QCM : Neurosciences du mouvement humain (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que cherchent à étudier les neurosciences à différentes échelles d’organisation ?

Les seules maladies du cerveau observées chez l’être humain adulte
Les propriétés des muscles indépendamment de leurs relations avec le système nerveux
Les comportements sociaux sans analyse des mécanismes biologiques sous-jacents
La structure et le fonctionnement du système nerveux, des molécules à l’organisme entier

La structure et le fonctionnement du système nerveux, des molécules à l’organisme entier

Explication

Les neurosciences étudient scientifiquement le système nerveux, sa structure et son fonctionnement, depuis l’échelle moléculaire jusqu’à celle de l’organisme entier. L’étude des seules maladies cérébrales ne couvre donc qu’une partie de ce champ.

2. Quelle distinction décrit correctement le rôle du système nerveux dans l’action et la perception ?

Il produit directement la perception, tandis que les muscles exécutent leurs mouvements sans commande nerveuse
Il commande les actions musculaires, tandis que la perception résulte du traitement des informations sensorielles
Il commande la perception consciente, tandis que les actions musculaires résultent principalement des organes sensoriels
Il reçoit les informations sensorielles, tandis que les muscles interprètent eux-mêmes leur signification

Il commande les actions musculaires, tandis que la perception résulte du traitement des informations sensorielles

Explication

Le système nerveux commande l’action des muscles, alors que la perception apparaît après le traitement central des informations sensorielles. Dire qu’il commande directement la perception confond la commande motrice avec l’interprétation sensorielle.

3. Dans le traitement d’un signal lumineux, que désigne la sensation ?

Le ressenti subjectif qui subsiste après l’identification de la source lumineuse
L’interprétation consciente de l’objet lumineux après son traitement cérébral
La comparaison entre plusieurs interprétations produites par les aires cérébrales
La détection et l’acheminement de l’information sensorielle vers le système nerveux central

La détection et l’acheminement de l’information sensorielle vers le système nerveux central

Explication

La sensation correspond à la détection d’une information sensorielle et à son acheminement vers le système nerveux central. L’interprétation de cette information relève plutôt de la perception.

4. Que devient une information sensorielle lorsqu’elle constitue une perception ?

Elle est simplement transportée des récepteurs vers le système nerveux central
Elle reste un signal physique avant toute intervention des structures nerveuses centrales
Elle est interprétée après son traitement par le système nerveux central
Elle est convertie en accélération par les récepteurs sensoriels périphériques

Elle est interprétée après son traitement par le système nerveux central

Explication

La perception est le résultat du traitement de l’information sensorielle par le système nerveux central. La définition proposée pour la sensation correspond plutôt à son acheminement vers ce système.

5. Que désigne le terme « qualia » dans l’étude de l’expérience perceptive ?

La transformation d’une stimulation physique en impulsions électriques afférentes
La vitesse de transmission d’un signal sensoriel entre un récepteur et le cerveau
L’écart entre l’explication objective d’une perception et son ressenti subjectif
La quantité d’informations sensorielles détectées par un organe au cours d’une tâche

L’écart entre l’explication objective d’une perception et son ressenti subjectif

Explication

Les qualia désignent l’écart entre la description objective d’une perception et la manière dont elle est subjectivement ressentie. La vitesse de transmission concerne un mécanisme sensoriel, pas l’expérience vécue.

6. Quels systèmes appartiennent aux cinq canaux sensoriels humains associés à la perception du mouvement et de l’environnement ?

Le toucher, la douleur, la fatigue, la respiration et la proprioception
La vision, la motricité, la mémoire, le langage et la thermorégulation
L’audition, l’équilibre, la contraction musculaire, le goût et la vigilance
Le goût, l’odorat, l’audition, le système vestibulaire et la vision

Le goût, l’odorat, l’audition, le système vestibulaire et la vision

Explication

Les cinq canaux sensoriels mentionnés sont le goût, l’odorat, l’audition, le système vestibulaire et la vision; le toucher contribue à la sensibilité corporelle. Les autres propositions mélangent des fonctions, des états ou des capacités qui ne constituent pas ces cinq canaux.

