📋 Plan du Cours
- FEM, travail, courant et résistance
- Résistance interne et pile réelle
- Règle de Kirchhoff des courants
- Résistances en parallèle et résistance équivalente
- Résistances en série et parallèle : réduction
- Règles de Kirchhoff des mailles et des nœuds
- Circuits RC : décharger un condensateur
- Temps caractéristique RC et loi exponentielle
- Circuits RC : charger un condensateur
- Condensateurs en série et en parallèle
- Circuits RL : brancher une inductance
- Circuits RL : débrancher une inductance
📖 1. FEM, travail, courant et résistance
🔑 Notions clés & Définitions
- Force électromotrice : La force électromotrice est la grandeur E qui fournit une différence de potentiel et met les charges en mouvement dans un circuit.
- Travail électrique : Le travail électrique est l’énergie transférée aux charges par la source, liée au produit de la tension par la charge déplacée.
- Courant électrique : Le courant électrique est le débit de charge, mesuré par I=dq/dt dans un intervalle de temps.
- Résistance électrique : La résistance électrique est la grandeur R qui dissipe l’énergie électrique en chaleur lorsque le courant la traverse.
- Règle des mailles : La règle des mailles impose que, dans une boucle fermée, la somme algébrique des variations de potentiel soit nulle.
📝 Points essentiels
- Dans une batterie, le travail fourni correspond au pompage de charges du potentiel bas vers le potentiel haut, ce qui crée un courant de la borne + vers la borne −.
- Pendant dt, la charge dq=Idt traverse la batterie et reçoit une énergie dW=Edq=EIdt.
- La puissance fournie par la fem et dissipée par la résistance s’écrit P=I2R sur l’intervalle considéré.
- En négligeant la résistance des fils, la conservation de l’énergie donne EIdt=I2Rdt, donc E=IR.
- Dans une maille fermée, la somme algébrique des variations de potentiel électrique est nulle (règle de Kirchhoff pour les tensions).
💡 Astuce mémo
Énergie source = énergie dissipée : EIdt=I2Rdt⇒E=IR ; maille fermée : somme des tensions = 0.
📖 2. Résistance interne et pile réelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Pile idéale : Pile idéale : générateur de tension constante dont la fem ne s’oppose pas au mouvement des charges car sa résistance interne est nulle.
- Force électromotrice : Force électromotrice : grandeur E qui s’exprime en J/C et en volts, et qui correspond à l’énergie fournie par unité de charge.
- Résistance interne : Résistance interne : résistance r propre à une pile réelle qui provoque une chute de potentiel supplémentaire quand la pile débite un courant.
- Pile réelle : Pile réelle : modèle où la tension aux bornes diminue quand le courant augmente à cause de la résistance interne.
- Comportement ohmique de la pile : Comportement ohmique de la pile : régime où la baisse de tension varie linéairement avec le courant, ce qui permet d’utiliser une relation de type loi d’Ohm.
📝 Points essentiels
- La règle de Kirchhoff pour les tensions (règle des mailles) impose que la somme algébrique des variations de potentiel dans une maille fermée soit nulle.
- Les unités de la fem sont [E]=J/C=Volt.
- Une fem idéale correspond à une pile sans résistance interne, donc sans chute de potentiel interne opposée au courant.
- Quand une pile réelle débite un courant, la résistance interne r ajoute une chute de potentiel et la tension aux bornes diminue quand I augmente.
- Dans le régime où la diminution de tension dépend linéairement du courant, la pile est dite ohmique et obéit à une loi de type V=IR.
- Exemple : avec les phares déjà allumés, le démarreur tire un courant très élevé, la tension de la batterie chute et les phares s’affaiblissent.
💡 Astuce mémo
Pile idéale : r=0 donc tension constante ; pile réelle : r>0 donc V baisse quand I monte.
📖 3. Règle de Kirchhoff des courants
🔑 Notions clés & Définitions
- Résistance interne : Résistance interne : modèle ohmique de la pile qui représente la perte de tension due au courant qui la traverse.
- FEM idéale : FEM idéale : source de tension modélisant la force électromotrice de la pile, sans résistance associée.
- Tension aux bornes : Tension aux bornes : différence de potentiel mesurée par un voltmètre idéal entre les deux bornes de la pile.
- Courant de charge : Courant de charge : sens du courant lorsque la pile reçoit de l’énergie et se charge, ce qui modifie le signe de la chute interne.
📝 Points essentiels
- Tant que la chute de tension varie linéairement avec le courant, la pile se modélise comme une résistance interne r en série avec une FEM idéale E.
