Fiche de révision : Les mécanismes de l'évolution biologique

📋 Plan du Cours

  1. Échelles de la biodiversité
  2. Définition biologique d’une espèce
  3. Variabilité génétique au sein d’une espèce
  4. Crise biologique et extinction massive
  5. Forces évolutives : sélection naturelle
  6. Forces évolutives : dérive génétique
  7. Sélection sexuelle et reproduction différentielle
  8. Spéciation : formation d’une nouvelle espèce
  9. Biodiversité spécifique et intraspécifique chez les coccinelles
  10. Notion d’espèce : limites et exemples
  11. Croisements et détermination de la fertilité
  12. Génétique : allèles, dominance et échiquier de croisement

📖 1. Échelles de la biodiversité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Biodiversité des écosystèmes : La biodiversité des écosystèmes désigne l’ensemble des milieux de vie et des êtres vivants qui les peuplent, observables sur Terre.
  • Biodiversité des espèces : La biodiversité des espèces correspond à l’ensemble des espèces observables dans un écosystème donné.
  • Biodiversité génétique : La biodiversité génétique regroupe l’ensemble des individus d’une même espèce qui présentent des différences génétiques.
  • Espèce : Une espèce est un ensemble d’individus capables de se reproduire entre eux pour produire une descendance viable et fertile dans les conditions naturelles.
  • Crise biologique : Une crise biologique est un événement rapide à l’échelle des temps géologiques entraînant la disparition d’un grand nombre d’espèces dans tous les milieux de vie.

📝 Points essentiels

  • La biodiversité est observable à trois échelles : écosystèmes, espèces et génétique (intraspécifique).
  • Une espèce se définit par la capacité de reproduction réelle ou potentielle entre individus, avec une descendance viable et fertile.
  • La variabilité au sein d’une même espèce vient du fait que, pour un gène donné, les individus n’ont pas tous les mêmes allèles.
  • La sélection naturelle augmente la fréquence d’un allèle avantageux car il améliore les chances de survie et de reproduction.
  • La dérive génétique modifie au hasard la fréquence d’un allèle neutre, transmis de façon aléatoire aux descendants.

💡 Astuce mémo

Écosystèmes → espèces → gènes : du milieu, aux êtres vivants, puis aux différences d’allèles.

📖 2. Définition biologique d’une espèce

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espèce biologique : Une espèce biologique regroupe des populations capables de se reproduire entre elles et de produire une descendance viable et fertile.
  • Reproduction : La reproduction est le processus par lequel des individus transmettent leur matériel génétique à leurs descendants.
  • Descendance viable et fertile : La descendance viable et fertile est une progéniture capable de survivre puis de se reproduire à son tour.
  • Barrière reproductive : Une barrière reproductive est un obstacle qui empêche des individus de populations différentes de produire une descendance viable et fertile.

📝 Points essentiels

  • La définition biologique repose sur la compatibilité reproductive entre populations, pas seulement sur la ressemblance morphologique.
  • Deux populations sont considérées comme appartenant à la même espèce si elles peuvent se reproduire entre elles dans des conditions naturelles.
  • Si la reproduction produit une descendance non viable ou stérile, on parle d’isolement reproductif et cela soutient l’appartenance à des espèces différentes.
  • L’isolement reproductif peut être complet ou partiel, selon que la reproduction est impossible ou seulement peu efficace.
  • La reproduction aléatoire des allèles lors de la descendance explique que la compatibilité reproductive soit un critère central pour regrouper des individus en espèces.

💡 Astuce mémo

Espèce biologique = « même reproduction » : même capacité à faire des petits viables et fertiles.

📖 3. Variabilité génétique au sein d’une espèce

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espèce : Une espèce regroupe des individus capables de se reproduire entre eux et de produire une descendance viable et fertile.
  • Biodiversité génétique : La biodiversité génétique correspond à la diversité des allèles au sein d’une même espèce.
  • Espèces jumelles : Des espèces jumelles sont deux espèces très proches en apparence mais qui ne se reproduisent pas entre elles.
  • Races ou variétés : Les races ou variétés sont des formes différentes au sein d’une même espèce qui restent capables de se reproduire entre elles.
  • Dimorphisme sexuel : Le dimorphisme sexuel désigne des différences d’apparence entre mâles et femelles d’une même espèce.

