QCM : Pathologies et durabilité des bétons (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les agents environnementaux dégradent-ils le béton armé ?

Ils empêchent les échanges entre la pâte de ciment et les armatures métalliques
Ils provoquent uniquement une dissolution progressive des granulats du béton
Ils déclenchent des réactions chimiques, physiques ou physico-chimiques dans le matériau
Ils modifient principalement la couleur du béton sans affecter sa structure

Ils déclenchent des réactions chimiques, physiques ou physico-chimiques dans le matériau

Explication

Les agents environnementaux interagissent avec le béton armé et peuvent engendrer des réactions de nature chimique, physique ou physico-chimique. La dégradation ne se limite donc ni à un changement d’aspect ni à la dissolution des granulats.

2. Une structure en béton armé exposée à un environnement agressif présente une réaction liée à l’humidité et une autre liée à des transformations chimiques : quelle interprétation convient ?

Ces phénomènes correspondent nécessairement à une réaction alcali-granulats
Ces phénomènes indiquent une absence d’interaction entre l’environnement et le béton
Ces phénomènes appartiennent à des mécanismes physiques et chimiques de dégradation
Ces phénomènes relèvent exclusivement d’une dégradation mécanique des armatures

Ces phénomènes appartiennent à des mécanismes physiques et chimiques de dégradation

Explication

Les dégradations du béton armé peuvent résulter d’interactions environnementales de nature physique, chimique ou physico-chimique. La présence d’humidité et de transformations chimiques ne permet pas, à elle seule, d’identifier une réaction alcali-granulats.

3. Quelles sont les deux étapes principales de l’évolution de la corrosion des armatures ?

Une zone de passivation suivie d’une zone de séchage
Une zone de carbonatation suivie d’une zone de neutralisation
Une zone de fissuration suivie d’une zone de compactage
Une zone d’amorçage suivie d’une zone de propagation

Une zone d’amorçage suivie d’une zone de propagation

Explication

La corrosion des armatures commence par une zone d’amorçage, puis évolue vers une zone de propagation où le volume des produits de corrosion augmente avec le temps. Les autres enchaînements ne décrivent pas les deux étapes générales du processus.

4. Pourquoi la carbonatation ou la présence de chlorures peut-elle déclencher la corrosion de l’acier dans le béton ?

Elle réduit le volume de rouille et bloque l’oxydation de l’acier
Elle augmente le pH et renforce la protection passive de l’acier
Elle abaisse le pH et détruit la passivation protectrice de l’acier
Elle transforme directement l’acier en granulats réactifs dans le béton

Elle abaisse le pH et détruit la passivation protectrice de l’acier

Explication

La carbonatation ou les chlorures abaissent le pH d’environ 13 à moins de 9, ce qui provoque la dépassivation de l’acier et permet son oxydation. La passivation protège l’acier, tandis que sa disparition favorise la formation de rouille.

5. Quel enchaînement décrit les conséquences de l’augmentation du volume des produits de rouille dans le béton armé ?

Délamination, fissuration, puis éclatement du béton
Compactage, séchage, puis disparition des armatures métalliques
Carbonatation, passivation, puis réduction du volume du béton
Neutralisation, dissolution des granulats, puis durcissement de surface

Délamination, fissuration, puis éclatement du béton

Explication

L’augmentation du volume de la rouille exerce des contraintes dans le béton, entraînant une délamination, puis des fissures et enfin un éclatement en surface. La délamination correspond à une séparation entre le béton et l’acier, tandis que l’éclatement désigne une rupture superficielle du béton.

6. Laquelle de ces situations constitue une source possible de chlorures responsables de la corrosion des armatures ?

La présence d’un béton protégé de toute eau et de tout sel
La formation d’un gel expansif dans des granulats réactifs
La transformation de la portlandite en carbonate de calcium
L’exposition à des embruns marins ou à des sels fondants

L’exposition à des embruns marins ou à des sels fondants

Explication

Les chlorures peuvent provenir des constituants du béton ou de l’environnement extérieur, notamment des embruns marins, des sels fondants et de l’eau de mer. La transformation de la portlandite et la formation d’un gel expansif correspondent à d’autres mécanismes de dégradation.

