QCM : Introduction aux concepts fondamentaux en probabilités — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le complémentaire d’un ensemble A dans un ensemble E ?

L’ensemble de tous les sous-ensembles de A
L’ensemble des éléments communs à A et à E
L’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A
L’ensemble des éléments de A qui n’appartiennent pas à E

L’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A

Explication

Le complémentaire de A dans E est formé exactement des éléments de E qui ne sont pas dans A. L’ensemble des sous-ensembles de A correspond plutôt à l’ensemble des parties.

2. Que contient la différence symétrique AΔB ?

Les éléments appartenant simultanément à A et à B
Les éléments appartenant à A ou à B, mais pas aux deux
Les éléments de A qui sont aussi dans B
Les éléments n’appartenant ni à A ni à B

Les éléments appartenant à A ou à B, mais pas aux deux

Explication

La différence symétrique regroupe les éléments qui appartiennent à exactement un des deux ensembles. Ce n’est donc pas une intersection, ni le complémentaire de l’union.

3. Quelle propriété caractérise une tribu sur un ensemble Ω ?

Elle est stable uniquement par intersections finies
Elle contient seulement les ouverts de Ω
Elle contient tous les sous-ensembles de Ω
Elle contient Ω et est stable par complémentaire et par réunions dénombrables

Elle contient Ω et est stable par complémentaire et par réunions dénombrables

Explication

Une tribu doit contenir Ω, être stable par complémentaire et par réunions dénombrables. La stabilité par tous les sous-ensembles n’est vraie que pour la tribu discrète P(Ω).

4. Qu’est-ce que la tribu borélienne d’un espace topologique ou métrique Ω ?

La famille de tous les fermés de Ω
La tribu des parties de Ω
La plus petite tribu contenant tous les ouverts de Ω
La plus petite famille stable par intersections finies

La plus petite tribu contenant tous les ouverts de Ω

Explication

La tribu borélienne est définie comme la plus petite tribu contenant tous les ouverts, donc elle est engendrée par les ouverts. Les fermés l’engendrent aussi, mais ils ne constituent pas la définition.

5. Quand une application f entre deux espaces mesurables est-elle mesurable ?

Quand l’image réciproque de tout ensemble mesurable du but est mesurable au départ
Quand elle est continue
Quand l’image directe de tout ensemble mesurable du départ est mesurable dans le but
Quand elle est injective

Quand l’image réciproque de tout ensemble mesurable du but est mesurable au départ

Explication

La mesurabilité se définit par la stabilité des images réciproques des ensembles mesurables du but. L’image directe n’est pas le bon critère général.

6. Quelle propriété vérifie une mesure positive μ sur une famille d’ensembles mesurables ?

μ(A)=1 dès que A est non vide
μ(∅)=0 et μ est σ-additive sur les unions dénombrables disjointes
μ(A) prend toujours des valeurs dans [0,1]
μ(A∪B)=μ(A)+μ(B) pour tous A et B

μ(∅)=0 et μ est σ-additive sur les unions dénombrables disjointes

Explication

Une mesure positive prend des valeurs dans [0,+∞], s’annule sur l’ensemble vide et est σ-additive sur les familles disjointes. La borne [0,1] correspond à une probabilité, pas à une mesure positive quelconque.

7. Que vaut la probabilité d’une union dénombrable d’événements deux à deux disjoints ?

Le produit de leurs probabilités
La somme des probabilités de ces événements
La probabilité maximale parmi elles
La différence entre la première et la dernière probabilité

La somme des probabilités de ces événements

Explication

La σ-additivité impose que la probabilité d’une union dénombrable d’événements disjoints soit la somme des probabilités. Le produit intervient dans d’autres contextes, notamment l’indépendance.

8. Quelle relation lie le saut de la fonction de répartition F en a et la masse en a ?

P(X=a)=1-F(a)
P(X=a)=F(a)+F(a−)
P(X=a)=F(a)-F(a−)
P(X=a)=F(a−)-F(a)

P(X=a)=F(a)-F(a−)

Explication

La masse ponctuelle en a est exactement le saut de la fonction de répartition à ce point, soit F(a)-F(a−). Cela traduit la différence entre la valeur à droite et la limite à gauche.

9. Si X et Y sont indépendantes, que vaut Cov(X,Y) ?

0
1
E(X)E(Y)
Var(X)+Var(Y)

0

Explication

L’indépendance implique la nullité de la covariance, mais l’inverse est faux en général. La covariance mesure une dépendance linéaire, pas l’indépendance complète.

10. Quelle égalité caractérise l’indépendance de deux variables aléatoires via l’espérance ?

E(f(X)+g(Y))=E(f(X))E(g(Y))
E(f(X)g(Y))=E(f(X))E(g(Y)) pour des fonctions intégrables appropriées
E(f(X))=E(g(Y)) pour toutes fonctions f et g
E(f(X)g(Y))=E(f(X)+g(Y))

E(f(X)g(Y))=E(f(X))E(g(Y)) pour des fonctions intégrables appropriées

Explication

Sous indépendance, l’espérance d’un produit de fonctions séparées se factorise. C’est un critère fondamental, à condition que les fonctions soient intégrables.