7. Quelle fonction caractérise le système vestibulaire ?

Il mesure la pression cutanée et renseigne sur la texture des objets en contact
Il détecte les molécules odorantes et transmet leur identité au système nerveux central
Il convertit les accélérations en signaux afférents et renseigne sur la position de la tête
Il analyse les fréquences sonores et transforme les sons en représentations auditives

Il convertit les accélérations en signaux afférents et renseigne sur la position de la tête

Explication

Le système vestibulaire convertit les signaux d’accélération en impulsions électriques afférentes et informe sur la position ainsi que les accélérations de la tête. L’analyse des fréquences sonores appartient au système auditif.

8. Que détectent principalement les trois canaux semi-circulaires ?

Les accélérations angulaires de la tête dans trois plans orthogonaux
Les variations de fréquence sonore produites par les mouvements de la tête
Les changements de pression cutanée associés aux déplacements du corps
Les accélérations linéaires de la tête grâce à des otoconies spécialisées

Les accélérations angulaires de la tête dans trois plans orthogonaux

Explication

Les trois canaux semi-circulaires sont disposés orthogonalement et détectent les accélérations angulaires de la tête. Les accélérations linéaires sont plutôt détectées par le saccule et l’utricule, qui contiennent des otoconies.

9. Quelle distinction caractérise le mieux la vision centrale et la vision périphérique ?

La vision centrale détecte les mouvements, tandis que la vision périphérique identifie les détails et les couleurs.
La vision centrale fonctionne principalement inconsciemment, tandis que la vision périphérique produit une perception précise.
La vision centrale et la vision périphérique participent de manière équivalente à l’identification des objets colorés.
La vision centrale identifie les détails et les couleurs, tandis que la vision périphérique détecte surtout les mouvements.

La vision centrale identifie les détails et les couleurs, tandis que la vision périphérique détecte surtout les mouvements.

Explication

La vision centrale est consciente, précise et utile pour les couleurs et l’identification, alors que la vision périphérique détecte principalement les mouvements. L’inversion de ces fonctions constitue la confusion la plus fréquente.

10. Quelle association entre les photorécepteurs et leurs fonctions est correcte ?

Les cônes détectent principalement les faibles variations lumineuses, tandis que les bâtonnets assurent la vision colorée précise.
Les bâtonnets fournissent une meilleure acuité spatiale que les cônes lorsque la lumière diminue.
Les cônes et les bâtonnets assurent tous deux une vision colorée grâce à des mécanismes sensoriels équivalents.
Les cônes permettent la vision colorée, tandis que les bâtonnets contribuent à la vision en noir et blanc avec une acuité spatiale moindre.

Les cônes permettent la vision colorée, tandis que les bâtonnets contribuent à la vision en noir et blanc avec une acuité spatiale moindre.

Explication

Les cônes, organisés en trois types principaux, assurent la vision des couleurs, tandis que les bâtonnets sont adaptés à une vision en noir et blanc moins précise spatialement. Les faibles variations lumineuses relèvent surtout des bâtonnets, et non des cônes.

11. Quelle succession décrit correctement une partie du trajet visuel après le chiasma optique ?

Aire visuelle primaire V1, chiasma optique, puis corps géniculé latéral.
Corps géniculé latéral, aire visuelle primaire V1, puis aires secondaires V2 à V5.
Chiasma optique, aires secondaires V2 à V5, puis aire visuelle primaire V1.
Corps géniculé latéral, aires secondaires V2 à V5, puis chiasma optique.

Corps géniculé latéral, aire visuelle primaire V1, puis aires secondaires V2 à V5.

Explication

Après le chiasma optique, l’information atteint le corps géniculé latéral, puis l’aire visuelle primaire V1 et les aires secondaires V2, V3, V4 et V5. Les autres séquences déplacent le chiasma ou inversent l’ordre entre V1 et les aires secondaires.

12. Quel paramètre est principalement codé par la fréquence de décharge de l’organe tendineux de Golgi ?

La vitesse de déplacement d’un objet exploré par la main.
La longueur du muscle dans sa position de repos et ses variations.
La présence de couleurs dans le champ visuel périphérique.
La force développée par le muscle à la jonction myotendineuse.

La force développée par le muscle à la jonction myotendineuse.

