QCM : Introduction à l’épidémiologie descriptive — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle observation a permis à John Snow d’associer l’épidémie de choléra de Soho à une source commune en 1854 ?

La hausse des décès lors d’une saison particulièrement venteuse
La concentration des cas autour d’une pompe à eau commune
La fréquence des cas près d’un pavillon d’accouchement
La présence de cas dans les registres administratifs de Londres

La concentration des cas autour d’une pompe à eau commune

Explication

John Snow a relié les cas de choléra de Soho à une pompe à eau commune, puis l’arrêt de cette pompe a contribué à enrayer l’épidémie. L’observation d’un pavillon d’accouchement concerne les travaux de Semmelweiss sur la mortalité maternelle.

2. Quelle intervention de Semmelweiss a été associée à une baisse de la mortalité dans le pavillon d’accouchement concerné ?

La comparaison des effets de différentes saisons
Le lavage des mains avec une solution d’eau de Javel
La fermeture d’une pompe à eau contaminée
L’analyse statistique des décès londoniens

Le lavage des mains avec une solution d’eau de Javel

Explication

Semmelweiss a instauré le lavage des mains à l’eau de Javel après avoir observé une mortalité plus élevée dans le pavillon fréquenté par les étudiants venant de la salle d’autopsie. La fermeture d’une pompe à eau renvoie à l’intervention de John Snow lors de l’épidémie de choléra.

3. Quel objet correspond à la définition de l’épidémiologie ?

L’analyse biologique des mécanismes cellulaires responsables d’une maladie chez un individu
La description administrative des actes médicaux réalisés dans un établissement de soins
L’étude de la fréquence, des déterminants et du contrôle des problèmes de santé dans les populations humaines
L’observation clinique approfondie des symptômes et du traitement d’un patient particulier

L’étude de la fréquence, des déterminants et du contrôle des problèmes de santé dans les populations humaines

Explication

L’épidémiologie étudie les maladies et états de santé dans les populations humaines, leurs facteurs de risque et les résultats des interventions de contrôle. L’observation limitée à un seul patient relève d’une démarche clinique plutôt que d’une approche épidémiologique populationnelle.

4. Quelle démarche relève de l’épidémiologie analytique plutôt que de l’épidémiologie descriptive ?

Présenter la fréquence d’un état de santé selon l’âge
Décrire la répartition géographique des cas dans une population
Évaluer l’impact d’une intervention de santé publique
Rechercher les facteurs de risque associés à une maladie dans une population

Rechercher les facteurs de risque associés à une maladie dans une population

Explication

L’épidémiologie analytique recherche les facteurs de risque et leurs relations avec les problèmes de santé. Décrire une fréquence ou une répartition relève de l’épidémiologie descriptive, tandis que l’évaluation d’un impact relève de l’épidémiologie évaluative.

5. Qu’est-ce qu’un indicateur épidémiologique ?

Une variable mesurable qui décrit l’état de santé d’une population
Une hypothèse expliquant l’origine d’un problème de santé
Une observation clinique centrée sur les symptômes d’un patient
Une intervention destinée à réduire la fréquence d’une maladie

Une variable mesurable qui décrit l’état de santé d’une population

Explication

Un indicateur épidémiologique est une variable mesurable utilisée pour décrire l’état de santé d’une population. Une intervention, une hypothèse explicative ou une observation clinique individuelle ne constituent pas en elles-mêmes des indicateurs.

6. Pourquoi un indicateur facile à mesurer peut-il malgré tout être insuffisant pour guider une décision ?

Parce qu’il doit aussi être utile à la décision et présenter des qualités méthodologiques suffisantes
Parce qu’un indicateur pertinent ne peut être obtenu qu’à partir de données cliniques individuelles
Parce que la simplicité d’un indicateur empêche de comparer les populations entre elles
Parce qu’un indicateur doit être fondé sur une intervention plutôt que sur une mesure

Parce qu’il doit aussi être utile à la décision et présenter des qualités méthodologiques suffisantes

Explication

Un bon indicateur doit notamment être robuste, fiable, précis, compréhensible, utilisable et utile à la prise de décision, avec un coût acceptable. La facilité de mesure est donc une qualité possible, mais elle ne garantit pas à elle seule la pertinence de l’indicateur.