- Quand la pile fournit un courant au circuit, la tension aux bornes vérifie V=E−rI et V est inférieure à E.
- Quand le circuit fournit un courant à la pile (pile en charge), la tension aux bornes vérifie V=E+rI et V dépasse E.
- Dans l’application de Kirchhoff (sens horaire), on obtient une équation du type E−Ir−IR=0 menant à I=R+rE.
- On suppose que la résistance des fils est nulle, donc aucune chute de potentiel n’apparaît entre les éléments du circuit.
💡 Astuce mémo
Fournit : V=E−rI (ça baisse) ; Charge : V=E+rI (ça monte).
📖 4. Résistances en parallèle et résistance équivalente
🔑 Notions clés & Définitions
- Branche : Une branche est un ensemble d’éléments placés en série, traversé par le même courant.
- Nœud : Un nœud est un point où trois branches ou plus se rencontrent, et où toutes les branches ont le même potentiel jusqu’au premier élément.
- Maille : Une maille est un ensemble de nœuds et de branches formant une boucle fermée sur elle-même.
- Résistance équivalente : La résistance équivalente est une résistance unique qui remplace un ensemble de résistances pour donner le même comportement électrique vu par le générateur.
- Résistances en parallèle : Des résistances en parallèle sont des résistances connectées entre les mêmes nœuds, de sorte que le courant se partage entre branches.
📝 Points essentiels
- En parallèle, le courant total débité par le générateur se répartit dans les branches et la somme des courants de branche reconstitue le courant total.
- Les courants dans les branches d’un montage en parallèle se recombinent au nœud de sortie pour reformer le courant fourni au circuit.
- La tension entre deux nœuds est la même pour toutes les branches connectées en parallèle.
- Pour des résistances en série, la résistance équivalente vaut la somme : Re=∑jRj.
- Pour des résistances en série, le même courant I traverse chaque résistance et la tension du générateur se décompose en V=V1+V2=R1I+R2I.
- Tableau de comparaison : Série → même courant, somme des tensions ; Parallèle → même tension, somme des courants.
💡 Astuce mémo
Série : courant identique, tensions s’additionnent ; Parallèle : tension identique, courants s’additionnent.
📖 5. Résistances en série et parallèle : réduction
🔑 Notions clés & Définitions
- Résistances en parallèle : Montage où plusieurs résistances partagent les mêmes bornes, donc elles ont la même tension.
- Résistance équivalente (parallèle) : Résistance unique qui reproduit le même effet global qu’un ensemble de résistances montées en parallèle.
- Règle des nœuds (Kirchhoff) : Principe de conservation du courant qui impose que la somme des courants entrant dans un nœud égale celle des courants sortant.
- Loi d’Ohm : Relation reliant tension, courant et résistance, utilisée séparément dans chaque branche d’un circuit.
📝 Points essentiels
- Dans un nœud, le courant total se répartit : I=I1+I2 (courants qui arrivent puis se recombinent).
- En parallèle, la tension est identique sur chaque résistance : VR1=VR2=V.
- Pour deux branches en parallèle : I=R1V+R2V, donc Re1=R11+R21.
- Pour plusieurs résistances en parallèle : Re1=∑jRj1.
- Si R1≫R2, alors Re≈R2 : la résistance équivalente est proche de la plus faible.
- La résistance équivalente en parallèle vérifie Re toujours inférieur à chacune des résistances, et les courants sont inversement proportionnels : I1=R1V, I2=R2V.
💡 Astuce mémo
Parallèle = même tension, donc Re1 s’additionne comme des “inverseurs” : plus une branche est grande, moins elle compte.
📖 6. Règles de Kirchhoff des mailles et des nœuds
🔑 Notions clés & Définitions
- Règle des mailles : La règle des mailles affirme que, dans une maille fermée, la somme algébrique des variations de potentiel électrique vaut zéro.
- Règle des nœuds : La règle des nœuds affirme que, pour un nœud, la somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants (donc somme algébrique nulle).
- Maille fermée : Une maille fermée est un trajet fermé du circuit qui permet d’appliquer la règle des mailles sur les tensions rencontrées.
- Nœud électrique : Un nœud électrique est un point où se rejoignent plusieurs branches, permettant d’appliquer la règle des nœuds sur les courants.
📝 Points essentiels
- La règle des mailles s’écrit comme une somme algébrique des variations de potentiel égale à 0 sur toute maille fermée.
- La règle des nœuds s’écrit comme une somme des courants entrants égale à la somme des courants sortants (équivalent à une somme algébrique nulle).
