QCM : Pathologies et durabilité des ouvrages (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel dispositif caractérise une protection cathodique à courant imposé des armatures ?

Une alimentation électrique applique entre l’acier et une anode de surface un courant d’environ 2 à 20 mA par m² d’acier
Une anode de surface reçoit un courant d’environ 2 à 20 mA par m² d’acier sans connexion électrique à l’armature
Un revêtement isolant impose un courant d’environ 2 à 20 mA par m² d’acier entre deux surfaces de béton
Une anode sacrificielle en zinc fournit spontanément un courant dont l’intensité est réglée par son couplage à l’acier

Une alimentation électrique applique entre l’acier et une anode de surface un courant d’environ 2 à 20 mA par m² d’acier

Explication

La méthode à courant imposé utilise une alimentation électrique pour faire circuler un courant entre l’acier à protéger et une anode de surface. Le courant fourni par une anode sacrificielle relève plutôt de la protection galvanique.

2. Quelle origine caractérise les matériaux biosourcés ?

Une roche extraite et transformée pour former des éléments de maçonnerie
Une matière minérale recyclée provenant de déchets de chantier
Une terre crue issue notamment de l’horizon B employé en construction
Une matière organique renouvelable issue de biomasse végétale ou animale

Une matière organique renouvelable issue de biomasse végétale ou animale

Explication

Les matériaux biosourcés proviennent d’une matière organique renouvelable, ou biomasse, d’origine végétale ou animale. La terre crue relève des matériaux géosourcés, ce qui constitue une confusion fréquente entre les deux catégories.

3. Que vise l’évaluation de l’état d’un ouvrage ?

À mesurer la résistance de ses matériaux sans tenir compte de la surveillance ni de ses performances.
À quantifier son état et, éventuellement, à apprécier sa capacité portante ou d’autres performances à partir de la surveillance et d’investigations adaptées.
À déterminer uniquement son âge et son historique d’entretien à partir des plans de construction.
À établir la liste des travaux à réaliser sans caractériser l’état ni la capacité de l’ouvrage.

À quantifier son état et, éventuellement, à apprécier sa capacité portante ou d’autres performances à partir de la surveillance et d’investigations adaptées.

Explication

L’évaluation quantifie l’état de l’ouvrage et peut aussi porter sur sa capacité portante ou d’autres performances, en s’appuyant sur la surveillance et, si nécessaire, sur des études spécifiques. L’analyse des seuls matériaux ne suffit pas, car elle ne correspond pas à cette démarche globale.

4. À l’équilibre avec une humidité relative de 80 %, quelle valeur décrit l’activité de l’eau, contrairement à la teneur en eau du matériau ?

Une teneur en eau de 0,8 % pour les matériaux cimentaires, égale à leur activité de l’eau.
Une teneur en eau de 17 % pour tous les matériaux, égale à leur activité de l’eau.
Une activité de l’eau de 0,8, indépendamment des différentes teneurs en eau propres aux matériaux.
Une activité de l’eau de 17 %, correspondant à la teneur en eau du bois tendre.

Une activité de l’eau de 0,8, indépendamment des différentes teneurs en eau propres aux matériaux.

Explication

À l’équilibre sous 80 % d’humidité relative, l’activité de l’eau vaut 0,8, tandis que les teneurs en eau varient selon le matériau. La valeur de 17 % désigne la teneur en eau indiquée pour le bois tendre, et non l’activité de l’eau.

5. Quel ordre décrit le cycle de développement et de dissémination de certains champignons ?

Les spores germent en hyphes, les hyphes forment un mycélium, puis certains produisent des conidiophores qui relarguent des spores dans l’air.
Les hyphes produisent d’abord des spores, celles-ci forment des conidiophores, puis les conidiophores se développent en mycélium.
Le mycélium germe en spores, les spores forment des hyphes, puis ceux-ci relarguent des conidiophores dans l’air.
Les spores forment d’abord des conidiophores, ceux-ci deviennent un mycélium, puis celui-ci se transforme en hyphes dispersés dans l’air.

Les spores germent en hyphes, les hyphes forment un mycélium, puis certains produisent des conidiophores qui relarguent des spores dans l’air.

Explication

Le développement commence par la germination des spores en hyphes, suivie de la croissance des hyphes en mycélium ; certains hyphes produisent ensuite des conidiophores qui libèrent des spores. L’ordre qui place les conidiophores avant le mycélium inverse les étapes décrites.

6. À la livraison d’un ouvrage public, quels éléments le DOE doit-il contenir au minimum ?

Les notices de fonctionnement, les devis des travaux et les prescriptions d’entretien des espaces extérieurs
Les plans conformes à l’ouvrage exécuté, les certificats d’assurance et les procès-verbaux de réception
Les plans initiaux du projet, les comptes rendus de chantier et les factures des entreprises
Les plans conformes à l’ouvrage exécuté, les notices de fonctionnement et les prescriptions de maintenance

Les plans conformes à l’ouvrage exécuté, les notices de fonctionnement et les prescriptions de maintenance

Explication

Le DOE des marchés publics comprend au minimum les plans d’exécution conformes à l’ouvrage réalisé, les notices de fonctionnement et les prescriptions de maintenance. Les documents de réception ou les factures ne remplacent pas ces éléments requis.

7. Quel ensemble de symptômes peut être associé à des remontées capillaires dans un bâtiment ?

Bruits de dilatation, cloquage des peintures en hauteur et affaissement des planchers
Infiltrations autour des fenêtres, corrosion des armatures et déformation des menuiseries
Condensation sur les vitrages, corrosion des conduits et fissures horizontales en toiture
Sels cristallisés, moisissures, taches au bas des murs et décollement des revêtements

Sels cristallisés, moisissures, taches au bas des murs et décollement des revêtements

Explication

Les remontées capillaires peuvent provoquer la cristallisation de sels, des moisissures, des taches en pied de mur et le décollement des revêtements, entre autres dégradations. Les infiltrations autour des fenêtres relèvent d’un autre mécanisme d’humidification.

