QCM : Introduction aux troubles de l'humeur — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble correspond le mieux aux facteurs de protection dans les troubles de l’humeur ?

Une bonne hygiène de vie, un soutien familial ou social et une autogestion des symptômes
Une infection pendant la grossesse, des problèmes à l’accouchement et une hérédité familiale
Une maltraitance précoce, des négligences et des traumatismes infantiles
Des tensions familiales, un stress de performance et des addictions

Une bonne hygiène de vie, un soutien familial ou social et une autogestion des symptômes

Explication

Les facteurs de protection réduisent le risque ou la gravité en aidant la personne à mieux gérer la maladie, et le cours cite notamment l’hygiène de vie, le soutien social et l’autogestion. Les autres propositions décrivent des facteurs de vulnérabilité ou de stress.

2. À quoi renvoie le plus précisément un facteur de stress précoce ?

À un moyen d’améliorer l’estime de soi et la compétence
À une exposition du début de la vie comme une maltraitance ou un traumatisme
À une tension actuelle liée aux études ou au travail
À une réaction émotionnelle immédiate face à une situation

À une exposition du début de la vie comme une maltraitance ou un traumatisme

Explication

Les facteurs de stress précoces concernent les expositions du début de la vie, comme la maltraitance, les négligences ou les traumatismes. Les tensions actuelles relèvent plutôt des facteurs précipitants.

3. Comment se définit l’humeur en psychiatrie ?

Un épisode caractérisé uniquement par une tristesse intense
Une réaction psycho-émotionnelle immédiate et involontaire
Une disposition affective fondamentale, durable, qui colore les états émotionnels
Un état de stress transitoire lié à une situation précise

Une disposition affective fondamentale, durable, qui colore les états émotionnels

Explication

L’humeur est un état affectif durable qui colore l’ensemble de la vie émotionnelle. La réaction immédiate et involontaire correspond plutôt à l’affect.

4. Quel énoncé décrit le mieux un épisode thymique ?

Un épisode caractérisé comme dépressif, maniaque ou hypomaniaque
Une réaction immédiate de valence agréable ou désagréable
Une souffrance psychique sans retentissement fonctionnel
Une disposition émotionnelle stable s’étendant entre douleur et plaisir

Un épisode caractérisé comme dépressif, maniaque ou hypomaniaque

Explication

Un épisode thymique désigne un épisode bien caractérisé, par exemple dépressif, maniaque ou hypomaniaque. L’humeur et l’affect sont des notions différentes et ne désignent pas un épisode.

5. Quel est l’ordre de grandeur de la prévalence à vie de la dépression caractérisée selon le sexe ?

Environ 20 % chez les hommes et 10 % chez les femmes
Environ 30 % chez les hommes et 30 % chez les femmes
Environ 1 à 4 % chez les hommes et 3 à 6 % chez les femmes
Environ 10 % chez les hommes et 20 % chez les femmes

Environ 10 % chez les hommes et 20 % chez les femmes

Explication

Le cours indique une prévalence à vie d’environ 10 % chez les hommes et 20 % chez les femmes. Les autres chiffres correspondent à d’autres notions, comme la manie ou le risque suicidaire.

6. Quel énoncé résume correctement le retentissement évolutif de la dépression ?

Le risque suicidaire est inférieur à celui de la population générale
La moitié des patients récidivent en deux ans et environ 20 % évoluent vers une forme chronique
La majorité des patients guérissent sans rechute et sans retentissement durable
L’évolution chronique concerne la quasi-totalité des patients

La moitié des patients récidivent en deux ans et environ 20 % évoluent vers une forme chronique

Explication

Le document mentionne que la moitié des patients récidivent dans les deux ans et qu’environ 20 % évoluent vers une dépression chronique. Le risque suicidaire y est au contraire augmenté, avec un sur-risque important.

7. Quelle observation appartient le plus typiquement à la présentation générale du malade dépressif ?

Une euphorie expansive avec logorrhée
Une hyperréactivité émotionnelle de courte durée
Une mimique figée avec gestes lents et rares
Une désinhibition sociale avec familiarité excessive

Une mimique figée avec gestes lents et rares

Explication

Le malade dépressif présente souvent une mimique figée, des gestes lents et rares, ainsi qu’un discours pauvre. L’euphorie et la désinhibition évoquent plutôt un accès maniaque.

