Fiche de révision : Jeunesses et encadrement public

Plan du Cours

  1. Âge, jeunesse et expériences sociales
  2. Premiers mouvements de jeunesse
  3. La jeunesse devient action publique
  4. Politiques de jeunesse depuis les années 1960
  5. Jeunesse et générations sociales
  6. Âges de la vie et socialisation
  7. Caractéristiques sociales de la jeunesse
  8. Les âges sociaux de la jeunesse
  9. Politiques publiques de jeunesse
  10. Classes sociales et parcours scolaires
  11. L’imbrication des inégalités sociales
  12. Justice des mineurs et jeunes Roms
  13. Minoration et mobilisations en ligne
  14. Appels liés à la mémoire historique
  15. Paradoxe des frontières du nous
  16. Critique du genre et domination raciste

1. Âge, jeunesse et expériences sociales

★ À maîtriser

📌 L’âge ne se définit pas seulement par des caractéristiques biologiques : il renvoie aussi à des caractéristiques sociales et à des expériences situées.

  • Les expériences juvéniles varient notamment selon :
    • le lieu de vie
    • les revenus familiaux
    • l’expérience du racisme
    • le genre
    • le contexte de paix ou de guerre
    • les rapports de colonisation

Compléments

  • Les politiques publiques peuvent définir la jeunesse par des seuils d’âge, comme la carte SNCF destinée aux 12-25 ans ou l’autorisation d’être vacataire sans emploi principal jusqu’à 28 ans.

  • L’espérance de vie en France était de 66 ans en 1950 et de 83 ans en 2021, ce qui modifie le sens social d’avoir 40 ans.

  • L’âge moyen des mères au premier enfant était de 24 ans en 1965 et de 28,5 ans en 2015.

  • En 2016, l’âge médian était de 30 ans dans le monde, de 52,4 ans à Monaco et de 15,3 ans au Niger.

Astuce mémo

Âge biologique ≠ statut social de jeune

2. Premiers mouvements de jeunesse

Notions clés & Définitions

  • Patronage : Forme d’intervention combinant aide matérielle, formation morale et prise en charge des jeunes pendant leurs loisirs.

★ À maîtriser

  • En France, les catégories d’enfance, d’adolescence et de jeunesse apparaissent à la fin du XVIIIe siècle dans la bourgeoisie urbaine.

  • De 1850 à la fin des années 1920, les mouvements de jeunesse se développent dans un contexte de paupérisation ouvrière, de préoccupations hygiénistes et de crainte du vagabondage populaire comme de la défiance de la jeunesse bourgeoise envers les autorités.

  • Les mouvements de jeunesse concurrents proposent des méthodes éducatives différentes de l’école, s’intéressent à la vie globale des jeunes et visent une formation intégrale afin de leur faire intérioriser les valeurs de la société adulte (Prost, 1987).

Compléments

  • La baisse de la fécondité favorise la concentration des efforts éducatifs sur un ou deux enfants, selon Galland (1999).

  • Au XIXe siècle, la catégorie de jeunesse se diffuse aussi dans un contexte de crainte de la jeunesse ouvrière urbaine.

Astuce mémo

Patronage catholique et ajisme laïque : encadrer, mais aussi ouvrir des espaces de rencontre

3. La jeunesse devient action publique

★ À maîtriser

  • Pendant le Front populaire (1936-1938), l’État intervient officiellement pour la première fois dans l’organisation de la jeunesse et des organisations de jeunesse, sous l’influence de Léo Lagrange.

  • Sous Vichy (1940-1944), la jeunesse devient un objet central d’intervention étatique, avec une formation physique, civique et morale au service de la « Révolution nationale ».

Compléments

  • Le régime de Vichy crée notamment : le Secrétariat général de la jeunesse, le commissariat général à l’éducation physique et aux sports, les Compagnons de France, les Foyers de jeunes travailleurs

  • Après la Seconde Guerre mondiale, une direction des mouvements de jeunesse et d’éducation populaire est créée au sein du Conseil national de la résistance, et les subventions publiques à ces mouvements commencent à se développer.