📝 Points essentiels

  • La définition d’une espèce est difficile car l’apparence ne suffit pas à elle seule pour trancher entre même espèce et espèces différentes.
  • Pour tester si des coccinelles appartiennent à la même espèce, on compare leurs croisements et on observe la fertilité de la descendance.
  • Le croisement d’une coccinelle noire à 2 points avec une coccinelle rouge à n points donne une descendance noire à 2 points et rouge à n points.
  • Si tous les croisements entre les 5 types donnent une descendance fertile, alors ils peuvent être étudiés comme appartenant à la même espèce.
  • Dans l’exemple fourni, toutes les coccinelles seraient de la même espèce sauf celle à 7 points, car elle ne donnerait pas de descendance fertile avec les autres types.

💡 Astuce mémo

Espèce ≈ “fertilité des croisements” : même espèce si ça se reproduit et reste fertile.

📖 4. Crise biologique et extinction massive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espèce boréale : Une espèce boréale est une espèce animale associée aux régions froides du nord, comme l’exemple de la mésange boréale.
  • Chiens domestiques : Les chiens domestiques appartiennent à une même espèce mais présentent des différences entre « races » ou variétés tout en pouvant se reproduire entre elles.
  • Canard colvert : Le canard colvert illustre un dimorphisme sexuel où mâles et femelles peuvent se ressembler différemment tout en restant reproductivement compatibles.
  • Fossiles d’ammonites : Les fossiles d’ammonites sont des restes anciens dont on ne peut pas déduire directement s’ils étaient capables de se reproduire entre eux.
  • Hybrides : Les hybrides sont des animaux issus de parents classés dans des espèces différentes, avec des cas de stérilité ou de fertilité selon les hybrides.

📝 Points essentiels

  • La mésange boréale (Poecile montanus) sert d’exemple d’espèce associée au milieu boréal.
  • Des « races » ou variétés de chiens domestiques (Canis familiaris) peuvent ne pas se ressembler, mais rester capables de se reproduire entre elles.
  • Chez le canard colvert (Anas platyrhynchos), le dimorphisme sexuel fait que mâles et femelles peuvent être très différents tout en pouvant se reproduire.
  • Avec des fossiles d’ammonites, on ne peut pas déterminer si deux individus pouvaient se reproduire entre eux.
  • Un « chien-loup » correspond à des hybrides issus de parents classés dans des espèces différentes, et certains hybrides sont fertiles tandis que d’autres sont stériles.

💡 Astuce mémo

Compatibilité de reproduction ≠ ressemblance : chiens (variétés), colvert (mâle/femelle), fossiles (impossible à trancher), hybrides (fertiles ou stériles).

📖 5. Forces évolutives : sélection naturelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection naturelle : La sélection naturelle est un mécanisme évolutif où les individus les mieux adaptés survivent et se reproduisent davantage, ce qui modifie la fréquence des caractères dans les générations suivantes.
  • Crise biologique majeure : Une crise biologique majeure est un épisode d’extinction touchant de nombreux groupes, à l’échelle mondiale, sur une durée courte à l’échelle géologique.
  • Extinction K-T : L’extinction K-T correspond à une crise biologique majeure survenue vers 65 à 66 millions d’années, marquée par la disparition de groupes comme les dinosaures et les ammonites.
  • Fossiles témoins : Les fossiles témoins sont des restes ou traces conservés dans les roches qui permettent de comparer la présence ou l’absence d’espèces selon l’âge des couches.

📝 Points essentiels

  • Une crise biologique majeure se reconnaît par l’extinction de nombreuses espèces appartenant à des groupes variés.
  • Une crise biologique majeure a un impact mondial, à la fois en milieu terrestre et marin.
  • La durée d’une crise biologique majeure est courte à l’échelle géologique, de l’ordre de la centaine de milliers à du million d’années.
  • Les fossiles de dinosaures et d’ammonites existent dans des roches plus anciennes que 65–66 millions d’années mais pas dans des roches plus récentes.
  • Les indices de crise se recherchent en comparant des microfossiles extraits de couches du Maastrichtien (avant -65 Ma) et du Danien (après -65 Ma).
  • Les causes possibles d’une crise K-T sont à discuter à partir des indices, mais la section fournie ne donne pas de mécanisme causal précis.