8. Quelle proposition décrit le mieux l’asthénie dépressive ?

Une perte d’élan vital peu ou pas améliorée par le repos ou le sommeil
Une fatigue passagère soulagée rapidement par une sieste
Une incapacité à ressentir du plaisir dans les activités habituelles
Une difficulté à distinguer les émotions agréables des désagréables

Une perte d’élan vital peu ou pas améliorée par le repos ou le sommeil

Explication

L’asthénie dépressive correspond à une perte d’élan vital allant de la fatigabilité à l’épuisement, sans amélioration nette par le repos. L’anhédonie concerne, elle, l’incapacité à ressentir du plaisir.

9. Quel tableau correspond le mieux à la mélancolie ?

Une réaction émotionnelle brève à un événement de vie
Une excitation euphorique avec idées de grandeur
Une humeur durable simplement triste sans souffrance importante
Une dépression avec douleur morale très intense et retentissement majeur

Une dépression avec douleur morale très intense et retentissement majeur

Explication

La mélancolie est une forme sévère de dépression marquée par une douleur morale intense et un retentissement majeur. Elle n’est pas définie par l’euphorie, qui oriente au contraire vers la manie.

10. Quel élément est classiquement associé aux formes dépressives mélancoliques ?

Une absence totale de retentissement somatique
Un réveil matinal précoce avec majoration des symptômes le matin
Une amélioration nette et durable en fin de journée
Une humeur exaltée avec réduction du besoin de sommeil

Un réveil matinal précoce avec majoration des symptômes le matin

Explication

Le cours souligne un retentissement matinal plus marqué, avec réveil précoce anxieux possible, dans la mélancolie. L’exaltation et la réduction du sommeil sont plutôt des signes maniaques.

11. Quel énoncé décrit le mieux le trouble bipolaire ?

Une humeur triste persistante sans période d’excitation
Une alternance d’accès maniaques et dépressifs avec retour à un état normal entre les épisodes
Une élévation durable de l’humeur sans phase dépressive
Une succession d’épisodes anxieux sans modification de l’humeur

Une alternance d’accès maniaques et dépressifs avec retour à un état normal entre les épisodes

Explication

Le trouble bipolaire est défini par des accès maniaques et dépressifs séparés, avec un intervalle de retour à un état normal. Les autres propositions décrivent plutôt une dépression, un trouble anxieux ou une humeur élevée isolée.

12. Quel signe appartient le plus typiquement à un épisode maniaque ?

Des idées de grandeur avec estime de soi augmentée
Une douleur morale intense avec culpabilité
Un ralentissement psychomoteur marqué
Une asthénie soulagée par le sommeil

Des idées de grandeur avec estime de soi augmentée

Explication

L’épisode maniaque s’accompagne souvent d’euphorie, d’exaltation et d’idées de grandeur avec surestimation de soi. Les autres réponses évoquent surtout la dépression ou un ralentissement psychomoteur.

13. Quel diagnostic différentiel doit être éliminé en priorité devant des symptômes maniformes ?

Une simple fatigue passagère liée au surmenage
Une phobie sociale isolée
Une cause organique ou toxique, comme une atteinte neurologique ou une prise de substances
Un trouble de la personnalité sans retentissement thymique

Une cause organique ou toxique, comme une atteinte neurologique ou une prise de substances

Explication

Devant des symptômes maniformes, il faut exclure une origine lésionnelle, médicale ou toxique, avant de conclure à un trouble bipolaire. Le cours cite notamment des causes neurologiques, endocriniennes, auto-immunes et des substances ou médicaments.

14. Dans l’évaluation structurée du risque suicidaire, à quoi correspond l’urgence élevée ?

À une absence totale d’idée suicidaire
À une idée suicidaire vague sans scénario ni échéance
À un scénario précis avec un passage à l’acte envisagé dans les prochains jours
À une simple tristesse sans risque particulier

À un scénario précis avec un passage à l’acte envisagé dans les prochains jours

Explication

L’urgence est élevée lorsqu’il existe une planification précise avec une échéance proche, en général dans les prochains jours. Une idée vague ou sans scénario correspond à une urgence faible ou moyenne selon le cas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Introduction aux troubles de l'humeur.

Vulnérabilité biologique — définition ?

Facteurs biologiques augmentant le risque de troubles de l’humeur.

Facteurs de stress précoces — exemples ?

Maltraitance, négligence, traumatismes infantiles.

Facteurs de protection — rôle ?

Réduisent le risque ou la gravité des troubles.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction aux troubles de l'humeur.

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