QCM : Les normes sociales — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractérisation de Frantz Fanon est correcte ?

C’est un juriste et philosophe positiviste, auteur de L’Histoire de la folie.
C’est un médecin et écrivain colonial, auteur de Les Mots et les Choses.
C’est un psychiatre et penseur anticolonialiste, auteur de Peau noire, masques blancs.
C’est un sociologue et théoricien libéral, auteur de Surveiller et punir.

C’est un psychiatre et penseur anticolonialiste, auteur de Peau noire, masques blancs.

Explication

Frantz Fanon est présenté comme un psychiatre et penseur anticolonialiste, notamment dans Peau noire, masques blancs, publié en 1952. Les autres propositions lui attribuent des disciplines ou des ouvrages associés à d’autres penseurs.

2. Quelle différence oppose la responsabilité pénale à l’irresponsabilité pénale liée à un état psychiatrique ?

La responsabilité permet le jugement et la punition, tandis que l’irresponsabilité modifie la responsabilité en raison de l’état psychiatrique.
La responsabilité suspend le jugement, tandis que l’irresponsabilité entraîne une punition pénale ordinaire malgré l’état psychiatrique.
La responsabilité concerne les soins, tandis que l’irresponsabilité désigne une condamnation prononcée après expertise médicale.
La responsabilité exclut l’intervention du juge, tandis que l’irresponsabilité impose une peine identique pour chaque personne.

La responsabilité permet le jugement et la punition, tandis que l’irresponsabilité modifie la responsabilité en raison de l’état psychiatrique.

Explication

Une personne pénalement responsable peut être jugée et punie, alors que l’état psychiatrique peut modifier la responsabilité pénale d’une personne déclarée irresponsable. La deuxième proposition inverse ces effets en associant la punition ordinaire à l’irresponsabilité.

3. Quel objet d’étude caractérise le travail de Michel Foucault sur la folie ?

La manière dont la société définit et traite la folie.
La manière dont le marché organise les échanges économiques.
La manière dont les familles transmettent les patrimoines culturels.
La manière dont les colonies imposent la blancheur comme norme.

La manière dont la société définit et traite la folie.

Explication

Foucault étudie la façon dont la société construit des définitions de la folie et organise le traitement des personnes considérées comme folles. La référence à la blancheur relève de l’analyse de Fanon, tandis que les deux autres thèmes ne correspondent pas à cette unité.

4. Que signifie l’idée selon laquelle les rôles de genre sont construits socialement ?

Ils résultent d’attentes sociales et peuvent donc se transformer avec le temps
Ils sont fixés par les institutions politiques et changent à chaque alternance électorale
Ils dépendent des préférences individuelles et échappent aux influences collectives
Ils sont déterminés par la biologie et restent identiques dans toutes les sociétés

Ils résultent d’attentes sociales et peuvent donc se transformer avec le temps

Explication

Dire que les rôles de genre sont construits socialement signifie qu’ils dépendent d’attentes collectives et peuvent évoluer. Les présenter comme immuables revient précisément à nier leur construction sociale.

5. Pourquoi les normes sociales peuvent-elles avoir un effet ambivalent sur la vie collective ?

Elles favorisent les échanges en supprimant les différences entre les groupes sociaux
Elles organisent les institutions sans influencer les comportements ni les relations sociales
Elles empêchent les interactions et garantissent une égalité complète entre les individus
Elles facilitent les interactions tout en pouvant produire des inégalités ou de l’exclusion

Elles facilitent les interactions tout en pouvant produire des inégalités ou de l’exclusion

Explication

Les normes rendent les comportements plus prévisibles et facilitent ainsi la vie en société, mais elles peuvent aussi désavantager certains groupes. L’idée d’une égalité complète est erronée, car les normes ne sont pas toujours neutres.

6. Comment peut-on définir une norme sociale ?

Une préférence personnelle qui varie sans référence aux attentes collectives
Une caractéristique biologique commune à plusieurs membres d’une population
Une décision administrative applicable à une organisation particulière
Une règle ou attente partagée qui indique ce qui est considéré comme normal ou acceptable

Une règle ou attente partagée qui indique ce qui est considéré comme normal ou acceptable

Explication

Une norme sociale correspond à une règle ou à une attente partagée qui distingue ce qui paraît normal, acceptable ou non dans une société. Une préférence personnelle ne devient pas une norme sociale sans dimension collective.

7. Une analyse féministe étudie simultanément les effets du sexe, de l’origine et de la classe sociale : à quelle approche cette démarche correspond-elle ?

À une approche limitée aux différences biologiques entre les femmes et les hommes
À la deuxième vague féministe, centrée sur les inégalités familiales et professionnelles
À la troisième vague féministe, attentive aux discriminations qui se croisent
À la première vague féministe, centrée sur l’accès au droit de vote

À la troisième vague féministe, attentive aux discriminations qui se croisent

Explication

La troisième vague féministe prend en compte plusieurs discriminations qui peuvent se combiner, notamment celles liées au sexe, à l’origine et à la classe sociale. Une analyse limitée au sexe ne permet pas d’étudier ces expériences croisées.

