QCM : Pauvreté et autonomie des retraités — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement explique le mieux la fragilisation des retraités pauvres au moment du passage à la retraite ?

Une stabilité des revenus, une baisse des dépenses et un accès élargi aux loisirs
Une hausse des pensions, une diminution des soins et une mobilité résidentielle accrue
Une hausse des revenus, une baisse du coût de la vie et une sociabilité accrue
Une baisse des revenus, une hausse du coût de la vie et parfois un isolement social

Une baisse des revenus, une hausse du coût de la vie et parfois un isolement social

Explication

La fragilisation résulte de la combinaison d’une baisse des revenus, de l’augmentation du coût de la vie et, dans certains cas, d’un isolement social marqué. L’idée d’une hausse des revenus et d’une baisse des dépenses décrit une situation opposée à celle étudiée.

2. Quelle observation issue du stage réalisé en 2020 dans une maison de retraite a contribué à faire émerger la problématique du mémoire ?

Des professionnels réduisaient les services proposés aux résidents pour des raisons administratives
Des familles organisaient des déménagements afin de rapprocher les résidents des commerces
Des personnes âgées peinaient à financer leur logement, leurs soins et leur alimentation
Des personnes âgées abandonnaient leurs loisirs malgré une hausse de leur pouvoir d’achat

Des personnes âgées peinaient à financer leur logement, leurs soins et leur alimentation

Explication

Le stage a révélé les difficultés de personnes âgées à financer leurs dépenses courantes de logement, de santé et d’alimentation. Les autres réponses évoquent des situations qui ne correspondent pas à l’observation rapportée.

3. Quelle part de la population française était âgée de 65 ans ou plus en 2023, selon l’Insee ?

Environ 12 %
Environ thirty-five percent
Environ 45 %
Environ 21 %

Environ 21 %

Explication

Selon l’Insee, les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient environ 21 % de la population française en 2023, et cette proportion doit augmenter. Les autres pourcentages ne correspondent pas à cette estimation démographique.

4. Quelle distinction décrit correctement les expériences de la retraite ?

Elle produit une rupture financière comparable pour tous les retraités concernés
Elle peut apporter une stabilité à certains et provoquer une rupture financière chez d’autres
Elle offre une stabilité financière aux retraités dont les dépenses de santé augmentent
Elle entraîne une amélioration financière pour certains et une stabilité professionnelle chez d’autres

Elle peut apporter une stabilité à certains et provoquer une rupture financière chez d’autres

Explication

La retraite n’a pas les mêmes effets pour tout le monde : elle peut être stable pour certains retraités et marquer une rupture financière pour d’autres. L’idée d’un effet identique pour tous ne tient pas compte de cette diversité des situations.

5. Comment la démarche qualitative auprès du public étudié a-t-elle été organisée ?

Douze observations participantes, réparties entre retraités pauvres et travailleurs sociaux
Huit entretiens semi-directifs, répartis entre quatre retraités pauvres et quatre intervenants
Huit questionnaires fermés, répartis entre six retraités pauvres et deux intervenants
Quatre entretiens directifs, menés auprès de retraités pauvres sans intervenants professionnels

Huit entretiens semi-directifs, répartis entre quatre retraités pauvres et quatre intervenants

Explication

La recherche repose sur huit entretiens semi-directifs : quatre avec des retraités pauvres et quatre avec des professionnels ou une bénévole intervenant auprès de ce public. Les autres réponses modifient le nombre d’entretiens, leur méthode ou la composition des participants.

6. En quoi l’approche d’Amartya Sen permet-elle de dépasser une mesure de la pauvreté fondée sur le revenu ?

Elle évalue le revenu disponible sans prendre en compte les possibilités concrètes d’utilisation
Elle décrit principalement le jugement social qui influence le recours aux dispositifs d’aide
Elle examine la capacité réelle à transformer des ressources en accès aux soins, aux transports et à l’alimentation
Elle mesure la satisfaction personnelle procurée par les biens et services accessibles

Elle examine la capacité réelle à transformer des ressources en accès aux soins, aux transports et à l’alimentation

Explication

La théorie des capabilités s’intéresse à la possibilité réelle de convertir des ressources en accès effectif à des biens et services essentiels. Une mesure monétaire centrée sur le revenu ne renseigne pas directement sur cette capacité concrète.

7. Comment le stigmate social décrit par Erving Goffman peut-il influencer le recours à l’aide ?

L’anticipation du jugement d’autrui peut freiner la demande d’aide
La complexité administrative peut retarder la réception d’une prestation sociale
L’insuffisance du revenu peut limiter le choix entre plusieurs services disponibles
La protection psychique de soi peut conduire à nier une difficulté vécue

L’anticipation du jugement d’autrui peut freiner la demande d’aide

Explication

Chez Goffman, le stigmate renvoie à l’effet du regard social anticipé, qui peut dissuader une personne de solliciter de l’aide. Le déni relève plutôt d’une protection psychique de soi, ce qui correspond à une notion distincte.