Astuce mémo

Front populaire : intervention ; Vichy : encadrement étatique ; après-guerre : institutionnalisation

4. Politiques de jeunesse depuis les années 1960

★ À maîtriser

  • À la fin des années 1950 et durant les années 1960-1970, les équipements destinés aux jeunes sont notamment implantés pour contrer la formation de bandes et proposer des alternatives aux « loisirs vides des adolescents » (Besse, 2012).

📌 Dans les années 1960-1970, l’action publique construit simultanément la jeunesse comme ressource à cultiver et comme problème à contrôler, assister ou réprimer.

  • À partir des années 1980, les politiques de jeunesse articulent une logique d’insertion sociale et professionnelle et une logique de sécurité et de contrôle social.

📌 Les politiques distinguent une « jeunesse positive », intégrée aux circuits traditionnels de socialisation, d’une « jeunesse négative », en marge de ces circuits et ciblée par des politiques de réadaptation et de réinsertion (Tachon, 1986).

Compléments

  • La médiatisation des blousons noirs à l’été 1959 contribue au développement et à la professionnalisation du secteur de l’animation (Lebon, 2009).

  • Les réponses comprennent : des opérations anti-été chaud, l’animation locale et les départs en vacances, les stages 16-18 ans et les missions locales pour l’emploi, les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance

  • Les politiques de jeunesse sont décentralisées à la suite des lois de décentralisation votées en 1982-1983, qui transfèrent des pouvoirs aux collectivités territoriales.

Astuce mémo

Jeunesse ressource à cultiver, jeunesse problème à contrôler

5. Jeunesse et générations sociales

Notions clés & Définitions

  • Génération potentielle : Le problème des générations - Ou situation de génération, rassemble des personnes qui entrent simultanément dans la vie et peuvent partager des expériences communes, selon Mannheim (1928).
  • Génération effective : Le problème des générations - Ou ensemble générationnel, suppose une participation à un destin commun et une conscience commune, notamment lors de crises politiques ou de changements sociaux, selon Mannheim (1928).
  • Hystérèse : Bourdieu - Décalage entre les dispositions acquises dans le passé et les conditions nouvelles du présent, lorsque les façons d’agir, de penser ou de percevoir changent moins vite que le monde.

★ À maîtriser

  • Les jeunes générations nées après les années 1960 connaissent une mobilité ascendante réduite, des conditions de vie dégradées et davantage de risques de déclassement, tandis que les jeunes baby-boomers ont bénéficié de la croissance, de l’expansion scolaire et de la diffusion du salariat qualifié.

Compléments

  • Dans l’expression « Ok boomer », les « boomers » sont opposés aux générations Y et Z et les générations plus jeunes dénoncent des façons de penser condescendantes et conservatrices qui leur sont attribuées.

  • Le cours situe la génération X parmi les personnes nées en 1965-1980, la génération Y en 1980-2000, la génération Z après 2000 et les baby-boomers en 1946-1965.

  • Selon les comparaisons rapportées par Peugny (2020), le chômage des jeunes dépasse 25 % depuis les années 1980 et est près de trois fois plus élevé que celui du reste de la population.

Astuce mémo

Génération potentielle : âge partagé ; génération effective : destin et conscience communs

6. Âges de la vie et socialisation

Notions clés & Définitions

  • Jeunesse : Pour Mauger (2010), un double passage de l’école à la vie professionnelle et de la famille d’origine à la famille de procréation, correspondant à l’accès à une position stabilisée sur les marchés du travail et matrimonial.
  • Position dans l’espace social : Places occupées dans les rapports sociaux, notamment de classe, de sexe, d’ethnoracialisation, de sexualité et de handicap, et combine des dimensions objectives ou subjectives, durables ou mouvantes.
  • Socialisation : Rocher, Introduction à la Sociologie générale, 1970 - Processus par lequel une personne apprend et intériorise les éléments socioculturels de son milieu tout au long de sa vie.

★ À maîtriser

  • La définition de la jeunesse comme double passage a une validité historique et sociale limitée, car les parcours et les âges de transition varient selon les contextes et les positions dans l’espace social (Mauger, 2010).

  • Selon Lahire (2005), l’adolescence se comprend au croisement des contraintes scolaires, parentales et de celles liées à la fratrie et aux groupes de pairs.