8. Dans quels domaines des discriminations peuvent-elles persister malgré l’affirmation de droits communs ?

Selon le sexe, l’origine, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle
Selon la taille des villes, la saison de naissance, le métier et le niveau d’études
Selon les goûts culturels, les habitudes alimentaires, la région et le type de logement
Selon l’ancienneté professionnelle, la situation familiale, le quartier et le moyen de transport

Selon le sexe, l’origine, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle

Explication

Les discriminations peuvent persister en fonction du sexe, de l’origine, de la couleur de peau ou de l’orientation sexuelle. Les autres regroupements proposés ne correspondent pas aux catégories de discrimination mentionnées ici.

9. Quelle revendication caractérise principalement la première vague féministe ?

L’analyse des discriminations croisées liées à la classe et à l’orientation sexuelle
L’obtention de droits civiques et politiques, notamment le droit de vote des femmes
La dénonciation des violences conjugales comme problème relevant de la société
La critique des inégalités dans la famille, le travail et la sexualité

L’obtention de droits civiques et politiques, notamment le droit de vote des femmes

Explication

La première vague féministe revendique notamment l’accès des femmes aux droits civiques et politiques, dont le droit de vote. L’analyse des discriminations croisées appartient à la troisième vague, tandis que les autres enjeux sont associés à des développements ultérieurs.

10. Dans quelle situation la discrimination est-elle conforme à l’analyse de Fanon ?

Elle se manifeste dans des institutions, des préjugés et des rapports de pouvoir.
Elle résulte d’un conflit ponctuel entre deux personnes sans dimension sociale.
Elle apparaît lorsque les institutions appliquent des règles identiques à tous les groupes.
Elle dépend principalement des différences individuelles de caractère ou de comportement.

Elle se manifeste dans des institutions, des préjugés et des rapports de pouvoir.

Explication

Les discriminations peuvent être inscrites dans les institutions, les préjugés et les rapports de pouvoir, et ne se réduisent donc pas aux actes individuels. La deuxième proposition réduit à tort la discrimination à un conflit interpersonnel isolé.

11. Quel équilibre la justice doit-elle rechercher dans son traitement des situations liées à la folie ?

Préserver l’ordre social en écartant les droits individuels lorsque la peur augmente.
Protéger la société tout en respectant les droits et la liberté de la personne.
Confier la décision aux institutions médicales sans intervention des autorités judiciaires.
Garantir la liberté individuelle en renonçant à toute mesure de protection collective.

Protéger la société tout en respectant les droits et la liberté de la personne.

Explication

La justice doit concilier la protection de la société avec le respect des droits et de la liberté de la personne. Renoncer à l’un de ces deux objectifs ou exclure le juge rompt l’équilibre recherché.

12. Que défend l’universalisme concernant les droits et les règles ?

L’idée que chaque groupe doit disposer de règles juridiques adaptées à ses traditions
L’idée que les mêmes droits et règles doivent s’appliquer à toutes les personnes
L’idée que les règles doivent privilégier les personnes les plus représentées dans les institutions
L’idée que les droits doivent varier selon l’origine, le sexe ou l’orientation sexuelle

L’idée que les mêmes droits et règles doivent s’appliquer à toutes les personnes

Explication

L’universalisme affirme que les droits et les règles ont vocation à s’appliquer de la même manière à toutes les personnes. Des règles différentes selon l’appartenance à un groupe relèvent d’une logique distincte de l’application universelle.

13. Pourquoi une règle présentée comme universelle peut-elle être critiquée ?

Parce qu’une règle universelle s’applique nécessairement à un nombre limité de personnes
Parce qu’une règle commune empêche les institutions de définir des critères applicables à tous
Parce que son contenu peut refléter le point de vue du groupe dominant plutôt qu’une neutralité réelle
Parce que l’universalisme suppose que les droits dépendent de l’origine et de la position sociale

Parce que son contenu peut refléter le point de vue du groupe dominant plutôt qu’une neutralité réelle

Explication

Une règle peut être formulée comme valable pour tous tout en reprenant les perspectives du groupe dominant. Le fait qu’elle soit commune ne garantit donc pas que son contenu soit réellement neutre.

14. Quelle distinction les sociétés et les institutions établissent-elles à propos des individus ?

Elles distinguent les personnes considérées comme normales de celles jugées anormales.
Elles distinguent les personnes riches de celles qui exercent une profession publique.
Elles distinguent les personnes instruites de celles qui vivent dans une zone rurale.
Elles distinguent les personnes malades de celles qui refusent une décision judiciaire.

Elles distinguent les personnes considérées comme normales de celles jugées anormales.

