Fiche de révision : Maintenance des espèces aquatiques et amphibiens

Plan du Cours

  1. Projet et cadre réglementaire
  2. Biologie des invertébrés visés
  3. Invertébrés marins en captivité
  4. Poissons d’eau douce et marins
  5. Maintien des amphibiens
  6. Amphibiens et reptiles en captivité
  7. Oiseaux et petits mammifères
  8. Installations et espèces aquatiques
  9. Poissons marins de compagnie
  10. Réglementation et biosécurité
  11. Familles de poissons d’eau douce
  12. Familles de poissons et maintenance
  13. Agamidés et thermorégulation
  14. Élevage du gecko nain turquoise
  15. Le dragon volant Draco volans
  16. Familles de lézards et micro-geckos
  17. Serpents, tortues et dendrobates
  18. Écologie et conservation des Chelidae

1. Projet et cadre réglementaire

★ À maîtriser

  • La SARL ANIMABIOM, présentée comme une société à responsabilité limitée, prévoit l’élevage professionnel, la reproduction, l’entretien, la présentation au public et la vente d’animaux non domestiques.

  • Le demandeur sollicite un Certificat de Capacité pour l’entretien d’animaux d’espèces non domestiques et une Autorisation d’Ouverture d’Établissement pour un élevage professionnel.

📌 L’article L214-1 du Code rural reconnaît que tout animal est un être sensible et impose des conditions de détention compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

📌 Selon le dossier, les articles L413-1 à L413-5 encadrent le Certificat de Capacité et l’Autorisation d’Ouverture d’Établissement pour la détention, l’élevage, la présentation, la vente ou le transport d’animaux non domestiques.

Compléments

  • Le règlement (UE) 2016/429 harmonise les règles sanitaires animales dans l’Union européenne, notamment la traçabilité, l’enregistrement des établissements, les mouvements d’animaux, la biosécurité et la notification des maladies suspectées.

📌 La CITES classe les espèces dans trois annexes (I, II et III), tandis que le règlement européen CE 338/97 les répartit dans quatre annexes (A, B, C et D) et peut prévoir une protection plus stricte, notamment en annexe A.

2. Biologie des invertébrés visés

Notions clés & Définitions

  • Cnidaires : Invertébrés marins dotés de cellules urticantes appelées cnidocytes ; certaines espèces vivent en symbiose avec des zooxanthelles.
  • Sabellastarte : Sabellastarte désigne des vers tubicoles annélides polychètes, munis d’un panache branchial et d’un tube dans lequel ils se rétractent ; ce sont des organismes filtreurs stricts.

★ À maîtriser

📌 Les cnidaires nécessitent une eau de mer stable, un aquarium mature d’au moins 6 mois, un éclairage intense pour les espèces symbiotiques, un brassage important, un écumage adapté et des changements d’eau réguliers.

  • Les espèces de Palythoa et de Zoanthus peuvent contenir de la palytoxine, dangereuse en cas d’aérosolisation ou de manipulation inappropriée ; le dossier préconise gants, lunettes, ventilation adéquate et absence de nettoyage à l’eau chaude.

  • Les paramètres de maintenance indiqués pour ces échinodermes sont une température de 24–27 °C, une salinité de 34–35 g/L, un pH de 8,0–8,3, un KH de 7–10 dKH, un calcium de 380–450 mg/L et un magnésium de 1 250–1 350 mg/L ; le brassage doit être modéré et pulsé, jamais direct.

Compléments

  • Les cnidaires sessiles ou peu mobiles dépendent fortement de la qualité de l’eau, de l’éclairage et du mouvement, et leurs interactions peuvent comprendre des inhibitions chimiques ou des agressions par nématocystes, ce qui impose un espacement adapté.

📌 Les Sabellastarte nécessitent une eau stable sans niveaux élevés de nitrates et de phosphates, ainsi qu’un apport de particules planctoniques en suspension complété par du phytoplancton.