Explication

L’organe tendineux de Golgi est un mécanorécepteur situé à la jonction myotendineuse, et sa fréquence de décharge est proportionnelle à la force musculaire. Le codage de la longueur musculaire correspond principalement au fuseau neuromusculaire.

13. Quelle description correspond au fuseau neuromusculaire ?

Un organe musculaire composé de fibres extrafusales disposées en série avec le tendon.
Un récepteur cutané non encapsulé, réparti autour des articulations et des tendons.
Un récepteur encapsulé de 4 à 15 fibres, situé dans le muscle parallèlement aux fibres squelettiques.
Un mécanorécepteur situé dans le tendon, organisé perpendiculairement aux fibres musculaires.

Un récepteur encapsulé de 4 à 15 fibres, situé dans le muscle parallèlement aux fibres squelettiques.

Explication

Le fuseau neuromusculaire est un récepteur encapsulé contenant 4 à 15 fibres, placé dans le muscle parallèlement aux fibres squelettiques. Sa localisation musculaire le distingue de l’organe tendineux de Golgi, situé à la jonction myotendineuse.

14. Quelle information le fuseau neuromusculaire fournit-il principalement au système nerveux ?

La force exercée sur le tendon, avec une réponse limitée aux contractions rapides.
La longueur du muscle et les variations de cette longueur, avec des réponses toniques et phasiques.
La position d’un objet extérieur et sa trajectoire dans le champ visuel.
La température cutanée et la pression exercée sur la peau pendant un mouvement.

La longueur du muscle et les variations de cette longueur, avec des réponses toniques et phasiques.

Explication

Le fuseau neuromusculaire renseigne sur la longueur du muscle et ses changements, grâce à des réponses notamment toniques, statiques, phasiques et dynamiques. La force tendineuse est plutôt codée par l’organe tendineux de Golgi.

15. Lors d’une contraction musculaire, pourquoi la coactivation des motoneurones alpha et gamma est-elle nécessaire ?

Elle permet au fuseau neuromusculaire de conserver sa fonction sensorielle pendant le raccourcissement du muscle.
Elle transfère le codage de la force musculaire du fuseau vers l’organe tendineux de Golgi.
Elle transforme les afférences sensitives du fuseau en commandes motrices destinées au tendon.
Elle empêche les fibres musculaires squelettiques de modifier leur longueur durant la contraction.

Elle permet au fuseau neuromusculaire de conserver sa fonction sensorielle pendant le raccourcissement du muscle.

Explication

La coactivation alpha-gamma maintient la tension fonctionnelle du fuseau neuromusculaire lorsque le muscle se contracte, afin qu’il continue à fournir des informations sensorielles. Elle ne transfère pas le codage de la force au tendon et ne bloque pas le raccourcissement musculaire.

16. Quel événement déclenche directement le réflexe myotatique ?

L’étirement du fuseau neuromusculaire, qui produit une réponse motrice monosynaptique.
La stimulation d’un récepteur cutané, qui inhibe plusieurs motoneurones par des interneurones.
La tension de l’organe tendineux de Golgi, qui produit une réponse motrice polysynaptique.
La contraction volontaire du muscle, qui active successivement plusieurs centres d’intégration.

L’étirement du fuseau neuromusculaire, qui produit une réponse motrice monosynaptique.

Explication

Le réflexe myotatique est déclenché par l’étirement du fuseau neuromusculaire et se caractérise par une réponse motrice monosynaptique. Le réflexe de flexion, à l’inverse, implique une organisation polysynaptique.

17. Quel mécanisme caractérise le réflexe myotatique inverse ?

Les afférences cutanées activent les motoneurones du muscle étiré par une chaîne de neurones excitateurs.
Les afférences Ib des organes tendineux de Golgi déclenchent une contraction renforcée du muscle sollicité.
Les afférences Ib des organes tendineux de Golgi recrutent un interneurone qui inhibe les motoneurones alpha et gamma.
Les afférences du fuseau neuromusculaire excitent directement les motoneurones alpha et gamma par une synapse unique.

Les afférences Ib des organes tendineux de Golgi recrutent un interneurone qui inhibe les motoneurones alpha et gamma.