7. Pour 100 000 habitants, que mesure le taux de dépistage dans l’interprétation de l’incidence de la COVID-19 ?

Le nombre de tests positifs rapporté à 100 tests réalisés
Le nombre de tests réalisés rapporté à 100 000 habitants
Le nombre de personnes hospitalisées rapporté à 100 000 habitants
Le nombre de décès attribués à la maladie rapporté à 100 tests réalisés

Le nombre de tests réalisés rapporté à 100 000 habitants

Explication

Le taux de dépistage mesure l’intensité du recours aux tests en rapportant leur nombre à 100 000 habitants. Le nombre de tests positifs parmi les tests réalisés correspond au taux de positivité, qui répond à une autre question.

8. Quelle relation décrit correctement la population-cible, la population-source et l’échantillon dans une étude ?

La population-cible est analysée, l’échantillon fournit les participants et la population-source est extrapolée
L’échantillon est visé, la population-cible fournit les participants et la population-source est analysée
La population-source est visée, la population-cible fournit l’échantillon et l’échantillon est analysé
La population-cible est visée, la population-source fournit l’échantillon et l’échantillon est analysé

La population-cible est visée, la population-source fournit l’échantillon et l’échantillon est analysé

Explication

La population-cible correspond au groupe auquel on souhaite généraliser les résultats, tandis que la population-source sert à recruter l’échantillon effectivement analysé. Confondre population-cible et population-source revient à prendre la population recrutée pour la population à laquelle les conclusions doivent s’appliquer.

9. Pourquoi interroger des étudiants présents uniquement aux Tanneurs et à Tonnellé peut-il limiter la représentativité d’une enquête sur le tabagisme à l’Université de Tours ?

Parce qu’un tirage aléatoire transforme l’échantillon en population-cible complète
Parce que ces étudiants peuvent ne pas représenter toutes les composantes de l’université
Parce que la présence sur ces sites empêche de mesurer les nouveaux cas de tabagisme
Parce que les étudiants interrogés appartiennent nécessairement à la même catégorie d’âge

Parce que ces étudiants peuvent ne pas représenter toutes les composantes de l’université

Explication

Les étudiants présents sur deux sites peuvent différer de ceux des autres composantes de l’université, ce qui réduit la représentativité de l’échantillon. Un échantillon aléatoire parmi les personnes présentes ne garantit pas qu’il représente les étudiants absents ou les autres sites.

10. Que mesure la prévalence d’une maladie dans une population pendant une période donnée ?

Le nombre de nouveaux cas apparus parmi les personnes exposées au risque
La proportion de décès dus à la maladie parmi les personnes atteintes
La proportion de personnes atteintes, avec les cas anciens et les cas nouveaux
Le nombre de décès rapporté à l’effectif moyen de la population

La proportion de personnes atteintes, avec les cas anciens et les cas nouveaux

Explication

La prévalence mesure les personnes qui sont atteintes à un moment donné ou au cours d’une période, en incluant les cas préexistants et les nouveaux cas. Le nombre de nouveaux cas apparus correspond plutôt à l’incidence.

11. Dans le calcul de l’incidence sur une période donnée, quel groupe constitue le dénominateur approprié ?

La population totale recensée à la fin de la période
La population exposée au risque au milieu de la période
L’ensemble des personnes atteintes au début de la période
Les personnes décédées de la maladie durant la période

La population exposée au risque au milieu de la période

Explication

L’incidence rapporte les nouveaux cas apparus pendant la période à la population exposée au risque, évaluée au milieu de cette période. Les personnes déjà atteintes ne constituent pas le groupe exposé à un premier nouveau cas de la même maladie.

