QCM : Liaison en chimie organique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel modèle décrit les électrons comme gravitant autour du noyau sur des orbites correspondant à des couches électroniques ?

Le modèle des orbitales atomiques
Le modèle de la liaison de valence
Le modèle de Lewis
Le modèle de Bohr

Le modèle de Bohr

Explication

Le modèle de Bohr, proposé en 1913, représente les électrons sur des orbites associées à des couches électroniques. Le modèle des orbitales atomiques décrit plutôt des zones de probabilité de présence.

2. Combien d’électrons peuvent occuper au maximum les couches électroniques K et L, respectivement ?

4 dans K et 8 dans L
2 dans K et 6 dans L
2 dans K et 8 dans L
8 dans K et 2 dans L

2 dans K et 8 dans L

Explication

La couche K possède une capacité maximale de 2 électrons, tandis que la couche L peut en accueillir 8. Inverser ces valeurs confond les capacités respectives des deux couches.

3. Quelle définition correspond à une orbitale atomique ?

Une trajectoire circulaire parcourue par deux électrons autour du noyau
Une région réservée aux électrons ayant le même nombre quantique principal
Une couche électronique pouvant contenir huit électrons au maximum
Une région où la probabilité de trouver un ou deux électrons atteint 90 %

Une région où la probabilité de trouver un ou deux électrons atteint 90 %

Explication

Une orbitale atomique est définie comme un espace dans lequel la probabilité de trouver un ou deux électrons est de 90 %. Elle ne correspond donc pas à une trajectoire précise autour du noyau.

4. Que définit principalement le nombre quantique principal nn ?

La forme géométrique de l’orbitale atomique
Le spin propre de l’électron
L’orientation de l’orbitale dans l’espace
Le niveau d’énergie et la couche électronique

Le niveau d’énergie et la couche électronique

Explication

Le nombre quantique principal nn est un entier supérieur à zéro qui indique le niveau d’énergie et la couche électronique. La forme de l’orbitale dépend plutôt du nombre quantique azimutal \ell.

5. Pour une orbitale caractérisée par n=3n=3, quelles valeurs le nombre quantique azimutal \ell peut-il prendre ?

=1,2,3\ell=1,2,3
=0,1,2,3\ell=0,1,2,3
=2,1,0,1,2\ell=-2,-1,0,1,2
=0,1,2\ell=0,1,2

$$\ell=0,1,2$$

Explication

Le nombre quantique azimutal respecte la relation 0n10\leq\ell\leq n-1, donc pour n=3n=3, les valeurs possibles sont 0, 1 et 2. Les valeurs négatives relèvent du nombre quantique magnétique, pas de \ell.

6. Quelle description des orbitales atomiques s et p est correcte ?

Une orbitale s est sphérique et les orbitales p suivent les axes x, y et z
Les orbitales s et p possèdent toutes une forme sphérique identique
Les orbitales s sont orientées selon trois axes et l’orbitale p est sphérique
Une orbitale s suit un axe et les orbitales p sont toutes sphériques

Une orbitale s est sphérique et les orbitales p suivent les axes x, y et z

Explication

Les orbitales s sont sphériques, tandis que les trois orbitales p sont orientées selon les axes x, y et z et notées pₓ, pᵧ et p𝓏. Les orbitales p se distinguent donc des orbitales s par leur orientation et leur forme.

7. Que produit le recouvrement de deux orbitales atomiques contenant chacune un électron célibataire ?

Une seule orbitale moléculaire liante sans orbitale anti-liante
Une couche électronique commune contenant quatre électrons
Une orbitale moléculaire liante et une orbitale moléculaire anti-liante
Deux orbitales atomiques supplémentaires de même énergie

Une orbitale moléculaire liante et une orbitale moléculaire anti-liante

Explication

Le recouvrement de ces deux orbitales atomiques forme une orbitale moléculaire liante et une orbitale moléculaire anti-liante. L’orbitale liante stabilise la liaison, tandis que l’anti-liante est associée à un astérisque.

8. Quelle correspondance relie correctement le type de recouvrement au type de liaison formée ?

Recouvrement axial : liaison σ ; recouvrement latéral : liaison π
Recouvrement axial : liaison π ; recouvrement latéral : liaison σ
Recouvrement axial : liaison π ; recouvrement latéral : liaison π
Recouvrement axial : liaison σ ; recouvrement latéral : liaison σ

Recouvrement axial : liaison σ ; recouvrement latéral : liaison π

Explication

Un recouvrement axial forme une liaison σ, alors qu’un recouvrement latéral forme une liaison π. La distinction repose donc sur la géométrie du recouvrement entre les orbitales.