💡 Astuce mémo

K-T = “K” comme “K.O.” : disparition massive et mondiale en un temps géologiquement court (≈ 65–66 Ma).

📖 6. Forces évolutives : dérive génétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dérive génétique : Mécanisme évolutif aléatoire qui modifie la fréquence des allèles au fil des générations, sans lien direct avec l’adaptation.
  • Crise biologique K-T : Événement de forte mortalité et de renouvellement de la biodiversité à la limite Crétacé–Tertiaire, repéré par des changements géologiques et biologiques.
  • Microfossiles planctoniques : Restes microscopiques de microorganismes marins utilisés comme indicateurs de l’état des écosystèmes au cours du temps géologique.
  • Iridium (Ir) : Élément chimique dont l’abondance dans certaines couches sert d’indice géochimique d’un événement majeur à l’échelle planétaire.

📝 Points essentiels

  • À la limite K-T, les microfossiles sont absents dans l’échantillon étudié, alors qu’ils sont présents avant (Maastrichtien) et après (Danien).
  • Avant la limite K-T (Maastrichtien), on observe des hétérohélicidés très abondants et des globotruncanidés abondants dans les calcaires.
  • Après la limite K-T (Danien), les globigérinidés deviennent très abondants dans les marnes.
  • Les analyses géochimiques montrent une forte augmentation de l’iridium à la limite K-T (≈10 ng·g^-1) par rapport au Maastrichtien (≈3·10^-2 ng·g^-1) et au Danien (≈3·10^-1 à 2·10^-2 ng·g^-1).
  • Les observations au microscope polarisant et électronique à balayage à la limite K-T révèlent des signatures minéralogiques (quartz irisés et rayés, magnétites pyramidales) absentes dans les autres niveaux décrits.

💡 Astuce mémo

K-T = K.O. des microfossiles + pic d’iridium : absence à la limite, retour après.

📖 7. Sélection sexuelle et reproduction différentielle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Trapps du Deccan : Ensemble de coulées volcaniques en Inde datées d’environ 68 à 60 millions d’années, souvent mobilisées pour expliquer des perturbations environnementales à la limite K-T.
  • Cratère de Chicxulub : Structure d’impact au Mexique associée à la chute d’une météorite il y a environ 66 millions d’années, utilisée comme preuve d’un événement majeur à la limite K-T.
  • Quartz choqués : Minéraux présentant une déformation caractéristique due à un impact, observés dans des argiles de Bidart datées d’environ 65 à 66 Ma.
  • Magnétites nickélifères : Variété de magnétites enrichies en nickel, détectées dans les roches de Bidart et considérées comme un marqueur compatible avec un impact météoritique.
  • Iridium : Élément chimique dont la concentration dans certaines roches peut être mesurée et servir d’indice d’apport extraterrestre lors d’un impact.

📝 Points essentiels

  • Les trapps du Deccan correspondent à un volcanisme intense en Inde daté de 68 à 60 millions d’années.
  • Le cratère de Chicxulub au Mexique atteste d’un impact météoritique il y a environ 66 millions d’années.
  • À Bidart (France), des argiles datées de 65 à 66 Ma contiennent des quartz choqués et des magnétites nickélifères, compatibles avec un impact.
  • Des concentrations d’iridium sont rapportées à Bidart, avec des valeurs allant d’environ 3·10^-2 ng·g^-1 à 10 ng·g^-1, et aussi dans une plage 3·10^-1 à 2·10^-2 ng·g^-1.
  • Les impacts et le volcanisme intense peuvent injecter cendres et poussières dans l’atmosphère, réduisant la luminosité et bloquant la photosynthèse.
  • La baisse de photosynthèse entraîne le dépérissement des végétaux, puis un déclin des herbivores et ensuite des carnivores qui en dépendent.

💡 Astuce mémo

Deccan = volcan (68→60 Ma), Chicxulub = impact (≈66 Ma), Bidart = preuves (quartz choqués + magnétites nickélifères + iridium).

