QCM : Modèles et structure de l’atome — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation décrit correctement un atome électriquement neutre selon le modèle nucléaire de Rutherford ?

Un noyau positif contenant des électrons, entouré de protons négatifs
Un noyau positif entouré d’électrons négatifs, avec autant de protons que d’électrons
Un noyau négatif entouré de protons positifs, avec autant d’électrons que de neutrons
Un noyau neutre contenant des électrons, entouré de protons et de neutrons

Un noyau positif entouré d’électrons négatifs, avec autant de protons que d’électrons

Explication

Un atome neutre possède un noyau contenant des protons et des neutrons, tandis que les électrons négatifs se déplacent autour de lui ; l’égalité des nombres de protons et d’électrons assure la neutralité. Un ion, contrairement à cet atome, présente un déséquilibre entre ces deux nombres.

2. Que montrent les ordres de grandeur des diamètres du noyau et de l’atome ?

Le noyau et l’atome mesurent environ 1010 m10^{-10}\ \text{m}, ce qui révèle une structure homogène
Le noyau et l’atome mesurent environ 1015 m10^{-15}\ \text{m}, ce qui révèle une structure concentrée
Le noyau mesure environ 1010 m10^{-10}\ \text{m} et l’atome environ 1015 m10^{-15}\ \text{m}, ce qui révèle une structure compacte
Le noyau mesure environ 1015 m10^{-15}\ \text{m} et l’atome environ 1010 m10^{-10}\ \text{m}, ce qui révèle une structure lacunaire

Le noyau mesure environ $$10^{-15}\ \text{m}$$ et l’atome environ $$10^{-10}\ \text{m}$$, ce qui révèle une structure lacunaire

Explication

Le noyau est beaucoup plus petit que l’atome, avec des diamètres d’environ 1015 m10^{-15}\ \text{m} et 1010 m10^{-10}\ \text{m} respectivement ; l’atome est donc principalement constitué d’espace vide. L’inversion de ces dimensions conduirait à une structure compacte, contraire au modèle nucléaire.

3. Quelle grandeur caractérise l’identité d’un élément chimique ?

Le nombre de neutrons, égal à la différence entre électrons et protons
La charge électrique du noyau, égale au nombre total de nucléons
Le nombre de masse AA, égal au nombre total de nucléons du noyau
Le numéro atomique ZZ, égal au nombre de protons du noyau

Le numéro atomique $$Z$$, égal au nombre de protons du noyau

Explication

L’élément chimique est défini par son numéro atomique ZZ, qui correspond au nombre de protons présents dans le noyau. Le nombre de masse AA décrit un nucléide et ne suffit donc pas à identifier l’élément.

4. Un noyau contient 8 protons et 10 neutrons. Quel couple caractérise le nucléide correspondant ?

(Z;A)=(8;10)\left(Z;A\right)=\left(8;10\right)
(Z;A)=(8;18)\left(Z;A\right)=\left(8;18\right)
(Z;A)=(18;8)\left(Z;A\right)=\left(18;8\right)
(Z;A)=(10;18)\left(Z;A\right)=\left(10;18\right)

$$\left(Z;A\right)=\left(8;18\right)$$

Explication

Le numéro atomique vaut Z=8Z=8, car il compte les protons, et le nombre de masse vaut A=8+10=18A=8+10=18, car il compte tous les nucléons. Le nombre de neutrons ne constitue donc pas la seconde composante du couple.

5. Comment distingue-t-on deux nucléides isotopes d’un même élément ?

Ils possèdent le même numéro atomique et des nombres de masse différents
Ils possèdent des nombres de masse identiques et des nombres de protons différents
Ils possèdent des nombres de neutrons identiques et des numéros atomiques différents
Ils possèdent des numéros atomiques différents et le même nombre de masse

Ils possèdent le même numéro atomique et des nombres de masse différents

Explication

Des isotopes appartiennent au même élément, donc ils ont le même nombre de protons et le même numéro atomique ZZ, mais leur nombre de neutrons diffère, ce qui modifie AA. Des numéros atomiques différents correspondent à des éléments différents.

6. Comment varie l’énergie d’un photon lorsque sa fréquence augmente, toutes les autres grandeurs étant reliées par la relation de Planck ?

Elle reste constante, car ΔE=h+ν=hcλ\Delta E=h+\nu=\frac{hc}{\lambda}
Elle augmente, car ΔE=hν=hcλ\Delta E=h\nu=\frac{hc}{\lambda}
Elle devient nulle, car ΔE=hλcν\Delta E=\frac{h\lambda}{c\nu}
Elle diminue, car ΔE=hν=hcλ\Delta E=\frac{h}{\nu}=\frac{hc}{\lambda}

Elle augmente, car $$\Delta E=h\nu=\frac{hc}{\lambda}$$

Explication

La relation ΔE=hν=hcλ\Delta E=h\nu=\frac{hc}{\lambda} montre que l’énergie est proportionnelle à la fréquence. La longueur d’onde intervient au dénominateur, de sorte qu’une fréquence plus grande correspond aussi à une longueur d’onde plus courte.