Explication

L’analyse de Foucault porte sur la séparation institutionnelle entre les personnes définies comme normales et celles définies comme anormales. Les autres distinctions proposées ne correspondent pas au partage étudié dans cette unité.

15. Qu’est-ce qui caractérise une violence institutionnelle ?

Elle implique une institution comme la police, la justice, l’école ou l’État.
Elle résulte d’un acte commis par une personne dans une relation privée.
Elle provient d’une réaction collective spontanée sans organisation durable.
Elle désigne une tension psychologique ressentie par une personne isolée.

Elle implique une institution comme la police, la justice, l’école ou l’État.

Explication

La violence institutionnelle est liée à l’action ou au fonctionnement d’institutions telles que la police, la justice, l’école ou l’État. Un acte privé relève plutôt de la violence individuelle, même s’il peut avoir des conséquences sociales.

16. Comment le racisme et la colonisation peuvent-ils présenter la blancheur ?

Comme une norme ou un modèle supérieur auquel les autres apparences sont comparées.
Comme une apparence parmi d’autres, sans hiérarchie sociale ou culturelle.
Comme une catégorie juridique destinée à protéger toutes les apparences de manière égale.
Comme une identité minoritaire valorisée par les groupes colonisés eux-mêmes.

Comme une norme ou un modèle supérieur auquel les autres apparences sont comparées.

Explication

Selon Fanon, le racisme et la colonisation peuvent imposer la blancheur comme norme ou modèle supérieur, tandis que les autres apparences sont minorées. L’idée d’une comparaison sans hiérarchie contredit précisément ce mécanisme de domination.

17. Laquelle de ces situations illustre une norme de genre ?

Attribuer les mêmes attentes sociales à toutes les personnes, quel que soit leur genre
Réserver les règles familiales aux adultes et les règles scolaires aux enfants
Définir les comportements selon l’âge, sans distinction entre les femmes et les hommes
Associer l’autorité et la force aux hommes, mais la discrétion et la maternité aux femmes

Associer l’autorité et la force aux hommes, mais la discrétion et la maternité aux femmes

Explication

Les normes de genre imposent des attentes différenciées, par exemple l’autorité aux hommes et la discrétion ou la prise en charge familiale aux femmes. Une répartition identique des attentes ne décrit pas une norme de genre différenciée.

18. Quel rôle la justice joue-t-elle face à la violence ?

Elle cherche à encadrer la violence par la loi.
Elle favorise la propagation de la violence en suspendant les règles communes.
Elle remplace les règles juridiques par des réactions individuelles immédiates.
Elle traite la violence comme un phénomène extérieur à toute régulation sociale.

Elle cherche à encadrer la violence par la loi.

Explication

La justice vise à soumettre la violence à un cadre légal afin de la réguler. La deuxième proposition décrit au contraire une violence qui échappe au cadre juridique lorsqu’elle se propage sans régulation.

19. Pourquoi les institutions cherchent-elles à limiter la violence lorsqu’elle se développe ?

Parce qu’elle peut être contagieuse et provoquer des réactions en chaîne qui menacent les personnes.
Parce qu’elle reste isolée et ne produit pas d’effets au-delà de l’acte initial.
Parce qu’elle devient légitime dès qu’un groupe assez important y participe.
Parce qu’elle disparaît lorsque les institutions laissent les conflits se résoudre spontanément.

Parce qu’elle peut être contagieuse et provoquer des réactions en chaîne qui menacent les personnes.

Explication

La violence peut se diffuser par contagion et entraîner des réactions en chaîne, ce qui justifie l’intervention des institutions pour protéger les personnes. L’idée qu’elle resterait isolée contredit directement ce mécanisme de propagation.

20. Quelle distinction oppose correctement une norme explicite à une norme implicite ?

La norme explicite concerne les comportements privés, tandis que la norme implicite concerne les lois publiques
La norme explicite est librement choisie, tandis que la norme implicite est imposée par une autorité judiciaire
La norme explicite est écrite et officielle, tandis que la norme implicite repose sur des attentes non écrites
La norme explicite est toujours ancienne, tandis que la norme implicite apparaît dans les sociétés récentes

La norme explicite est écrite et officielle, tandis que la norme implicite repose sur des attentes non écrites

Explication

Une norme explicite est formulée dans un texte officiel, comme une loi ou un règlement, alors qu’une norme implicite se manifeste dans des habitudes et des comportements attendus. Une norme implicite n’est pas définie par son ancienneté, mais par son caractère non écrit.

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Qu'est-ce qu'une norme sociale dans une société ?

Une règle ou une attente partagée indiquant ce qui est normal ou acceptable.

Qu'est-ce qui distingue une norme explicite d'une norme implicite ?

La norme explicite est écrite et officielle, la norme implicite est non écrite.

Donnez un exemple de norme explicite.

Une loi, un règlement ou une règle de justice.

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