📖 8. Spéciation : formation d’une nouvelle espèce

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spéciation : La spéciation est le processus par lequel une population se divise et donne naissance à une nouvelle espèce.
  • Crise biologique Crétacé–Tertiaire : Une crise biologique Crétacé–Tertiaire est une extinction massive liée à des événements géologiques rapides à la limite entre deux périodes.
  • Extinction massive : Une extinction massive correspond à la disparition rapide, à grande échelle, de nombreuses espèces sur une courte durée géologique.
  • Biodiversité intraspécifique : La biodiversité intraspécifique regroupe les différences entre individus d’une même espèce, par exemple via des mutations.

📝 Points essentiels

  • Les microfossiles changent selon l’âge des roches : au Maastrichtien, on observe surtout des hétérohélicidés et des globotruncanidés, tandis qu’au Danien dominent les globigérinidés.
  • Après 65 Ma, on ne trouve pas de fossiles d’ammonites ni de dinosaures, sauf les théropodes qui correspondent aux oiseaux.
  • Entre 66 et 65 Ma, des événements géologiques majeurs (volcanisme et chute de météorite) provoquent une extinction massive en milieu terrestre et marin.
  • La limite Crétacé–Tertiaire correspond à une crise biologique majeure, déduite des changements brusques observés dans les fossiles.
  • La présence de défenses chez les éléphants d’Afrique est un caractère ancestral, mais certains individus portent une mutation qui empêche leur développement, illustrant une biodiversité intraspécifique.
  • Dans le parc du Sud Luangwa, la proportion d’éléphants sans défenses passe de 10% (1969) à 38% (1989), puis redescend à 29% (1993).

💡 Astuce mémo

Crise C–T = 66→65 Ma : volcan + météorite → extinction rapide → fossiles changent (ammonites/dinos disparaissent, sauf théropodes→oiseaux).

📖 9. Biodiversité spécifique et intraspécifique chez les coccinelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Biodiversité intraspécifique : La biodiversité intraspécifique correspond aux différences entre individus d’une même espèce, par exemple des variations de caractères comme la présence ou l’absence de défenses.
  • Caractère absence de défenses : Le caractère absence de défenses désigne la variation d’un trait chez les éléphants, qui influence leur survie et leur reproduction dans un environnement donné.
  • Braconnage : Le braconnage est une pression de chasse illégale qui modifie la survie des individus selon leurs caractéristiques.
  • Modélisation Edu’modèles : La modélisation Edu’modèles est un outil de simulation qui permet d’étudier l’évolution d’une population en testant des règles de rencontre, naissance et mortalité.

📝 Points essentiels

  • Entre 1931 et 2007 dans le parc d’Addo, on étudie l’évolution de la proportion d’éléphants sans défenses pour comprendre la dynamique du caractère.
  • Entre 1969 et 1989 au Sud Luangwa, la proportion d’éléphants sans défenses augmente car ils ne sont pas chassés donc se reproduisent davantage.
  • Entre 1989 et 1993 au Sud Luangwa, les braconnages observés concernent des éléphants mieux camouflés, ce qui modifie la dynamique du caractère.
  • Dans le modèle, DxD (deux éléphants avec défenses) entraîne la naissance de 2 éléphants avec défenses.
  • Dans le modèle, Dxs (un avec défenses et un sans défenses) entraîne la naissance de 2 éléphants sans défenses.
  • Dans le modèle, sxs (deux sans défenses) entraîne la naissance de 2 éléphants sans défenses et DxB (avec défenses et braconnier) entraîne la mort de l’éléphant.

💡 Astuce mémo

Sans défenses : moins de chasse → plus de naissances ; avec défenses : chasse ciblée → mortalité (DxB).

📖 10. Notion d’espèce : limites et exemples

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espèce : Une espèce regroupe des individus suffisamment proches pour se reproduire entre eux et produire une descendance viable et fertile dans les conditions naturelles.
  • Biodiversité spécifique : La biodiversité spécifique correspond à la diversité des espèces présentes sur Terre.
  • Biodiversité intraspécifique : La biodiversité intraspécifique décrit la diversité génétique au sein d’une même espèce.
  • Allèle : Un allèle est une version d’un gène portée par les chromosomes d’une même paire.
  • Mutation : Une mutation est une modification de la séquence de nucléotides d’un gène qui peut créer de nouveaux allèles au fil des générations.

