Fiche de révision : Maîtrise des primitives et équations différentielles

Plan du Cours

  1. Primitive d’une fonction continue
  2. Primitives usuelles en mathématiques
  3. Reconnaître la dérivée d’une composée
  4. Équation différentielle homogène
  5. Équation différentielle à coefficients constants
  6. Équation différentielle non homogène
  7. Problèmes de synthèse - Partie 1
  8. Problèmes de synthèse - Partie 2
  9. Solutions d’une équation différentielle
  10. Solutions particulières et solutions générales

1. Primitive d’une fonction continue

Notions clés & Définitions

  • Primitive d’une fonction continue :
    Une fonction FF définie sur un intervalle II est une primitive de ff si elle est dérivable sur II et si, pour tout xIx \in I, F(x)=f(x)F'(x) = f(x).
    Source : Chapitre 12, "Primitive d’une fonction continue" (Tearii Cridland, Mathématiques - Terminale).

  • Théorème d’existence des primitives pour fonctions continues :
    Si ff est continue sur un intervalle II, alors il existe au moins une primitive FF de ff sur II. Autrement dit, toute fonction continue sur un intervalle admet une primitive.
    Source : Chapitre 12, "Théorème d'existence" (Tearii Cridland).

  • Relation entre deux primitives d’une même fonction :
    Si F1F_1 et F2F_2 sont deux primitives de ff sur II, alors leur différence est constante :
    kR\exists k \in \mathbb{R} tel que xI,F1(x)F2(x)=k\forall x \in I, \quad F_1(x) - F_2(x) = k.
    Source : Chapitre 12, "Relation entre deux primitives" (Tearii Cridland).

Points essentiels

  • La primitive FF d’une fonction ff est une fonction dérivable dont la dérivée est ff.
  • La propriété fondamentale est que toute primitive d’une même fonction diffère d’une constante : si F1F_1 et F2F_2 sont deux primitives de ff, alors F1(x)=F2(x)+kF_1(x) = F_2(x) + k, avec kRk \in \mathbb{R}.
  • Le théorème d’existence garantit que pour toute fonction continue ff sur un intervalle II, il existe au moins une primitive FF.
  • La relation entre deux primitives montre qu elles sont liées par une constante additive, ce qui permet de définir la famille des primitives d’une fonction continue.

À retenir

Une primitive d’une fonction continue sur un intervalle est une fonction dérivable dont la dérivée est la fonction donnée ; toutes ses primitives diffèrent simplement d’une constante.

2. Primitives usuelles en mathématiques

Notions clés & Définitions

  • Primitive d’une fonction continue : Une fonction F est une primitive de f sur un intervalle I si elle est dérivable sur I et si, pour tout x dans I, F′(x) = f(x). AUTEUR (date) : définition classique en analyse, fondamentale pour l’intégration indéfinie.

  • Primitives des fonctions de référence : Ce sont des primitives explicites associées aux fonctions usuelles telles que x ↦ xⁿ, x ↦ 1/√x, exp, sin, cos, dont les primitives sont connues et souvent tabulées. Par exemple, une primitive de xⁿ est xⁿ⁺¹/(n+1) pour n ≠ -1. AUTEUR (date) : propriétés fondamentales en calcul intégral.

  • Propriété des primitives d’une même fonction : Deux primitives F et G d’une même fonction f diffèrent d’une constante, c’est-à-dire qu’il existe k ∈ ℝ tel que ∀x, F(x) = G(x) + k. AUTEUR (date) : théorème classique en analyse, essentiel pour l’intégration indéfinie.

  • Méthode de calcul des primitives usuelles : Utilisation des propriétés des fonctions de référence, des règles de dérivation inverses (notamment la règle de la primitive d’un produit par une constante, la règle de la somme, et la reconnaissance de formes dérivables). Elle consiste à appliquer des formules directes ou à reconnaître la forme d’une primitive dans un tableau. AUTEUR (date) : techniques standard en calcul intégral.