7. Quelle description correspond à un photon lors d’un échange d’énergie entre la matière et le rayonnement ?

Un noyau atomique neutre qui absorbe toute l’énergie rayonnée
Un quantum d’énergie transporté par une particule sans masse ni charge
Un électron chargé qui transporte une énergie continue
Une onde massive portant une charge électrique positive

Un quantum d’énergie transporté par une particule sans masse ni charge

Explication

Les échanges d’énergie sont quantifiés : chaque quantum est transporté par un photon, qui ne possède ni masse ni charge électrique. Un électron est une particule massive et chargée, tandis qu’un noyau n’est pas un photon.

8. Un atome reçoit une énergie électromagnétique et passe du niveau EmE_m au niveau supérieur EnE_n. Quel phénomène se produit ?

Une absorption d’énergie, avec ΔE=EnEm=hν\Delta E=E_n-E_m=h\nu
Une ionisation spontanée, avec ΔE=En+Em=hν\Delta E=E_n+E_m=h\nu
Une émission d’énergie, avec ΔE=EmEn=hν\Delta E=E_m-E_n=h\nu
Une diffusion élastique, avec ΔE=Em+En=hν\Delta E=E_m+E_n=h\nu

Une absorption d’énergie, avec $$\Delta E=E_n-E_m=h\nu$$

Explication

Le passage vers un niveau supérieur correspond à une absorption, et l’énergie reçue vaut la différence EnEmE_n-E_m, égale à hνh\nu. Une émission correspond au passage inverse, d’un niveau supérieur vers un niveau inférieur.

9. Lorsqu’un atome passe d’un niveau supérieur EnE_n à un niveau inférieur EmE_m, que se passe-t-il ?

Il émet un photon d’énergie ΔE=En+Em=hν\Delta E=E_n+E_m=h\nu
Il absorbe un photon d’énergie ΔE=EmEn=hν\Delta E=E_m-E_n=h\nu
Il absorbe un photon d’énergie ΔE=En+Em=hν\Delta E=E_n+E_m=h\nu
Il émet un photon d’énergie ΔE=EnEm=hν\Delta E=E_n-E_m=h\nu

Il émet un photon d’énergie $$\Delta E=E_n-E_m=h\nu$$

Explication

Une descente vers un niveau d’énergie inférieur libère l’écart énergétique sous forme de rayonnement, avec ΔE=EnEm=hν\Delta E=E_n-E_m=h\nu. L’absorption décrit au contraire une montée vers un niveau supérieur.

10. Que représente une orbitale atomique ?

Une surface délimitant exactement le volume d’un électron
Une couche électronique contenant plusieurs niveaux d’énergie
Une trajectoire précise suivie par un électron autour du noyau
Une région où la probabilité de trouver un électron est élevée

Une région où la probabilité de trouver un électron est élevée

Explication

Une orbitale décrit une région de l’espace caractérisée par une forte probabilité de présence de l’électron. Elle ne correspond pas à une trajectoire classique précisément définie.

11. Quelle conséquence découle du principe d’incertitude appliqué à un électron ?

Sa position et sa vitesse peuvent être mesurées simultanément avec une précision parfaite
Sa position reste fixe tant que l’électron appartient à une couche donnée
Sa position et sa vitesse ne peuvent pas être connues simultanément avec une précision arbitraire
Sa vitesse est déterminée par la forme géométrique de son orbitale

Sa position et sa vitesse ne peuvent pas être connues simultanément avec une précision arbitraire

Explication

Le principe d’incertitude limite la précision simultanée de la position et de la vitesse d’un électron. Il s’oppose ainsi à l’idée d’une trajectoire classique parfaitement déterminée.

12. Quel rôle joue le nombre quantique principal nn ?

Il indique le spin de l’électron dans une orbitale donnée
Il détermine le nombre d’électrons présents dans la sous-couche
Il définit la forme de l’orbitale et son orientation dans l’espace
Il définit la couche électronique et quantifie l’énergie de l’électron

Il définit la couche électronique et quantifie l’énergie de l’électron

Explication

Le nombre quantique principal nn caractérise la couche électronique et est lié à l’énergie de l’électron. La forme de l’orbitale relève plutôt du nombre quantique secondaire ll.