📝 Points essentiels

  • Les individus d’une même espèce partagent des gènes et des caractéristiques assez proches pour engendrer une descendance viable et fertile dans la nature.
  • La variabilité au sein d’une espèce vient de la variabilité de l’ADN, donc de la biodiversité intraspécifique.
  • Des mutations au cours des générations peuvent faire apparaître de nouveaux allèles et donc de nouvelles caractéristiques chez les individus.
  • Lors de la reproduction, chaque parent transmet un chromosome de chaque paire à ses descendants.
  • Exemple (éléphants) : les éléphants sans défenses ont une espérance de vie (demi-vie) plus faible que ceux avec défenses car les braconniers ciblent surtout les individus avec défenses.
  • Exemple (éléphants) : les éléphants sans défenses ont une probabilité de se reproduire plus faible car les femelles préfèrent les individus avec défenses.

💡 Astuce mémo

Espèce = « se reproduire et faire des petits fertiles » ; Intra = « ADN qui varie » ; Mutation = « change l’ADN → nouveaux allèles ».

📖 11. Croisements et détermination de la fertilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paire de chromosomes : En génétique, une paire de chromosomes correspond à deux chromosomes homologues portant les mêmes gènes à des emplacements comparables.
  • Allèle : Un allèle est une version d’un gène, qui peut être identique ou différente entre les deux chromosomes d’une même paire.
  • Transmission parentale : La transmission parentale est le fait que chaque parent transmet un seul chromosome de chaque paire à sa descendance lors de la reproduction.
  • Biodiversité intraspécifique : La biodiversité intraspécifique désigne la diversité des individus d’une même espèce due à des associations d’allèles différentes.
  • Sélection naturelle : La sélection naturelle est un mécanisme où la fréquence d’un allèle change dans une population parce que certains individus survivent et se reproduisent davantage.

📝 Points essentiels

  • Chaque chromosome est présent en deux exemplaires chez un individu, formant des paires homologues.
  • Les deux chromosomes d’une même paire portent les mêmes gènes, avec soit le même allèle, soit deux allèles différents.
  • Lors de la reproduction, chaque parent ne transmet qu’un chromosome de chaque paire à ses descendants.
  • Les individus d’une même espèce sont tous différents car leurs combinaisons d’allèles ne sont pas identiques.
  • La biodiversité évolue en permanence : les fossiles montrent que le passé diffère du présent.
  • Les crises biologiques proviennent d’événements géologiques soudains et entraînent des extinctions massives à l’échelle mondiale et de tous les milieux.

💡 Astuce mémo

Paires = 2 chromosomes, parents = 1 transmis : les combinaisons d’allèles font la diversité, et la sélection naturelle fait monter la fréquence des allèles avantageux.

📖 12. Génétique : allèles, dominance et échiquier de croisement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Allèle : Un allèle est une version d’un gène qui peut être transmise aux descendants lors de la reproduction.
  • Dominance : La dominance décrit le fait qu’un allèle peut masquer l’expression d’un autre allèle chez l’hétérozygote.
  • Sélection naturelle : La sélection naturelle est un mécanisme qui modifie la fréquence d’un allèle dans une population sous l’effet de l’environnement.
  • Dérive génétique : La dérive génétique correspond à une évolution aléatoire des fréquences d’allèles quand aucun avantage ni désavantage n’est présent.
  • Sélection sexuelle : La sélection sexuelle est une forme de sélection naturelle où le choix des partenaires favorise certains traits reproductifs.

📝 Points essentiels

  • La sélection naturelle augmente la fréquence d’un allèle si les individus qui le portent survivent et se reproduisent davantage.
  • La sélection naturelle dépend de la pression de l’environnement (par exemple prédateurs et conditions du milieu).
  • Quand un allèle n’apporte ni avantage ni désavantage, sa transmission aux descendants est aléatoire et sa fréquence évolue au hasard.
  • La dérive génétique décrit cette évolution aléatoire des fréquences d’allèles en l’absence d’effet sélectif.
  • La sélection sexuelle agit via des préférences des femelles pour certains mâles (ex. chant et motifs du plumage chez le pouillot verdâtre).
  • La séparation progressive des populations en sous-populations peut mener à une spéciation quand les individus ne se reproduisent plus entre elles.