8. Dans quelle situation peut-on parler d’un cumul de vulnérabilités ?

Une charge de santé diminue lorsque les ressources disponibles permettent de recourir facilement aux services
Une difficulté financière est compensée par un accès rapide aux services et par une bonne santé générale
Des ressources limitées s’ajoutent à des problèmes de santé ou à un accès restreint aux services, réduisant l’autonomie réelle
Une personne dispose de peu de relations sociales sans rencontrer de problème matériel ou sanitaire important

Des ressources limitées s’ajoutent à des problèmes de santé ou à un accès restreint aux services, réduisant l’autonomie réelle

Explication

Le cumul de vulnérabilités associe des ressources insuffisantes à des charges de santé ou à un accès limité aux services, ce qui diminue l’autonomie réelle. Une difficulté isolée ou compensée par des ressources suffisantes ne correspond pas à ce cumul.

9. Quelle situation illustre concrètement une vulnérabilité liée aux charges de santé et au coût de la protection complémentaire ?

Colette et Marcel bénéficient d’une couverture peu coûteuse et disposent d’un accès régulier aux services médicaux
Marcel dépend d’un apport d’oxygène vingt heures par jour, tandis que sa mutuelle est coûteuse et rembourse peu
Colette utilise une aide administrative ponctuelle alors que Marcel ne présente pas de besoin de santé particulier
Marcel reçoit un remboursement élevé de sa mutuelle et utilise l’oxygène pendant quelques heures lors de ses déplacements

Marcel dépend d’un apport d’oxygène vingt heures par jour, tandis que sa mutuelle est coûteuse et rembourse peu

Explication

La dépendance prolongée à l’oxygène et le coût élevé d’une mutuelle peu remboursante réunissent des charges sanitaires et financières importantes. Une couverture avantageuse ou l’absence de besoin de santé ne décrit pas cette situation.

10. Que désigne le capital social chez Bourdieu ?

Des ressources actuelles ou potentielles liées à un réseau durable de relations mobilisable
Une disposition psychique qui aide une personne à supporter une réalité vécue comme menaçante
Une série de démarches administratives réalisées concrètement par un proche auprès des organismes publics
Un ensemble de revenus permettant de financer les dépenses de santé et les frais de logement

Des ressources actuelles ou potentielles liées à un réseau durable de relations mobilisable

Explication

Pour Bourdieu, le capital social correspond aux ressources accessibles grâce à un réseau durable de relations, notamment pour obtenir une aide, un soutien ou des informations. Les démarches effectuées par un proche relèvent plutôt de l’interface familiale active.

11. Comment l’entourage d’Yvette se répartit-il les démarches administratives ?

Son amie demande l’APL à la CAF, sa fille sollicite la présence verte et sa petite-fille prépare le dossier APA
Son amie sollicite la présence verte, sa fille prépare le dossier APA et sa petite-fille demande l’APL à la CAF
Son amie prépare le dossier APA, sa fille demande l’APL à la CAF et sa petite-fille sollicite la présence verte
Son amie demande l’APL à la CAF, sa fille prépare le dossier APA et sa petite-fille sollicite la présence verte

Son amie demande l’APL à la CAF, sa fille sollicite la présence verte et sa petite-fille prépare le dossier APA

Explication

L’entourage d’Yvette assume trois démarches distinctes : l’amie s’occupe de l’APL, la fille demande la présence verte et la petite-fille constitue le dossier APA. Les autres répartitions inversent ces rôles précis.

12. Que signifie minimiser sa situation dans un contexte de précarité ?

La refuser intérieurement parce qu’elle menace l’équilibre psychique de la personne concernée
La dissimuler par peur du jugement social, même lorsque les difficultés sont clairement identifiées
La reconnaître comme très grave afin d’obtenir plus facilement une aide institutionnelle adaptée
La présenter comme acceptable malgré l’importance objective des difficultés financières, sanitaires ou relationnelles

La présenter comme acceptable malgré l’importance objective des difficultés financières, sanitaires ou relationnelles

Explication

La minimisation consiste à décrire une situation comme acceptable alors que des difficultés objectives importantes existent. Le refus intérieur renvoie plutôt au déni, tandis que la dissimulation motivée par le jugement d’autrui renvoie au stigmate.

13. Quelle distinction oppose correctement le stigmate et le déni ?

Le stigmate concerne les démarches familiales, tandis que le déni décrit la présentation d’une situation comme acceptable
Le stigmate craint le jugement extérieur, tandis que le déni protège psychiquement contre une réalité trop menaçante
Le stigmate correspond à une difficulté financière, tandis que le déni désigne une dépendance accrue aux services sociaux
Le stigmate protège l’équilibre intérieur, tandis que le déni cherche principalement à éviter le jugement des proches

Le stigmate craint le jugement extérieur, tandis que le déni protège psychiquement contre une réalité trop menaçante

Explication

Le stigmate est orienté vers l’extérieur, car il implique la crainte du regard et du jugement d’autrui. Le déni est une protection psychique tournée vers l’intérieur face à une réalité vécue comme trop menaçante.