12. Quelle distinction entre létalité et mortalité est correcte ?

La létalité rapporte les décès à la population moyenne, tandis que la mortalité les rapporte aux malades
La létalité compte les nouveaux cas, tandis que la mortalité compte les cas présents
La létalité mesure les cas présents, tandis que la mortalité mesure les nouveaux cas
La létalité rapporte les décès aux malades, tandis que la mortalité les rapporte à la population moyenne

La létalité rapporte les décès aux malades, tandis que la mortalité les rapporte à la population moyenne

Explication

La létalité indique la proportion de personnes atteintes qui décèdent de la maladie, alors que la mortalité rapporte les décès à l’ensemble de la population moyenne. Les cas présents et les nouveaux cas relèvent respectivement de la prévalence et de l’incidence.

13. À quoi sert principalement un taux standardisé lorsqu’on compare deux populations ?

À neutraliser les différences de structure d’âge et de sexe entre les populations
À calculer la proportion de personnes atteintes pendant une période donnée
À remplacer les nouveaux cas par les décès observés dans chaque population
À sélectionner un échantillon présentant les mêmes effectifs dans chaque population

À neutraliser les différences de structure d’âge et de sexe entre les populations

Explication

Un taux standardisé neutralise l’effet des différences de structure d’âge et de sexe afin de rendre la comparaison entre populations plus pertinente. Il ne sert pas à mesurer la prévalence ni à modifier la composition réelle des échantillons.

14. Quelle affirmation décrit correctement la standardisation directe et la standardisation indirecte ?

Ce sont deux modes d’échantillonnage qui garantissent la représentativité de la population-cible
Ce sont deux indicateurs de décès qui opposent la létalité à la mortalité
Ce sont deux méthodes distinctes qui neutralisent les différences de structure entre populations
Ce sont deux mesures de fréquence qui distinguent les cas préexistants des nouveaux cas

Ce sont deux méthodes distinctes qui neutralisent les différences de structure entre populations

Explication

La standardisation directe et la standardisation indirecte sont deux méthodes différentes utilisées pour neutraliser les différences de structure entre populations. Elles ne correspondent ni à des indicateurs de fréquence des maladies ni à des méthodes de recrutement des participants.

15. Quelle caractéristique permet de reconnaître une étude d’épidémiologie descriptive ?

Elle compare des facteurs de risque en interprétant une valeur de p significative.
Elle estime une association entre une exposition et une maladie par régression.
Elle vérifie une hypothèse causale au moyen d’un intervalle de confiance.
Elle présente des effectifs, des moyennes ou des taux sans effectuer de test statistique.

Elle présente des effectifs, des moyennes ou des taux sans effectuer de test statistique.

Explication

L’épidémiologie descriptive résume une situation à l’aide de mesures comme les effectifs, les moyennes, les pourcentages, les taux ou les ratios, sans test statistique. L’interprétation d’une valeur de p relève plutôt de la démarche analytique.

16. Dans quelle séquence une étude épidémiologique est-elle souvent organisée ?

La description de la situation précède fréquemment l’analyse des facteurs associés.
La description de la situation remplace fréquemment l’analyse des facteurs associés.
L’analyse des facteurs associés précède fréquemment la description de la situation.
L’analyse des facteurs associés rend fréquemment inutile la description de la situation.

La description de la situation précède fréquemment l’analyse des facteurs associés.

Explication

La partie descriptive constitue souvent la première étape d’une étude, avant sa partie analytique. Elle sert à présenter la situation, mais ne correspond pas encore à l’analyse des facteurs de risque.

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Qu'a décrit Hippocrate en 400 av. J.-C. dans son Traité ?

Le rôle possible des saisons, vents, eaux et sol dans les maladies.

Que fait Graunt en 1662 avec le registre des décès de Londres ?

Il analyse chiffrément le registre, repère erreurs et fluctuations temporelles.

Quelle épidémie Graunt identifie-t-il en 1662 ?

Des épidémies de peste.

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