💡 Astuce mémo

Sélection = avantage (fréquence ↑), Dérive = hasard (fréquence au hasard), Sélection sexuelle = choix du partenaire (traits reproductifs).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
65-66 millions d’annéesCrise biologique majeure à la limite K-T (disparition de nombreux groupes)
68 à 60 millions d’annéesVolcanisme intense en Inde : trapps du Deccan
66 millions d’annéesChute d’une météorite au Mexique : cratère de Chicxulub

📊 Tableaux de synthèse

Échelles de la biodiversité

ÉchelleDéfinitionExemple d’idée
Écosystèmesensemble des milieux de vie et des EV qui les peuplent observables sur Terrediversité des milieux
Espèces (spécifique)ensemble des espèces observables dans un écosystèmedifférences entre espèces
Génétique (intraspécifique)ensemble des individus, tous génétiquement différents, observables au sein d’une même espècevariabilité des allèles

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre biodiversité spécifique (différences entre espèces) et biodiversité intraspécifique (variabilité au sein d’une même espèce).
  2. Croire que l’apparence suffit pour définir une espèce : la définition repose sur la reproduction viable et fertile.
  3. Mélanger sélection naturelle et dérive génétique : la première dépend d’un avantage, la seconde évolue au hasard sans avantage ni désavantage.
  4. Dire que la crise biologique est « instantanée » : elle est rapide à l’échelle géologique mais s’étale sur des centaines de milliers d’années.
  5. Penser que les fossiles permettent toujours de savoir si deux individus pouvaient se reproduire : pour les ammonites, ce n’est pas possible.
  6. Oublier que la sélection sexuelle est une forme particulière de sélection naturelle liée au succès reproductif (choix des femelles/combats).
  7. Confondre spéciation et extinction : la spéciation est la formation d’une nouvelle espèce à partir d’une espèce ancestrale.

✅ Checklist Examen

  1. Donner les trois échelles de la biodiversité et définir chacune (écosystèmes, espèces, génétique/intraspécifique).
  2. Définir une espèce en précisant le critère de reproduction (réelle ou potentielle) et la descendance viable et fertile dans les conditions naturelles.
  3. Expliquer l’origine de la variabilité au sein d’une même espèce : allèles différents pour un même gène, dus à la biodiversité génétique.
  4. Définir une crise biologique et préciser ce qui la caractérise (rapidité à l’échelle géologique, disparition de nombreuses espèces, tous milieux).
  5. Définir la sélection naturelle et expliquer pourquoi la fréquence d’un allèle avantageux augmente dans une population.
  6. Définir la dérive génétique et expliquer le cas où un allèle n’a ni avantage ni désavantage (évolution au hasard, transmission aléatoire).
  7. Définir la sélection sexuelle et relier-la à l’augmentation de la fréquence d’un allèle favorable à la reproduction (ex. combat/choix des femelles).
  8. Expliquer comment déterminer si des coccinelles appartiennent à la même espèce : stratégie basée sur les croisements et la fertilité de la descendance.
  9. À partir des indices de la crise K-T, citer au moins deux observations (microfossiles absents à la limite, quartz choqués, magnétites pyramidales, pic d’iridium) et conclure sur l’existence d’une crise majeure.
  10. Décrire l’évolution de la proportion d’éléphants sans défenses dans le Sud Luangwa (1969→1989 puis 1989→1993) et relier-la aux pressions (chasse/braconnage).
  11. Expliquer les règles du modèle Edu’modèles pour DxD, Dxs, sxs et DxB (naissances selon les croisements, mort lors de la rencontre avec un braconnier).
  12. Définir la spéciation et expliquer le mécanisme général : séparation en sous-populations, évolution différenciée, puis impossibilité de reproduction entre individus.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les mécanismes de l'évolution biologique avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle proposition décrit le mieux la biodiversité des écosystèmes ?

2. À quelle échelle de biodiversité se situe la diversité des allèles au sein d’une même espèce ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les mécanismes de l'évolution biologique avec 24 flashcards interactives.

Échelles de la biodiversité

Écosystèmes, espèces, génétique : trois niveaux d'observation.

Définition d’une espèce

Groupement d’individus pouvant se reproduire et produire une descendance viable et fertile.

Variabilité génétique intra-espèce

Différences d’allèles entre individus d’une même espèce.

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