- Dans un circuit complexe, les lois de Kirchhoff permettent de calculer des courants et tensions même quand le circuit n’est ni en série ni en parallèle.
- Le nombre d’équations écrites à partir des mailles et des nœuds peut dépasser le nombre d’inconnues, mais toutes ne sont pas indépendantes.
- Dans l’exemple donné, 5 équations sont écrites (3 nœuds/mailles), mais seulement 3 sont indépendantes, ce qui suffit pour déterminer les 3 courants inconnus.
💡 Astuce mémo
Mailles = Tensions (somme 0) ; Nœuds = Courants (entrants = sortants).
📖 7. Circuits RC : décharger un condensateur
🔑 Notions clés & Définitions
- Condensateur déchargé : Condensateur dont la charge initiale Q0 décroît au cours du temps après fermeture du circuit de décharge.
- Charge initiale Q0 : Valeur de la charge portée par les armatures au temps t=0, notée ±Q0 selon la polarité.
- Constante de temps RC : Grandeur RC qui fixe l’échelle temporelle de la décroissance exponentielle de la charge et des tensions dans un circuit RC.
- Loi exponentielle de décharge : Diminution de la charge Q(t) selon une loi du type Q(t)∝e−t/RC quand dQ/dt est proportionnel à −Q.
📝 Points essentiels
- À t=0, la tension initiale du condensateur vaut V0=Q0/C et le courant initial de décharge vaut I0=V0/R=Q0/(RC).
- Pendant la décharge, la tension aux bornes de la résistance vérifie VR(t)=RI(t) et la tension du condensateur vérifie VC(t)=Q(t)/C.
- La relation RdQ/dt=−Q/C donne l’équation différentielle dQ/dt=−(1/RC)Q(t).
- En intégrant, on obtient une décroissance exponentielle de la charge Q(t) avec une échelle de temps RC (forme Q(t)∝e−t/RC).
- Avec la règle des mailles, VR+VC=0 mène directement à RdQ/dt+Q/C=0, donc à la même équation dQ/dt=−(Q/RC).
💡 Astuce mémo
Décharge = « dQ/dt suit −Q » donc exponentielle : Q(t) décroît comme e−t/RC.
📖 8. Temps caractéristique RC et loi exponentielle
🔑 Notions clés & Définitions
- Décharge RC : Processus où un condensateur se vide à travers une résistance, avec une décroissance de la charge au cours du temps.
- Temps caractéristique τ : Grandeur associée à un circuit RC, définie par τ=RC, qui fixe l’échelle de décroissance de la charge.
- Loi exponentielle de la charge : Forme temporelle de la charge d’un condensateur en décharge, donnée par Q(t)=Q0e−t/RC.
- Équation différentielle dQ/dt : Relation dynamique reliant la variation de la charge à la charge elle-même, de la forme dtdQ=−RC1Q(t).
📝 Points essentiels
- En décharge, la loi de mailles conduit à dtdQ=−RC1Q(t), donc la variation de Q est proportionnelle à −Q.
- La solution de l’équation différentielle est Q(t)=Q0e−t/RC, avec Q(0)=Q0.
- La constante RC donne le temps pour que Q soit réduite d’un facteur 1/e≈0,37.
- À t=RC, on a Q(RC)=Q0e−1≈0,37Q0, et la courbe a une pente initiale −Q0/RC.
- Sur chaque intervalle Δt=RC, la charge perd à nouveau 63% de sa valeur du début de l’intervalle.
- Quand t→∞, le condensateur est considéré comme déchargé car Q(t)→0.
💡 Astuce mémo
Pensez à τ=RC : après un temps τ, il reste 1/e≈0,37 de la charge (donc 63% de perdu).
📖 9. Circuits RC : charger un condensateur
🔑 Notions clés & Définitions
- Temps caractéristique RC : Le temps caractéristique RC (noté τ) mesure l’échelle de temps de la charge d’un condensateur dans un circuit RC.
- Courant de charge I(t) : Le courant de charge I(t) décroît exponentiellement pendant la charge du condensateur, jusqu’à tendre vers 0.
- Charge du condensateur Q(t) : La charge Q(t) du condensateur augmente exponentiellement vers une valeur maximale au cours du temps.
- Tension de la pile E : La tension de la pile E fixe la valeur maximale atteinte par la tension et la charge du condensateur en régime de charge.
📝 Points essentiels
- Pour un circuit RC en charge, le courant vérifie I(t)=I(0)e−t/RC, donc il décroît exponentiellement avec la constante de temps RC.