7. Que désigne la réaction alcali-granulats dans un béton ?

Une oxydation des armatures métalliques provoquée par la perte de passivation
Des phénomènes chimiques entre des granulats réactifs et les alcalins de la pâte de ciment
Une dissolution de la pâte de ciment causée par des chlorures provenant de l’eau de mer
Une rupture mécanique des granulats produite par l’augmentation du volume de rouille

Des phénomènes chimiques entre des granulats réactifs et les alcalins de la pâte de ciment

Explication

La réaction alcali-granulats met en jeu certaines formes réactives de silice, de silicates ou de carbonates des granulats et les alcalins, sodium et potassium, de la pâte de ciment. Elle se distingue donc de la corrosion, qui concerne principalement les armatures métalliques.

8. Quelles conditions environnementales et matérielles sont nécessaires à l’apparition d’une réaction alcali-granulats ?

De la portlandite carbonatée, du dioxyde de carbone, une humidité faible et une température élevée
Des granulats inertes, peu d’alcalins, une humidité inférieure à 80 % et une température inférieure à 20 °C
Des granulats réactifs, des alcalins, une humidité supérieure à 80 % et une température supérieure à 20 °C
Des armatures dépassivées, des chlorures, une humidité supérieure à 80 % et une température proche de 10 °C

Des granulats réactifs, des alcalins, une humidité supérieure à 80 % et une température supérieure à 20 °C

Explication

La réaction nécessite la présence simultanée de granulats réactifs, d’alcalins, d’une humidité supérieure à 80 % et d’une température supérieure à 20 °C. Une humidité inférieure ou égale à 80 % ne correspond pas à la condition indiquée pour son apparition.

9. Comment la réaction alcali-granulats produit-elle un faïençage du béton ?

Les chlorures dissolvent les granulats et forment des cavités réparties dans la surface
La rouille des armatures augmente de volume et détache horizontalement le béton de l’acier
Un gel expansif crée des contraintes internes qui dépassent la résistance en traction de la surface
La carbonatation abaisse le pH et provoque l’oxydation progressive des armatures

Un gel expansif crée des contraintes internes qui dépassent la résistance en traction de la surface

Explication

Le gel expansif issu de la réaction alcali-granulats génère des contraintes mécaniques internes qui dépassent la limite de traction en surface, provoquant des fissures en maillage appelées faïençage. La rouille et la carbonatation relèvent de mécanismes de corrosion des armatures.

10. Lequel des éléments suivants peut constituer un sulfate agressif pour le béton ?

La portlandite formée par hydratation
Le silicate de calcium hydraté
L’ettringite secondaire expansive
Le sulfate de magnésium

Le sulfate de magnésium

Explication

Le sulfate de magnésium fait partie des sulfates susceptibles d’attaquer le béton. La portlandite est un produit de l’hydratation du ciment, et non un agent sulfatique agressif.

11. Quelle réaction caractérise l’attaque sulfatique du béton ?

Les sulfates dissolvent les granulats pour produire des microbulles d’air protectrices.
Le gypse se transforme en glace et provoque une contraction de la matrice cimentaire.
Les sulfates réagissent avec la portlandite pour former de l’ettringite secondaire expansive.
La portlandite réagit avec les chlorures pour former une couche métallique expansive.

Les sulfates réagissent avec la portlandite pour former de l’ettringite secondaire expansive.

Explication

Les sulfates réagissent avec la portlandite, Ca(OH)2Ca(OH)_2, et forment de l’ettringite secondaire, dont l’expansion peut dégrader le béton. La portlandite n’est pas le produit expansif final, contrairement à l’ettringite secondaire.

12. Pourquoi la transformation de l’eau en glace peut-elle engendrer des contraintes mécaniques dans le béton ?

Parce que l’eau gelée transforme la portlandite en ettringite expansive.
Parce que la glace réduit de 9 % le volume des pores du béton.
Parce que le volume de l’eau augmente de 9 % lors de sa transformation en glace.
Parce que la glace provoque une pénétration accrue des chlorures dans le béton.

