QCM : Persuasion et résistance (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle séquentiel de McGuire, quelle étape correspond directement au changement comportemental ?

L’action consécutive au message
L’acceptation de ses arguments
L’attention portée au message
La compréhension de son contenu

L’action consécutive au message

Explication

McGuire décrit l’action comme la dernière étape, celle qui manifeste le changement comportemental. La rétention concerne plutôt la mémorisation du contenu, et non sa mise en œuvre comportementale.

2. Comment l’intelligence peut-elle influencer simultanément la réception et l’adhésion à un message persuasif ?

Elle transforme la réception en action sans passer par l’acceptation
Elle réduit la compréhension et favorise l’acceptation immédiate
Elle empêche l’élaboration et augmente la mémorisation du message
Elle facilite la compréhension et peut renforcer le scepticisme

Elle facilite la compréhension et peut renforcer le scepticisme

Explication

L’intelligence facilite la compréhension du message, mais elle peut aussi favoriser le scepticisme et la production de contre-arguments. Comprendre un message ne signifie donc pas nécessairement y adhérer.

3. Qu’est-ce qu’une réponse cognitive produite face à un message persuasif ?

Le message transmis par la source persuasive
Une émotion indépendante du contenu présenté
Une pensée du récepteur liée à l’objet traité
Une consigne imposée par le dispositif de communication

Une pensée du récepteur liée à l’objet traité

Explication

Une réponse cognitive est une unité d’information produite par le récepteur pendant le traitement du message et liée à l’objet ou au thème traité. Elle ne se confond pas avec le message lui-même.

4. Selon Greenwald, comment le récepteur traite-t-il les arguments d’un message persuasif ?

Il les évalue selon leur longueur sans mobiliser ses attitudes antérieures
Il les mémorise avant de les accepter conformément à la source
Il les compare à ses attitudes préexistantes et produit des réponses variées
Il les remplace par les opinions exprimées par les autres récepteurs

Il les compare à ses attitudes préexistantes et produit des réponses variées

Explication

Greenwald considère que le récepteur confronte activement les arguments à ses attitudes préexistantes et peut produire des réponses favorables, défavorables ou neutres. Le traitement ne consiste donc pas en une acceptation automatique du contenu.

5. Sur quel principe le modèle de probabilité d’élaboration de Petty et Cacioppo explique-t-il la persuasion ?

Sur la crédibilité de la source et la durée de l’exposition
Sur la répétition du message et la familiarité avec la source
Sur l’interaction entre motivation et capacité à traiter le message
Sur la mémorisation des slogans et l’imitation des comportements

Sur l’interaction entre motivation et capacité à traiter le message

Explication

Le modèle ELM est une approche cognitivo-motivationnelle qui relie la persuasion à la motivation et à la capacité du récepteur à traiter le message. Les autres facteurs peuvent influencer la persuasion, mais ils ne constituent pas le principe général du modèle.

6. Quelle différence caractérise principalement les voies centrale et périphérique de persuasion ?

La voie centrale dépend de la sympathie, tandis que la voie périphérique dépend de la cohérence des arguments
La voie centrale examine les arguments en profondeur, tandis que la voie périphérique repose sur un traitement superficiel
La voie centrale privilégie la source, tandis que la voie périphérique examine la qualité des arguments
La voie centrale demande peu d’effort, tandis que la voie périphérique mobilise une analyse approfondie

La voie centrale examine les arguments en profondeur, tandis que la voie périphérique repose sur un traitement superficiel

Explication

La voie centrale implique un examen approfondi et coûteux des arguments, alors que la voie périphérique repose sur un traitement plus superficiel et moins coûteux. La sympathie ou l’expertise de la source relèvent plutôt d’indices périphériques.

7. Dans quelle situation un récepteur est-il le plus susceptible d’emprunter la voie centrale de persuasion ?

Lorsqu’il manque de capacité cognitive mais apprécie la source
Lorsqu’il possède une motivation élevée et une capacité cognitive élevée
Lorsqu’il est peu motivé et se fie à des indices rapides
Lorsqu’il cherche une réponse immédiate sans examiner les arguments

Lorsqu’il possède une motivation élevée et une capacité cognitive élevée

Explication

Le traitement approfondi exige simultanément une motivation élevée et une capacité cognitive élevée. Si l’une de ces conditions fait défaut, le récepteur tend à privilégier un traitement rapide et superficiel.

8. Quelle conséquence distingue un changement d’attitude central d’un changement d’attitude périphérique ?

Le changement central influence peu le comportement, tandis que le changement périphérique le prédit durablement
Le changement central est stable et prédicteur du comportement, tandis que le changement périphérique est fragile
Le changement central est fragile et passager, tandis que le changement périphérique résiste aux contre-arguments
Le changement central dépend de la sympathie de la source, tandis que le changement périphérique repose sur la qualité des arguments

Le changement central est stable et prédicteur du comportement, tandis que le changement périphérique est fragile

Explication

Un changement central d’attitude est généralement stable, résistant et prédicteur du comportement. Un changement périphérique est plus fragile, moins stable et moins susceptible de prédire les conduites ultérieures.

