvoir comprend des processus et des rôles sociaux liés aux décisions qui engagent tout le groupe, ainsi qu’à leur exécution. Il ne se réduit donc pas à une capacité individuelle ou à la possession de ressources.

15. Quelle caractéristique distingue le pouvoir politique du pouvoir familial ou professionnel ?

Il s’exerce dans un domaine particulier et dépend des relations personnelles.
Il s’exerce sur l’ensemble de la société et peut encadrer les autres pouvoirs.
Il coordonne les activités économiques sans intervenir dans les autres domaines.
Il repose sur des liens de proximité entre les membres d’un même groupe.

Il s’exerce sur l’ensemble de la société et peut encadrer les autres pouvoirs.

Explication

Le pouvoir politique concerne toute la société et peut fixer les limites d’autres formes de pouvoir. Le pouvoir familial ou professionnel reste rattaché à un domaine particulier, ce qui ne correspond pas à la portée générale du pouvoir politique.

16. Quelles fonctions une société durable doit-elle remplir pour organiser la vie collective ?

Répartir les rôles, renforcer les croyances et favoriser la concurrence.
Accroître les richesses, unifier les opinions et éviter toute sanction.
Produire et distribuer les biens, communiquer et maîtriser la contrainte.
Développer les échanges, préserver les traditions et supprimer les conflits.

Produire et distribuer les biens, communiquer et maîtriser la contrainte.

Explication

Une société durable doit assurer la production et la distribution des biens, la communication entre ses membres et la maîtrise de la contrainte. La maîtrise de la contrainte vise à limiter la violence, plutôt qu’à supprimer tous les conflits.

17. Chez Max Weber, quelle différence oppose la puissance à la domination ?

La puissance repose sur des règles reconnues, tandis que la domination dépend des qualités exceptionnelles d’un dirigeant.
La puissance impose une volonté malgré les résistances, tandis que la domination suppose des personnes prêtes à obéir.
La puissance recherche l’adhésion par la négociation, tandis que la domination utilise des récompenses indirectes.
La puissance s’appuie sur une tradition ancienne, tandis que la domination résulte d’une procédure juridiquement reconnue.

La puissance impose une volonté malgré les résistances, tandis que la domination suppose des personnes prêtes à obéir.

Explication

Pour Max Weber, la puissance désigne la possibilité d’imposer sa volonté malgré une résistance, alors que la domination implique la disposition de personnes à obéir. La domination ne se définit donc pas principalement par un type particulier de légitimité.

18. Quelle association entre forme de légitimité et fondement de l’obéissance est correcte chez Max Weber ?

La légitimité traditionnelle repose sur la négociation, la charismatique sur des règles reconnues et la légale-rationnelle sur l’héritage familial.
La légitimité traditionnelle repose sur le passé, la charismatique sur les qualités exceptionnelles et la légale-rationnelle sur des règles reconnues.
La légitimité traditionnelle repose sur une procédure juridique, la charismatique sur le passé et la légale-rationnelle sur le prestige personnel.
La légitimité traditionnelle repose sur la contrainte, la charismatique sur la richesse et la légale-rationnelle sur les liens affectifs.

La légitimité traditionnelle repose sur le passé, la charismatique sur les qualités exceptionnelles et la légale-rationnelle sur des règles reconnues.

Explication

Weber distingue ces trois formes selon leur fondement : la tradition, les qualités exceptionnelles d’un dirigeant et les règles reconnues. La procédure juridiquement reconnue relève de la légitimité légale-rationnelle, et non de la légitimité traditionnelle.

19. Pourquoi la légitimité d’un pouvoir ne peut-elle pas être considérée comme définitivement acquise ?

Parce qu’elle dépend d’une tradition qui se maintient même lorsque toute obéissance disparaît.
Parce qu’elle exige une adhésion complète des gouvernés, sans recours à la contrainte.
Parce qu’elle peut être perdue et repose sur une combinaison variable d’acceptation et de contrainte.
Parce qu’elle résulte d’une procédure juridique qui exclut toute contestation ultérieure.

Parce qu’elle peut être perdue et repose sur une combinaison variable d’acceptation et de contrainte.

Explication

La légitimité peut disparaître lorsque l’acceptation du pouvoir s’affaiblit, et elle associe toujours acceptation et contrainte. Une procédure juridique ou une tradition ne garantit donc pas à elle seule une légitimité durable.

20. Selon Robert Dahl, dans quelle situation A exerce-t-il un pouvoir sur B ?

A propose une idée à B, qui la considère sans modifier sa décision initiale.
A exprime une volonté différente de celle de B, même si aucune action ne change.
A modifie le comportement de B en l’amenant à faire ce qu’il n’aurait pas fait autrement.
A échange avec B sans que les préférences ou les comportements de B soient modifiés.

A modifie le comportement de B en l’amenant à faire ce qu’il n’aurait pas fait autrement.

Explication

Pour Robert Dahl, il y a pouvoir lorsque l’action de A conduit B à faire quelque chose qu’il n’aurait pas fait autrement. Une simple divergence ou rencontre de volontés ne suffit pas si elle ne produit aucune modification du comportement de B.