📌 La socialisation primaire se déroule principalement durant l’enfance dans la famille et à l’école, tandis que la socialisation secondaire, à partir de l’adolescence, comprend des socialisations spécialisées où les pairs et les institutions extra-familiales prennent un poids croissant (Berger et Luckman, 1986).

Compléments

📌 La socialisation juvénile est plurielle et hétérogène : elle varie selon les conditions sociales et les institutions fréquentées, qui peuvent être complices, concurrentes, cohérentes ou contradictoires (Bordiec, 2018).

7. Caractéristiques sociales de la jeunesse

Notions clés & Définitions

  • Accumulation primitive : Stratégies familiales de reproduction des capitaux culturels, économiques, sociaux et symboliques.

★ À maîtriser

  • Mauger distingue six caractéristiques de la jeunesse comme âge de la vie :

    • l’âge de l’accumulation primitive
    • l’âge de l’apesanteur familiale et économique
    • l’âge des incohérences statutaires
    • l’âge de l’indétermination professionnelle et matrimoniale
    • l’âge des classements et des autoclassements
    • l’âge de la cristallisation des habitus
  • Les stratégies familiales de reproduction comprennent :

    • les stratégies de fécondité
    • les stratégies matrimoniales
    • les stratégies successorales
    • les stratégies économiques
    • les stratégies éducatives
    • les stratégies d’investissement social

Compléments

  • Les stratégies familiales de reproduction dépendent du volume et de la composition du patrimoine à transmettre et contribuent à reproduire les inégalités économiques entre générations.

8. Les âges sociaux de la jeunesse

★ À maîtriser

  • Selon Mauger (2010), la jeunesse se caractérise par six âges :

    • l’accumulation primitive
    • l’apesanteur familiale et économique
    • les incohérences statutaires
    • l’indétermination professionnelle et matrimoniale
    • les classements et autoclassements
    • la cristallisation des habitus
  • Les stratégies d’accumulation primitive comprennent :

    • les stratégies de fécondité
    • les stratégies matrimoniales
    • les stratégies successorales
    • les stratégies économiques
    • les stratégies éducatives
    • les stratégies d’investissement social
  • Les stratégies familiales d’accumulation primitive contribuent à la reproduction des inégalités économiques entre générations et expliquent les écarts de probabilités objectives de réussite scolaire selon l’origine sociale.

📌 L’apesanteur familiale désigne l’affranchissement progressif des contraintes de la famille d’origine avant la soumission aux contraintes d’une nouvelle famille, tandis que l’apesanteur économique renvoie à l’assistance familiale ou publique et à l’absence provisoire de pression économique.

Compléments

  • Les incohérences statutaires de la jeunesse associent l’acquisition progressive de privilèges à la persistance d’interdits de l’enfance, ainsi que l’apparition de nouveaux devoirs à la disparition de ces privilèges.

  • Les positions occupées après les classements peuvent diverger des positions escomptées lors des autoclassements, ce qui contribue aux révoltes et aux luttes individuelles ou collectives.

9. Politiques publiques de jeunesse

Notions clés & Définitions

  • Politiques publiques de jeunesse : Ensemble des actions publiques destinées aux jeunes, dans des secteurs, des échelles territoriales et des institutions variés.

★ À maîtriser

  • Les politiques de jeunesse sont souvent éclatées, peu lisibles, faiblement conçues et inégales selon les territoires, ce qui renforce les inégalités sociales (Amsellem et Loncle 2015).

  • L’insuffisance des aides, la complexité des dispositifs et la brutalité de seuils d’âge variables favorisent le non-recours aux droits sociaux et font peser sur les familles les coûts de l’accès à l’autonomie (Peugny 2020 ; Van de Velde 2008).

📌 Chevalier distingue la citoyenneté économique, liée à l’accès à l’autonomie par l’éducation et l’emploi, de la citoyenneté sociale, liée à l’accès aux droits sociaux et aux ressources financières de l’État (2018, 2019).

  • Selon Chevalier (2018, 2019), la France associe une citoyenneté économique sélective à une citoyenneté sociale familialisée, combinaison qualifiée de « citoyenneté refusée » et associée à des inégalités et à une défiance accrues envers les institutions.

Compléments

  • En France, l’État finance une part importante des dépenses d’éducation, facilite l’accès peu coûteux à l’enseignement supérieur et accorde des bourses ainsi que des aides au logement, davantage qu’en Italie ou en Espagne (Peugny 2020).