11. Quelle propriété caractérise l’espace Lp des variables aléatoires ?

Les variables dont E(|X|^p) est finie
Les variables dont l’espérance est nulle
Les variables dont la variance est égale à 1
Les variables bornées presque sûrement

Les variables dont E(|X|^p) est finie

Explication

Un espace Lp regroupe les variables aléatoires dont le moment d’ordre p, c’est-à-dire E(|X|^p), est fini. Ce n’est pas une condition de centrage ni de variance imposée.

12. Si X appartient à Lr avec 1≤p<r≤∞, quelle relation est vraie ?

X appartient à Lp seulement si p=1
X appartient aussi à Lp et ||X||p≤||X||r
X n’appartient pas forcément à Lp
X appartient aussi à Lp et ||X||r≤||X||p

X appartient aussi à Lp et ||X||p≤||X||r

Explication

Quand r est plus grand que p, l’intégrabilité d’ordre r implique celle d’ordre p, avec l’inégalité ||X||p≤||X||r. C’est une propriété fondamentale de l’inclusion entre espaces Lp.

13. Quelle est la fonction caractéristique d’un vecteur aléatoire X dans R^d ?

t ↦ E(⟨t,X⟩)
t ↦ Var(⟨t,X⟩)
t ↦ E(e^{i⟨t,X⟩})
t ↦ P(⟨t,X⟩≤1)

t ↦ E(e^{i⟨t,X⟩})

Explication

La fonction caractéristique est définie par ΦX(t)=E(e^{i⟨t,X⟩}). Elle dépend uniquement de la loi de X et est toujours bornée par 1 en module.

14. Quelle est la fonction caractéristique d’un vecteur gaussien X∼N_d(μ,C) ?

exp(⟨t,μ⟩+1/2 t^T C t)
exp(i⟨t,Cμ⟩−t^T μ t)
1/(1+t^T C t)
exp(i⟨t,μ⟩−1/2 t^T C t)

exp(i⟨t,μ⟩−1/2 t^T C t)

Explication

Pour un vecteur gaussien, la fonction caractéristique a une forme exponentielle quadratique : exp(i⟨t,μ⟩−1/2 t^T C t). C’est la signature analytique de la loi normale multidimensionnelle.

15. Quelle implication entre modes de convergence est toujours vraie pour p≥1 ?

La convergence en loi implique la convergence presque sûre
La convergence presque sûre implique la convergence dans Lp
La convergence en probabilité implique la convergence dans Lp
La convergence dans Lp implique la convergence en probabilité

La convergence dans Lp implique la convergence en probabilité

Explication

La convergence dans Lp entraîne la convergence en probabilité. En revanche, la réciproque est fausse en général, et la convergence en loi est plus faible encore.

16. Que permet d’affirmer le critère suivant : pour tout ε>0, P(limsup{|Xn−X|>ε})=0 ?

Xn converge presque sûrement vers X
Xn est indépendante de X
Xn converge dans Lp vers X
Xn converge en loi vers X

Xn converge presque sûrement vers X

Explication

Ce critère est équivalent à la convergence presque sûre. Il exprime que, pour chaque ε>0, l’événement « s’écarter de X de plus de ε infiniment souvent » a probabilité nulle.

17. Qu’est-ce que l’espérance conditionnelle E(X/G) ?

La variable G-mesurable qui vérifie l’égalité des intégrales sur chaque ensemble de G
La valeur de X sur l’ensemble où G est réalisé
La moyenne de X sur tout l’espace Ω
La probabilité que X soit mesurable par rapport à G

La variable G-mesurable qui vérifie l’égalité des intégrales sur chaque ensemble de G

Explication

L’espérance conditionnelle est une variable G-mesurable telle que, pour tout ensemble G de la tribu, l’intégrale de E(X/G) sur G coïncide avec celle de X. C’est la définition centrale de cette notion.

18. Si X est indépendante de la tribu G, quelle est E(X/G) ?

E(X/G)=0 presque sûrement
E(X/G)=X presque sûrement
E(X/G)=E(X) presque sûrement
E(X/G)=P(X∈G)

E(X/G)=E(X) presque sûrement

Explication

Si X est indépendante de G, alors l’information apportée par G ne modifie pas l’espérance : E(X/G)=E(X) p.s. C’est une propriété de base du conditionnement.

19. Quelle méthode permet de simuler une variable de fonction de répartition F à partir d’une uniforme U[0,1] ?

Prendre E(U)
Prendre 1−U
Prendre F^{-1}(U)
Prendre F(U)

Prendre F^{-1}(U)

Explication

La méthode d’inversion consiste à transformer une variable uniforme U par la pseudo-inverse F^{-1}(U). On obtient ainsi une variable de fonction de répartition F.

20. Quel est le principe de la méthode d’acceptation-rejet ?

Simuler directement la loi cible sans proposition
Remplacer la fonction de répartition par son inverse
Proposer selon g puis accepter avec une probabilité liée à f/(Mg)
Additionner deux variables uniformes indépendantes

Proposer selon g puis accepter avec une probabilité liée à f/(Mg)

Explication

On génère d’abord une proposition selon une densité instrumentale g, puis on l’accepte avec une probabilité proportionnelle à f/(Mg). La loi obtenue a alors pour densité cible f.

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Complémentaire — définition ?

Éléments de E n’appartenant pas à A.

Différence symétrique — rôle ?

Regroupe éléments dans A ou B mais pas dans les deux.

Cardinal d’un fini — notation ?

Card(A)=|A|, nombre d’éléments de A.

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