8. Pourquoi les champignons lignivores peuvent-ils dégrader les propriétés mécaniques du bois ?

Ils consomment les constituants lignocellulosiques du bois et nécessitent de l’oxygène pour se développer.
Ils déposent des sels dans les pores du bois et provoquent une cristallisation qui le désagrège.
Ils attaquent les carbonates du bois en produisant de l’acide oxalique et des oxalates colorés.
Ils transforment les minéraux superficiels du bois dans un milieu alcalin dépourvu d’oxygène.

Ils consomment les constituants lignocellulosiques du bois et nécessitent de l’oxygène pour se développer.

Explication

Les champignons lignivores consomment les constituants lignocellulosiques, ce qui diminue les propriétés mécaniques du bois, et ils nécessitent de l’oxygène. L’attaque des carbonates par l’acide oxalique concerne l’action de lichens sur la pierre, pas celle des champignons lignivores sur le bois.

9. Quel est le rôle des Instructions Techniques pour la Surveillance et l’Entretien des Ouvrages d’Art (ITSEOA) ?

Fixer les règles de conception et de construction des ouvrages d’art, sans traiter leur suivi après mise en service.
Définir les dispositions applicables à la surveillance, à l’évaluation, à l’entretien et à la réparation des ouvrages d’art.
Établir les modalités de financement et de passation des marchés de travaux pour les ouvrages d’art.
Déterminer les méthodes de calcul des charges de circulation et les limites de vitesse sur les ouvrages d’art.

Définir les dispositions applicables à la surveillance, à l’évaluation, à l’entretien et à la réparation des ouvrages d’art.

Explication

Les ITSEOA définissent les dispositions applicables à la surveillance, à l’évaluation, à l’entretien et à la réparation des ouvrages d’art. Les règles de conception et de construction ne constituent pas le rôle décrit ici.

10. Comment les chlorures peuvent-ils atteindre les armatures dans un béton soumis à des cycles d’humidification et de séchage ?

Ils pénètrent par absorption capillaire en milieu immergé, puis les chlorures libres restent confinés près de la surface.
Ils pénètrent par réaction avec la portlandite, puis les chlorures libres diminuent le pH sans atteindre les armatures.
Ils pénètrent par absorption capillaire, convection et diffusion, puis les chlorures libres migrent jusqu’aux armatures et peuvent les dépassiver.
Ils pénètrent par diffusion en milieu sec, puis les chlorures liés migrent jusqu’aux armatures et renforcent leur passivation.

Ils pénètrent par absorption capillaire, convection et diffusion, puis les chlorures libres migrent jusqu’aux armatures et peuvent les dépassiver.

Explication

Lors des cycles d’humidification-séchage, les chlorures peuvent pénétrer par absorption capillaire, convection et diffusion; les chlorures libres migrent ensuite jusqu’aux armatures et peuvent les dépassiver. La diffusion en milieu immergé est un autre mode de pénétration, tandis que les chlorures libres ne restent pas nécessairement près de la surface.

11. Quelle distinction caractérise la surveillance renforcée par rapport à la haute surveillance ?

La surveillance renforcée suit l’ouvrage par des mesures instrumentées, tandis que la haute surveillance répond exceptionnellement à un risque de défaillance à très court terme.
La surveillance renforcée s’applique aux ouvrages normaux, tandis que la haute surveillance vise les ouvrages douteux sans risque de défaillance.
La surveillance renforcée concerne les défaillances imminentes, tandis que la haute surveillance suit les désordres susceptibles d’évoluer à moyen terme.
La surveillance renforcée repose sur des inspections visuelles, tandis que la haute surveillance mesure la capacité portante à intervalles réguliers.

La surveillance renforcée suit l’ouvrage par des mesures instrumentées, tandis que la haute surveillance répond exceptionnellement à un risque de défaillance à très court terme.

Explication

La surveillance renforcée s’appuie sur l’instrumentation et le suivi de mesures, alors que la haute surveillance est une mesure exceptionnelle pour un ouvrage défectueux menacé à très court terme. L’inversion des horizons de risque confond les ouvrages douteux ou menacés à moyen terme avec ceux qui présentent un risque imminent.

12. Quels éléments doivent être réunis pour que la corrosion des armatures puisse se produire dans le béton ?

Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant oxygène et eau, un électrolyte formé par le béton et l’eau, et un conducteur électronique constitué par l’armature.
Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant le dioxyde de carbone, un électrolyte constitué par l’armature et un conducteur formé par le béton.
Une réaction cathodique en présence d’oxygène, un béton sec comme électrolyte et une armature qui interrompt le passage des électrons.
Une réaction anodique en milieu aqueux, un électrolyte constitué par l’oxygène et un conducteur électronique formé par les granulats.

Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant oxygène et eau, un électrolyte formé par le béton et l’eau, et un conducteur électronique constitué par l’armature.

Explication

La corrosion des armatures implique les réactions anodique et cathodique, l’oxygène et l’eau à la cathode, le béton humide comme électrolyte et l’armature comme conducteur électronique. Le béton sec ne fournit pas l’électrolyte décrit pour cette réaction.

13. Quels éléments sont nécessaires au mécanisme électrochimique de corrosion des armatures dans le béton ?

Une oxydation anodique du fer, une réduction cathodique de l’oxygène, un électrolyte et un conducteur électronique
Une réaction anodique de réduction du fer, une réaction cathodique de réduction de l’oxygène et un électrolyte sans conducteur électronique
Une réduction anodique du fer, une oxydation cathodique de l’oxygène, un électrolyte et un isolant électronique
Une oxydation anodique de l’oxygène, une réduction cathodique du fer, un milieu sec et un conducteur thermique

Une oxydation anodique du fer, une réduction cathodique de l’oxygène, un électrolyte et un conducteur électronique

Explication

La corrosion associe l’oxydation anodique du fer à la réduction cathodique de l’oxygène, avec le béton comme électrolyte et le réseau d’armatures comme conducteur électronique. Inverser les réactions anodique et cathodique ne correspond pas au mécanisme décrit.