9. Quelle composition en liaisons σ et π correspond à une liaison triple ?

Trois liaisons π sans liaison σ
Deux liaisons σ et une liaison π
Une liaison σ et deux liaisons π
Trois liaisons σ sans liaison π

Une liaison σ et deux liaisons π

Explication

Une liaison triple contient une liaison σ et deux liaisons π. La liaison σ résulte d’un recouvrement axial, tandis que les deux liaisons π proviennent de recouvrements latéraux.

10. Quelle couche électronique intervient dans la formation des liaisons covalentes ?

La couche électronique contenant le plus de neutrons
La dernière couche électronique non saturée
L’ensemble des couches électroniques internes
La première couche électronique occupée

La dernière couche électronique non saturée

Explication

La couche de valence est la dernière couche électronique non saturée et elle participe à la formation des liaisons covalentes. Les couches internes ne jouent pas ce rôle dans ce modèle.

11. Comment définit-on la valence d’un élément ?

Par le nombre de doublets non liants autour de l’atome
Par le nombre total d’électrons présents dans l’atome
Par le nombre de couches électroniques occupées
Par le nombre d’électrons célibataires disponibles pour se lier

Par le nombre d’électrons célibataires disponibles pour se lier

Explication

La valence correspond au nombre d’électrons célibataires disponibles pour former des liaisons. Les doublets non liants désignent des paires d’électrons non engagées dans une liaison et ne mesurent pas la valence.

12. Quelle association entre élément et valence est correcte ?

Hydrogène : 4 ; carbone : 2 ; azote : 1 ; oxygène : 3
Hydrogène : 1 ; carbone : 4 ; azote : 3 ; oxygène : 2
Hydrogène : 2 ; carbone : 3 ; azote : 4 ; oxygène : 1
Hydrogène : 1 ; carbone : 3 ; azote : 2 ; oxygène : 4

Hydrogène : 1 ; carbone : 4 ; azote : 3 ; oxygène : 2

Explication

L’hydrogène est monovalent, le carbone tétravalent, l’azote trivalent et l’oxygène divalent. Les autres associations intervertissent ou modifient ces valences.

13. Quelle règle électronique s’applique respectivement à l’hydrogène et aux éléments de la deuxième ligne ?

L’octet pour l’hydrogène et le duet pour les éléments de la deuxième ligne
Le duet pour l’hydrogène et l’octet pour les éléments de la deuxième ligne
L’octet pour les deux catégories d’éléments
Le duet pour les deux catégories d’éléments

Le duet pour l’hydrogène et l’octet pour les éléments de la deuxième ligne

Explication

L’hydrogène tend à atteindre deux électrons, ce qui correspond à la règle du duet, tandis que les éléments de la deuxième ligne tendent à atteindre huit électrons. La règle de l’octet ne décrit donc pas la tendance électronique de l’hydrogène.

14. Que désigne l’hybridation des orbitales atomiques ?

Le recouvrement de deux orbitales qui produit une liaison covalente
La réorganisation des orbitales en orbitales hybrides adaptées à la géométrie moléculaire
La séparation d’une molécule en atomes après rupture de ses liaisons
La répartition des électrons entre les noyaux d’une molécule

La réorganisation des orbitales en orbitales hybrides adaptées à la géométrie moléculaire

Explication

L’hybridation est une réorganisation des orbitales atomiques en orbitales hybrides qui permet d’expliquer la géométrie des molécules organiques. Le recouvrement entre orbitales décrit plutôt la formation d’une liaison.

15. Quelle géométrie et quels angles sont associés à une hybridation sp³ du carbone ?

Une géométrie tétraédrique avec des angles proches de 109,5°
Une géométrie trigonale plane avec des angles proches de 120°
Une géométrie linéaire avec des angles proches de 180°
Une géométrie coudée avec des angles proches de 90°

Une géométrie tétraédrique avec des angles proches de 109,5°

Explication

L’hybridation sp³ oriente les orbitales selon une géométrie tétraédrique, avec des angles d’environ 109,5°. La géométrie trigonale plane correspond à sp², tandis que la géométrie linéaire correspond à sp.

16. Quelle caractéristique décrit l’hybridation sp² du carbone ?

Une géométrie trigonale plane, des angles proches de 120° et une orbitale p pure conservée
Une géométrie linéaire, des angles proches de 180° et une orbitale p pure conservée
Une géométrie tétraédrique, des angles proches de 109,5° et deux orbitales p pures conservées
Une géométrie coudée, des angles proches de 90° et trois orbitales p pures conservées

Une géométrie trigonale plane, des angles proches de 120° et une orbitale p pure conservée

Explication

L’hybridation sp² produit une géométrie trigonale plane d’environ 120° et laisse une orbitale p non hybridée. La géométrie linéaire et deux orbitales p pures sont caractéristiques de sp.