Explication

Le réflexe myotatique inverse utilise les afférences Ib des organes tendineux de Golgi et un interneurone inhibiteur des motoneurones alpha et gamma. Il s’oppose donc à l’excitation contractile associée au réflexe myotatique classique.

18. Dans quel ordre les éléments d’un arc réflexe interviennent-ils ?

Récepteur, neurone moteur efférent, centre d’intégration, neurone sensitif afférent, effecteur.
Récepteur, neurone sensitif afférent, centre d’intégration, neurone moteur efférent, effecteur.
Centre d’intégration, récepteur, neurone moteur efférent, effecteur, neurone sensitif afférent.
Effecteur, neurone sensitif afférent, centre d’intégration, récepteur, neurone moteur efférent.

Récepteur, neurone sensitif afférent, centre d’intégration, neurone moteur efférent, effecteur.

Explication

Un arc réflexe conduit l’information du récepteur vers le centre d’intégration par un neurone sensitif afférent, puis vers l’effecteur par un neurone moteur efférent. Les autres ordres inversent les voies afférente et efférente ou placent l’effecteur au début du circuit.

19. Une information visuelle et une information proprioceptive convergent vers le même résultat concernant la position d’un membre. Comment cette intégration est-elle qualifiée ?

Elle est complémentaire, car plusieurs canaux construisent ensemble une représentation complète.
Elle est redondante, car plusieurs informations convergent vers un même résultat.
Elle est réflexe, car toute convergence sensorielle déclenche une réponse motrice automatique.
Elle est périphérique, car les informations proviennent de récepteurs situés hors du cerveau.

Elle est redondante, car plusieurs informations convergent vers un même résultat.

Explication

L’intégration est dite redondante lorsque plusieurs informations convergent vers un même résultat. Elle serait complémentaire si plusieurs canaux sensoriels étaient nécessaires pour former ensemble une représentation complète de la situation.

20. Quelle est la fonction principale d’une cellule de Renshaw dans la corne antérieure de la moelle spinale ?

Exercer un rétrocontrôle inhibiteur sur les motoneurones alpha et gamma
Exciter directement les motoneurones alpha et gamma lors d’un mouvement
Transformer les influx descendants en potentiels d’action dans les fibres musculaires
Coordonner la contraction des fibres musculaires au niveau de la jonction neuromusculaire

Exercer un rétrocontrôle inhibiteur sur les motoneurones alpha et gamma

Explication

La cellule de Renshaw est un interneurone inhibiteur qui limite l’activité des motoneurones alpha et gamma par rétrocontrôle négatif. L’excitation directe des motoneurones relève plutôt des voies descendantes facilitatrices.

21. Que se passe-t-il lorsque l’influx descendant destiné aux motoneurones augmente ?

L’activation des cellules de Renshaw et l’inhibition des motoneurones augmentent
L’activation des cellules de Renshaw diminue et la force motoneuronale augmente brusquement
Les cellules de Renshaw cessent d’agir et les motoneurones deviennent spontanément inhibiteurs
L’influx descendant bloque les motoneurones sans modifier l’activité des cellules de Renshaw

L’activation des cellules de Renshaw et l’inhibition des motoneurones augmentent

Explication

Un influx descendant plus important active davantage les cellules de Renshaw, ce qui renforce leur inhibition des motoneurones. Leur activation constitue donc une limitation de l’activité motoneuronale, et non un moyen d’augmenter directement la force.

22. Quelle distinction décrit correctement les contractions isométrique et isotonique ?

L’isométrie entraîne un mouvement constant, tandis que l’isotonie empêche toute variation de longueur
L’isométrie et l’isotonie conservent la longueur musculaire, mais diffèrent par leur niveau de force
L’isométrie conserve la longueur musculaire, tandis que l’isotonie peut être concentrique ou excentrique
L’isométrie raccourcit le muscle, tandis que l’isotonie maintient sa longueur pendant l’effort

L’isométrie conserve la longueur musculaire, tandis que l’isotonie peut être concentrique ou excentrique

Explication

Une contraction isométrique ne change pas la longueur du muscle, alors qu’une contraction isotonique peut s’accompagner d’un raccourcissement ou d’un allongement. L’isométrie ne se définit donc pas par un mouvement constant.

23. Lors d’une contraction concentrique du biceps, quelle évolution caractérise le muscle ?

Il se raccourcit pendant que la force développée reste constante ou augmente
Il se raccourcit pendant que la force développée devient nécessairement nulle
Il s’allonge pendant que la force développée reste constante ou augmente
Il conserve sa longueur pendant que la force développée diminue progressivement

Il se raccourcit pendant que la force développée reste constante ou augmente

Explication

La contraction concentrique correspond au raccourcissement du muscle avec une force qui reste constante ou augmente. L’allongement sous tension caractérise plutôt une contraction excentrique.

24. Selon l’estimation donnée, quelle expression permet de calculer la tension musculaire à partir de la PCSA ?

T=a×PCSA×ωmaxT = a \times PCSA \times \omega_{max}, avec ωmax=35,N/cm2\omega_{max} = 35\\,N/cm^2
T=a×PCSA/ωmaxT = a \times PCSA / \omega_{max}, avec ωmax=35,N/cm2\omega_{max} = 35\\,N/cm^2
T=PCSA−a×ωmaxT = PCSA - a \times \omega_{max}, avec ωmax=35,N/cm2\omega_{max} = 35\\,N/cm^2
T=a+PCSA+ωmaxT = a + PCSA + \omega_{max}, avec ωmax=35,N/cm2\omega_{max} = 35\\,N/cm^2

$$T = a \times PCSA \times \omega_{max}$$, avec $$\omega_{max} = 35\\,N/cm^2$$

Explication

La tension musculaire est estimée par le produit du coefficient aa, de la surface de section physiologique et de la contrainte admissible ωmax\omega_{max}. Les autres expressions remplacent ce produit par une addition, une division ou une soustraction.

25. Quels éléments composent une unité motrice ?

Un faisceau musculaire, plusieurs sarcomères et un interneurone de la moelle spinale
Un motoneurone, une plaque motrice et une quantité fixe de 2000 fibres musculaires
Un sarcomère, plusieurs tendons et une seule fibre musculaire commandée localement
Un motoneurone, une jonction neuromusculaire et 10 à 2000 fibres musculaires

Un motoneurone, une jonction neuromusculaire et 10 à 2000 fibres musculaires

Explication

L’unité motrice associe un motoneurone, sa jonction neuromusculaire et un ensemble de 10 à 2000 fibres musculaires. Le sarcomère est une unité fonctionnelle du muscle, mais il ne constitue pas l’unité contrôlable par le système nerveux.

26. Dans quel ordre se déroulent les phases d’une secousse musculaire ?

Contraction, latence, puis relaxation
Latence, contraction, puis relaxation
Latence, relaxation, puis contraction
Relaxation, contraction, puis latence

Latence, contraction, puis relaxation

Explication

Une secousse musculaire commence par une période de latence, suivie d’une période de contraction et enfin d’une période de relaxation. La relaxation survient donc après la production de force.

27. Lorsqu’une force croissante est demandée à un muscle, comment le principe de la taille prévoit-il le recrutement des unités motrices ?

Toutes les unités motrices sont recrutées simultanément dès que la force demandée augmente
Les grandes unités, moins excitables, sont recrutées avant les petites unités motrices
Les unités motrices sont recrutées dans un ordre aléatoire qui dépend de leur position anatomique
Les petites unités, plus excitables, sont recrutées avant les unités de plus grande taille

Les petites unités, plus excitables, sont recrutées avant les unités de plus grande taille

Explication

Le principe de la taille prévoit le recrutement initial des petites unités motrices, qui sont plus excitables, puis celui d’unités progressivement plus grandes. Les unités ne sont donc pas activées simultanément ni selon un ordre aléatoire.

28. Quelle situation correspond à un tétanos musculaire ?

Une contraction soutenue provoquée par des potentiels d’action rapprochés sans relaxation entre les secousses
Une contraction brève produite par un seul potentiel d’action après une longue période de latence
Une succession de contractions séparées par des phases de relaxation de durée croissante
Une secousse isolée suivie d’une relaxation complète avant tout nouveau potentiel d’action

Une contraction soutenue provoquée par des potentiels d’action rapprochés sans relaxation entre les secousses

Explication

Le tétanos résulte d’une fréquence élevée des potentiels d’action, qui empêche la relaxation entre les secousses et produit une contraction soutenue. Une secousse isolée comporte au contraire une phase de relaxation identifiable.

