QCM : Introduction à l'Analyse des Correspondances — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle transformation permet de passer d’une donnée brute à une information utile pour guider une décision ?

Un traitement qui donne du sens aux observations
Un classement aléatoire des variables
Une simple collecte sans interprétation
Une suppression des valeurs marginales

Un traitement qui donne du sens aux observations

Explication

La valorisation des données consiste précisément à transformer des observations brutes en informations exploitables. Une simple collecte ne suffit pas à orienter la décision.

2. Quel est le rôle principal d’un système d’aide à la décision ?

Remplacer toute interprétation par des tableaux bruts
Combiner analyse et connaissances pour choisir des actions
Isoler une seule variable pour décider rapidement
Convertir chaque variable en une étiquette qualitative

Combiner analyse et connaissances pour choisir des actions

Explication

Un système d’aide à la décision associe l’analyse des données et des connaissances pour mieux comprendre une situation et choisir une action. Il ne se limite pas à une lecture isolée d’une variable.

3. Quel est l’objectif central d’une analyse préliminaire multivariée ?

Tester directement une hypothèse causale sans exploration
Préparer les données en les organisant selon leur structure avant le choix d’une méthode
Transformer systématiquement les données qualitatives en données continues
Remplacer toute analyse descriptive par une régression

Préparer les données en les organisant selon leur structure avant le choix d’une méthode

Explication

L’analyse préliminaire multivariée sert à organiser les données selon leur structure avant de choisir une méthode adaptée. Elle est donc une étape de préparation et de hiérarchisation.

4. Quelle méthode appartient à la famille des méthodes explicatives ?

La description exploratoire des profils
L’analyse des correspondances
Le partitionnement de données
La régression multiple

La régression multiple

Explication

La régression multiple cherche à expliquer une variable à partir d’autres variables corrélées, ce qui en fait une méthode explicative. L’AFC relève ici des méthodes descriptives et exploratoires.

5. Dans un tableau de contingence, que représente l’effectif conjoint xij ?

La proportion marginale de la ligne i
Le total de la ligne i uniquement
Le total de la colonne j uniquement
Le nombre d’individus ayant simultanément les modalités i et j

Le nombre d’individus ayant simultanément les modalités i et j

Explication

L’effectif conjoint xij compte les individus qui présentent à la fois la modalité i de la première variable et la modalité j de la seconde. Ce n’est ni un total de ligne ni un total de colonne.

6. Comment obtient-on la densité bivariée fij à partir du tableau croisé ?

En divisant l’effectif xij par l’effectif total n
En additionnant xij aux totaux marginaux
En soustrayant les marges à l’effectif conjoint
En divisant le total de ligne par le total de colonne

En divisant l’effectif xij par l’effectif total n

Explication

La densité bivariée est définie par fij = xij / n, ce qui convertit les effectifs en probabilités. La somme de toutes les densités vaut alors 1.

7. Que postule l’hypothèse nulle du test du khi-deux d’indépendance ?

Les lignes du tableau sont nécessairement ordonnées
Les deux variables ont exactement le même nombre de modalités
Les deux variables catégorielles sont indépendantes
Les fréquences observées sont toutes égales

Les deux variables catégorielles sont indépendantes

Explication

Dans le test d’indépendance, l’hypothèse nulle affirme que les variables sont indépendantes. Sous cette hypothèse, l’effectif attendu s’écrit comme un produit de marginales.

8. Quelle est la formule des degrés de liberté pour un tableau de contingence de taille I × J ?

I+J-2
I×J
(I+J)(I-J)
(I-1)(J-1)

(I-1)(J-1)

Explication

Les degrés de liberté du test du khi-deux d’indépendance sont (I-1)(J-1). Cette formule traduit le nombre de contraintes imposées par les marges du tableau.

9. Que mesure principalement la distance khi-deux entre deux profils lignes ?

Le nombre total d’individus dans le tableau
L’écart entre leurs modalités, pondéré par l’inverse des effectifs marginaux
La corrélation linéaire entre les variables
La différence brute entre les effectifs des deux lignes

L’écart entre leurs modalités, pondéré par l’inverse des effectifs marginaux

Explication

La distance khi-deux compare deux profils en pondérant les écarts par l’inverse des effectifs marginaux, ce qui rend les modalités rares plus coûteuses. Elle n’est donc pas une simple différence brute.

10. Comment s’exprime l’inertie totale Φ2 du nuage des profils lignes ?

Comme la moyenne des fréquences observées
Comme la somme des effectifs marginaux de la table
Comme le produit des proportions marginales
Comme la somme pondérée des distances au centre gravité

Comme la somme pondérée des distances au centre gravité

Explication

L’inertie totale agrège les distances des profils au centre de gravité en tenant compte de leurs poids. Elle mesure ainsi la dispersion globale du nuage autour du comportement d’indépendance.