13. Pour une valeur donnée de nn, quelles contraintes s’appliquent aux nombres quantiques ll et mlm_l ?

1ln1 \le l \le n et nml+n-n \le m_l \le +n
ll est indépendant de nn et mlm_l vaut toujours zéro
0ln0 \le l \le n et n<ml<+n-n < m_l < +n
0l<n0 \le l < n et lml+l-l \le m_l \le +l

$$0 \le l < n$$ et $$-l \le m_l \le +l$$

Explication

Le nombre quantique secondaire vérifie 0l<n0 \le l < n, tandis que le nombre magnétique prend les valeurs comprises entre l-l et +l+l. Ces nombres décrivent respectivement la forme et la direction de l’orbitale.

14. Que décrit une configuration électronique à l’état fondamental ?

La répartition des protons et des neutrons dans le noyau
La répartition des électrons dans les orbitales de plus basse énergie
La succession des trajectoires circulaires suivies par les électrons
La répartition des électrons après leur excitation vers des niveaux supérieurs

La répartition des électrons dans les orbitales de plus basse énergie

Explication

La configuration électronique indique comment les électrons se répartissent dans les orbitales, généralement dans l’état fondamental de plus basse énergie. Un état excité correspond au contraire à une configuration plus énergétique.

15. Combien d’électrons une orbitale peut-elle contenir au maximum selon le principe d’exclusion de Pauli ?

Quatre électrons possédant les mêmes nombres quantiques
Un seul électron, quel que soit son spin
Deux électrons ayant des spins parallèles
Deux électrons ayant des spins opposés

Deux électrons ayant des spins opposés

Explication

Le principe de Pauli interdit à deux électrons d’un même atome d’avoir les quatre mêmes nombres quantiques. Une orbitale peut donc accueillir deux électrons, dont les spins sont opposés.

16. Selon la règle de Klechkowski, quelle sous-couche est remplie en premier lorsque deux sous-couches ont la même valeur de n+ln+l ?

Celle qui possède le plus grand nombre d’orbitales
Celle dont le nombre quantique principal nn est le plus petit
Celle dont le nombre quantique secondaire ll est le plus petit
Celle qui appartient à la couche de plus grande énergie

Celle dont le nombre quantique principal $$n$$ est le plus petit

Explication

À égalité de n+ln+l, la règle de Klechkowski donne la priorité à la sous-couche de plus petit nn. Le classement ne repose donc pas sur le seul nombre quantique principal.

17. Comment la règle de Hund organise-t-elle les électrons dans des orbitales dégénérées ?

Les électrons choisissent d’abord les orbitales de plus grand nombre quantique principal
Les électrons s’apparient dans une orbitale avant d’occuper les orbitales voisines
Les électrons doivent avoir des spins opposés dans toutes les orbitales occupées
Les électrons occupent d’abord plusieurs orbitales avec des spins parallèles avant de s’apparier

Les électrons occupent d’abord plusieurs orbitales avec des spins parallèles avant de s’apparier

Explication

La règle de Hund favorise l’occupation du plus grand nombre d’orbitales dégénérées avec des spins parallèles avant tout appariement. L’appariement immédiat contredirait cette règle.

18. Comment les éléments sont-ils ordonnés dans la classification périodique actuelle ?

Par nombre d’électrons de valence décroissant, dans 18 périodes
Par masse atomique croissante, dans 7 colonnes et 18 périodes
Par énergie d’ionisation croissante, dans 7 colonnes et 118 périodes
Par numéro atomique croissant, dans 18 colonnes et 7 périodes

Par numéro atomique croissant, dans 18 colonnes et 7 périodes

Explication

La classification actuelle comprend 18 colonnes, 7 périodes et 118 éléments classés selon un numéro atomique croissant. Les périodes sont les lignes, tandis que les colonnes regroupent les familles.

19. Que caractérise une période du tableau périodique ?

Le regroupement d’éléments ayant nécessairement le même nombre d’électrons de valence
Le remplissage d’une même sous-couche dans plusieurs couches principales
La répétition d’une configuration électronique limitée aux sous-couches dd
Le remplissage d’une nouvelle couche principale, de nsns vers généralement npnp

Le remplissage d’une nouvelle couche principale, de $$ns$$ vers généralement $$np$$

Explication

Une période correspond au remplissage d’une nouvelle couche de nombre quantique principal nn, en commençant par nsns et en s’achevant généralement par npnp. Elle ne désigne donc pas le remplissage d’une seule sous-couche dans plusieurs couches.

20. Comment faut-il interpréter le rayon atomique ?

Comme la limite physique nette séparant l’atome du milieu extérieur
Comme la distance entre le noyau et l’électron de plus haute énergie
Comme le volume total occupé par toutes les orbitales du cœur
Comme la distance où la densité de probabilité radiale des électrons de valence est maximale

Comme la distance où la densité de probabilité radiale des électrons de valence est maximale

Explication

Le rayon atomique correspond au rayon associé aux orbitales de valence, défini par une densité de probabilité radiale maximale. Il ne représente pas une frontière matérielle parfaitement nette de l’atome.