14. Quelle distinction caractérise la réaction alcali-granulat (RAG) par rapport à la réaction sulfatique interne (RSI) ?

La RAG résulte de la cristallisation de sels dans la pierre, tandis que la RSI est liée à la migration de gels siliceux.
La RAG transforme les minéraux superficiels, tandis que la RSI dissocie les constituants sans modifier leur minéralogie.
La RAG forme de l’ettringite différée, tandis que la RSI implique des granulats riches en silice réactive.
La RAG implique des granulats réactifs, tandis que la RSI forme de l’ettringite différée dans la matrice cimentaire.

La RAG implique des granulats réactifs, tandis que la RSI forme de l’ettringite différée dans la matrice cimentaire.

Explication

La RAG fait intervenir des phases réactives des granulats et la solution interstitielle alcaline, alors que la RSI entraîne la formation d’ettringite différée dans la matrice cimentaire. L’attribution de l’ettringite à la RAG inverse les mécanismes des deux réactions.

15. Dans une poutre en béton armé présentant des fissures inclinées près d’un appui et des fissures verticales à mi-portée, quel rôle jouent respectivement les cadres et les armatures longitudinales ?

Les cadres limitent les fissures verticales et les armatures longitudinales les fissures inclinées
Les cadres résistent au cisaillement et les armatures longitudinales à la flexion
Les cadres stabilisent les appuis et les armatures longitudinales empêchent le retrait du béton
Les cadres résistent à la flexion et les armatures longitudinales au cisaillement

Les cadres résistent au cisaillement et les armatures longitudinales à la flexion

Explication

Les cadres reprennent le cisaillement et limitent les fissures inclinées près des appuis, tandis que les armatures longitudinales reprennent la flexion et préviennent les fissures verticales à mi-portée. L’attribution inverse des deux fonctions constitue une confusion fréquente.

16. Une pierre présente une résistance à la compression de 8 MPa ; dans quelle catégorie se classe-t-elle selon la résistance ?

Dans la catégorie des pierres dures, dont la résistance à la compression dépasse 40 MPa.
Dans la catégorie des pierres tendres, dont la résistance à la compression est au plus de 10 MPa.
Dans la catégorie des pierres métamorphiques, définie par une résistance inférieure à 10 MPa.
Dans la catégorie des pierres fermes, dont la résistance à la compression est comprise entre 10 et 40 MPa.

Dans la catégorie des pierres tendres, dont la résistance à la compression est au plus de 10 MPa.

Explication

Une résistance de 8 MPa satisfait le critère des pierres tendres, fixé à une résistance à la compression inférieure ou égale à 10 MPa. La catégorie des pierres fermes commence au-dessus de 10 MPa.

17. Lorsqu’un ouvrage présente des désordres dont l’ampleur reste incertaine, quel est le rôle de l’auscultation ?

Déterminer le niveau de surveillance à partir des seules caractéristiques des matériaux de construction.
Confirmer un diagnostic préétabli en utilisant une méthode identique pour toutes les pathologies.
Mesurer la capacité portante sans examiner les désordres ni tenir compte de l’environnement de l’ouvrage.
Évaluer leur ampleur, contribuer au diagnostic et définir ou étayer des hypothèses de calcul avec des méthodes adaptées au contexte.

Évaluer leur ampleur, contribuer au diagnostic et définir ou étayer des hypothèses de calcul avec des méthodes adaptées au contexte.

Explication

L’auscultation sert à apprécier l’ampleur des désordres, à établir le diagnostic et à définir ou étayer les hypothèses de calcul; ses méthodes varient selon l’ouvrage, son environnement et sa pathologie. Une méthode uniforme ne convient donc pas à tous les contextes.

18. Quelle salinité est optimale pour les térébrants marins qui attaquent le bois immergé en eau de mer ?

Une salinité comprise entre 2 et 3 %
Une salinité comprise entre 0,4 et 1 %
Une salinité comprise entre 3 et 4 %
Une salinité comprise entre 1 et 2 %

Une salinité comprise entre 2 et 3 %

Explication

La salinité optimale indiquée pour les térébrants marins est de 2 à 3 %. La plage de 0,4 à 1 % correspond à une salinité létale, et non à la plage optimale.

19. Quel enchaînement décrit le développement de la réaction alcali-granulat dans le béton ?

Migration des alcalins et hydroxyles vers la silice, attaque de cette silice, puis formation de gels alcali-silice avec ou sans calcium.
Migration des sulfates vers les granulats, transformation de leurs minéraux, puis formation d’ettringite à leur surface.
Dissolution du calcium de la matrice, migration vers les armatures, puis formation de cristaux dans les fissures du béton.
Cristallisation de sels dans les pores, dissociation des granulats, puis formation de gels siliceux sans réaction avec les alcalins.

Migration des alcalins et hydroxyles vers la silice, attaque de cette silice, puis formation de gels alcali-silice avec ou sans calcium.

Explication

Dans la RAG, les alcalins et les hydroxyles migrent vers la silice des granulats et l’attaquent, ce qui conduit à des gels alcali-silice avec ou sans calcium. La formation d’ettringite correspond au mécanisme de la RSI, pas à la séquence décrite pour la RAG.

20. Pour protéger une construction en terre crue des pluies et des rejaillissements, quelle stratégie de conception est appropriée ?