- La charge suit Q(t)=CE(1−e−t/RC) quand le condensateur part de Q(0)=0.
- La relation Q(t)=CE(1−e−t/RC) implique que Q(t) tend vers CE quand t→∞.
- Après un temps t=τ=RC, on obtient Q=CE(1−e−1)≈0,63CE, soit environ 63% de la charge maximale.
- Le temps caractéristique RC contrôle la vitesse de charge : plus RC est grand, plus la charge est lente.
- Dans la charge, la tension aux bornes du condensateur croît vers la tension de la pile, ce qui fait décroître le courant au fil du temps.
💡 Astuce mémo
RC règle la vitesse : après 1 temps caractéristique (t=RC), la charge vaut ~63% (1−e⁻¹).
📖 10. Condensateurs en série et en parallèle
🔑 Notions clés & Définitions
- Capacité équivalente : Grandeur qui remplace plusieurs condensateurs par un seul, donnant la même relation charge-tension sur l’ensemble du montage.
- Condensateurs en série : Montage où les condensateurs sont traversés par la même charge, ce qui modifie la capacité équivalente.
- Condensateurs en parallèle : Montage où les condensateurs ont la même tension, ce qui modifie la capacité équivalente.
- Capacité d’un condensateur : Propriété d’un condensateur qui relie la charge stockée à la tension appliquée via une constante géométrique et diélectrique.
📝 Points essentiels
- En série, la charge est la même sur chaque condensateur, donc la capacité équivalente diminue par rapport aux capacités individuelles.
- En parallèle, la tension est la même sur chaque branche, donc la capacité équivalente augmente et s’obtient par addition des capacités.
- Pour un condensateur plan, la capacité suit C=ε0dA : augmenter l’aire A augmente C.
- Pour un condensateur plan, augmenter l’écartement d diminue C car la capacité est inversement proportionnelle à d.
- La capacité équivalente sert à calculer directement la charge stockée Q=CeqV pour le montage complet.
💡 Astuce mémo
Série = même charge (ça “freine” donc Ceq baisse) ; Parallèle = même tension (ça “additionne” donc Ceq augmente).
📖 11. Circuits RL : brancher une inductance
🔑 Notions clés & Définitions
- Inductance L : Composant électrique qui s’oppose aux variations de courant et stocke de l’énergie dans son champ magnétique.
- Constante de temps L/R : Grandeur τ=L/R qui fixe la vitesse d’évolution du courant dans un circuit RL.
- FEM auto-induite : Tension créée par l’inductance quand le courant varie, qui s’oppose à la variation imposée.
- Courant de régime dans un RL : Valeur limite atteinte par le courant quand le régime permanent est établi, déterminée par la résistance et la source.
📝 Points essentiels
- Après branchement d’une inductance à une source E en série avec une résistance R, le courant croît exponentiellement vers sa valeur maximale.
- La constante de temps du circuit RL vaut τ=L/R et gouverne à la fois la montée et la décroissance du courant.
- Le courant pendant la phase de branchement s’écrit I(t)=RE(1−e−(R/L)t) (forme équivalente à une croissance exponentielle).
- Au bout d’un temps τ, le courant atteint 63% de sa valeur maximale.
- Après cinq constantes de temps (5τ), le courant est à environ 1% de la valeur limite.
- L’énergie nécessaire à l’augmentation du courant provient de la source, tandis que l’inductance emmagasine ensuite l’énergie dans le champ magnétique WB=21LI2.
💡 Astuce mémo
τ=L/R : même horloge pour monter et descendre; à τ on est à 63%, à 5τ on est quasi à 100%.
📖 12. Circuits RL : débrancher une inductance
🔑 Notions clés & Définitions
- Débrancher une inductance : Action qui consiste à retirer la source à l’instant t1, laissant l’inductance se décharger dans le circuit.
- Constante de temps τ : Paramètre d’un circuit RL égal à τ=RL, qui fixe la vitesse de décroissance exponentielle du courant.
- Courant de décharge I(t) : Courant qui décroît après t1 selon une loi exponentielle déterminée par R, L et t−t1.
- Tension aux bornes de l’inductance : Tension VL(t) qui vaut l’opposé de la tension de retour de la branche, liée au courant par VL=E−VR pendant la décharge.
📝 Points essentiels
- À l’instant de débranchement t1, on a I(t1)=RE et V(t1)=0 pour le circuit considéré.
- Après t1, le courant suit I(t)=REe−(R/L)(t−t1) pour t≥t1.