21. Quelle différence caractérise l’injonction et l’influence dans une relation de pouvoir ?

L’injonction cherche l’adhésion par la séduction, tandis que l’influence impose une décision par la menace.
L’injonction repose sur la négociation et la récompense, tandis que l’influence s’appuie sur une sanction explicite.
L’injonction utilise des règles reconnues, tandis que l’influence dépend d’une tradition ou d’un prestige personnel.
L’injonction recourt à l’ordre, à la menace ou à la sanction, tandis que l’influence cherche l’adhésion par des moyens indirects.

L’injonction recourt à l’ordre, à la menace ou à la sanction, tandis que l’influence cherche l’adhésion par des moyens indirects.

Explication

L’injonction agit par la contrainte, notamment au moyen d’un ordre, d’une menace ou d’une sanction, tandis que l’influence vise l’adhésion par la séduction, la récompense ou la négociation. La négociation et la récompense caractérisent donc plutôt l’influence que l’injonction.

22. Dans l’expérience de Milgram, quelle proportion des participants administre la dose maximale de choc électrique sous l’autorité de l’expérimentateur ?

65 % des participants
50 % des participants
35 % des participants
75 % des participants

65 % des participants

Explication

Dans l’expérience de Milgram, 65 % des participants vont jusqu’à la dose maximale lorsqu’une autorité scientifique leur demande de poursuivre. Ce résultat illustre l’obéissance à l’autorité, et non un simple accord personnel avec la consigne.

23. Quel mécanisme explique principalement la poursuite d’actes contraires aux convictions personnelles dans l’analyse de Milgram ?

Une adhésion personnelle qui rend l’acte conforme aux convictions
Une opposition autonome qui renforce la responsabilité individuelle
Un état agentique qui transfère la responsabilité à l’autorité
Une imitation spontanée qui élimine le rôle des consignes

Un état agentique qui transfère la responsabilité à l’autorité

Explication

Selon Milgram, l’état agentique conduit l’individu à se percevoir comme l’agent exécutant les décisions d’une autorité, ce qui réduit son sentiment de responsabilité. L’adhésion personnelle ne correspond pas au mécanisme étudié, puisque l’obéissance peut justement contredire les convictions du participant.

24. Que peut posséder une société dépourvue d’État ?

Une absence de pouvoir, de normes collectives et de coordination politique
Un territoire délimité, une monnaie officielle et des tribunaux centralisés
Des règles, des chefs circonstanciels et une organisation politique
Une administration centrale, une bureaucratie et une armée permanente

Des règles, des chefs circonstanciels et une organisation politique

Explication

Une société sans État peut organiser la vie collective au moyen de règles, de responsables temporaires et d’institutions politiques non étatiques. L’absence d’un État ne signifie donc pas l’absence de pouvoir politique, contrairement à l’idée d’une société sans coordination.

25. Quelle opposition distingue les analyses de Pierre Clastres et de J.W. Lapierre concernant les sociétés sans État ?

Clastres attribue l’État aux inégalités, tandis que Lapierre explique la sédentarisation
Clastres décrit une administration centrale, tandis que Lapierre défend l’absence de règles
Clastres souligne la défense de l’autonomie, tandis que Lapierre reconnaît une contrainte sociale
Clastres observe un chef permanent, tandis que Lapierre nie toute organisation collective

Clastres souligne la défense de l’autonomie, tandis que Lapierre reconnaît une contrainte sociale

Explication

Pierre Clastres interprète le refus de l’État chez les Guayaki comme une protection de leur liberté et de leur autonomie, fondée sur un pouvoir non coercitif. J.W. Lapierre insiste au contraire sur l’existence de formes de contrainte exercées par la société malgré l’absence d’État.

26. Quelle définition caractérise le mieux l’État comme forme de pouvoir politique ?

Une assemblée temporaire réglant les conflits sans pouvoir de contrainte reconnu
Un ensemble de coutumes locales coordonnant des groupes sans centre administratif
Une communauté fondée sur des liens familiaux et dépourvue d’institutions politiques
Un pouvoir organisé autour d’un centre administratif détenant le monopole de la contrainte

Un pouvoir organisé autour d’un centre administratif détenant le monopole de la contrainte

Explication

L’État se définit par une organisation politique centralisée autour d’un appareil administratif et par le monopole de la contrainte légitime. Une coordination locale sans centre administratif peut caractériser une société sans État, mais elle ne suffit pas à définir l’État.

27. Comment la théorie économico-sociale explique-t-elle l’apparition de l’État ?

Par le refus de toute production agricole et la mobilité croissante des groupes humains
Par une décision religieuse isolée indépendante des transformations économiques et sociales
Par la disparition des échanges, la réduction des populations et l’égalisation des conditions sociales
Par la croissance démographique, les surplus, le commerce, la division du travail et les inégalités

Par la croissance démographique, les surplus, le commerce, la division du travail et les inégalités

Explication

La théorie économico-sociale relie l’émergence de l’État à plusieurs transformations cumulatives : croissance démographique, production de surplus, commerce, division du travail et accroissement des inégalités. Une décision religieuse isolée ne rend pas compte de cet ensemble de changements matériels et sociaux.

