QCM : Métamorphisme et géodynamique interne — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle transformation correspond au métamorphisme d’une roche préexistante ?

Une cristallisation directe d’un magma lors de son refroidissement
Une désagrégation mécanique provoquée par l’érosion et le transport
Une transformation à l’état solide sous l’effet de variations de pression et de température
Une fusion complète produisant un magma sous l’effet d’une forte température

Une transformation à l’état solide sous l’effet de variations de pression et de température

Explication

Le métamorphisme transforme une roche à l’état solide lorsque la pression et/ou la température change, sans modifier globalement sa composition chimique, sauf par l’action des fluides. La fusion se distingue de ce processus puisqu’elle produit un magma.

2. Comment définit-on une paragenèse métamorphique ?

Une association de minéraux formés exclusivement pendant la fusion partielle d’une roche
Une association de minéraux stables et à l’équilibre dans un domaine donné de pression et de température
Une succession de roches classées selon leur âge et leur position dans une série géologique
Un ensemble de cristaux hérités du protolithe et préservés malgré toute modification thermique

Une association de minéraux stables et à l’équilibre dans un domaine donné de pression et de température

Explication

Une paragenèse rassemble des minéraux qui sont stables et en équilibre dans des conditions déterminées de pression et de température. Une association de minéraux hérités ne constitue donc pas nécessairement une paragenèse métamorphique.

3. Quel énoncé caractérise correctement un faciès métamorphique ?

Une série de roches définie par une même texture, indépendamment de la pression et de la température
Un groupe de minéraux issus d’un même protolithe et observés dans des conditions de surface
Un ensemble de roches de compositions différentes formées dans un même intervalle étroit de pression et de température
Une roche unique dont la composition chimique reste identique durant toute son histoire géologique

Un ensemble de roches de compositions différentes formées dans un même intervalle étroit de pression et de température

Explication

Un faciès métamorphique regroupe des roches chimiquement différentes dont les minéraux se sont formés dans un intervalle étroit et commun de pression et de température. Il ne correspond donc pas à une seule roche ni à une simple catégorie texturale.

4. Dans quelle orientation se forment généralement la schistosité et la foliation par rapport à la déformation ?

Dans un plan oblique qui ne dépend pas des axes principaux de la déformation
Dans l’axe X, parallèle à la direction de l’allongement maximal
Dans l’axe Z, parallèle à la direction du plus fort raccourcissement
Dans le plan XY, perpendiculaire à l’axe Z du plus fort raccourcissement

Dans le plan XY, perpendiculaire à l’axe Z du plus fort raccourcissement

Explication

La schistosité et la foliation sont des structures planaires développées dans le plan XY, qui est perpendiculaire à l’axe Z du plus fort raccourcissement. L’axe X correspond plutôt à la direction privilégiée de la linéation.

5. Quelle structure métamorphique correspond à des alignements parallèles d’éléments minéraux ou structuraux, généralement selon l’axe X ?

La schistosité, qui correspond à une organisation planaire des minéraux
La texture grenue, qui conserve la taille relative des cristaux initiaux
La foliation, qui forme un plan perpendiculaire à l’axe de raccourcissement
La linéation, qui marque généralement l’axe d’allongement maximal

La linéation, qui marque généralement l’axe d’allongement maximal

Explication

La linéation est une structure linéaire produite par l’alignement parallèle d’éléments minéraux ou structuraux, généralement dans l’axe X d’allongement maximal. La foliation et la schistosité sont au contraire des structures planaires.

6. Quelle observation peut être faite dans un métagabbro ayant subi un métamorphisme ?

Il devient un gneiss lorsque la glaucophane et la lawsonite remplacent tous ses cristaux initiaux
Il peut conserver une texture grenue tout en acquérant des minéraux comme la glaucophane et la lawsonite
Il perd nécessairement toute texture cristalline dès que de nouveaux minéraux métamorphiques apparaissent
Il développe une texture vitreuse parce que ses minéraux fondent puis refroidissent rapidement

Il peut conserver une texture grenue tout en acquérant des minéraux comme la glaucophane et la lawsonite

Explication

Un métagabbro peut garder sa texture grenue initiale tout en formant de nouveaux minéraux métamorphiques, notamment la glaucophane et la lawsonite. Le métamorphisme n’implique pas une fusion ni la disparition obligatoire de la texture originelle.

7. Quel terme désigne la roche initiale avant sa transformation métamorphique ?

La paragenèse
La roche métamorphique
Le faciès métamorphique
Le protolithe

Le protolithe

Explication

Le protolithe est la roche préexistante qui subit les transformations métamorphiques. La roche métamorphique désigne au contraire le produit transformé issu de ce protolithe.

8. Une roche métamorphique issue d’un protolithe sédimentaire est qualifiée de quelle manière ?

Orthodérivée
Carbonatée
Paradérivée
Magmatique

Paradérivée

Explication

Une roche métamorphique est paradérivée lorsque son protolithe est sédimentaire. Le terme orthodérivée s’applique lorsque le protolithe est magmatique.

9. Quelle association entre un gneiss et son protolithe est correcte ?

L’orthogneiss provient d’une pélite métamorphisée, tandis que le paragneiss provient d’un granite métamorphisé
L’orthogneiss provient d’un calcaire métamorphisé, tandis que le paragneiss provient d’un gabbro métamorphisé
L’orthogneiss provient d’un granite métamorphisé, tandis que le paragneiss provient d’une pélite métamorphisée
L’orthogneiss provient d’un basalte métamorphisé, tandis que le paragneiss provient d’un marbre métamorphisé

L’orthogneiss provient d’un granite métamorphisé, tandis que le paragneiss provient d’une pélite métamorphisée

Explication

L’orthogneiss dérive d’un protolithe magmatique, ici un granite, alors que le paragneiss dérive d’un protolithe sédimentaire, ici une pélite. La distinction repose donc sur l’origine du protolithe plutôt que sur la seule texture du gneiss.

10. À pression et température constantes, dans quelle situation une association minérale est-elle à l’équilibre métamorphique ?

Lorsque sa composition chimique devient entièrement homogène
Lorsque tous ses minéraux ont la même structure cristalline
Lorsque son enthalpie libre G atteint une valeur minimale
Lorsque son enthalpie libre G atteint une valeur maximale

Lorsque son enthalpie libre G atteint une valeur minimale

Explication

L’équilibre métamorphique correspond à l’état de plus faible enthalpie libre G pour l’association minérale considérée. Une association dont G est plus élevée est moins stable et peut évoluer vers un assemblage plus stable.

11. Que se produit-il lorsqu’une roche est soumise à de nouvelles conditions de pression et de température ?

Les minéraux initiaux changent de couleur sans modifier la stabilité de la roche
Les minéraux initiaux deviennent instables et sont remplacés par un assemblage plus stable
Les minéraux initiaux restent stables et les nouveaux minéraux disparaissent progressivement
La roche fond nécessairement avant toute modification de son assemblage minéral

Les minéraux initiaux deviennent instables et sont remplacés par un assemblage plus stable

Explication

Un changement de pression et de température peut rendre instables les minéraux du protolithe, qui sont alors remplacés par des minéraux plus stables dans les nouvelles conditions. La fusion n’est pas une étape nécessaire de cette transformation métamorphique.

12. Quelle relation entre le quartz et la coésite est correcte concernant leur stabilité en profondeur ?

La coésite est stable près de la surface, tandis que le quartz apparaît dans les grandes profondeurs
Le quartz est stable au-delà d’environ 90 km, tandis que la coésite l’est près de la surface
Les deux minéraux sont stables dans les mêmes profondeurs, mais diffèrent par leur composition
La coésite est stable au-delà d’environ 90 km, tandis que le quartz l’est jusqu’à cette profondeur

La coésite est stable au-delà d’environ 90 km, tandis que le quartz l’est jusqu’à cette profondeur

Explication

Le quartz et la coésite ont la même composition, SiO2, mais la coésite devient stable à des profondeurs supérieures à 90 km. Le quartz est stable jusqu’à environ 90 km.

13. Quelle propriété définit des polymorphes minéraux ?

Ils ont des compositions chimiques différentes mais une structure cristalline identique
Ils ont la même composition chimique mais des structures cristallines différentes
Ils résultent de réactions différentes tout en ayant nécessairement des compositions variables
Ils possèdent la même composition et la même structure dans des environnements différents

Ils ont la même composition chimique mais des structures cristallines différentes

Explication

Des polymorphes sont des minéraux chimiquement identiques dont les structures cristallines diffèrent. Le quartz et la coésite illustrent cette définition avec la composition SiO2.

14. Quelle combinaison de variations caractérise un géothermomètre plutôt qu’un géobaromètre ?

Une forte variation de volume et une faible variation d’entropie
Une forte variation de volume et une forte variation d’entropie
Une diminution du volume et une faible variation d’entropie
Une faible variation de volume et une forte variation d’entropie

Une faible variation de volume et une forte variation d’entropie

Explication

Les transformations utilisées comme géothermomètres présentent une faible variation de volume et une forte variation d’entropie. Les géobaromètres sont plutôt associés à une faible variation d’entropie et à une diminution du volume.

15. Quelle expression donne le coefficient de partage du couple grenat-biotite ?

Kd=(Mg/Fe)biotite(Mg/Fe)grenatK_d = \frac{(Mg/Fe)_{biotite}}{(Mg/Fe)_{grenat}}
Kd=Mggrenat+FebiotiteFegrenat+MgbiotiteK_d = \frac{Mg_{grenat}+Fe_{biotite}}{Fe_{grenat}+Mg_{biotite}}
Kd=(Mg/Fe)grenat(Mg/Fe)biotiteK_d = \frac{(Mg/Fe)_{grenat}}{(Mg/Fe)_{biotite}}
Kd=(Mg/Fe)grenat×(Mg/Fe)biotiteK_d = (Mg/Fe)_{grenat} \times (Mg/Fe)_{biotite}

$$K_d = \frac{(Mg/Fe)_{grenat}}{(Mg/Fe)_{biotite}}$$

Explication

Pour le couple grenat-biotite, Kd est le rapport entre le rapport Mg/Fe du grenat et celui de la biotite. L’inversion de ces deux termes modifierait la définition du coefficient utilisé.

16. Sur quelle base chimique le géobaromètre GASP estime-t-il la pression des métapélites ?

Les variations du coefficient Kd entre la biotite et le grenat
Les variations de la teneur en quartz et en coésite
Les variations de la proportion de biotite dans le leucosome
Les variations de la teneur en aluminium du plagioclase et du grenat

Les variations de la teneur en aluminium du plagioclase et du grenat

Explication

Le géobaromètre GASP exploite les variations d’aluminium dans les solutions solides du plagioclase et du grenat pour estimer la pression. Le coefficient Kd du couple biotite-grenat sert plutôt de base à un géothermomètre.

17. Comment définir l’anatexie crustale ?

Une fusion partielle de la croûte continentale dans certaines conditions métamorphiques
Une cristallisation rapide d’un magma provenant directement du manteau
Une recristallisation complète de la croûte continentale à l’état solide
Une déformation mécanique de la croûte sans transformation de ses minéraux

Une fusion partielle de la croûte continentale dans certaines conditions métamorphiques

Explication

L’anatexie crustale désigne une fusion partielle de la croûte continentale pouvant survenir dans certaines conditions métamorphiques. Le métamorphisme ordinaire se déroule à l’état solide et ne correspond donc pas à cette définition.

18. Quelle caractéristique permet d’identifier une migmatite ?

Elle correspond à une roche sédimentaire composée de fragments granitiques et de fragments argileux
Elle provient d’une cristallisation mantellique et associe des parties basaltiques à des parties volcaniques
Elle résulte d’un métamorphisme à l’état solide et ne contient aucune partie issue d’une fusion
Elle résulte d’une anatexie partielle et associe des parties granitiques à des parties gneissiques ou micaschisteuses

Elle résulte d’une anatexie partielle et associe des parties granitiques à des parties gneissiques ou micaschisteuses

Explication

Une migmatite est formée par anatexie crustale partielle et mélange des domaines granitiques avec des domaines gneissiques ou micaschisteux. Un gneiss non migmatitique ne possède pas le mobilisat granitique produit par cette fusion.

19. Dans une migmatite, quelle distinction entre leucosome et mélanosome est correcte ?

Le leucosome est le mobilisat granitique, tandis que le mélanosome est le restat solide riche en biotite
Le leucosome correspond à la roche encaissante, tandis que le mélanosome représente le quartz recristallisé
Le leucosome est une partie fondue riche en fer, tandis que le mélanosome est une partie fondue riche en feldspath
Le leucosome est le restat riche en biotite, tandis que le mélanosome est le mobilisat granitique

Le leucosome est le mobilisat granitique, tandis que le mélanosome est le restat solide riche en biotite

Explication

Le leucosome est la partie granitique mobile issue de la fusion partielle, tandis que le mélanosome est le résidu solide enrichi en minéraux ferromagnésiens, notamment la biotite. Les inverser conduirait à confondre le produit fondu et le résidu de fusion.

20. Que devient un métagabbro lorsqu’il est placé dans les conditions du faciès éclogite ?

Il devient une éclogite, car la roche produite dépend aussi de la composition du protolithe
Il devient une migmatite, car le faciès éclogite implique une fusion partielle
Il devient un gneiss, car toutes les roches du faciès éclogite ont cette composition
Il conserve sa composition minéralogique, car le faciès détermine seulement la pression

Il devient une éclogite, car la roche produite dépend aussi de la composition du protolithe

Explication

Un métagabbro placé dans le faciès éclogite évolue vers une éclogite, tandis qu’une argile soumise aux mêmes conditions peut produire un gneiss. Le faciès décrit donc des conditions métamorphiques, mais la roche obtenue dépend du protolithe.

21. Quelle distinction d’échelle caractérise le métamorphisme de contact par rapport au métamorphisme régional ?

Il résulte principalement de l’enfouissement d’une vaste région
Il se développe localement autour d’une intrusion magmatique
Il accompagne généralement la subduction d’une plaque océanique
Il affecte une chaîne entière sur plusieurs centaines de kilomètres

Il se développe localement autour d’une intrusion magmatique

Explication

Le métamorphisme de contact est une transformation thermique localisée autour d’une intrusion, sur quelques centimètres à quelques kilomètres. Le métamorphisme régional concerne au contraire des étendues beaucoup plus vastes, souvent de dizaines à centaines de kilomètres.

22. Dans quelle direction le métamorphisme augmente-t-il dans les Alpes occidentales ?

Des massifs cristallins méridionaux vers les bassins occidentaux
Des domaines internes orientaux vers les domaines externes occidentaux
Des zones profondes centrales vers les marges septentrionales
Des domaines externes occidentaux vers les domaines internes orientaux

Des domaines externes occidentaux vers les domaines internes orientaux

Explication

Dans les Alpes occidentales, l’intensité du métamorphisme augmente d’ouest en est, des domaines externes vers les domaines internes. Cette évolution correspond à un gradient HP-BT.

23. Quelle comparaison décrit correctement les gradients BP-HT et HP-BT ?

Les deux gradients associent forte température et faible pression et conduisent fréquemment à l’anatexie
Les deux gradients associent forte pression et faible température et restent éloignés des conditions d’anatexie
Le gradient BP-HT favorise l’anatexie, tandis que le gradient HP-BT associe forte pression et faible température
Le gradient BP-HT associe forte pression et faible température, tandis que le gradient HP-BT favorise l’anatexie

Le gradient BP-HT favorise l’anatexie, tandis que le gradient HP-BT associe forte pression et faible température

Explication

Le gradient BP-HT se caractérise par une forte température et peut conduire à l’anatexie, alors que le gradient HP-BT combine forte pression et faible température. Le gradient HP-BT ne conduit pas à l’anatexie dans la distinction présentée.