Points essentiels

  • La primitive d’une fonction continue sur un intervalle est une fonction dérivable dont la dérivée est la fonction donnée. Toute primitive d’une même fonction diffère d’une constante (théorème fondamental de l’analyse).
  • Les primitives des fonctions de référence telles que xⁿ (n ∈ ℤ), 1/√x, exp, sin, cos sont connues et servent de bases pour calculer celles de fonctions plus complexes par combinaison ou reconnaissance.
  • La méthode de calcul des primitives usuelles repose sur l’utilisation des propriétés des fonctions de référence, la linéarité de l’intégrale, et la reconnaissance des formes dérivables.
  • La primitive d’une fonction rationnelle ou polynomiale peut souvent s’obtenir par la décomposition en éléments simples ou par la règle de puissance.
  • La primitive de l’exponentielle est elle-même, ce qui facilite le calcul des primitives impliquant cette fonction.
  • La différence entre deux primitives d’une même fonction est une constante, ce qui permet de déterminer une primitive particulière en fixant une valeur initiale.
  • La connaissance des primitives usuelles permet de résoudre rapidement des exercices d’intégration et de modéliser des phénomènes en sciences.

À retenir

Les primitives usuelles sont des fonctions dont la primitive est connue ou facilement calculable grâce à des propriétés et méthodes standard, constituant la base du calcul intégral et de la résolution d’équations différentielles simples.

3. Reconnaître la dérivée d’une composée

Notions clés & Définitions

  • Dérivée d’une fonction composée (AUCUN auteur spécifique mentionné dans le contenu source) : La dérivée d’une fonction composée f(g(x))f(g(x)) est donnée par la formule (fg)(x)=f(g(x))×g(x)\left(f \circ g\right)'(x) = f'(g(x)) \times g'(x). Elle permet d’établir un lien entre la dérivée d’une composition et celles de ses fonctions constitutives.

  • Propriété de reconnaissance de la dérivée d’une composée (sans auteur spécifique) : Lorsqu’on identifie une expression comme étant la dérivée d’une composition, on peut déduire que la fonction initiale est une primitive de cette expression, en utilisant la formule de la dérivée de la composée.

  • Application pour trouver une primitive (sans auteur spécifique) : Si une expression peut être mise sous la forme f(g(x))×g(x)f'(g(x)) \times g'(x), alors une primitive de cette expression est donnée par f(g(x))×g(x)dx=f(g(x))+C\int f'(g(x)) \times g'(x) dx = f(g(x)) + C. Cela permet de retrouver une primitive à partir de la dérivée d’une composition.

Points essentiels

  • La formule (fg)(x)=f(g(x))×g(x)\left(f \circ g\right)'(x) = f'(g(x)) \times g'(x) est la clé pour reconnaître la dérivée d’une fonction composée. Elle est souvent utilisée pour simplifier le calcul de primitives en identifiant une expression comme étant la dérivée d’une composition.

  • La reconnaissance de cette formule permet d’éviter des calculs laborieux et de déterminer rapidement une primitive en identifiant une composition dont on connaît la dérivée.

  • Lorsqu’on souhaite retrouver une primitive à partir d’une expression qui ressemble à une dérivée d’une composition, on peut procéder par identification : repérer une fonction gg dont la dérivée apparaît dans l’expression, puis une fonction ff telle que f(g(x))f'(g(x)) correspond à la reste de l’expression.

  • La propriété permet aussi de vérifier si une fonction donnée est une primitive d’une autre en comparant leur dérivée à une expression connue de la dérivée d’une composition.

  • Exemple d’application : Si l’on a ddx(sin(x2))=2xcos(x2)\frac{d}{dx} \left(\sin(x^2)\right) = 2x \cos(x^2), on peut en déduire que 2xcos(x2)dx=sin(x2)+C\int 2x \cos(x^2) dx = \sin(x^2) + C.

À retenir

La reconnaissance de la dérivée d’une fonction composée repose sur la formule (fg)(x)=f(g(x))×g(x)\left(f \circ g\right)'(x) = f'(g(x)) \times g'(x), qui permet d’identifier rapidement une primitive en décomposant l’expression en une composition et en utilisant la dérivée de cette composition.

4. Équation différentielle homogène

Notions clés & Définitions

  • Équation différentielle linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants : C’est une équation de la forme y′ = ay, où a ∈ R∗, caractérisée par l’absence de terme indépendant ou de terme non homogène. Elle modélise des phénomènes où la variation de y dépend uniquement de y lui-même, avec un coefficient constant.
    (Cridland, chap. 12)

  • Méthode de résolution de y′ = ay : La solution générale consiste à intégrer l’équation en séparant les variables ou en utilisant la propriété de l’exponentielle, conduisant à une solution de la forme y(x) = Ce^{ax}, où C ∈ R est une constante arbitraire.
    (Cridland, chap. 12)

  • Forme générale des solutions d’une équation homogène : Toute solution y(x) de y′ = ay est une fonction de la forme y(x) = Ce^{ax}, avec C ∈ R, représentant la famille de solutions qui diffèrent par une constante additive.
    (Cridland, chap. 12)

À retenir

Une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants se résout par la formule y(x) = Ce^{ax}, où a est un coefficient constant et C une constante arbitraire, illustrant la croissance ou décroissance exponentielle.

5. Équation différentielle à coefficients constants

Notions clés & Définitions

  • Équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants (non homogène) :
    Équation de la forme y=ay+by' = ay + b, où aa et bb sont des constantes, avec a0a \neq 0. Selon PERROUX (date), cette équation modélise des phénomènes où la variation de yy dépend linéairement de yy lui-même, avec un terme constant.

  • Solution constante particulière :
    Une solution ypy_p de l’équation y=ay+by' = ay + b qui est une constante, c’est-à-dire yp=y0y_p = y_0 tel que y0=0y_0' = 0. Selon PERROUX (date), elle existe si et seulement si y0y_0 vérifie 0=ay0+b0 = ay_0 + b.

  • Méthode de résolution par réduction à une équation homogène associée :
    Technique consistant à écrire y=u+yhy = u + y_h, où yhy_h est la solution de l’équation homogène y=ayy' = ay. La résolution de l’équation non homogène se ramène à celle de l’homogène, puis à l’ajout d’une solution particulière. Selon PERROUX (date), cette méthode facilite la résolution en séparant la partie homogène de la partie particulière.

  • Forme générale des solutions d'une équation différentielle à coefficients constants :
    La solution générale s’écrit y(x)=yh(x)+ypy(x) = y_h(x) + y_p, où yh(x)=Ceaxy_h(x) = Ce^{ax} (avec CRC \in \mathbb{R}) est la solution de l’équation homogène, et ypy_p une solution particulière constante si elle existe. Selon PERROUX (date), cette forme permet de décrire toutes les solutions possibles.

Points essentiels

  • L’équation y=ay+by' = ay + b possède une solution particulière constante yp=bay_p = -\frac{b}{a} si a0a \neq 0.
  • La résolution se fait en trouvant d’abord la solution de l’équation homogène y=ayy' = ay, qui est yh(x)=Ceaxy_h(x) = Ce^{ax}.
  • La solution générale s’écrit y(x)=Ceax+ypy(x) = Ce^{ax} + y_p.
  • La méthode consiste à réduire l’équation non homogène à une équation homogène en utilisant une solution particulière, puis à retrouver la solution complète en ajoutant cette dernière à la solution homogène.
  • La solution particulière constante est souvent déterminée en imposant la dérivée nulle dans l’équation, ce qui donne yp=bay_p = -\frac{b}{a}.

À retenir

L’équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants se résout en trouvant d’abord la solution de l’équation homogène, puis en déterminant une solution particulière constante si nécessaire, permettant ainsi d’obtenir la solution générale.

6. Équation différentielle non homogène

Notions clés & Définitions

  • Équation différentielle linéaire du premier ordre non homogène à coefficients variables :
    Une équation de la forme
    y+a(x)y=b(x)y' + a(x) y = b(x)
    a(x)a(x) et b(x)b(x) sont des fonctions de xx, avec a(x)a(x) non constante en général. Elle est dite non homogène lorsque b(x)0b(x) \neq 0 pour au moins certains xx.
    (source : chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

  • Méthode de résolution utilisant une fonction intégrale (exponentielle de la primitive de aa) :
    La solution générale de l’équation non homogène est obtenue en multipliant l’équation par une fonction intégrale μ(x)=ea(x)dx\mu(x) = e^{\int a(x) dx}, appelée facteur intégrant. Cette méthode transforme l’équation en une forme intégrable, permettant de déterminer la solution par intégration.
    (source : chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

  • Théorème sur la forme générale des solutions d’une équation différentielle non homogène :
    Toute solution y(x)y(x) de l’équation
    y+a(x)y=b(x)y' + a(x) y = b(x)
    peut s’écrire sous la forme
    y(x)=yh(x)+yp(x)y(x) = y_h(x) + y_p(x)
    yh(x)y_h(x) est la solution générale de l’équation homogène associée y+a(x)y=0y' + a(x) y = 0, et yp(x)y_p(x) une solution particulière de l’équation non homogène. La solution particulière peut être trouvée via la méthode du facteur intégrant ou d’autres méthodes adaptées.
    (source : chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

Point à retenir

L’équation différentielle linéaire du premier ordre non homogène à coefficients variables se résout en utilisant un facteur intégrant basé sur l’exponentielle de la primitive de a(x)a(x), permettant de décomposer la solution en une partie homogène et une partie particulière.

7. Problèmes de synthèse - Partie 1

Notions clés & Définitions

Modélisation par équations différentielles : Processus consistant à représenter une situation concrète à l’aide d’une équation différentielle, permettant d’étudier son comportement et ses solutions dans un contexte réel. (application pratique)

Interprétation des solutions : Analyse des solutions d’une équation différentielle dans un cadre concret, en reliant la solution mathématique à la situation modélisée pour en tirer des conclusions ou faire des prévisions. (application concrète)

Application à des problèmes concrets : Utilisation des méthodes de résolution d’équations différentielles pour répondre à des questions ou résoudre des problématiques issues de situations réelles, telles que la croissance, la décroissance, ou la dynamique de systèmes. (application pratique)

Partie 1 : Approche initiale pour modéliser et résoudre des problèmes concrets via équations différentielles, en se concentrant sur la formulation et l’interprétation. (concept fondamental)

AUTEUR (date) : La modélisation par équations différentielles permet d’établir un lien direct entre un phénomène observable et une représentation mathématique, facilitant ainsi la compréhension et la prévision dans un contexte réel.

8. Problèmes de synthèse - Partie 2

Notions clés & Définitions

  • Application des méthodes de résolution d'équations différentielles à des problèmes concrets (voir partie 1) : Utilisation des techniques de résolution d’équations différentielles pour modéliser et analyser des situations réelles, en intégrant notamment la modélisation, la recherche de solutions particulières et la compréhension du contexte (Chapitre 12).

  • Approfondissement des problèmes de synthèse : Étude avancée de situations complexes nécessitant la mise en œuvre de plusieurs méthodes de résolution d’équations différentielles, souvent dans un contexte de modélisation intégrée, avec une interprétation précise des solutions dans leur cadre d’application.

  • Stratégies avancées pour résoudre des problèmes modélisés par équations différentielles : Techniques sophistiquées telles que la reconnaissance de formes, la réduction d’ordre, la recherche de solutions particulières par substitution ou par variation des constantes, et l’utilisation de solutions de référence pour traiter des équations différentielles non triviales (Chapitre 12).

  • Méthode de résolution par reconnaissance de formes : Approche consistant à identifier une équation différentielle comme étant équivalente à une forme connue (ex : équation homogène, à coefficients constants, ou par changement de variable), permettant d’appliquer directement la solution adaptée (voir partie 3).

  • Utilisation de solutions particulières pour la résolution d’équations non homogènes : Méthode consistant à déterminer une solution spécifique d’une équation différentielle non homogène, souvent par substitution ou par méthode d’ansatz, pour construire la solution générale (voir partie 4).

Points essentiels

  • La résolution de problèmes concrets modélisés par équations différentielles nécessite une compréhension fine des formes de l’équation, ainsi que la capacité à reconnaître rapidement la méthode adaptée (ex : équation homogène, à coefficients constants, ou non homogène).

  • La recherche de solutions particulières est une étape cruciale pour traiter les équations non homogènes. Elle peut s’effectuer par diverses méthodes, notamment la substitution, l’utilisation de solutions de référence ou la variation des constantes.

  • La modélisation de situations réelles implique souvent la formulation d’une équation différentielle adaptée, puis la résolution en combinant plusieurs techniques (ex : résolution d’une équation homogène suivie d’une recherche de solution particulière).

  • La compréhension du contexte permet d’interpréter les solutions dans leur cadre d’application, notamment en identifiant la signification physique ou économique des constantes d’intégration ou des solutions particulières.

  • La maîtrise des stratégies avancées, telles que la reconnaissance de formes ou la réduction d’ordre, permet d’aborder efficacement des problèmes complexes ou non standards, en évitant des calculs laborieux.

  • La capacité à modéliser, résoudre et interpréter une équation différentielle dans un problème concret est essentielle pour la réussite dans l’approfondissement des synthèses (voir partie 1).

À retenir

Les stratégies avancées pour résoudre des problèmes modélisés par équations différentielles reposent sur la reconnaissance de formes, la recherche de solutions particulières adaptées, et une interprétation précise dans le contexte, permettant d’aborder efficacement des situations complexes.

9. Solutions d’une équation différentielle

Notions clés & Définitions

  • Solution d'une équation différentielle : Fonction y(x)y(x) définie sur un intervalle II qui vérifie l'équation différentielle pour tout xIx \in I. Selon CRIDLAND (chapitre 12), c’est une fonction qui, en substituant dans l’équation, satisfait l’égalité.
  • Caractéristiques des solutions : La solution doit être continue et dérivable (au moins une fois) sur l’intervalle considéré, pour que la dérivée et la fonction soient bien définies et vérifient l’équation.
  • Exemples de solutions : Pour une équation y=ayy' = ay, la solution générale est y(x)=Ceaxy(x) = Ce^{ax}, où CRC \in \mathbb{R} (voir CRIDLAND, chapitre 12).

Points essentiels

  • La solution d'une équation différentielle est une fonction qui satisfait l'égalité pour tout xx dans l’intervalle de définition. Elle doit être suffisamment régulière, c’est-à-dire continue et dérivable si l’équation le demande.
  • La solution générale d'une équation différentielle linéaire du premier ordre y=ayy' = ay (avec aRa \in \mathbb{R}) est y(x)=Ceaxy(x) = Ce^{ax}, avec CRC \in \mathbb{R} (voir CRIDLAND).
  • Pour une équation y=ay+by' = ay + b, la solution particulière constante est yp=b/ay_p = -b/a (si a0a \neq 0), et la solution générale est y(x)=Ceax+ypy(x) = Ce^{ax} + y_p.
  • La continuité et la dérivabilité de la solution sont essentielles pour que celle-ci soit une solution valable, conformément aux théorèmes de l’analyse (voir CRIDLAND).
  • Exemples concrets : solutions de y=2xy' = 2x sont y(x)=x2+Cy(x) = x^2 + C; solutions de y=0y' = 0 sont constantes.

À retenir

Une solution d'une équation différentielle est une fonction régulière (continue et dérivable) qui vérifie l’égalité pour tout xx dans un intervalle donné, et la solution générale s’obtient en combinant solutions particulières et solutions de l’équation homogène associée.

10. Solutions particulières et solutions générales

Notions clés & Définitions

  • Solution particulière : Fonction ou ensemble de fonctions qui satisfont une équation différentielle donnée en respectant des conditions initiales ou particulières. Elle ne contient pas nécessairement la totalité des solutions de l’équation, mais une solution spécifique adaptée à un contexte précis.
    (source : Chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

  • Solution générale : Ensemble de toutes les solutions d’une équation différentielle, généralement exprimée sous la forme d’une famille paramétrée, souvent la somme d’une solution particulière et de la solution homogène associée. Elle représente l’ensemble complet des solutions possibles.
    (source : Chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

  • Méthode pour trouver une solution particulière : Techniques spécifiques permettant d’obtenir une solution particulière d’une équation différentielle non homogène, telles que la méthode de variation des constantes ou la méthode d’ansatz (hypothèse de forme). Ces méthodes consistent à proposer une forme de solution adaptée à l’équation, puis à la vérifier.
    (source : Chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

  • Construction de la solution générale : Processus combinant une solution particulière d’une équation non homogène avec la famille de solutions de l’équation homogène associée. La solution générale s’écrit souvent sous la forme :
    y(x)=yp(x)+yh(x)y(x) = y_p(x) + y_h(x)
    ypy_p est une solution particulière et yhy_h la solution générale de l’équation homogène.
    (source : Chapitre 12, Tearii Cridland Sommaire)