Ajouter des parements étanches et retenir le ruissellement contre les façades
Imperméabiliser les sols et maintenir les eaux pluviales près des fondations
Prévoir des passe-toits et évacuer les eaux pluviales à l’extérieur sans imperméabiliser les sols
Supprimer les passe-toits et diriger les eaux pluviales vers le pied des murs

Prévoir des passe-toits et évacuer les eaux pluviales à l’extérieur sans imperméabiliser les sols

Explication

La protection de la terre crue contre la pluie, le ruissellement et les rejaillissements repose notamment sur des passe-toits et l’évacuation des eaux pluviales à l’extérieur, sans imperméabiliser les sols. Imperméabiliser les sols va à l’encontre de cette stratégie de conception.

21. Pourquoi la corrosion des armatures peut-elle fissurer puis faire éclater le béton d’enrobage ?

Les produits de corrosion dissolvent le béton et réduisent directement l’adhérence entre les granulats
Les produits de corrosion diminuent le volume de l’acier et créent des cavités qui s’effondrent sous la charge
Les produits de corrosion occupent un volume supérieur à celui du fer et exercent des contraintes sur le béton
La corrosion chauffe l’armature, dont la dilatation thermique fend le béton qui l’entoure

Les produits de corrosion occupent un volume supérieur à celui du fer et exercent des contraintes sur le béton

Explication

Les oxydes et hydroxydes de fer sont plus volumineux que le fer initial, ce qui génère des contraintes susceptibles de fissurer et d’éclater l’enrobage. La fissuration n’est pas expliquée par un échauffement de l’armature.

22. Quelle classe d’emploi correspond notamment au bois en contact avec l’eau de mer et exposé aux térébrants marins ?

La classe 5, associée notamment au contact avec l’eau de mer
La classe 1, associée à un usage intérieur sec
La classe 4, associée à un contact fréquent avec l’eau douce
La classe 3, associée à une exposition extérieure à l’humidité

La classe 5, associée notamment au contact avec l’eau de mer

Explication

La classe d’emploi 5 comprend notamment les situations de contact avec l’eau de mer et le risque lié aux térébrants marins. La classe 1 désigne au contraire un usage intérieur à l’abri des intempéries, avec une humidité du bois inférieure à 18 %.

23. Quelles sont les deux causes principales de corrosion de l’acier dans le béton ?

La carbonatation du béton d’enrobage et la présence d’armatures galvanisées
La fissuration due aux charges et l’augmentation de la teneur en oxygène du béton
La carbonatation du béton d’enrobage et sa contamination par les ions chlorure
Le retrait du béton d’enrobage et sa contamination par les ions sulfate

La carbonatation du béton d’enrobage et sa contamination par les ions chlorure

Explication

Les deux causes principales sont la carbonatation du béton d’enrobage et la contamination par les ions chlorure. Les sulfates et le retrait ne remplacent pas ces deux mécanismes dans cette distinction.

24. Avant de lancer une réparation d’ouvrage, quelle démarche doit être suivie ?

Sécuriser immédiatement, réaliser une inspection détaillée et un diagnostic, choisir la réparation, puis étudier ses phases et leurs contraintes.
Réaliser une inspection détaillée, commencer la réparation, puis évaluer les contraintes de sécurité et d’exploitation.
Établir un diagnostic, lancer les travaux, puis décider si une intervention immédiate de mise en sécurité est nécessaire.
Choisir d’abord une réparation, établir ensuite un diagnostic sommaire, puis planifier les inspections après les travaux.

Sécuriser immédiatement, réaliser une inspection détaillée et un diagnostic, choisir la réparation, puis étudier ses phases et leurs contraintes.

Explication

La démarche comprend d’abord une intervention immédiate pour la sécurité, puis une inspection détaillée, un diagnostic, le choix de la réparation et l’étude approfondie de ses phases et contraintes. Commencer les travaux avant d’évaluer l’exploitation et la sécurité inverse cet enchaînement.

25. Quelle combinaison regroupe des approches de réparation ou de protection des armatures dans le béton ?

Reconstituer l’enrobage, appliquer des inhibiteurs ou des revêtements, et recourir à des traitements électrochimiques
Appliquer un revêtement de surface, augmenter la porosité du béton et accélérer la carbonatation
Remplacer les granulats, augmenter le dosage en ciment et réduire la section des armatures
Renforcer le béton par précontrainte, drainer les fondations et traiter les joints de dilatation

Reconstituer l’enrobage, appliquer des inhibiteurs ou des revêtements, et recourir à des traitements électrochimiques

Explication

Les approches comprennent la reconstitution de l’enrobage, les inhibiteurs, les revêtements de surface et des traitements électrochimiques tels que la protection cathodique. Augmenter la porosité ou accélérer la carbonatation ne constitue pas une approche de protection présentée.

26. Quel ensemble de manifestations macroscopiques peut orienter vers des réactions de gonflement interne dans le béton ?

Une fissuration fine rectiligne, une corrosion des armatures et une perte uniforme de matière en surface.
Une fissuration en réseau polygonal grossier, des gels siliceux exsudés et des éclatements ponctuels associés à la RAG.
Une desquamation en plaques, des efflorescences salines et une coloration ocre liée aux oxalates.
Un ramollissement noirâtre du bois, des cubes secs et cassants et une attaque de la lignine.

Une fissuration en réseau polygonal grossier, des gels siliceux exsudés et des éclatements ponctuels associés à la RAG.

Explication

Les RGI peuvent se manifester par une expansion, une fissuration en réseau polygonal grossier, l’exsudation de gels siliceux, des popouts liés à la RAG et une dégradation des parements. Les efflorescences et la coloration par les oxalates relèvent plutôt de l’altération des pierres.

27. Quelle précision de mesure de l’ouverture d’une fissure est associée à la jauge Saunac ?

Une précision de l’ordre du dixième de micromètre, indiquée comme étant de 1/10 μm.
Une précision centimétrique, indiquée comme étant de 1/10 cm.
Une précision micrométrique, indiquée comme étant de 1/10 mm.
Une précision millimétrique, indiquée comme étant de 1 mm.

Une précision micrométrique, indiquée comme étant de 1/10 mm.

Explication

La jauge Saunac permet une mesure de l’ouverture de fissure avec une précision dite micrométrique, indiquée comme 1/10 mm. Une précision de 1 mm est moins fine que la valeur rapportée pour cet instrument.

28. Un gestionnaire met en place une stratégie conforme aux objectifs de l’ITSEOA : quel résultat vise-t-il ?

Concentrer les moyens sur les ouvrages les plus récents afin de prolonger leur durée de vie et leur valeur patrimoniale.
Préserver et valoriser le réseau en optimisant les moyens, tout en maintenant les ouvrages fonctionnels pour le service et la sécurité.
Réduire les dépenses de surveillance en acceptant une dégradation temporaire du service et de la sécurité.
Accroître la capacité du réseau en privilégiant les travaux neufs et en reportant l’entretien des ouvrages existants.

Préserver et valoriser le réseau en optimisant les moyens, tout en maintenant les ouvrages fonctionnels pour le service et la sécurité.

Explication

L’ITSEOA vise à préserver et valoriser le réseau en optimisant les moyens humains, techniques et financiers, et à maintenir chaque ouvrage en état fonctionnel pour le service et la sécurité des personnes. Reporter l’entretien des ouvrages existants ne correspond pas à cet objectif de maintien en état.

29. Quel comportement caractérise généralement l’ouverture des fissures de façade lorsque la température varie ?

Elles restent stables en température et évoluent surtout en fonction de l’humidité de l’air.
Elles s’ouvrent et se ferment avec les variations de température, hormis certains faïençages légers d’enduit.
Elles se referment avec le froid et demeurent ouvertes lorsque la température augmente.
Elles s’élargissent progressivement sous l’effet du vieillissement, indépendamment des variations de température.

Elles s’ouvrent et se ferment avec les variations de température, hormis certains faïençages légers d’enduit.

Explication

Les fissures s’ouvrent et se ferment en fonction des variations de température, avec une exception pour certains faïençages légers d’enduit. L’évolution progressive due au seul vieillissement ne décrit pas ce comportement thermique.

30. Quel calendrier correspond aux actions périodiques de surveillance des ouvrages d’art ?

Un contrôle tous les deux ans, une visite d’évaluation tous les quatre ans et une inspection détaillée tous les huit ans.
Un contrôle annuel, une visite d’évaluation tous les six ans et une inspection détaillée tous les trois ans.
Un contrôle annuel, une visite d’évaluation tous les trois ans et une inspection détaillée tous les six ans, ou plus tôt sur décision.
Un contrôle semestriel, une visite d’évaluation annuelle et une inspection détaillée tous les cinq ans.

Un contrôle annuel, une visite d’évaluation tous les trois ans et une inspection détaillée tous les six ans, ou plus tôt sur décision.

Explication

Le calendrier prévoit un contrôle annuel, une visite d’évaluation triennale et une inspection détaillée tous les six ans, qui peut être avancée sur décision du niveau décisionnel. Une inspection détaillée tous les trois ans confond sa périodicité avec celle de la visite d’évaluation.

31. Un béton contenant de la silice réactive et des alcalins se trouve dans un ouvrage humide dont le drainage est défectueux ; quel seuil d’humidité relative est associé au risque de RAG ?

Une humidité relative supérieure à 95 %.
Une humidité relative comprise entre 35 et 50 %.
Une humidité relative proche de 20 %.
Une humidité relative supérieure à 80 %.

Une humidité relative supérieure à 80 %.

Explication

La RAG nécessite notamment un environnement humide avec une humidité relative supérieure à 80 %, ainsi que de la silice réactive et des alcalins. Le seuil supérieur à 95 % est associé à la RSI, et non au seuil indiqué pour la RAG.

32. Lors d’une première investigation d’une structure en béton, à quoi sert principalement le relevé visuel ?

À déterminer le pH de la totalité de l’enrobage sans prélèvement de béton
À estimer les épaisseurs internes en analysant les temps de propagation des ondes électromagnétiques
À inventorier les désordres visibles, comme les fissures et les traces de corrosion, afin d’établir un prédiagnostic
À mesurer précisément la profondeur des armatures à partir de leurs propriétés magnétiques

À inventorier les désordres visibles, comme les fissures et les traces de corrosion, afin d’établir un prédiagnostic

Explication

Le relevé visuel recense les désordres apparents, notamment les fissures et les traces de corrosion, et contribue à établir un prédiagnostic. La mesure de profondeur des armatures relève plutôt d’une méthode instrumentale comme le pachomètre.

33. Quel dispositif la loi Spinetta rend-elle obligatoire afin de permettre une réparation immédiate des dommages couverts pendant dix ans ?

La garantie de parfait achèvement
L’assurance dommages-ouvrage
L’assurance de responsabilité civile professionnelle
La garantie de fonctionnement

L’assurance dommages-ouvrage

Explication

La loi Spinetta prévoit une assurance dommages-ouvrage obligatoire, permettant la réparation immédiate des dommages couverts pendant dix ans. La garantie de parfait achèvement a une durée d’un an et ne désigne pas cette assurance.

34. Dans un mortier de rapport E/C égal à 0,6, que se produit-il au refroidissement lorsque le degré de saturation dépasse 90 % ?

Le mortier conserve son volume, car l’eau des capillaires ne gèle pas.
Le mortier se dilate lorsque l’eau gèle dans les capillaires.
Le mortier se dilate avant le gel, puis se contracte lorsque l’eau gèle.
Le mortier se contracte régulièrement pendant toute la phase de refroidissement.

Le mortier se dilate lorsque l’eau gèle dans les capillaires.

Explication

Au-delà de 90 % de saturation, le gel de l’eau dans les capillaires entraîne une dilatation du mortier. En dessous ou à 90 %, le comportement décrit est une contraction régulière au refroidissement.

35. Une ouverture mesurée à 1,5 mm relève de quelle catégorie de fissure ?

Une lézarde, car son ouverture dépasse le seuil de 0,2 mm
Une crevasse, car son ouverture se situe entre 0,2 et 2 mm
Une microfissure, car son ouverture est inférieure à 2 mm
Une fissure, car son ouverture se situe entre 0,2 et 2 mm

Une fissure, car son ouverture se situe entre 0,2 et 2 mm

Explication

Une ouverture de 1,5 mm appartient à la catégorie des fissures, définie par une largeur de 0,2 à 2 mm. Une microfissure mesure moins de 0,2 mm, tandis qu’une lézarde ou crevasse dépasse 2 mm.

36. Quelle différence permet de distinguer l’altération physique d’une pierre de son altération chimique ?

L’altération physique transforme les minéraux superficiels, tandis que l’altération chimique dissocie les constituants sans changement minéralogique.
L’altération physique dissocie les constituants sans changement minéralogique, tandis que l’altération chimique transforme les minéraux superficiels.
L’altération physique est causée par des microorganismes, tandis que l’altération chimique résulte de l’action des végétaux.
L’altération physique forme des oxalates colorés, tandis que l’altération chimique produit des fissures sans modifier les minéraux.

L’altération physique dissocie les constituants sans changement minéralogique, tandis que l’altération chimique transforme les minéraux superficiels.

Explication

L’altération physique sépare les constituants de la pierre sans modifier sa minéralogie, alors que l’altération chimique transforme les minéraux superficiels. La transformation minéralogique attribuée à l’altération physique correspond en réalité à la distinction inverse.

37. Quelle dégradation correspond à l’écaillage du béton lors des cycles de gel-dégel ?

Une expansion régulière de l’ouvrage qui ne provoque ni éclatement ni détachement de matière.
Une atteinte superficielle de la peau du béton sur quelques millimètres, distincte de fissurations ou d’éclatements plus profonds.
Un déchaussement des armatures en profondeur, sans fissuration ni désagrégation de la peau du béton.
Une perte uniforme de résistance dans toute l’épaisseur du béton, sans altération visible de sa surface.

Une atteinte superficielle de la peau du béton sur quelques millimètres, distincte de fissurations ou d’éclatements plus profonds.

Explication

L’écaillage correspond à une dégradation de la peau du béton sur quelques millimètres; le gel-dégel peut aussi causer fissuration, dislocation, déchaussement de granulats et éclatement. Une perte uniforme dans toute l’épaisseur ne décrit pas spécifiquement l’écaillage.

38. Que rassemble le dossier d’ouvrage pour soutenir la gestion d’un ouvrage ?

Les rapports de surveillance et d’entretien, à l’exclusion des éléments relatifs à la conception et à la construction.
Les principaux éléments de conception, de construction et de vie de l’ouvrage, les informations utiles à sa gestion et la trace de sa surveillance.
Les pièces administratives et financières du gestionnaire, sans les données techniques ni l’historique de surveillance.
Les seuls plans de conception et documents de construction, sans les informations recueillies pendant la vie de l’ouvrage.

Les principaux éléments de conception, de construction et de vie de l’ouvrage, les informations utiles à sa gestion et la trace de sa surveillance.

Explication

Le dossier d’ouvrage réunit les principaux éléments de conception, de construction et de vie de l’ouvrage, ainsi que les informations nécessaires à sa gestion et la trace des actions de surveillance. Le limiter aux plans de conception et aux documents de construction écarterait les informations de gestion et de suivi.

39. Une armature est atteinte localement par une quantité suffisante d’ions chlorure : quel mécanisme peut alors initier sa corrosion ?

Les chlorures épaississent le film de passivation, et le seuil dépend du ratio OH−Cl−\frac{OH^-}{Cl^-}
Les chlorures abaissent uniformément le pH du béton, et le seuil dépend de l’épaisseur de l’enrobage
Les chlorures consomment l’oxygène autour de l’acier, et le seuil dépend de la teneur en portlandite
Les chlorures rompent localement le film de passivation, et le seuil dépend du ratio Cl−OH−\frac{Cl^-}{OH^-}

Les chlorures rompent localement le film de passivation, et le seuil dépend du ratio $$\frac{Cl^-}{OH^-}$$

Explication

En quantité suffisante au contact de l’acier, les chlorures rompent localement le film de passivation, avec un seuil lié au ratio Cl−OH−\frac{Cl^-}{OH^-}. La dépassivation par baisse générale du pH caractérise plutôt la carbonatation.

40. Quels sont les trois niveaux qui structurent l’organisation de la gestion des ouvrages d’art ?

Les niveaux de conception, de réalisation et de réception.
Les niveaux stratégique, financier et réglementaire.
Les niveaux territorial, technique et patrimonial.
Les niveaux décisionnel, organisationnel et opérationnel.

Les niveaux décisionnel, organisationnel et opérationnel.

Explication

La gestion des ouvrages d’art s’organise selon trois niveaux : décisionnel, organisationnel et opérationnel. Les phases de conception, de réalisation et de réception décrivent plutôt le déroulement d’un projet que ces niveaux de gestion.

41. Quelle durée correspond à la garantie de parfait achèvement, par comparaison avec les garanties de fonctionnement et décennale ?

Un an, contre deux ans pour le fonctionnement et dix ans pour la garantie décennale
Un an, contre dix ans pour le fonctionnement et deux ans pour la garantie décennale
Dix ans, contre deux ans pour le fonctionnement et un an pour la garantie décennale
Deux ans, contre un an pour le fonctionnement et dix ans pour la garantie décennale

Un an, contre deux ans pour le fonctionnement et dix ans pour la garantie décennale

Explication

La garantie de parfait achèvement dure un an, la garantie de fonctionnement deux ans et la garantie décennale dix ans. La durée de deux ans correspond au fonctionnement, et non au parfait achèvement.

42. Comment définir la corrosion d’un matériau ?

Comme sa dégradation par une action mécanique sans transformation chimique.
Comme sa modification par un changement de température sans réaction chimique.
Comme son altération par une réaction chimique avec un oxydant.
Comme sa dissolution par l’eau, indépendamment de toute réaction avec un oxydant.

Comme son altération par une réaction chimique avec un oxydant.

Explication

La corrosion est l’altération d’un matériau résultant d’une réaction chimique avec un oxydant. Une dégradation mécanique peut endommager un matériau, mais elle ne répond pas à cette définition chimique.

43. Sur une carotte de béton, que révèle l’essai à la phénolphtaléine lorsque la zone testée présente un pH inférieur à 9 ?

La zone contient une armature dépassivée
La zone est non carbonatée
La zone est carbonatée
La zone est contaminée par des chlorures

La zone est carbonatée

Explication

L’essai distingue les zones carbonatées, dont le pH est inférieur à 9, des zones non carbonatées, dont le pH est supérieur à 9. Un pH inférieur à 9 ne permet pas à lui seul de conclure à une contamination par les chlorures.

44. Quels indices permettent notamment de repérer une attaque d’insectes à larves xylophages dans le bois ?

Des galeries sous le bois et des amas de terre dans les assemblages
Des cordonnets extérieurs et des lacunes dépourvues de vermoulure
Des trous d’émergence et des vermoulures produites dans le bois
Des fissures de surface et des dépôts de résine autour du bois

Des trous d’émergence et des vermoulures produites dans le bois

Explication

Les larves xylophages se nourrissent en creusant des galeries dans le bois, et leur présence se manifeste notamment par des trous d’émergence et des vermoulures. Les lacunes sans vermoulure sont plutôt un indice associé aux termites souterrains.

45. Quelle distinction caractérise l’entretien courant par rapport à l’entretien spécialisé ?

L’entretien courant est régulier et non structurel, tandis que l’entretien spécialisé mobilise des moyens spécifiques et requiert généralement un diagnostic.
L’entretien courant porte sur les réparations structurelles, tandis que l’entretien spécialisé concerne les tâches régulières peu techniques.
L’entretien courant mobilise des moyens spécifiques et requiert généralement un diagnostic, tandis que l’entretien spécialisé est régulier et non structurel.
L’entretien courant et l’entretien spécialisé sont tous deux des interventions structurelles, mais diffèrent par leur fréquence.

L’entretien courant est régulier et non structurel, tandis que l’entretien spécialisé mobilise des moyens spécifiques et requiert généralement un diagnostic.

Explication

L’entretien courant est une intervention régulière, non structurelle et généralement peu technique, alors que l’entretien spécialisé fait appel à des méthodes et moyens spécifiques et nécessite généralement un diagnostic. L’option qui attribue ces caractéristiques à l’entretien courant inverse les deux catégories.

46. Dans quelle situation l’humidité de l’air se condense-t-elle à la surface d’une paroi ?

Lorsque la température de surface est supérieure à la température de rosée de l’air
Lorsque la température de l’air intérieur dépasse celle de l’air extérieur
Lorsque la teneur en eau du matériau est inférieure à celle de l’air ambiant
Lorsque la température de surface est inférieure à la température de rosée de l’air

Lorsque la température de surface est inférieure à la température de rosée de l’air

Explication

La condensation de surface apparaît lorsque la paroi est plus froide que la température de rosée de l’air en contact avec elle. La condensation dans l’épaisseur d’une paroi dépend aussi des transferts hygrothermiques dans les matériaux.

47. Quel enchaînement décrit l’effet de la carbonatation sur les armatures du béton ?

Le dioxyde de carbone réagit avec la portlandite, le pH diminue d’environ 12,5 à moins de 9, puis la dépassivation peut favoriser la corrosion.
La portlandite se transforme en chlorures, le pH reste proche de 12,5, puis la corrosion cesse au contact des armatures.
Le dioxyde de carbone consomme l’eau du béton, le pH diminue sous 9, puis la passivation des armatures se renforce.
Le dioxyde de carbone réagit avec les chlorures, le pH augmente au-dessus de 12,5, puis les armatures se dépassivent.

Le dioxyde de carbone réagit avec la portlandite, le pH diminue d’environ 12,5 à moins de 9, puis la dépassivation peut favoriser la corrosion.

Explication

La carbonatation transforme la portlandite en carbonate de calcium et en eau, abaisse le pH et peut entraîner la dépassivation puis la corrosion des armatures. Une hausse du pH ne correspond pas à cet effet, qui est une diminution de l’alcalinité du béton.

48. Lors d’un diagnostic de bâtiment, quelle séquence générale permet de passer de l’examen initial à la restitution des conclusions ?

Analyse des informations, rapport final, auscultation, puis propositions de remédiation
Auscultation, analyse des informations et mesures, propositions de remédiation, puis rapport final
Propositions de remédiation, auscultation, rapport final, puis analyse des mesures
Auscultation, remédiation immédiate, rapport final, puis collecte des informations

Auscultation, analyse des informations et mesures, propositions de remédiation, puis rapport final

Explication

La démarche commence par l’auscultation, puis s’appuie sur les informations et mesures pour établir le diagnostic et proposer des solutions avant de rédiger le rapport. Produire le rapport avant l’analyse et les propositions inverse cette logique.

49. Lors d’une inspection, quelle combinaison d’indices évoque une attaque de termites souterrains plutôt que de larves xylophages ?

Des tunnels ou cordonnets et des lacunes dans le bois sans vermoulure
Des trous d’émergence accompagnés de vermoulures dans les galeries
Des fissures longitudinales et des dépôts poudreux dans les assemblages
Des trous ovales de sortie et des vermoulures très fines en surface

Des tunnels ou cordonnets et des lacunes dans le bois sans vermoulure

Explication

Les termites souterrains laissent notamment des galeries, des tunnels ou des cordonnets, ainsi que des lacunes dans le bois vides de vermoulure. Les trous d’émergence accompagnés de vermoulures correspondent plutôt aux insectes à larves xylophages.

50. Pourquoi la perméabilité élevée à la vapeur des matériaux biosourcés peut-elle être utile dans une paroi ?

Elle rend le matériau insensible aux effets de l’eau liquide
Elle permet de réguler l’humidité en laissant circuler la vapeur d’eau
Elle empêche la vapeur d’eau de pénétrer dans les couches de la paroi
Elle supprime le besoin de ventiler les locaux occupés

Elle permet de réguler l’humidité en laissant circuler la vapeur d’eau

Explication

La perméabilité élevée à la vapeur des matériaux biosourcés contribue à réguler l’humidité dans les parois. Cette propriété ne rend pas le matériau insensible à l’eau liquide, qui demeure une problématique de durabilité.

51. Quels sous-dossiers composent le dossier de génie civil ?

Conception et construction, inspections périodiques, et programmes de réparation.
Construction et réception, entretien spécialisé, et contrôle réglementaire.
Conception et construction, état de référence, et vie de l’ouvrage.
État de référence, gestion financière, et sécurité de l’exploitation.

Conception et construction, état de référence, et vie de l’ouvrage.

Explication

Le dossier de génie civil comporte les sous-dossiers de conception et construction, d’état de référence et de vie de l’ouvrage. Les inspections périodiques et les programmes de réparation ne remplacent pas ces trois catégories.

52. Dans un mur poreux, que désigne une remontée capillaire ?

La condensation de la vapeur d’eau sur une paroi refroidie par l’air extérieur
La migration de l’humidité du sol dans le mur sous l’effet de la succion capillaire
La diffusion de l’humidité intérieure vers l’extérieur sous l’effet de la ventilation
La pénétration de la pluie à travers la façade sous l’effet du vent

La migration de l’humidité du sol dans le mur sous l’effet de la succion capillaire

Explication

Une remontée capillaire correspond à l’ascension de l’humidité du sol dans un matériau poreux par succion capillaire. La pénétration de pluie peut aussi humidifier un mur, mais elle ne définit pas ce phénomène.

53. Lors de l’évaluation de la durabilité d’un matériau biosourcé, quels aspects doivent notamment être examinés ?

La masse volumique, la dureté de surface et la résistance aux chocs thermiques
La résistance aux UV, la conductivité électrique et la stabilité des couleurs
La résistance à l’eau, le comportement au feu et le maintien des propriétés dans le temps
La sensibilité aux insectes, l’isolation acoustique et la facilité de mise en œuvre

La résistance à l’eau, le comportement au feu et le maintien des propriétés dans le temps

Explication

Les principales problématiques de durabilité des matériaux biosourcés concernent l’eau, le comportement au feu et la conservation des propriétés dans le temps. La sensibilité aux insectes peut concerner certains matériaux, mais elle ne remplace pas ces enjeux principaux.

54. Dans une pierre affectée par des sels, quelle situation correspond à une subflorescence potentiellement dangereuse ?

Les sels cristallisent à l’intérieur de la pierre après avoir migré dans ses pores.
Les sels sont transformés par des lichens en oxalates qui colorent la pierre en ocre.
Les sels provoquent une desquamation en plaques lors de cycles d’imbibition et de séchage.
Les sels migrent jusqu’à la surface et y cristallisent sous forme d’efflorescences.

Les sels cristallisent à l’intérieur de la pierre après avoir migré dans ses pores.

Explication

Une subflorescence se forme lorsque les sels cristallisent à l’intérieur de la pierre, où leur croissance peut être dommageable. La cristallisation à la surface produit des efflorescences, et non des subflorescences.

55. Quel est l’effet d’un revêtement de surface lorsque les armatures sont déjà dépassivées ?

Il accroît l’alcalinité de l’enrobage et transforme les chlorures présents en produits inoffensifs
Il bloque la diffusion de l’oxygène et interrompt ainsi toute corrosion déjà engagée dans l’armature
Il rétablit la passivation des aciers et annule les gonflements en neutralisant les produits de corrosion
Il limite l’entrée du CO₂ et des chlorures, mais ne supprime pas les gonflements et fissurations déjà susceptibles de se produire

Il limite l’entrée du CO₂ et des chlorures, mais ne supprime pas les gonflements et fissurations déjà susceptibles de se produire

Explication

Un revêtement limite la pénétration du CO₂ et des chlorures, mais ne prévient pas les gonflements et fissurations lorsque l’acier a déjà perdu sa passivation. Il ne rétablit donc pas à lui seul l’état passif de l’armature.

56. Dans quelle situation l’état d’un ouvrage est-il qualifié de douteux ?

Lorsqu’un défaut est confirmé et que l’ouvrage est classé comme défectueux.
Lorsqu’aucun désordre n’est observé et que le comportement de l’ouvrage est jugé normal.
Lorsqu’un désordre est caractérisé et que son évolution est jugée sans conséquence pour l’ouvrage.
Lorsqu’un désordre constaté ou suspecté ne permet pas encore de conclure sur l’état de l’ouvrage.

Lorsqu’un désordre constaté ou suspecté ne permet pas encore de conclure sur l’état de l’ouvrage.

Explication

L’état est dit douteux lorsqu’un désordre constaté ou suspecté ne permet pas de parvenir à une conclusion. Un défaut confirmé relève plutôt d’un état défectueux, car l’incertitude caractéristique de l’état douteux est levée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Pathologies et durabilité des ouvrages.

Quelles réactions électrochimiques caractérisent la corrosion des armatures en béton ?

L’oxydation anodique du fer et la réduction cathodique de l’oxygène.

Quel effet les produits de corrosion du fer ont-ils sur le béton d’enrobage ?

Leur volume accru crée des contraintes qui fissurent et peuvent faire éclater l’enrobage.

Quelles sont les deux causes principales de corrosion de l’acier dans le béton ?

La carbonatation du béton d’enrobage et sa contamination par les ions chlorure.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pathologies et durabilité des ouvrages.

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