24. Que décrit un chemin pression-température-temps au cours de l’histoire d’une roche métamorphique ?

L’évolution de la pression et de la température en fonction du temps
La répartition spatiale des roches métamorphiques autour d’une intrusion
La vitesse de refroidissement d’un minéral sans variation de pression
La composition chimique initiale d’un magma en fonction de sa profondeur

L’évolution de la pression et de la température en fonction du temps

Explication

Un chemin P-T-t retrace les variations de pression et de température au cours du temps pendant l’histoire métamorphique d’une roche. Il ne décrit donc pas une simple composition initiale ni une répartition spatiale.

25. Une roche s’enfonce puis remonte vers la surface : quels trajets P-T-t associe-t-on généralement à ces deux étapes ?

Un trajet prograde pendant les deux étapes, avec une pression qui augmente à la remontée
Un trajet rétrograde lors de l’enfouissement, puis un trajet prograde lors de l’exhumation
Un trajet prograde lors de l’enfouissement, puis un trajet rétrograde lors de l’exhumation
Un trajet rétrograde pendant les deux étapes, avec une température qui augmente à l’enfouissement

Un trajet prograde lors de l’enfouissement, puis un trajet rétrograde lors de l’exhumation

Explication

L’enfouissement s’accompagne généralement d’une augmentation de pression et de température et correspond au trajet prograde. L’exhumation entraîne plutôt leur diminution et correspond au trajet rétrograde.

26. Comment la succession des paragenèses permet-elle de reconstituer un chemin P-T-t ?

En comparant la taille des cristaux sans tenir compte de leur succession
En identifiant la roche mère sans examiner les assemblages minéralogiques
En ordonnant les assemblages minéralogiques selon leur chronologie relative
En mesurant la distance entre les minéraux plutôt que leurs conditions de formation

En ordonnant les assemblages minéralogiques selon leur chronologie relative

Explication

La succession des paragenèses fournit une chronologie relative des assemblages minéralogiques, ce qui permet de retracer les différentes étapes du chemin P-T-t. La taille ou la disposition spatiale des cristaux ne suffit pas à établir cette histoire.

27. Quel faciès acquiert généralement la lithosphère océanique formée à l’axe d’une dorsale sous l’effet de l’eau de mer ?

Le faciès granulite
Le faciès schistes bleus
Le faciès schistes verts
Le faciès éclogite

Le faciès schistes verts

Explication

L’interaction entre la lithosphère océanique nouvellement formée et l’eau de mer produit généralement un faciès schistes verts. Les schistes bleus et les éclogites sont plutôt associés aux conditions de subduction.

28. Quel effet caractérise l’hydrothermalisme océanique dans les roches fracturées de la lithosphère ?

Il fond les roches et sépare les éléments selon leur masse atomique
Il hydrate les minéraux et provoque des échanges d’ions avec l’eau de mer
Il refroidit les roches sans modifier leur composition minéralogique
Il déshydrate les minéraux et bloque les échanges chimiques avec les fluides

Il hydrate les minéraux et provoque des échanges d’ions avec l’eau de mer

Explication

La circulation de l’eau de mer dans les fractures hydrate les minéraux et permet des échanges d’ions entre les roches et le fluide. L’hydrothermalisme implique donc des transformations chimiques liées aux fluides, contrairement à un métamorphisme strictement isochimique.

29. Quel processus transforme une péridotite en serpentinite principalement constituée de minéraux du groupe de la serpentine ?

La fusion partielle, qui sépare un liquide basaltique du résidu mantellique
La carbonatation, qui transforme la péridotite en roche riche en carbonates
L’albitisation, qui remplace les minéraux par des feldspaths sodiques
La serpentinisation, qui correspond à une altération hydrothermale

La serpentinisation, qui correspond à une altération hydrothermale

Explication

La serpentinisation est une altération hydrothermale de la péridotite qui produit une serpentinite riche en minéraux du groupe de la serpentine. L’albitisation concerne principalement la modification des plagioclases et ne désigne pas cette transformation de la péridotite.

30. Lors de l’albitisation des plagioclases de la croûte océanique, quelle évolution ionique se produit ?

Le calcium entre dans les plagioclases sodiques et le sodium est libéré dans le fluide
Le sodium entre dans les plagioclases calciques et le calcium est libéré dans le fluide
Le magnésium entre dans les plagioclases calciques tandis que le fer est libéré dans le fluide
Le sodium et le calcium quittent ensemble les plagioclases pour former une serpentinite

Le sodium entre dans les plagioclases calciques et le calcium est libéré dans le fluide

Explication

L’albitisation incorpore du sodium dans les plagioclases calciques et libère du calcium dans le fluide hydrothermal. Elle correspond donc à un échange ionique précis, et non à une transformation impliquant principalement le magnésium ou le fer.

31. Quelle association minéralogique caractérise une éclogite issue du métamorphisme d’une roche basaltique ou gabbroïque ?

Du glaucophane et de la lawsonite dans une roche métamorphisée au faciès schistes bleus
Du grenat et de l’omphacite dans une roche métamorphisée au faciès éclogite
De la hornblende et du plagioclase dans une roche métamorphisée au faciès amphibolite
Du quartz et de la biotite dans une roche métamorphisée au faciès schistes verts

Du grenat et de l’omphacite dans une roche métamorphisée au faciès éclogite

Explication

Une éclogite correspond à une roche basaltique ou gabbroïque métamorphisée au faciès éclogite, avec du grenat et de l’omphacite. L’association hornblende-plagioclase caractérise plutôt le faciès amphibolite, lié à une évolution métamorphique différente.

32. Que traduit la réaction coronitique Grt+Cpx+Q=Hbl+PlGrt + Cpx + Q = Hbl + Pl autour des grenats ?

Une diminution de l’intensité métamorphique associée à une rétromorphose
Une fusion partielle de la roche accompagnée d’une cristallisation magmatique
Une augmentation de la pression associée à la formation progressive de l’éclogite
Une hydratation initiale de la croûte avant son entrée en subduction

Une diminution de l’intensité métamorphique associée à une rétromorphose

Explication

La réaction coronitique consomme le grenat, le clinopyroxène et le quartz pour former de la hornblende et du plagioclase, ce qui indique une évolution rétrograde. La formation de l’omphacite et du grenat correspond au contraire au faciès éclogite prograde.

33. Quelle succession métamorphique peut suivre une croûte océanique subduite puis exhumée ?

Schistes bleus, puis éclogite, puis rééquilibration possible dans le faciès amphibolite
Schistes verts, puis amphibolite, puis schistes bleus pendant l’enfouissement
Amphibolite, puis schistes verts, puis éclogite lors de la remontée
Éclogite, puis schistes bleus, puis augmentation de pression pendant l’exhumation

Schistes bleus, puis éclogite, puis rééquilibration possible dans le faciès amphibolite

Explication

La subduction conduit successivement vers les faciès schistes bleus et éclogite, tandis que l’exhumation et le réchauffement peuvent favoriser une rééquilibration dans le faciès amphibolite. L’exhumation diminue la pression, elle ne poursuit donc pas l’évolution vers des conditions plus profondes.

34. Quels éléments faut-il combiner pour reconstituer un contexte géodynamique à partir de roches métamorphiques ?

Leur couleur, leur granulométrie et la forme des affleurements régionaux
Leurs paragenèses, leurs chemins P-T-t et les gradients métamorphiques régionaux
Leur teneur en eau, leur densité et la distance séparant les massifs étudiés
Leur âge de cristallisation, leur viscosité et leur position dans les bassins sédimentaires

Leurs paragenèses, leurs chemins P-T-t et les gradients métamorphiques régionaux

Explication

L’interprétation géodynamique repose sur la combinaison des paragenèses, des chemins pression-température-temps et des gradients métamorphiques régionaux. La couleur, la granulométrie ou la forme des affleurements ne fournissent pas à elles seules les contraintes nécessaires pour reconstruire cette histoire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Métamorphisme et géodynamique interne.

Qu'est-ce que le métamorphisme ?

Le métamorphisme est la transformation solide d'une roche sous pression et/ou température.

Qu'appelle-t-on protolithe en métamorphisme ?

Le protolithe est la roche préexistante avant transformation.

Qu'est-ce qu'une paragenèse ?

Une paragenèse est une association stable de minéraux à l'équilibre.

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