11. Dans l’analyse des correspondances, à quoi sert principalement un profil ligne ?

À décrire la répartition d’une ligne sous forme de proportions sur les colonnes
À calculer directement la probabilité marginale de la colonne
À comparer deux colonnes à partir de leurs écarts bruts
À mesurer uniquement la fréquence totale d’une modalité sans tenir compte des colonnes

À décrire la répartition d’une ligne sous forme de proportions sur les colonnes

Explication

Un profil ligne transforme chaque ligne en répartition relative sur les colonnes, ce qui permet de comparer les lignes indépendamment de leurs effectifs. Ce n’est pas une simple fréquence marginale, mais bien une composition sur les colonnes.

12. Quelle propriété relie les nuages de profils lignes et de profils colonnes en analyse des correspondances ?

Ils ont des distances euclidiennes ordinaires identiques entre tous les points
Ils ne peuvent pas être représentés dans le même espace factoriel
Ils ont la même inertie totale et la même inertie projetée sur une dimension donnée
Ils ont des dimensions égales au nombre total de modalités du tableau

Ils ont la même inertie totale et la même inertie projetée sur une dimension donnée

Explication

Les deux nuages partagent la même inertie totale et la même inertie projetée sur une dimension, ce qui exprime la dualité lignes-colonnes. Les distances utilisées ne sont pas des distances euclidiennes ordinaires.

13. Pourquoi la représentation quasi-barycentrique est-elle utilisée en analyse des correspondances ?

Pour remplacer le tableau de contingence par des effectifs marginaux
Pour rendre interprétables les distances entre une ligne et une colonne
Pour approcher un nuage par le barycentre corrigé par un facteur lié à l’axe
Pour supprimer les dimensions secondaires du nuage

Pour approcher un nuage par le barycentre corrigé par un facteur lié à l’axe

Explication

La représentation quasi-barycentrique approxime l’autre nuage à l’aide d’un barycentre corrigé par un facteur dépendant de la valeur propre. Elle sert donc à approcher la structure sans prétendre rendre interprétables les distances ligne-colonne.

14. Dans une représentation superposée, comment doit-on interpréter la proximité entre une ligne et une colonne ?

Comme une distance métrique exacte entre les deux modalités
Comme une mesure directe de causalité entre les variables
Comme un indicateur exploitable d’association entre les modalités
Comme une égalité des effectifs observés dans le tableau

Comme un indicateur exploitable d’association entre les modalités

Explication

En représentation superposée, la proximité visuelle des points est utile pour repérer des associations. En revanche, l’inter-distance ligne-colonne n’est pas interprétable comme une distance métrique exacte.

15. Que mesure le cos2 d’une modalité sur un axe factoriel ?

Le nombre de colonnes associées à cette modalité
La qualité de représentation de cette modalité sur l’axe
La part de la modalité dans l’effectif total du tableau
La force du test d’indépendance entre les variables

La qualité de représentation de cette modalité sur l’axe

Explication

Le cos2 indique dans quelle mesure l’axe résume bien la modalité étudiée : plus il est élevé, meilleure est la représentation. Il ne mesure ni l’effectif ni la significativité du test.

16. Quel rôle joue la contribution d’une modalité dans l’interprétation d’un axe ?

Elle mesure l’écart entre effectifs observés et attendus dans le tableau
Elle donne la probabilité marginale de la modalité
Elle indique la distance entre une ligne et une colonne sur la carte
Elle indique combien cette modalité participe à la construction de l’axe

Elle indique combien cette modalité participe à la construction de l’axe

Explication

La contribution signale la part de la modalité dans la formation de l’axe et permet d’identifier les modalités qui le portent le plus. Elle ne correspond ni à une probabilité marginale ni à une distance ligne-colonne.

17. Dans l’étude sur la mobilité Erasmus, que représentent les profils lignes et les profils colonnes ?

Les pays de départ en lignes et les pays de destination en colonnes
Les années en lignes et les disciplines en colonnes
Les flux en lignes et les langues en colonnes
Les étudiants en lignes et les universités en colonnes

Les pays de départ en lignes et les pays de destination en colonnes

Explication

L’exemple de mobilité Erasmus utilise les pays de départ comme lignes et les pays de destination comme colonnes pour analyser des compositions croisées. C’est l’application classique d’un tableau de contingence en AFC.

18. Quelle est l’idée historique mise en avant pour l’AFC dans la mise en perspective du cours ?

La création de l’AFC pour analyser uniquement des séries temporelles
Le passage de la corrélation de Galton et Pearson à l’analyse d’association dans les tableaux de contingence
Le remplacement complet de la régression multiple par l’AFC
L’invention de l’AFC à partir des mosaïques statistiques

Le passage de la corrélation de Galton et Pearson à l’analyse d’association dans les tableaux de contingence

Explication

La perspective historique relie l’essor de la corrélation avec Galton puis Pearson à l’usage de l’AFC comme outil d’association pour des tableaux de contingence. Ce n’est donc ni une méthode née des mosaïques ni un outil limité aux séries temporelles.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction à l'Analyse des Correspondances.

Valorisation des données — rôle ?

Transformer données brutes en informations exploitables.

Analyse préliminaire — objectif ?

Hiérarchiser facteurs et structurer les données.

Tableau de contingence — effectif ?

Nombre d’individus pour chaque couple de modalités.

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