28. Pourquoi la révolution néolithique crée-t-elle les conditions d’une future apparition de l’État ?

La baisse des productions et des échanges réduit les besoins d’administration collective
La sédentarisation, l’agriculture et l’élevage favorisent une organisation sociale plus complexe
L’abandon des villages et des cultures renforce les structures politiques centralisées
La chasse mobile et la dispersion des groupes empêchent la formation de centres politiques durables

La sédentarisation, l’agriculture et l’élevage favorisent une organisation sociale plus complexe

Explication

Commencée en Mésopotamie vers 7000-8000 av. J.-C., la révolution néolithique favorise la sédentarisation, l’agriculture et l’élevage, qui rendent possible une organisation collective plus complexe. La mobilité accrue et l’abandon des villages décrivent l’inverse des transformations néolithiques.

29. Quelle distinction oppose le libéralisme classique, l’État-providence et le néolibéralisme ?

Le libéralisme classique privilégie l’armée, l’État-providence contrôle les cultes et le néolibéralisme organise la succession politique
Le libéralisme classique limite l’État, l’État-providence étend ses interventions et le néolibéralisme critique leur coût
Le libéralisme classique supprime l’État, l’État-providence privatise les services sociaux et le néolibéralisme rétablit la planification
Le libéralisme classique étend l’État social, l’État-providence réduit l’économie publique et le néolibéralisme renforce la dépense

Le libéralisme classique limite l’État, l’État-providence étend ses interventions et le néolibéralisme critique leur coût

Explication

Le libéralisme classique vise à contenir l’action étatique, tandis que l’État-providence accepte une intervention plus importante et que le néolibéralisme dénonce un État trop coûteux et interventionniste. Confondre l’État-providence avec une réduction de l’action publique inverse précisément cette distinction.

30. Quelle différence caractérise l’anarchisme et le marxisme dans leur conception de l’État ?

L’anarchisme défend une société autogérée, tandis que le marxisme prévoit la disparition de l’État après celle des classes sociales
L’anarchisme veut renforcer l’État ouvrier, tandis que le marxisme confie le pouvoir à des communautés sans institutions
L’anarchisme maintient l’État pour garantir l’égalité, tandis que le marxisme attribue son origine aux rivalités entre nations
L’anarchisme explique l’État par la propriété, tandis que le marxisme recherche une organisation sociale indépendante des rapports de classes

L’anarchisme défend une société autogérée, tandis que le marxisme prévoit la disparition de l’État après celle des classes sociales

Explication

L’anarchisme refuse l’État au profit de l’autogestion, alors que le marxisme relie l’État aux rapports de classes et envisage sa disparition lorsque ces classes disparaissent. L’État ouvrier renforcé ne correspond donc pas à la perspective anarchiste.

31. À quelle condition un centre politique devient-il un centre politique unique ?

Lorsqu’il obtient une reconnaissance symbolique sans modifier les rapports entre les centres de pouvoir
Lorsqu’il partage ses ressources avec plusieurs autorités afin de maintenir des pouvoirs concurrents
Lorsqu’il possède assez de ressources pour affaiblir ou éliminer les autres centres de pouvoir
Lorsqu’il délègue ses fonctions militaires et administratives à des autorités territoriales rivales

Lorsqu’il possède assez de ressources pour affaiblir ou éliminer les autres centres de pouvoir

Explication

Un centre politique devient unique lorsqu’il dispose de ressources suffisantes pour neutraliser ou supprimer les autres centres de pouvoir. Une situation où plusieurs autorités concurrentes conservent leurs ressources ne produit pas ce monopole politique.

32. Comment la monarchie française a-t-elle progressivement construit l’État ?

En annexant des territoires, en retirant des fonctions à la noblesse et en développant une administration et une armée permanentes
En abandonnant les territoires périphériques, en renforçant les pouvoirs nobiliaires et en supprimant les forces militaires permanentes
En confiant l’administration aux autorités religieuses, en fragmentant l’armée et en accordant davantage d’autonomie aux seigneurs
En limitant l’autorité royale, en privatisant les fonctions publiques et en remplaçant l’armée par des alliances locales

En annexant des territoires, en retirant des fonctions à la noblesse et en développant une administration et une armée permanentes

Explication

La monarchie française a consolidé l’État par l’annexion territoriale, la réduction des fonctions de la noblesse et la création d’une administration ainsi que d’une armée permanentes. Le renforcement des pouvoirs nobiliaires aurait maintenu la dispersion du pouvoir au lieu de favoriser sa centralisation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Introduction à la science politique.

Que désigne la polis dans la Grèce antique ?

Une cité réunissant l’État, la société, la ville et une communauté de citoyens.

Que signifie policy en anglais ?

Les politiques publiques.

Que désigne politics en anglais ?

Les processus de conquête et d’exercice du pouvoir.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la science politique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM