QCM : Les enjeux de la gouvernance environnementale — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle étape correspond au fait de définir comment une question environnementale sera comprise et perçue dans l’espace public ?

La concertation européenne
La mise en œuvre d’une politique publique
La qualification de la question
La distribution de quotas d’émission

La qualification de la question

Explication

La qualification consiste à donner un sens public à la question environnementale. Elle précède la décision politique et ne se confond pas avec la mise en œuvre d’une politique.

2. Quel enchaînement décrit le mieux la construction d’un problème public environnemental ?

Négocier un accord international, puis le ratifier
Qualifier la question, en rechercher les causes et identifier des responsables
Fixer un plafond d’émissions, puis échanger des quotas
Adopter une norme, puis subventionner une innovation

Qualifier la question, en rechercher les causes et identifier des responsables

Explication

La construction d’un problème public repose sur la qualification, la recherche des causes et l’identification de responsables, avant la revendication d’actions publiques. Les autres propositions renvoient à d’autres instruments ou échelles d’action.

3. Quel acteur est décrit comme une association non gouvernementale qui peut lancer ou structurer des débats environnementaux ?

Une ONG
Un ministère
Une entreprise industrielle
Une collectivité locale

Une ONG

Explication

Les ONG sont des associations non gouvernementales qui contribuent à lancer ou structurer les débats environnementaux. Un ministère ou une collectivité locale relèvent au contraire des pouvoirs publics.

4. Quel rôle est attribué aux experts dans la mise à l’agenda des enjeux environnementaux ?

Fixer directement les lois environnementales
Représenter les intérêts des consommateurs
Distribuer des quotas aux entreprises
Évaluer un sujet grâce à leurs connaissances et nourrir la qualification des enjeux

Évaluer un sujet grâce à leurs connaissances et nourrir la qualification des enjeux

Explication

Les experts sont jugés légitimes pour évaluer un sujet à partir de leurs connaissances, ce qui alimente la qualification des enjeux. Ils ne prennent pas eux-mêmes les décisions politiques.

5. Dans quelle situation parle-t-on de coopération entre acteurs environnementaux ?

Quand un acteur impose seul une décision
Quand les acteurs s’accordent sur les enjeux, partagent des analyses et débattent des solutions
Quand un conflit dégénère en violence
Quand des intérêts divergents s’affrontent sur un même enjeu

Quand les acteurs s’accordent sur les enjeux, partagent des analyses et débattent des solutions

Explication

La coopération suppose un accord sur les enjeux, une connaissance partagée des causes et l’acceptation du débat sur les solutions. L’affrontement d’intérêts divergents relève au contraire du conflit.

6. Quel exemple illustre un conflit entre acteurs environnementaux ?

La concertation autour d’un projet de loi
Le dialogue du Grenelle de l’environnement en 2007
L’élaboration conjointe d’une norme de qualité
Les affrontements autour des bassines de Sainte-Soline en 2023

Les affrontements autour des bassines de Sainte-Soline en 2023

Explication

Les affrontements autour des bassines de Sainte-Soline montrent qu’un conflit peut dégénérer en violence. Le Grenelle de l’environnement, lui, relève d’une logique de dialogue et de coopération.

7. Pourquoi les collectivités locales adaptent-elles leurs politiques environnementales à leur territoire ?

Parce que les lois nationales n’existent pas
Parce que l’UE interdit toute initiative locale
Parce que les milieux, les géographies et les cultures sont hétérogènes
Parce que les problèmes environnementaux sont identiques partout

Parce que les milieux, les géographies et les cultures sont hétérogènes

Explication

Les politiques locales doivent tenir compte de l’hétérogénéité des milieux, des géographies et des cultures. C’est pour cela que les priorités peuvent varier d’une région à l’autre.

8. Quelle affirmation décrit la compétence partagée en matière environnementale ?

L’État abandonne toute intervention au profit du marché
L’action publique est construite à la fois au niveau européen et au niveau des États membres
Seul le niveau mondial peut agir
Seules les collectivités locales décident

L’action publique est construite à la fois au niveau européen et au niveau des États membres

Explication

La compétence partagée signifie que l’action publique est élaborée conjointement à l’échelle européenne et à celle des États membres. Ce n’est donc ni une compétence exclusivement locale ni purement mondiale.

9. Que signifie le principe de subsidiarité dans l’action de l’Union européenne ?

L’UE agit seulement après un accord international
L’UE n’intervient qu’en matière fiscale
L’UE intervient lorsque l’action de l’État est jugée moins efficace
L’UE remplace systématiquement les États membres

L’UE intervient lorsque l’action de l’État est jugée moins efficace

Explication

La subsidiarité impose à l’UE d’intervenir seulement si le niveau national est moins efficace. Le principe organise donc une substitution du niveau supérieur au niveau inférieur dans certains cas.

10. Quel instrument adopté par l’UE est juridiquement contraignant pour les États membres ?

Un sondage d’opinion
Une simple recommandation
Un règlement européen
Un débat parlementaire national

Un règlement européen

Explication

Le règlement européen a une valeur contraignante pour les États membres. Une recommandation n’a pas la même force juridique.

11. Quel est l’effet principal des émissions de gaz à effet de serre sur le climat ?

Elles réduisent mécaniquement la concentration de polluants dans l’air
Elles provoquent des variations de long terme des températures de la planète
Elles compensent les dommages subis par les autres agents
Elles empêchent toute forme de changement climatique local

Elles provoquent des variations de long terme des températures de la planète

Explication

Le changement climatique désigne des variations à long terme des températures de la planète, liées notamment aux émissions de gaz à effet de serre. Les autres propositions ne décrivent pas cet effet central.

12. Quel instrument climatique consiste à rendre l’usage d’un bien plus coûteux afin d’inciter à réduire les émissions ?

La norme de qualité
La subvention à l’innovation verte
La taxation
Le marché des quotas d’émission

La taxation

Explication

La taxation augmente les coûts et les prix pour inciter les agents à réduire leurs émissions. Le marché des quotas repose au contraire sur l’échange de droits à polluer, et non sur un prélèvement obligatoire.

13. Quel type de norme fixe un plafond maximal d’émission de polluants pour une activité ou un produit ?

La norme de produit
La norme de qualité
La norme de procédé
La norme d’émission

La norme d’émission

Explication

Les normes d’émission imposent une limite maximale d’émissions. Les normes de procédé portent sur les techniques utilisées, tandis que les normes de qualité concernent la concentration d’un polluant dans un milieu.

14. Que finance une subvention à l’innovation verte ?

Des sanctions contre les entreprises les plus polluantes
Des innovations qui réduisent l’impact environnemental de l’activité humaine
L’achat de quotas supplémentaires par les ménages
La hausse automatique des prix de l’énergie fossile

Des innovations qui réduisent l’impact environnemental de l’activité humaine

Explication

Une subvention à l’innovation verte soutient des innovations destinées à diminuer l’impact environnemental. Elle ne correspond ni à une sanction ni à un mécanisme de marché des quotas.

15. Quel est le principe de fonctionnement d’un marché de quotas d’émission ?

Subventionner uniquement les entreprises qui émettent le moins
Fixer directement un prix unique de la pollution pour tous les agents
Interdire toute émission sans distinction entre secteurs
Échanger des droits à polluer entre entreprises dans la limite d’un plafond global

Échanger des droits à polluer entre entreprises dans la limite d’un plafond global

Explication

Un marché de quotas organise l’échange de droits à polluer pour respecter un plafond global fixé par les pouvoirs publics. Les entreprises qui dépassent leurs quotas doivent en racheter.

16. Quel dysfonctionnement apparaît lorsque trop de quotas sont distribués sur le marché ?

Les entreprises ne peuvent plus échanger leurs droits
La pollution disparaît immédiatement dans tous les secteurs
Le prix des quotas devient faible et l’incitation à dépolluer diminue
Le plafond d’émissions devient automatiquement plus strict

Le prix des quotas devient faible et l’incitation à dépolluer diminue

Explication

Si trop de quotas sont distribués, le prix baisse et l’incitation à financer des procédés moins polluants s’affaiblit. Le marché devient alors moins efficace pour orienter les comportements.

17. Pourquoi l’atmosphère est-elle considérée comme un bien commun ?

Parce qu’elle est un bien privé facilement divisable entre agents
Parce qu’elle appartient exclusivement aux États les plus riches
Parce qu’elle est difficile à exclure de l’accès et se dégrade avec l’usage
Parce qu’elle peut être consommée sans aucune détérioration

Parce qu’elle est difficile à exclure de l’accès et se dégrade avec l’usage

Explication

L’atmosphère est un bien commun car il est difficile d’en exclure l’accès et son usage la détériore, ce qui favorise la surexploitation. C’est précisément cette caractéristique qui complique sa gestion collective.

18. Quelle difficulté explique qu’un État puisse attendre des autres qu’ils réduisent leurs émissions pendant qu’il tarde à agir ?

La subsidiarité
La stratégie de passager clandestin
La norme de procédé
La compétence partagée

La stratégie de passager clandestin

Explication

La stratégie de passager clandestin consiste à profiter de l’effort collectif sans contribuer soi-même, ce qui freine les accords internationaux. C’est une difficulté classique des négociations sur le climat.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Les enjeux de la gouvernance environnementale.

Problème public — définition ?

Question environnementale portée au débat public.

Qualification d’une question — rôle ?

Définir la perception et la compréhension dans l’espace public.

Mise à l’agenda politique — étape ?

Moment où les pouvoirs publics prennent en charge le problème.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Les enjeux de la gouvernance environnementale.

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