  • Lysmata grabhami est une crevette nettoyeuse tropicale de récif, hermaphrodite protérandrique, qui peut retirer ectoparasites et débris des poissons.

  • Les échinodermes visés sont Diadema, Echinometra et Heterocentrotus ; ces oursins tropicaux sont détritivores ou algivores et sensibles aux variations brutales des paramètres de maintenance.

Astuce mémo

Paramètres instables → stress, nécrose ou déclin des colonies

3. Invertébrés marins en captivité

Notions clés & Définitions

  • Sabellastarte : Les vers tubicoles du genre Sabellastarte sont des annélides polychètes à unités répétées contenant chacune une cavité interne remplie de fluide, dotés d’un panache branchial coloré et d’un tube calcaire ou organique où ils se rétractent.

★ À maîtriser

  • Les Sabellastarte sont des filtreurs stricts qui ingèrent des particules planctoniques en suspension et nécessitent un complément en phytoplancton.

  • Les Zoanthus et Palythoa peuvent contenir de la palytoxine, dangereuse voire mortelle par inhalation ou contact ; leur manipulation requiert des gants et un masque FFP2.

  • Les oursins Diadema, Echinometra et Heterocentrotus sont détritivores ou algivores, sensibles aux variations brutales des paramètres et doivent être maintenus dans un aquarium récifal mature.

Compléments

  • La quarantaine recommandée pour tout nouveau fragment de cnidaire est de 30 jours.

  • Le maintien des oursins est indiqué à 24–27 °C, 34–35 g/L de salinité, pH 8,0–8,3, KH 7–10 dKH, calcium 380–450 mg/L et magnésium 1250–1350 mg/L.

Astuce mémo

Le panache se rétracte dans son tube, tandis que les piquants de Diadema exposent au risque de blessure.

4. Poissons d’eau douce et marins

★ À maîtriser

  • Les Characidés sont des poissons grégaires vivant en bancs et se maintiennent en groupes d’au moins 10 individus, généralement dans une eau douce et acide.

  • Les poissons d’eau douce nécessitent une filtration mécanique et biologique dimensionnée à au moins 4–6 fois le volume du bac par heure, ainsi que des changements d’eau hebdomadaires de 10–30 % selon la biomasse.

  • Les paramètres généraux marins indiqués sont une température de 24–27 °C, une salinité de 33–35 g/L, un pH de 8,0–8,4, un KH de 7–10 dKH, un calcium de 380–450 mg/L, un magnésium de 1200–1400 mg/L, des nitrites à 0 mg/L et des nitrates inférieurs à 10 mg/L.

  • Les poissons marins nouvellement introduits nécessitent une quarantaine d’au moins 30 jours, idéalement 45 jours, et leur transfert en bac principal est indiqué après 7 jours consécutifs de stabilité.

Compléments

  • Les paramètres généraux indiqués pour les Characidés sont une température de 24–28 °C, un pH de 5,0–7,0, un GH de 1–8 °dGH, un KH de 0–4 °dKH et une conductivité de 30–250 μS/cm.

  • En aquarium récifal, le brassage recommandé est de 20–40 fois le volume du bac par heure, et l’écumeur doit être dimensionné à au moins deux fois le volume du bac.

5. Maintien des amphibiens

★ À maîtriser

  • La peau fine et perméable des amphibiens les rend vulnérables aux polluants, aux variations thermiques et à la dessiccation ; leur physiologie dépend fortement de l’hydrométrie et de la qualité de l’eau.

  • Une quarantaine systématique de 30 jours est indiquée pour les nouveaux amphibiens, avec surveillance et, si nécessaire, tests parasitaires et coproscopie.

📌 Les amphibiens ne doivent pas être manipulés à mains nues : le cours prescrit des gants nitrile et déconseille l’éthanol ou le gel hydroalcoolique avant contact, car ils irritent leur peau.