Parce que le volume de l’eau augmente de 9 % lors de sa transformation en glace.

Explication

La transformation de l’eau en glace s’accompagne d’une augmentation de volume de 9 %, ce qui génère des contraintes mécaniques dans le béton. La formation d’ettringite relève de l’attaque sulfatique et ne décrit pas le mécanisme du gel.

13. Comment les cycles répétés de gel-dégel peuvent-ils dégrader un béton ?

Ils imposent des contraintes cycliques qui peuvent dépasser la résistance limite en traction.
Ils dissolvent progressivement les granulats sous l’effet d’une réaction avec les sulfates.
Ils créent une corrosion électrochimique de l’acier par pénétration des chlorures.
Ils provoquent une expansion chimique continue due à la formation d’ettringite secondaire.

Ils imposent des contraintes cycliques qui peuvent dépasser la résistance limite en traction.

Explication

Les cycles de gel-dégel imposent des contraintes mécaniques répétées qui peuvent dépasser la contrainte limite de traction et endommager le béton. La formation d’ettringite expansive correspond à l’attaque sulfatique, tandis que la corrosion des armatures relève d’un autre mécanisme.

14. Quelle distinction décrit correctement les effets du gel interne et des cycles gel-dégel sur le béton ?

Le gel interne réduit la porosité, tandis que les cycles gel-dégel empêchent la formation de fissures.
Le gel interne provoque une microfissuration dans la masse, tandis que les cycles gel-dégel favorisent l’écaillage superficiel.
Le gel interne corrode les armatures, tandis que les cycles gel-dégel dissolvent chimiquement la pâte cimentaire.
Le gel interne provoque un écaillage de surface, tandis que les cycles gel-dégel créent une expansion sulfatique interne.

Le gel interne provoque une microfissuration dans la masse, tandis que les cycles gel-dégel favorisent l’écaillage superficiel.

Explication

Le gel interne entraîne une microfissuration répartie dans la masse du béton, alors que les cycles gel-dégel peuvent provoquer l’écaillage de la zone superficielle. L’expansion sulfatique et la corrosion des armatures correspondent à d’autres mécanismes de dégradation.

15. Pourquoi distingue-t-on les zones émergée, de marnage et immergée d’un ouvrage exposé à l’eau de mer ?

Parce que seule la zone de marnage est en contact avec les chlorures marins.
Parce qu’elles sont soumises à des mécanismes de dégradation différents.
Parce qu’elles présentent toutes la même exposition, mais avec des épaisseurs de béton différentes.
Parce que la zone immergée subit le gel-dégel tandis que les autres zones restent chimiquement inertes.

Parce qu’elles sont soumises à des mécanismes de dégradation différents.

Explication

Les zones émergée, de marnage et immergée sont exposées à des conditions différentes et peuvent donc subir des mécanismes de dégradation distincts. Les chlorures et les autres agents marins peuvent atteindre plusieurs zones, selon leurs conditions d’exposition.

16. Quel ensemble de dégradations l’eau de mer peut-elle provoquer dans un béton armé ?

La formation d’ettringite et la réduction du volume de l’eau dans les pores.
La corrosion de l’acier et des fissures liées aux cycles gel-dégel.
La carbonatation des granulats et la disparition des contraintes de traction.
La vitrification de la pâte cimentaire et l’augmentation de la résistance au gel.

La corrosion de l’acier et des fissures liées aux cycles gel-dégel.

Explication

L’eau de mer peut provoquer la corrosion de l’acier et favoriser des fissures dues aux cycles gel-dégel. La corrosion est de nature chimique-électrochimique, tandis que le gel-dégel constitue une dégradation physique distincte.

17. Quelle combinaison d’effets peut être associée à l’action chimique de l’eau de mer sur le béton ?

La transformation de l’eau en glace et la production d’ettringite secondaire.
La décomposition chimique du ciment et la pénétration du CO₂ et des chlorures.
La réduction de la porosité et l’arrêt de la diffusion des agents agressifs.
L’abrasion par les vagues et la formation d’un réseau de microbulles d’air.