29. Que mesure principalement l’électromyographie ?

La pression mécanique exercée par les articulations
L’activité électrique produite par le cœur
L’activité électrique produite par les muscles
La concentration d’oxygène dans le sang musculaire

L’activité électrique produite par les muscles

Explication

L’électromyographie analyse le signal électrique produit par le muscle afin d’étudier sa fonction. L’activité électrique du cœur relève de l’électrocardiogramme, et non de l’EMG.

30. Quelle distinction caractérise l’EMG élémentaire et l’EMG de surface ?

Le premier est invasif, tandis que le second est non invasif
Le premier est non invasif, tandis que le second est invasif
Le premier mesure le cœur, tandis que le second mesure les muscles
Le premier utilise des électrodes cutanées, tandis que le second utilise une aiguille

Le premier est invasif, tandis que le second est non invasif

Explication

L’EMG élémentaire utilise une aiguille et recueille l’activité de quelques unités motrices, alors que l’EMG de surface repose sur des électrodes cutanées et fournit une mesure globale. L’utilisation des électrodes et de l’aiguille est donc inversée dans la dernière proposition.

31. Comment l’enregistrement bipolaire réduit-il le bruit lors d’une mesure électromyographique ?

En calculant la différence entre les signaux de deux électrodes
En augmentant la fréquence maximale du signal mesuré
En remplaçant les électrodes cutanées par une aiguille
En additionnant les signaux recueillis par deux électrodes

En calculant la différence entre les signaux de deux électrodes

Explication

L’enregistrement bipolaire soustrait les signaux recueillis par deux électrodes, ce qui atténue les composantes communes et réduit le bruit. L’addition des signaux ne correspond pas à ce principe de réduction.

32. Si la fréquence maximale pertinente d’un signal musculaire est de 1000 Hz, quelle fréquence d’échantillonnage minimale faut-il utiliser ?

1000 Hz
500 Hz
2000 Hz
1500 Hz

2000 Hz

Explication

Le critère de Nyquist-Shannon impose une fréquence d’échantillonnage au moins égale au double de la fréquence maximale, soit 2000 Hz ici. Une fréquence de 1000 Hz ne fournit pas deux échantillons par période de la composante maximale.

33. Quelle fonction définit le mieux le neurone dans le système nerveux ?

Achemine des informations sous forme d’impulsions électriques
Filtre le sang avant son arrivée dans les organes
Stocke les nutriments nécessaires aux muscles
Produit les mouvements articulaires par contraction directe

Achemine des informations sous forme d’impulsions électriques

Explication

Le neurone est l’unité de l’architecture nerveuse et transmet les informations sous forme d’impulsions électriques. La contraction musculaire est réalisée par les muscles, tandis que la filtration sanguine et le stockage nutritif relèvent d’autres organes.

34. Dans quelle direction les dendrites et l’axone acheminent-ils généralement l’information ?

Les dendrites vers les muscles, puis l’axone vers les récepteurs sensoriels
Les dendrites vers une autre cellule, puis l’axone vers le corps cellulaire
Les dendrites vers l’axone, puis celui-ci vers les dendrites voisines
Les dendrites vers le corps cellulaire, puis l’axone vers une autre cellule

Les dendrites vers le corps cellulaire, puis l’axone vers une autre cellule

Explication

Les dendrites reçoivent les informations et les conduisent vers le corps cellulaire, tandis que l’axone les transmet vers un autre neurone, un muscle ou un organe sensoriel. Attribuer aux dendrites la transmission vers une autre cellule inverse leurs rôles respectifs.

35. Quelles cellules produisent la myéline dans le système nerveux périphérique et le système nerveux central ?

Les oligodendrocytes dans le périphérique et les cellules de Schwann dans le central
Les neurones dans le périphérique et les astrocytes dans le central
Les cellules de Schwann dans le périphérique et les oligodendrocytes dans le central
Les astrocytes dans le périphérique et les neurones dans le central

Les cellules de Schwann dans le périphérique et les oligodendrocytes dans le central

Explication

Les cellules de Schwann myélinisent les axones du système nerveux périphérique, tandis que les oligodendrocytes assurent cette fonction dans le système nerveux central. La confusion fréquente consiste à intervertir ces deux types cellulaires.