  • Les politiques de jeunesse combinent des sémantiques compassionnelle et sécuritaire, qui peuvent coexister et entrer en concurrence au sein d’une même période ou politique (Fassin 2006).

Astuce mémo

Politiques éclatées et seuils complexes → non-recours et coûts reportés sur les familles

10. Classes sociales et parcours scolaires

★ À maîtriser

  • Dans son étude des jeunes ouvriers des Midlands, Paul Willis montre que la culture anti-école des « gars » de la classe ouvrière les adapte à la culture d’atelier et aux emplois manuels qui les attendent (1978, 2011).

  • La massification scolaire s’est appuyée sur l’ouverture du collège au plus grand nombre dans les années 1960 et sur l’objectif d’amener 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat dans les années 1980 (Peugny 2020).

  • Parmi les élèves entrés en sixième en 1995, 81 % des enfants de milieu favorisé obtiennent le baccalauréat, contre 46 % des enfants de milieu défavorisé (Ichou 2016).

  • Merle qualifie la massification scolaire de « démocratisation ségrégative » plutôt que de démocratisation égalisatrice, car les inégalités sociales se déplacent au lieu de diminuer (2000).

Compléments

  • Les lycéens des années 1980 se distinguaient en (Dubet, 1991) :

    • « vrais lycéens »
    • « bons lycéens »
    • « nouveaux lycéens »
    • « futurs ouvriers »
  • En 2020, la France compte plus d’un million de jeunes NEET, c’est-à-dire ni en études, ni en emploi, ni en formation.

Astuce mémo

Massification scolaire ≠ démocratisation égalisatrice

11. L’imbrication des inégalités sociales

★ À maîtriser

  • À diplôme, âge, situation professionnelle et origines sociales et culturelles identiques, les jeunes femmes ont deux fois plus de chances que les jeunes hommes de ne plus vivre chez leurs parents trois ans après la fin de leur formation initiale (Amsellem et Vuattoux 2018).

  • Près de 60 % des jeunes accèdent rapidement à un emploi, contre 44 % des jeunes des zones urbaines sensibles ; près de 12 % des filles et 21 % des garçons de ces zones commencent leur vie active par un chômage récurrent, contre 7 % des habitants hors ZUS (Amsellem et Loncle 2015 ; Amsellem et Vuattoux 2018).

  • Les catégories ethnoraciales se construisent à partir de marqueurs tels que (Safi, 2013) : la couleur de peau, l’origine géographique, les expériences migratoires, la nationalité, la religion, la langue, les noms et prénoms, les vêtements et l’alimentation

  • Les inégalités sociales sont produites entre les familles et par les institutions, notamment l’école, le marché du travail et le marché du logement, qui peuvent traiter différemment les individus (Duru-Bellat et Van Zanten 2009 ; Dubet 2010).

Compléments

  • En 2013, 13,4 % des jeunes hommes et 16,6 % des jeunes femmes sont sans emploi et sans formation, notamment en raison d’une inactivité féminine plus fréquente à des âges où la présence de jeunes enfants est courante (Amsellem et Loncle 2015).

  • Indépendamment des caractéristiques individuelles, résider dans une zone rurale isolée, un territoire d’outre-mer ou un quartier cumulant des difficultés économiques et sociales peut accroître les difficultés sociales des jeunes (Amsellem et Loncle 2015 ; Amsellem et Vuattoux 2018).

12. Justice des mineurs et jeunes Roms

Notions clés & Définitions

  • Adultification : L’adultification désigne le fait de percevoir et de traiter des jeunes comme des adultes, notamment en les rattachant symboliquement et matériellement à une délinquance adulte (Ferguson 2000 ; Vuattoux 2021).