17. Dans l’éthyne, comment se compose la triple liaison entre les deux carbones ?

D’une liaison σ et d’une liaison π, avec des carbones hybridés sp³
De deux liaisons σ et d’une liaison π, avec des carbones hybridés sp²
De trois liaisons σ, avec des carbones hybridés sp
D’une liaison σ et de deux liaisons π, avec des carbones hybridés sp

D’une liaison σ et de deux liaisons π, avec des carbones hybridés sp

Explication

Dans l’éthyne, chaque carbone est hybridé sp et la triple liaison comprend une liaison σ ainsi que deux liaisons π. Une double liaison, comme dans l’éthène, associe plutôt une liaison σ et une liaison π.

18. Quelle évolution relie le carbone, l’azote et l’oxygène concernant leurs électrons de valence et leur valence ?

Les électrons de valence passent de 6 à 5 puis 4, tandis que la valence passe de 2 à 3 puis 4
Les électrons de valence restent à 4, tandis que la valence passe de 4 à 3 puis 2
Les électrons de valence passent de 4 à 5 puis 6, tandis que la valence passe de 4 à 3 puis 2
Les électrons de valence passent de 4 à 6 puis 5, tandis que la valence reste égale à 4

Les électrons de valence passent de 4 à 5 puis 6, tandis que la valence passe de 4 à 3 puis 2

Explication

Le carbone possède 4 électrons de valence, l’azote 5 et l’oxygène 6, alors que leurs valences respectives sont 4, 3 et 2. Ainsi, la valence diminue de un quand on progresse du carbone vers l’oxygène, malgré l’augmentation des électrons de valence.

19. Dans les structures sp³ présentées, quelle répartition est correcte pour le carbone, l’azote et l’oxygène ?

Carbone : quatre liaisons σ et un doublet non liant ; azote : deux liaisons σ et deux doublets ; oxygène : trois liaisons σ et un doublet
Carbone : trois liaisons σ et un doublet non liant ; azote : quatre liaisons σ et aucun doublet ; oxygène : deux liaisons σ et un doublet
Carbone : quatre liaisons σ et aucun doublet non liant ; azote : trois liaisons σ et un doublet ; oxygène : deux liaisons σ et deux doublets
Carbone : deux liaisons σ et deux doublets non liants ; azote : trois liaisons σ et deux doublets ; oxygène : quatre liaisons σ et aucun doublet

Carbone : quatre liaisons σ et aucun doublet non liant ; azote : trois liaisons σ et un doublet ; oxygène : deux liaisons σ et deux doublets

Explication

Dans ces structures, le carbone forme quatre liaisons σ sans doublet non liant, l’azote trois liaisons σ avec un doublet et l’oxygène deux liaisons σ avec deux doublets. La confusion fréquente consiste à attribuer à l’azote les deux doublets caractéristiques de l’oxygène.

20. Dans le méthanamide, quelle caractéristique permet au doublet de l’azote de participer à la délocalisation électronique ?

Le carbone possède un doublet non liant délocalisable
L’azote possède trois doublets non liants localisés
L’azote possède un doublet non liant délocalisable
L’oxygène porte le doublet engagé dans la liaison C–N

L’azote possède un doublet non liant délocalisable

Explication

Le doublet non liant de l’azote peut se recouvrir avec le système π voisin et se délocaliser. Les autres propositions attribuent ce doublet à un mauvais atome ou le décrivent comme localisé.

21. Quel phénomène orbital explique la délocalisation électronique dans le méthanamide ?

Le recouvrement axial de deux orbitales p
Le recouvrement latéral de deux orbitales s
Le recouvrement d’une orbitale d avec une orbitale p
La rotation libre autour de la liaison C–N

Le recouvrement axial de deux orbitales p

Explication

Le recouvrement axial de deux orbitales p permet la délocalisation électronique et conduit à deux formes mésomères limites. La rotation libre, les orbitales s ou les orbitales d ne décrivent pas le mécanisme indiqué pour cette molécule.

22. Comment les deux formes mésomères limites du méthanamide se distinguent-elles tout en respectant la règle de l’octet ?

Les deux formes déplacent la double liaison entre les deux atomes d’oxygène
La double liaison est placée entre O et N dans les deux représentations
Une forme possède une double liaison et l’autre n’en possède aucune
La double liaison est placée soit entre O et C, soit entre C et N

La double liaison est placée soit entre O et C, soit entre C et N

Explication

Les deux formes limites conservent l’octet et diffèrent par la position de la double liaison, entre O–C dans l’une et C–N dans l’autre. Les autres descriptions introduisent des atomes absents ou suppriment la représentation mésomère correcte.

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Que décrit le modèle de Bohr (1913) concernant les électrons ?

Les électrons gravitent autour du noyau sur des orbites correspondant à des couches électroniques.

Combien d'électrons la couche K peut-elle contenir au maximum ?

La couche K peut contenir au maximum 2 électrons.

Combien d'électrons la couche L peut-elle contenir au maximum ?

La couche L peut contenir au maximum 8 électrons.

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