36. À quelle condition un potentiel d’action apparaît-il ?

Lorsque la sommation des potentiels atteint le seuil de -55 mV
Lorsque la membrane atteint systématiquement une valeur de -90 mV
Lorsque l’amplitude des potentiels précédents diminue progressivement
Lorsque les dendrites cessent de recevoir toute information

Lorsque la sommation des potentiels atteint le seuil de -55 mV

Explication

Un potentiel d’action est déclenché lorsque la sommation des potentiels atteint le seuil d’excitabilité de -55 mV. Une hyperpolarisation à -90 mV ne correspond pas au seuil décrit, et l’arrêt des entrées dendritiques n’est pas la condition indiquée.

37. Comment la locomotion peut-elle être définie sur le plan fonctionnel ?

Une série de réflexes des membres sans organisation des phases de contact
Une suite de contractions isométriques maintenant les membres immobiles
Une alternance de mouvements respiratoires coordonnés avec les battements cardiaques
Une succession de flexions et d’extensions alternant transfert et appui

Une succession de flexions et d’extensions alternant transfert et appui

Explication

La locomotion repose sur des cycles de flexions et d’extensions des membres, avec alternance de phases de transfert et d’appui pour produire la propulsion. Elle ne se réduit donc ni à l’immobilité, ni à la coordination cardio-respiratoire, ni à des réflexes dépourvus d’organisation cyclique.

38. Quelle affirmation décrit correctement un cycle de marche ?

Il comprend deux pas et alterne appui, oscillation, double contact et appui unipodal
Il comprend deux pas mais exclut les périodes de double contact entre les membres
Il comprend un pas et alterne contraction musculaire, repos articulaire et suspension
Il comprend trois pas et comporte une phase d’appui sans contact avec le sol

Il comprend deux pas et alterne appui, oscillation, double contact et appui unipodal

Explication

Un cycle de marche comprend deux pas et alterne les phases d’appui et d’oscillation, avec des périodes de double contact et d’appui unipodal. L’appui implique un contact avec le sol, tandis que l’oscillation correspond au déplacement du membre hors du sol.

39. Quelle propriété caractérise un générateur central de rythmes locomoteurs ?

Il peut produire un rythme organisé grâce à un réseau médullaire interconnecté
Il produit une activité désordonnée qui devient rythmique après chaque retour sensoriel
Il transmet une commande unique depuis le cerveau sans activité propre de la moelle
Il dépend d’un enchaînement de réflexes déclenchés par chaque contact plantaire

Il peut produire un rythme organisé grâce à un réseau médullaire interconnecté

Explication

Un générateur central de rythmes est un réseau de neurones interconnectés de la moelle épinière capable de produire une activité rythmique organisée indépendamment des commandes descendantes et des retours sensoriels. Le réduire à une chaîne de réflexes dépendant des contacts plantaires correspond à une autre conception de la locomotion.

40. Quelle opposition distingue les théories périphériste de Sherrington et centraliste de Brown ?

Sherrington invoque un enchaînement de réflexes, tandis que Brown attribue le rythme au système nerveux
Sherrington invoque une activité médullaire autonome, tandis que Brown attribue le rythme aux réflexes
Sherrington explique la marche par les muscles, tandis que Brown l’explique par les articulations
Sherrington refuse tout rôle sensoriel, tandis que Brown fonde le rythme sur les récepteurs

Sherrington invoque un enchaînement de réflexes, tandis que Brown attribue le rythme au système nerveux

Explication

La théorie périphériste de Sherrington explique les activités rythmiques par un enchaînement de réflexes, tandis que la théorie centraliste de Brown les attribue à une activité produite par le système nerveux. La deuxième proposition inverse précisément les deux positions théoriques.

41. Quelle séquence décrit le mieux le contrôle complet d’une action motrice ?

Déterminer la trajectoire, exécuter le mouvement, ignorer les erreurs, puis mémoriser la position finale
Produire la commande motrice, choisir les muscles actifs, analyser la trajectoire, puis supprimer les retours sensoriels
Analyser les informations sensorielles, planifier la trajectoire, produire la commande, vérifier sa précision, puis adapter l’action
Comparer les forces produites, bloquer les articulations, générer la commande, puis interrompre l’apprentissage

Analyser les informations sensorielles, planifier la trajectoire, produire la commande, vérifier sa précision, puis adapter l’action

Explication

Le contrôle moteur associe l’analyse sensorielle, la détermination d’une trajectoire, la génération et la vérification de la commande, puis l’amélioration par adaptation et apprentissage. La suppression des retours sensoriels ne correspond pas à cette organisation, car ils participent à l’évaluation de l’exactitude.

42. Un mouvement très bref, réalisé en moins de 100 ms, repose principalement sur quel mode de contrôle ?

Une boucle fermée fondée sur la correction sensorielle pendant le mouvement
Une boucle adaptative fondée sur l’analyse détaillée de l’erreur après le mouvement
Une boucle ouverte fondée sur la prédiction avant l’exécution du mouvement
Une boucle posturale fondée sur la combinaison successive des forces articulaires

Une boucle ouverte fondée sur la prédiction avant l’exécution du mouvement

Explication

Les mouvements de moins de 100 ms sont principalement contrôlés en boucle ouverte, car leur brièveté favorise la prédiction plutôt qu’une correction sensorielle en cours d’action. La boucle fermée concerne davantage les mouvements dépassant 100 ms et utilisant les retours sensoriels.

43. Quelle fonction remplit la copie efférente lors d’une action motrice ?

Elle anticipe les conséquences de la commande afin de les comparer aux informations sensorielles reçues
Elle décrit la trajectoire observée après l’action afin de déterminer les angles articulaires utilisés
Elle mesure les conséquences réellement produites afin de remplacer la commande motrice initiale
Elle transmet les informations sensorielles périphériques afin de déclencher directement la contraction musculaire

Elle anticipe les conséquences de la commande afin de les comparer aux informations sensorielles reçues

Explication

La copie efférente reproduit la commande motrice émise et permet d’anticiper les résultats attendus pour les comparer aux informations sensorielles. Elle ne constitue donc pas le retour sensoriel, qui renseigne sur le résultat effectivement obtenu.

44. Que signifie la redondance dans le contrôle d’une action motrice ?

Plusieurs solutions peuvent produire une même action ou une même force résultante
Les articulations doivent être immobilisées pour réduire les variations du mouvement
Une seule combinaison musculaire permet d’obtenir une action stable et précise
Les informations sensorielles doivent être répétées avant chaque commande motrice

Plusieurs solutions peuvent produire une même action ou une même force résultante

Explication

La redondance désigne la possibilité d’obtenir une même action ou une même force résultante par plusieurs solutions. L’immobilisation des articulations relève plutôt d’une stratégie possible d’apprentissage, et ne définit pas la redondance.

45. Quelle association entre le type de redondance et l’élément concerné est correcte ?

Cinématique : combinaisons musculaires ; musculo-squelettique : forces produites ; dynamique : angles articulaires
Cinématique : informations sensorielles ; musculo-squelettique : trajectoires ; dynamique : degrés de liberté
Cinématique : angles articulaires ; musculo-squelettique : combinaisons musculaires ; dynamique : forces produites
Cinématique : forces produites ; musculo-squelettique : angles articulaires ; dynamique : combinaisons musculaires

Cinématique : angles articulaires ; musculo-squelettique : combinaisons musculaires ; dynamique : forces produites

Explication

La redondance cinématique concerne les angles articulaires, la redondance musculo-squelettique les combinaisons musculaires et la redondance dynamique les forces produites. Les autres associations intervertissent ces catégories ou introduisent des éléments qui ne définissent pas ces trois types.

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Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Neurosciences du mouvement humain.

Qu'étudient les neurosciences ?

Le système nerveux, sa structure et son fonctionnement.

Que commande le système nerveux ?

Les actions des muscles.

Le système nerveux commande-t-il directement la perception ?

Non, il ne la commande pas directement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Neurosciences du mouvement humain.

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