Points essentiels

  • La différence fondamentale réside dans le fait que la solution particulière est une solution spécifique qui satisfait l’équation avec des conditions particulières ou dans un contexte précis, tandis que la solution générale englobe toutes les solutions possibles de l’équation, intégrant une famille paramétrée.
  • Pour résoudre une équation différentielle non homogène, on commence souvent par déterminer une solution particulière à l’aide de méthodes adaptées (par exemple, variation des constantes ou hypothèses de forme).
  • La construction de la solution générale repose sur la superposition : elle combine une solution particulière ypy_p et la famille de solutions de l’équation homogène yhy_h, généralement sous la forme y=yp+yhy = y_p + y_h.
  • La solution générale est essentielle pour modéliser tous les comportements possibles d’un système, tandis que la solution particulière est utilisée pour répondre à un problème spécifique avec conditions initiales ou contraintes précises.
  • La méthode pour trouver une solution particulière dépend du type d’équation (linéaire, non linéaire, à coefficients constants ou variables) et peut inclure des techniques comme l’ansatz, la variation des constantes, ou la méthode d’intégration directe.

À retenir

La solution particulière est une réponse spécifique à une équation différentielle, tandis que la solution générale rassemble toutes ces réponses possibles en combinant une solution particulière avec la famille de solutions de l’équation homogène associée.

Tableaux de Synthèse

CritèreÉquation différentielle homogène y′ = ayAuteur / Référence
Forme généraley′ = ayCridland, chap. 12
Solution généraley(x) = Ce^{ax}Cridland, chap. 12
Méthode de résolutionSéparation des variables ou recognition de la forme exponentielleCridland, chap. 12
Condition d’existenceCoefficient constant a ∈ R*Cridland, chap. 12
ParticularitésSolution exponentielle, dépend uniquement de yCridland, chap. 12
CritèrePrimitive d’une fonction continuePrimitives usuellesReconnaissance dérivée composéeAuteurs / Références
DéfinitionF′(x) = f(x)Fonctions de référenceFormule de la dérivée composéeTearii Cridland, chap. 12, 13
Relation entre primitivesDiffèrent d’une constanteFonctions usuellesIdentification par la formuleTearii Cridland, chap. 12, 13
Méthode de calculTechniques d’intégration directe ou reconnaissanceTables de primitivesReconnaissance par la formuleTearii Cridland, chap. 12, 13

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la primitive d’une fonction avec sa dérivée.
  2. Oublier que deux primitives diffèrent d’une constante.
  3. Confondre équation homogène y′ = ay avec une équation non homogène.
  4. Mal appliquer la formule de la dérivée de la composée, notamment en inversant g et f.
  5. Confondre la solution particulière et la solution générale d’une équation différentielle.
  6. Oublier d’intégrer la constante d’intégration dans la solution générale.
  7. Mal reconnaître une primitive dans un exercice en utilisant uniquement la formule sans vérification.

Checklist Examen

  • Connaître la définition d’une primitive d’une fonction continue selon Tearii Cridland.
  • Savoir que toute fonction continue sur un intervalle admet une primitive (théorème d’existence).
  • Maîtriser la relation entre deux primitives d’une même fonction : différence constante.
  • Connaître les primitives usuelles des fonctions de référence (xⁿ, 1/√x, exp, sin, cos) et leur formule.
  • Savoir calculer une primitive par décomposition ou reconnaissance.
  • Reconnaître la dérivée d’une composée à partir de la formule (fg)(x)=f(g(x))×g(x)\left(f \circ g\right)'(x) = f'(g(x)) \times g'(x).
  • Identifier une équation différentielle homogène du premier ordre à coefficients constants : y′ = ay.
  • Savoir que la solution générale de y′ = ay est y(x) = Ce^{ax}.
  • Maîtriser la méthode de résolution par séparation des variables ou reconnaissance de la forme exponentielle.
  • Connaître la différence entre solution particulière et solution générale d’une équation différentielle.
  • Vérifier que la primitive ou solution proposée satisfait bien l’équation ou la propriété.
  • Connaître la référence principale : Tearii Cridland, chapitres 12 et 13.

Teste tes connaissances

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1. Qu'est-ce qu'une primitive d'une fonction continue sur un intervalle ?

2. Quelle est la primitive de la fonction f(x) = x^3 sur un intervalle contenant l'origine ?

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Primitive — définition ?

Fonction dérivable dont la dérivée est la fonction donnée.

Théorème d’existence — fonction continue ?

Toute fonction continue sur un intervalle admet une primitive.

Deux primitives d’une même fonction — différence ?

Diffèrent d’une constante.

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