La décomposition chimique du ciment et la pénétration du CO₂ et des chlorures.

Explication

L’eau de mer peut entraîner une décomposition chimique du ciment et permettre la pénétration du CO₂ ainsi que des chlorures dans le béton. L’abrasion par les vagues relève d’une action physique, tandis que les microbulles d’air sont liées à la protection contre le gel-dégel.

18. Quelle propriété du béton constitue un indicateur général de sa durabilité ?

Sa température, liée aux conditions de cure
Sa porosité, liée à son réseau de pores
Sa masse volumique, liée à sa composition
Sa couleur, liée à la nature des granulats

Sa porosité, liée à son réseau de pores

Explication

La porosité renseigne globalement sur la structure poreuse du béton et constitue donc un indicateur général de durabilité. La masse volumique peut caractériser le matériau, mais elle n’est pas l’indicateur général identifié ici.

19. Quelle distinction permet de différencier les indicateurs généraux des indicateurs spécifiques de durabilité du béton ?

Les généraux concernent la production, les spécifiques la conformité du béton
Les généraux concernent tous les bétons, les spécifiques certaines dégradations
Les généraux concernent l’environnement, les spécifiques la composition du béton
Les généraux concernent les pores, les spécifiques les propriétés mécaniques

Les généraux concernent tous les bétons, les spécifiques certaines dégradations

Explication

Les indicateurs généraux s’appliquent à l’ensemble des bétons, tandis que les indicateurs spécifiques ciblent certaines dégradations dans un environnement donné. La production et la conformité relèvent plutôt du domaine de la norme NF EN-206-1.

20. Comment mesure-t-on l’absorption d’eau par remontée capillaire d’un échantillon de béton ?

En suivant la prise de masse d’un échantillon sec dont une face touche l’eau
En calculant le débit d’eau traversant un échantillon soumis à une pression
En observant la diffusion d’ions dans le réseau de pores capillaires
En mesurant la tension électrique d’un échantillon saturé entre ses deux faces

En suivant la prise de masse d’un échantillon sec dont une face touche l’eau

Explication

L’essai consiste à suivre dans le temps la prise de masse d’un échantillon séché à 105 °C, avec une surface en contact avec l’eau. La mesure de la tension électrique correspond à la résistivité, et non à la remontée capillaire.

21. Un échantillon présente une tension V=12 VV = 12\,\mathrm{V} et un courant I=3 AI = 3\,\mathrm{A} ; quelle est sa résistance électrique ?

R=36 ΩR = 36\,\Omega
R=4 ΩR = 4\,\Omega
R=15 ΩR = 15\,\Omega
R=9 ΩR = 9\,\Omega

$$R = 4\,\Omega$$

Explication

La résistance se calcule par R=V/IR = V/I, soit 12/3=4 Ω12/3 = 4\,\Omega. La multiplication de la tension par le courant ne correspond pas à la relation définissant la résistance électrique.

22. Quel dispositif permet de mesurer la perméabilité du béton et de calculer une perméabilité apparente ?

Une cuve de diffusion ionique
Un pont de mesure de résistivité
Un dispositif de remontée capillaire
Un perméamètre CEMBUREAU

Un perméamètre CEMBUREAU

Explication

La perméabilité du béton est mesurée avec un perméamètre CEMBUREAU, ce qui permet ensuite de déterminer une perméabilité apparente. Les autres dispositifs correspondent à des mesures d’absorption, de propriété électrique ou de transfert ionique.

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Quels types de réactions les agents environnementaux provoquent-ils dans le béton armé ?

Des réactions chimiques, physiques ou physico-chimiques.

Avec quoi les agents environnementaux interagissent-ils dans le béton armé ?

Avec le béton armé lui-même.

Quelles sont les deux zones successives de la corrosion des armatures ?

Une zone d’amorçage puis une zone de propagation.

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