21. Comment évoluent le rayon atomique et l’électronégativité dans le tableau périodique ?

Le rayon augmente sur une période et diminue dans une colonne, tandis que l’électronégativité évolue de la même manière
Le rayon et l’électronégativité diminuent tous deux sur une période et augmentent dans une colonne
Le rayon diminue sur une période et augmente dans une colonne, tandis que l’électronégativité suit l’évolution inverse
Le rayon et l’électronégativité augmentent tous deux sur une période et diminuent dans une colonne

Le rayon diminue sur une période et augmente dans une colonne, tandis que l’électronégativité suit l’évolution inverse

Explication

Le rayon atomique diminue de gauche à droite et augmente de haut en bas. L’électronégativité présente l’évolution opposée, car elle augmente sur une période et diminue dans une colonne.

22. Quel type d’ion se forme lorsqu’un atome gagne un ou plusieurs électrons ?

Un cation négatif
Un cation positif
Un atome neutre
Un anion négatif

Un anion négatif

Explication

Le gain d’électrons donne à l’atome une charge globale négative et forme donc un anion. Un cation positif résulte au contraire d’une perte d’électrons.

23. Lorsqu’un atome forme un cation, quelles orbitales perdent généralement leurs électrons en premier ?

Celles qui ont été remplies en premier selon l’ordre de construction
Celles qui contiennent les électrons de cœur les plus proches du noyau
Celles qui possèdent le plus grand nombre d’électrons appariés
Celles dont le nombre quantique principal n est le plus élevé

Celles dont le nombre quantique principal n est le plus élevé

Explication

Les électrons les moins stabilisés, généralement situés dans les orbitales de nombre quantique principal n le plus élevé, sont arrachés en premier. L’ordre de remplissage ne suffit pas à prédire le retrait, notamment pour les orbitales ns et (n−1)d.

24. Dans quelles orbitales ajoute-t-on les électrons pour former un anion ?

Dans les orbitales de cœur qui se trouvent au plus près du noyau
Dans les orbitales qui ont été remplies en dernier lors de l’ionisation
Dans les orbitales libres semi-vacantes ou vacantes de plus basse énergie
Dans les orbitales occupées de plus haute énergie du niveau externe

Dans les orbitales libres semi-vacantes ou vacantes de plus basse énergie

Explication

La formation d’un anion consiste à ajouter les électrons dans les orbitales disponibles de plus basse énergie. Les orbitales déjà occupées ou les orbitales de cœur ne constituent donc pas la règle générale d’ajout.

25. Que représente le nombre d’oxydation d’un élément dans une espèce chimique ?

La charge électrique mesurée de chaque atome dans toute molécule
Une charge fictive ou réelle attribuée selon l’électronégativité
Le nombre exact d’électrons présents dans la couche externe
La différence entre le nombre de protons et de neutrons du noyau

Une charge fictive ou réelle attribuée selon l’électronégativité

Explication

Le nombre d’oxydation est un nombre entier positif ou négatif, écrit en chiffres romains, qui représente une charge fictive ou réelle selon l’électronégativité. Dans une espèce polyatomique, cette valeur peut être fictive et ne correspond pas à une charge réellement portée par l’atome.

26. Quel est le nombre d’oxydation d’un élément présent sous forme d’atome isolé et neutre ?

Il correspond à la charge de l’ion que cet atome pourrait former
Il est positif, car les protons déterminent directement son signe
Il est nul, car l’atome possède autant d’électrons que de protons
Il est négatif, car les électrons occupent les orbitales atomiques

Il est nul, car l’atome possède autant d’électrons que de protons

Explication

Un atome isolé possède autant d’électrons que de protons, ce qui conduit à un nombre d’oxydation nul. Cette règle ne s’applique pas à un ion monoatomique, dont le nombre d’oxydation égale la charge.

27. Quelle valeur de nombre d’oxydation faut-il attribuer à un ion monoatomique portant une charge 1-1 ?

+I+I
00
I-I
II-II

$$-I$$

Explication

Pour un ion monoatomique, le nombre d’oxydation est égal à la valeur de sa charge ; une charge 1-1 correspond donc à I-I. La valeur 00 caractérise un atome isolé neutre, pas cet ion.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Modèles et structure de l’atome.

De quoi est constitué un atome électriquement neutre selon Rutherford?

D'un noyau positif avec protons et neutrons et d'électrons négatifs autour.

Quelle est la taille approximative du noyau atomique?

Environ 101510^{-15} mètres de diamètre.

Quelle caractéristique structurelle distingue l'atome selon Rutherford?

Une structure lacunaire avec un noyau très petit comparé à l'atome.

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