★ À maîtriser

  • L’enquête d’Arthur Vuattoux sur deux tribunaux examine si la justice rééquilibre les discriminations subies par les jeunes Roms ou les reproduit dans le traitement judiciaire (Vuattoux 2021). - Adolescences sous contrôle : genre, race, classe et âge au tribunal pour enfants

  • Les jeunes filles roumaines subissent un traitement judiciaire qui diffère nettement de celui des autres adolescentes ; dans un tribunal, des vols à la tire ou devant des distributeurs bancaires entraînent généralement des peines fermes de 15 jours d’emprisonnement (Vuattoux 2021). - Adolescences sous contrôle : genre, race, classe et âge au tribunal pour enfants

  • La banalisation des conditions de vie des enfants roms et le culturalisme institutionnel conduisent à mettre entre parenthèses les normes de protection habituellement appliquées aux mineurs (Vuattoux 2021). - Adolescences sous contrôle : genre, race, classe et âge au tribunal pour enfants

Compléments

  • Les acteurs judiciaires reconnaissent souvent le traitement différentiel des jeunes Roms, mais le critiquent rarement et reportent fréquemment la responsabilité sur d’autres acteurs ou sur l’absence de suivi éducatif. - Vuattoux, Adolescences sous contrôle : genre, race, classe et âge au tribunal pour enfants, 2021

Astuce mémo

Protection des mineurs affichée, traitement pénal différentiel observé

13. Minoration et mobilisations en ligne

Points essentiels

  • L’article de Belkacem étudie les conversations en ligne, dans les années 2000-2010, entre jeunes Noirs descendants d’immigrants ouest-africains en région parisienne, et la manière dont ils expriment et contestent la minoration (2017). - Expressing and contesting minorization in ‘minor mode’. A study of on-line conversations between Black young people of West-African descent in the Paris region

  • Les appels collectifs prennent trois formes (Belkacem, 2017) :

    • exprimer la fierté d’appartenir à des collectifs minorisés
    • adopter une lecture critique de l’histoire
    • s’unir pour se mobiliser collectivement
  • Belkacem identifie deux paradoxes de la contestation en ligne du racisme : elle peut essentialiser et fermer les collectifs invoqués, et renforcer le contrôle social exercé par les hommes sur les femmes (2017). - Expressing and contesting minorization in ‘minor mode’. A study of on-line conversations between Black young people of West-African descent in the Paris region

14. Appels liés à la mémoire historique

Points essentiels

  • Les évocations du destin lié à l’esclavage et à la colonisation s’appuient notamment sur les figures de Kunta Kinte, Malcolm X, Martin Luther King, les Black Panthers et Cheikh Anta Diop, ainsi que sur les tirailleurs sénégalais.

  • Les appels consistent à : manifester la fierté d’appartenir à des collectifs minorisés, proposer une lecture critique de l’histoire, s’unir plutôt que se diviser

Astuce mémo

De l’invisibilité historique à la grandeur revendiquée

15. Paradoxe des frontières du nous

★ À maîtriser

📌 Le cours oppose l’« identité fine » à l’« identité épaisse » pour interroger les fondements du « nous » collectif. - Ndiaye, 2008

Compléments

  • Dans le débat sur le mariage de jeunes Soninké nés en France, Absa présente le mariage entre un « bledard » et un « jeune de France » comme un moyen d’enrichir le couple et de transmettre une identité soninkée aux enfants.

  • Alhassane Cissé affirme que les descendantes d’immigrants nées en France ne peuvent pratiquement pas posséder à 100 % la culture du « bled », tandis qu’Ethnic Roots demande quelles générations d’ancêtres définissent cette culture.

Astuce mémo

Identité fine contre identité épaisse

16. Critique du genre et domination raciste

Points essentiels

📌 Le vidéoclip « Ghetto Girl » de Kizito critique les comportements et les choix amoureux de jeunes femmes noires, tandis qu’un commentaire de Modibo avertit que cette humiliation entre personnes noires réjouit les racistes.

Astuce mémo

La critique interne peut être retournée au profit des racistes

Teste tes connaissances

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1. Concernant la définition de l’âge :

2. Comment les expériences juvéniles peuvent-elles varier selon les contextes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Jeunesses et encadrement public avec 10 flashcards interactives.

Quelles dimensions, autres que biologiques, définissent l’âge ?

Des caractéristiques sociales et des expériences situées.

Quand les catégories d’enfance, d’adolescence et de jeunesse apparaissent-elles en France, et dans quel milieu ?

À la fin du XVIIIe siècle, dans la bourgeoisie urbaine.

Quels âges encadraient la carte SNCF destinée aux jeunes ?

De 12 à 25 ans.

Voir les flashcards →

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