  • Pour Ambystoma mexicanum, la température indiquée est de 15–20 °C ; les axolotls supportent mal la chaleur et l’hypoxie, et un courant faible limite le stress.

  • La chytridiomycose due à Batrachochytrium dendrobatidis peut provoquer une kératose cutanée et des mortalités massives ; en cas de suspicion, le cours prévoit des tests PCR, un isolement immédiat et une prise en charge vétérinaire spécialisée.

Compléments

  • Le ranavirus est décrit comme hautement létal et rapidement transmissible chez les amphibiens, avec déclaration et mesures auprès de la DDPP à prévoir.

Astuce mémo

Peau perméable → forte vulnérabilité aux polluants, aux variations thermiques et à la dessiccation.

6. Amphibiens et reptiles en captivité

★ À maîtriser

  • Les amphibiens ont une peau fine et perméable, une physiologie dépendante de l’hydrométrie et de la qualité de l’eau, et peuvent présenter des stades larvaires aquatiques puis terrestres ou un cycle direct selon l’espèce.

  • La quarantaine des nouveaux amphibiens dure 30 jours et s’accompagne d’une surveillance, avec examens parasitaires ou coproscopie si nécessaire.

  • Pour les reptiles, une hygrométrie trop basse favorise les problèmes de mue, tandis qu’une hygrométrie trop élevée favorise les mycoses et les troubles respiratoires.

Compléments

  • Chez les Hylidae, l’entretien demande une température de 24–28 °C le jour et de 22–24 °C la nuit, une hygrométrie de 60–80 %, un substrat de sphaigne et d’écorces, ainsi qu’un bassin très propre.

  • Chez les Hyperoliidae, l’entretien demande une température de 24–27 °C et une hygrométrie de 70–90 % ; la reproduction dépend d’une augmentation de la pluie simulée par brumisation.

  • La procédure de traitement d’un reptile malade comprend l’isolement immédiat, des prélèvements vétérinaires, les traitements prescrits, la désinfection du matériel et la mise à jour du registre sanitaire.

Astuce mémo

Humidité excessive → mycoses chez les amphibiens

7. Oiseaux et petits mammifères

★ À maîtriser

  • Les Phasianidae, dont Coturnix chinensis, nécessitent au minimum 2 m² au sol par couple et une densité maximale d’un mâle pour trois femelles.

  • La ration des Psittacidae comprend 60 % d’extrudés, 20 % de légumes frais, 10 % de fruits et 10 % de graines enrichies.

📌 Le hamster doré est strictement solitaire, tandis que le dégu doit vivre en groupe d’au moins deux individus.

Compléments

  • Les Viduidae sont des parasites de nids qui pondent dans le nid d’autres Estrildidae ; leur élevage contrôlé nécessite des espèces hôtes compatibles.

  • Le mélange alimentaire des mainates doit être pauvre en fer afin d’éviter l’hémochromatose, maladie associée à une mortalité élevée dans le cours.

  • Le hamster doré nécessite une cage d’au moins 100 × 50 × 50 cm et un substrat profond de 15–20 cm pour fouir.

Astuce mémo

Le hamster doré vit seul, le dégu en groupe

8. Installations et espèces aquatiques

★ À maîtriser

📌 Les cnidaires en aquarium récifal nécessitent une température de 24–27 °C, une densité de 1,023–1,026, un pH de 8,0–8,4 et un KH de 7–10 dKH.

  • Les zoanthaires peuvent contenir de la palytoxine ; leur manipulation nécessite des gants et des lunettes.

  • La compatibilité des poissons marins dépend de la taille de l’aquarium, du caractère des espèces et de leur agressivité ; il faut éviter d’associer des espèces trop proches, comme deux chirurgiens du même genre.

  • Les poissons d’eau douce doivent être maintenus dans un aquarium filtré et stable, avec des paramètres adaptés à leur groupe, des groupes sociaux respectés et des refuges appropriés.

Compléments

  • La plupart des cnidaires sont sessiles et principalement photosynthétiques grâce aux zooxanthelles, tandis que certaines anémones sont mobiles.

9. Poissons marins de compagnie

★ À maîtriser

  • La maintenance des poissons marins exige une eau salée stable, avec densité, pH et température contrôlés, ainsi que des roches vivantes, du brassage, une filtration et un écumage.

  • Les poissons marins peuvent être omnivores, herbivores stricts comme les chirurgiens, zooplanctivores comme les Chromis ou microprédateurs comme les labres ; leur alimentation doit être variée et peut inclure du congelé, du vivant, des granulés spécifiques et des algues.

Compléments

  • Le poisson-clown ocellaris (Amphiprion ocellaris) est robuste, vit en couple et défend un territoire autour d’une anémone, qui n’est pas obligatoire ; il est compatible avec des espèces pacifiques et est indiqué comme non CITES.

  • Le chirurgien bleu (Paracanthurus hepatus) est un grand nageur actif qui demande un volume conséquent, est sensible au stress et aux parasites, et nécessite un apport important en algues ; il est indiqué comme non CITES.

  • Les poissons marins sont sensibles aux variations physico-chimiques et aux maladies parasitaires, notamment Cryptocaryon, les points blancs marins et le velvet ; une quarantaine est recommandée avant leur introduction dans le bac principal.

Astuce mémo

Le chirurgien nage et stresse facilement ; le poisson-clown est robuste et territorial près de son anémone.

10. Réglementation et biosécurité

★ À maîtriser

📌 Certaines espèces restent soumises à la CITES même lorsqu’elles sont nées en captivité et peuvent nécessiter un certificat de naissance, d’export ou de réexport pour être vendues ou voyager ; les annexes A et B régulent le commerce international, pas l’élevage local non commercial.

  • La quarantaine des nouveaux animaux dure au minimum 30 jours et requiert un bâtiment séparé, une tenue et du matériel dédiés, un registre de quarantaine, ainsi qu’une analyse fécale ou un test PBFD pour les psittacidés.

  • En cas de suspicion d’une maladie réglementée, il faut isoler strictement la zone, interrompre les mouvements d’animaux, appeler le vétérinaire, notifier la DDPP dans les 24 heures en cas de forte suspicion, puis désinfecter la zone.

Compléments

  • Le cours indique que les aras sont en annexe A, que les perroquets amazoniens sont en annexe A ou B selon l’espèce et que certaines perruches et calopsittes sont en annexe B, surtout lorsqu’elles sont sauvages et importées.

  • Le cours classe Testudo hermanni et Testudo graeca en annexe B, Python regius en annexe B et les dendrobates en annexe B ; les annexes applicables à d’autres reptiles et amphibiens varient selon l’espèce.

  • Le registre d’élevage consigne notamment les entrées et sorties, la provenance et la destination, l’identification, les mortalités, les soins et traitements, les quarantaines et les reproductions ; une section indique une conservation obligatoire de cinq ans minimum.

Astuce mémo

Quarantaine, surveillance, intervention, traçabilité : les quatre temps de la prévention sanitaire.

11. Familles de poissons d’eau douce

★ À maîtriser

  • Les characidés sont des poissons strictement grégaires à maintenir en groupes d’au moins 10 individus ; ils sont associés aux eaux douces acides et pauvres en minéraux, et le cours recommande notamment un pH de 5,0 à 7,0.

  • Les poeciliidés sont des vivipares souvent adaptés à des eaux minéralisées ; le cours recommande des harems d’un mâle pour deux à trois femelles et signale que leur reproduction continue peut entraîner une surpopulation rapide.

  • Les cichlidés sont souvent territoriaux, surtout pendant la reproduction, présentent une hiérarchie sociale marquée et peuvent être ovipares sur substrat ou incubateurs buccaux ; ils manifestent des soins parentaux avancés.

Compléments

  • Les alestidés sont des poissons africains rapides et strictement grégaires, à maintenir en groupes de 8 à 12 individus minimum, dans une eau bien oxygénée avec un courant modéré à soutenu.

  • Les loricariidés sont des poissons-chats sud-américains benthiques dont le corps porte des plaques osseuses protectrices ; les racines, le bois, les grottes et les anfractuosités sont importants dans leur aménagement.

  • Les osphronémidés, notamment les gouramis et les bettas, possèdent un organe respiratoire leur permettant d’utiliser l’air atmosphérique ; leur aquarium doit leur laisser un accès libre à la surface.

Astuce mémo

Blackwater acide pour les characidés ; eau minéralisée pour les poeciliidés.

12. Familles de poissons et maintenance

★ À maîtriser

  • Les Pimélodidés sont de grands poissons-chats sud-américains, souvent prédateurs nocturnes, dont beaucoup atteignent une taille incompatible avec un aquarium domestique classique.

  • Les Osphronemidés regroupent les bettas et les gouramis, qui respirent l’air atmosphérique grâce à leur organe du labyrinthe et vivent dans des eaux calmes, chaudes et souvent pauvres en oxygène.

  • Les Cyprinidés constituent la plus vaste famille de poissons d’eau douce et regroupent généralement des poissons actifs, grégaires et robustes, sensibles au manque d’espace.

Compléments

  • Les Channidés sont des prédateurs territoriaux respirant l’air ; leur cohabitation est limitée et souvent déconseillée, et leur bac doit être couvert.

  • Les raies Potamotrygonidés d’eau douce sud-américaines sont réservées aux installations professionnelles et nécessitent un bac au sol géant, du sable fin et une filtration extrême.

  • Les esturgeons sont des poissons d’eau froide de grande taille, strictement inadaptés à l’aquarium domestique et destinés aux bassins extérieurs.

13. Agamidés et thermorégulation

★ À maîtriser

  • Chez les Agamidés désertiques comme Pogona vitticeps, la température diurne est de 30–38 °C, le point chaud de 45–55 °C, la température nocturne de 18–22 °C et l’humidité de 20–40 %.

  • La thermorégulation conditionne directement la digestion, la croissance et l’immunité des Agamidés.

Compléments

  • Chez les Agamidés méditerranéens comme Agama stellio, la température diurne est de 26–34 °C, le point chaud de 40–45 °C, la température nocturne de 16–22 °C et l’humidité de 30–60 %.

  • Chez les Agamidés tropicaux humides comme Hydrosaurus amboinensis, la température diurne est de 26–30 °C, le point chaud de 35–38 °C, la température nocturne de 22–24 °C et l’humidité de 70–90 %.

Astuce mémo

La thermorégulation conditionne digestion, croissance et immunité.

14. Élevage du gecko nain turquoise

★ À maîtriser

  • Lygodactylus williamsi est un gecko diurne d’environ 8 cm à l’âge adulte, originaire de la forêt de Kimboza en Tanzanie, où il vit notamment sur Pandanus rabaiensis.

📌 Pour Lygodactylus williamsi, la température ambiante recommandée est de 24–27 °C, le point chaud de 32–35 °C et la température nocturne doit rester au moins à 20 °C.

📌 L’éclairage UVB recommandé pour Lygodactylus williamsi est un tube linéaire de 6–10 %, utilisé 10–12 heures par jour.

Compléments

📌 L’humidité recommandée pour Lygodactylus williamsi est de 60–80 %, avec des pics locaux à 90 % après brumisation ; le document recommande au minimum deux brumisations par jour en laissant sécher légèrement entre elles.

  • Lygodactylus williamsi est ovipare ; ses œufs sont souvent collés sur des surfaces verticales et leur incubation peut durer jusqu’à environ 50 jours.

15. Le dragon volant Draco volans

★ À maîtriser

  • Draco volans est un lézard strictement arboricole qui réalise un vol plané contrôlé grâce à des patagias, membranes latérales soutenues par les côtes.

  • Les mâles de Draco volans possèdent un fanon large et coloré et sont territoriaux, tandis que les femelles ont un fanon réduit et sont légèrement plus grandes.

📌 En captivité, Draco volans requiert des UVB de 10–12 % et un éclairage puissant à spectre complet, car une exposition UV insuffisante entraîne ostéodystrophie et mortalité rapide.

  • Les dimensions minimales réalistes du terrarium de Draco volans sont de 120 × 120 × 200 cm pour un individu et d’au moins 150 × 150 × 220 cm pour un couple.

Compléments

  • Draco volans vit en Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines et à Bornéo.

  • En captivité, Draco volans vit souvent moins de 2 ans, et les cas exceptionnels atteignent 3–4 ans.

Astuce mémo

Des membranes latérales portées par les côtes transforment le lézard en planeur arboricole.

16. Familles de lézards et micro-geckos

Notions clés & Définitions

  • Micro-gecko : Le « micro-gecko » est un terme non scientifique désignant des geckos extrêmement petits, généralement longs de 1,5 à 6 cm, adaptés à des micro-habitats comme les crevasses, les feuilles mortes et la litière.

★ À maîtriser

  • Les lézards du genre Smaug sont robustes, cuirassés, diurnes, lithophiles, vivipares et très territoriaux, avec une faible tolérance à la manipulation.

📌 La maintenance générale des Smaug exige des UVB de 10–12 %, une hygrométrie de 30 à 50 % et un terrarium d’au moins 120 × 60 × 60 cm pour un individu.

Compléments

  • Les espèces de Smaug citées sont :

    • Smaug giganteus
    • Smaug warreni
    • Smaug breyeri
    • Smaug mossambicus
    • Smaug vandami
    • Smaug barbertonensis
    • Smaug regius
    • Smaug swazicus
  • Les familles comprenant des micro-geckos sont notamment :

    • Sphaerodactylidae
    • Gekkonidae
    • Diplodactylidae
    • Phyllodactylidae
    • Carphodactylidae

📌 En terrarium, les micro-geckos nécessitent généralement une température de 22–28 °C, une hygrométrie de 70–90 %, de petites proies et une supplémentation en calcium et vitamines.

Astuce mémo

Smaug s’ancre aux rochers secs, tandis que les micro-geckos exploitent des micro-habitats variés.

17. Serpents, tortues et dendrobates

★ À maîtriser

📌 La diversité écologique des Colubridae implique qu’il n’existe pas de paramètres de maintenance universels pour cette famille.

  • Erpeton tentaculatum est un serpent strictement aquatique dont les tentacules mobiles détectent les mouvements hydrodynamiques et sont indispensables à la chasse.

📌 Pour maintenir Erpeton tentaculatum, l’eau doit être à 26–28 °C, avec un pH de 6,5–7,5, des nitrites et de l’ammoniac à 0, et des nitrates inférieurs à 20 mg/L.

  • Les Testudinidés sont strictement diurnes, fouisseurs et soumis à un cycle saisonnier marqué, avec une longévité indiquée de 50–80 ans.

📌 Pour les Testudinidés, le repos hivernal dure 2 à 4 mois à 4–10 °C, sans UV ni alimentation.

Compléments

  • Les dendrobates du genre Dendrobates mesurent 35 à 50 mm à l’âge adulte, sont diurnes et territoriaux, et présentent une peau vivement colorée liée à l’aposématisme.

18. Écologie et conservation des Chelidae

Points essentiels

  • Les habitats des Chelidae comprennent :

    • les rivières lentes
    • les marais
    • les étangs
    • les zones tropicales à subtropicales
    • les milieux d’eau douce exclusivement
  • Les Chelidae sont des prédateurs de poissons et d’invertébrés, contribuent à la régulation des populations aquatiques et indiquent la qualité des milieux humides.

  • Les principales menaces sont :

    • la destruction des zones humides
    • la pollution de l’eau
    • les captures pour le commerce
    • la fragmentation des habitats
  • Les Dendrobatidae sont des anoures tropicaux diurnes d’Amérique centrale et du Sud, dont la toxicité est généralement absente ou très réduite en captivité parce que les alcaloïdes dépendent du régime alimentaire sauvage.

  • Chez les Dendrobates, les températures recommandées sont de 23–26 °C le jour et 20–22 °C la nuit ; 28 °C provoque un stress thermique et une exposition prolongée sous 18 °C peut entraîner une immunodépression.

  • Pour les Dendrobates, l’hygrométrie recommandée est de 80 à 100 %, avec un substrat humide mais jamais détrempé et 2 à 4 brumisations fines par jour.

  • Chez les Dendrobates, les œufs pondus sur un support humide éclosent en 12 à 18 jours ; le mâle transporte ensuite les têtards vers des flaques temporaires ou des coupelles, et la métamorphose survient en 60 à 90 jours.

  • Chez le genre Oophaga, les soins parentaux oophages sont obligatoires : la femelle transporte les têtards et les nourrit avec des œufs non fécondés, et la reproduction nécessite des phytotelmes fonctionnels.

  • Pour les Dendrobatidae en général, les températures conseillées sont de 24–26 °C le jour et de 20–22 °C la nuit ; une température prolongée sous 18–19 °C affaiblit l’activité et l’immunité, tandis que 28–29 °C présente un risque majeur.

  • Chez les urodèles, la température générale indiquée est de 14 à 20 °C et il faut éviter de dépasser 22 à 24 °C.

  • Chez les Musophagidae, le régime est essentiellement frugivore et folivore, avec 60–70 % de fruits, 20–30 % de végétaux et 10 % de compléments.

  • Les fringillidés, estrildidés, columbidés et passéridés ont des paramètres de température et d’espace différents : respectivement 10–26 °C et 2 × 1 × 2 m pour les petits groupes de fringillidés, 20–28 °C et 2 × 1 × 2 m pour les estrildidés, 10–28 °C et 2,5 × 1,5 × 2 m pour un couple moyen de columbidés, et 10–26 °C et 2 × 1 × 2 m pour les groupes de passéridés.

  • La détention de certaines espèces européennes d’oiseaux, notamment des fringillidés, passéridés et turdidés, peut être interdite ou soumise à autorisation ; le statut précis de l’espèce doit être vérifié avant détention.

  • Les espèces de Cambaridae nécessitent une vérification réglementaire, car beaucoup d’écrevisses de ce groupe, dont des Procambarus, sont interdites ou invasives en Europe.

  • Les Neritina broutent les algues et le biofilm, mais ne se reproduisent pas en eau douce parce que leurs larves amphidromes ont besoin d’eau saumâtre ou marine pour se développer.

  • Les Pomacea sont interdites dans l’Union européenne en raison de leur caractère invasif, tandis que d’autres ampullariidés peuvent être autorisés après vérification réglementaire.

Astuce mémo

Destruction et pollution des zones humides → menaces sur les Chelidae

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Maintenance des espèces aquatiques et amphibiens avec 58 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelles activités la SARL ANIMABIOM prévoit-elle dans le cadre de son projet professionnel ?

2. Quelles démarches le demandeur sollicite-t-il pour son projet d’élevage professionnel d’animaux non domestiques ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Maintenance des espèces aquatiques et amphibiens avec 92 flashcards interactives.

Quelles activités la SARL ANIMABIOM prévoit-elle pour les animaux non domestiques ?

L’élevage professionnel, la reproduction, l’entretien, la présentation au public et la vente.

Quels documents le demandeur sollicite-t-il pour l’entretien et l’élevage d’animaux non domestiques ?

Un Certificat de Capacité et une Autorisation d’Ouverture d’Établissement.

Qu’impose l’article L214-1 du Code rural concernant la détention de chaque espèce animale ?

Des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

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