14. Pourquoi le silence de retraités pauvres sur leurs difficultés réelles constitue-t-il un enjeu pour leur autonomie ?

Parce qu’il peut fragiliser les stratégies qu’ils mobilisent pour préserver leur autonomie
Parce qu’il favorise l’expression des problèmes réels auprès des proches et des administrations
Parce qu’il permet de mieux coordonner les aides institutionnelles sans exposer leurs besoins personnels
Parce qu’il transforme progressivement les difficultés financières en ressources relationnelles disponibles

Parce qu’il peut fragiliser les stratégies qu’ils mobilisent pour préserver leur autonomie

Explication

La question porte sur le fait que le silence concernant les difficultés réelles peut affaiblir les stratégies utilisées pour préserver l’autonomie. Il ne facilite pas nécessairement la coordination des aides ni l’expression des besoins auprès de l’entourage.

15. Laquelle de ces propositions correspond aux trois hypothèses opérationnelles retenues pour intervenir auprès des retraités ?

Objectiver la situation, sécuriser les relais familiaux et proposer des ateliers collectifs volontaires
Mesurer l’isolement, remplacer les proches et orienter chaque personne vers une thérapie
Évaluer la personnalité, coordonner les soins médicaux et imposer des activités collectives
Privilégier le discours déclaré, limiter les échanges familiaux et organiser des suivis individuels

Objectiver la situation, sécuriser les relais familiaux et proposer des ateliers collectifs volontaires

Explication

Les hypothèses opérationnelles associent l’objectivation de la situation, la sécurisation des relais familiaux avec les partenaires et la mise en place d’ateliers collectifs entre retraités volontaires. L’évaluation clinique de la personnalité et l’imposition d’activités ne correspondent pas à ces préconisations.

16. Quelle limite méthodologique faut-il retenir à propos des huit entretiens réalisés ?

Ils démontrent que les relais familiaux expliquent la majorité des parcours de retraités interrogés
Ils éclairent des expériences singulières sans permettre de généraliser les résultats à toute la population
Ils permettent de comparer statistiquement les retraités accompagnés et ceux dépourvus de tout soutien
Ils représentent directement les personnes totalement isolées grâce à la diversité des situations rencontrées

Ils éclairent des expériences singulières sans permettre de généraliser les résultats à toute la population

Explication

Huit entretiens peuvent faire émerger des éléments de compréhension, mais ils ne suffisent pas pour généraliser les résultats. De plus, un échantillon accompagné ou soutenu par la famille ne documente pas la réalité des personnes totalement isolées.

17. Quelle posture professionnelle convient au Conseiller en Économie Sociale Familiale face à une éventuelle protection psychique ?

Établir une interprétation clinique complète afin de conduire lui-même le suivi psychologique
Écarter toute dimension psychique pour concentrer l’accompagnement sur les démarches administratives
Remplacer l’intervention psychologique par des conseils sociaux adaptés à la situation familiale
Repérer cette possibilité et orienter vers un professionnel psychologique lorsque cela s’avère pertinent

Repérer cette possibilité et orienter vers un professionnel psychologique lorsque cela s’avère pertinent

Explication

Le conseiller peut repérer une éventuelle protection psychique et contribuer à l’orientation de la personne. En revanche, l’accompagnement psychologique relève d’un autre professionnel et ne doit pas être remplacé par une interprétation clinique menée par le conseiller.

18. Pourquoi une hypothèse psychologique formulée dans l’analyse doit-elle rester une piste de lecture ?

Parce qu’elle repose sur un diagnostic clinique établi par un professionnel extérieur à la recherche
Parce qu’elle permet de confirmer les mécanismes psychiques observés chez chaque personne interrogée
Parce qu’elle autorise la chercheuse à proposer un accompagnement thérapeutique individualisé
Parce qu’elle ne constitue pas un diagnostic clinique que la chercheuse serait habilitée à poser seule

Parce qu’elle ne constitue pas un diagnostic clinique que la chercheuse serait habilitée à poser seule

Explication

Une hypothèse psychologique peut aider à comprendre une situation, mais elle ne vaut pas diagnostic clinique, notamment lorsque la chercheuse ne possède ni la formation ni la légitimité nécessaires. Elle ne permet donc pas de confirmer un mécanisme chez chaque personne ni de conduire une thérapie.

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Quelles causes combinées fragilisent les retraités pauvres ?

Baisse des revenus, augmentation du coût de la vie et isolement social.

Quelle proportion de la population française avait 65 ans et plus en 2023 ?

Environ 21 % de la population française.

Quelle évolution est prévue pour la proportion des 65 ans et plus en France ?

Cette proportion est appelée à croître.

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