- La tension de la résistance vérifie VR(t)=I(t)R=Ee−(R/L)(t−t1).
- La tension de l’inductance pendant la décharge est VL(t)=0−VR(t)=−Ee−(R/L)(t−t1).
- La décroissance exponentielle est gouvernée par le facteur e−(R/L)(t−t1), donc par τ=RL.
- Comparaison : au branchement (t0) on part de I(t0)=0 et V(t0)=E, tandis qu’au débranchement (t1) on part de I(t1)=E/R et V(t1)=0.
💡 Astuce mémo
Débrancher = bascule des signes : VL(t)=−VR(t) et I(t) décroît comme e−(R/L)(t−t1).
📊 Tableaux de synthèse
Série vs parallèle (résistances)
| Montage | Courant | Tension |
|---|
| Série | Même courant dans chaque résistance | Tensions s’additionnent (V = V1 + V2) |
| Parallèle | Courant se partage (I = I1 + I2) | Même tension sur chaque branche (V = V1 = V2) |
Pile réelle : sens du courant et tension aux bornes
| Situation | Relation | Comparaison |
|---|
| Pile fournit un courant | V = E − rI | V < E |
| Circuit fournit un courant à la pile | V = E + rI | V > E |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Inverser le sens du courant dans les formules de la pile : “fournit” donne V = E − rI, alors que “charge” donne V = E + rI.
- Confondre règle des mailles et règle des nœuds : mailles = somme algébrique des variations de potentiel = 0, nœuds = somme des courants dans un nœud = 0.
- Penser que la résistance des fils est toujours négligeable sans l’avoir précisé : le cours l’assume pour éviter des chutes de potentiel entre éléments.
- Mélanger série et parallèle pour les équivalents : en série Re = somme, en parallèle 1/Re = somme des inverses.
- Oublier que pour RC en décharge, Q(t) décroît comme e−t/RC et que la constante de temps est τ = RC (pas l’inverse).
- Se tromper sur les valeurs à t = RC : en décharge Q(RC) ≃ 0,37 Q0 et en charge Q(RC) ≃ 0,63 CE.
- Croire que dans RL après débranchement l’énergie vient de la pile : le cours dit que la résistance dissipe mais ne stocke pas, l’énergie vient de l’inducteur (champ magnétique).
✅ Checklist Examen
- Énoncer et utiliser la relation d’énergie : dW = E dq = EI dt et la puissance P = I^2R, puis déduire E = IR en négligeant la résistance des fils.
- Appliquer la règle des mailles : dans une maille fermée, la somme algébrique des variations de potentiel est nulle.
- Modéliser une pile réelle ohmique comme une FEM idéale E en série avec une résistance interne r et écrire V = E − rI (pile fournit) puis V = E + rI (pile reçoit).
- Écrire l’équation de Kirchhoff pour un circuit avec résistance R et résistance interne r et en déduire I = E/(R + r) quand la résistance des fils est nulle.
- Définir branche, nœud et maille, et relier ces définitions aux règles de Kirchhoff (tensions pour mailles, courants pour nœuds).
- Réduire des résistances en série : Re = Σj Rj, en justifiant par le même courant et l’addition des tensions.
- Réduire des résistances en parallèle : 1/Re = Σj 1/Rj, en justifiant par la même tension et la loi d’Ohm dans chaque branche.
- Pour un réseau non réductible en série/parallèle, écrire des équations de Kirchhoff (mailles et/ou nœuds) et savoir que certaines équations ne sont pas indépendantes.
- Pour RC en décharge, établir dQ/dt = −(1/RC)Q et donner la solution Q(t) = Q0 e−t/RC, puis relier Vc = Q/C et VR = RI.
- Utiliser les repères temporels RC : à t = RC, Q ≃ 0,37 Q0 en décharge et la charge perd 63% sur chaque intervalle Δt = RC.
- Pour RC en charge, donner I(t) = I(0)e−t/RC et Q(t) = CE(1 − e−t/RC), puis interpréter Q(τ) ≃ 0,63 CE.
- Pour condensateurs : en série 1/Ce = Σi 1/Ci (même charge) et en parallèle Ce = Σi Ci (même tension).
- Pour RL : brancher une inductance, donner I(t) = (E/R)[1 − e−(R/L)t] et la constante de temps τ = L/R avec les repères 63% et ~1% à 5τ.
- Pour RL : débrancher une inductance à t1, donner I(t) = (E/R)e−(R/L)(t−t1), VR(t) = E e−(R/L)(t−t1) et VL(t) = −VR(t).
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