9. Dans l’étude de Petty, Cacioppo et Goldman publiée en 1981, quelle réaction était associée à une forte pertinence du message ?

Un traitement approfondi des arguments du message
Une confiance accrue dans la seule expertise de la source
Une préférence pour les indices périphériques du contexte
Une attention réduite aux arguments présentés

Un traitement approfondi des arguments du message

Explication

Une forte pertinence motivait les participants à examiner attentivement le contenu du message. La confiance dans l’expertise de la source constituait plutôt un indice périphérique privilégié lorsque la pertinence était faible.

10. Quel effet une argumentation de bonne qualité tend-elle à produire sur l’attitude du récepteur ?

Elle provoque une attitude plus radicale grâce à des contre-arguments.
Elle renforce l’attitude initiale en suscitant des pensées négatives.
Elle suscite des pensées positives et favorise un changement d’attitude.
Elle maintient l’attitude initiale en réduisant l’examen des arguments.

Elle suscite des pensées positives et favorise un changement d’attitude.

Explication

Des arguments de bonne qualité engendrent des pensées favorables au message, ce qui peut entraîner un changement d’attitude. Une argumentation faible peut au contraire maintenir ou radicaliser l’attitude initiale.

11. Quelle distinction décrit correctement les deux traitements de l’information persuasive dans le modèle heuristique-systématique de Chaiken ?

Le traitement systématique utilise des indices rapides, tandis que le traitement heuristique analyse chaque argument en détail.
Le traitement systématique examine attentivement l’information, tandis que le traitement heuristique s’appuie sur des raccourcis cognitifs.
Le traitement systématique repose sur les émotions, tandis que le traitement heuristique vérifie la validité logique des arguments.
Le traitement systématique dépend de l’expertise de la source, tandis que le traitement heuristique compare les conséquences du message.

Le traitement systématique examine attentivement l’information, tandis que le traitement heuristique s’appuie sur des raccourcis cognitifs.

Explication

Le modèle distingue un traitement systématique attentif et un traitement heuristique rapide fondé sur des raccourcis cognitifs, qui peuvent se combiner. L’analyse détaillée ne caractérise donc pas le traitement heuristique.

12. Quelle différence oppose le principe du moindre effort au principe de suffisance dans le modèle heuristique-systématique ?

Le moindre effort favorise la défense d’une opinion, tandis que la suffisance encourage l’adaptation sociale.
Le moindre effort privilégie l’économie cognitive, tandis que la suffisance intègre aussi la certitude du jugement.
Le moindre effort recherche la certitude du jugement, tandis que la suffisance réduit la dépense cognitive.
Le moindre effort repose sur l’analyse détaillée, tandis que la suffisance dépend d’indices rapides.

Le moindre effort privilégie l’économie cognitive, tandis que la suffisance intègre aussi la certitude du jugement.

Explication

Le principe du moindre effort vise principalement à économiser l’énergie cognitive, alors que le principe de suffisance cherche un équilibre entre cette économie et le niveau de certitude souhaité. La recherche de certitude ne définit donc pas principalement le moindre effort.

13. Laquelle des situations illustre le mieux la résistance à la persuasion ?

Une personne rejette une tentative d’influence et renforce son attitude initiale.
Une personne accepte une proposition après avoir examiné ses arguments.
Une personne modifie son opinion après avoir comparé plusieurs points de vue.
Une personne suspend son jugement parce que les informations disponibles sont limitées.

Une personne rejette une tentative d’influence et renforce son attitude initiale.

Explication

La résistance peut prendre la forme d’un rejet actif de l’influence ou d’un maintien renforcé de l’attitude initiale. Elle ne se réduit donc pas à une simple absence de changement, et les autres situations décrivent plutôt l’ouverture ou l’indécision.

14. Quelle situation correspond le mieux à la réactance psychologique ?

Une personne suit une recommandation après avoir jugé sa source crédible.
Une personne défend sa liberté après avoir perçu une tentative de la restreindre.
Une personne exprime un désaccord après avoir trouvé un argument peu convaincant.
Une personne conserve son opinion parce qu’elle manque d’informations sur le sujet.

Une personne défend sa liberté après avoir perçu une tentative de la restreindre.

Explication

La réactance est une réaction destinée à préserver une liberté perçue comme menacée par une tentative d’influence. Un simple désaccord peut exister sans qu’une liberté ait été ressentie comme restreinte.

15. Dans quelle situation la résistance à une tentative d’influence est-elle la plus probable ?

Lorsque la personne perçoit directement l’influence et possède une attitude initiale forte
Lorsque la personne reçoit une information indirecte et possède une attitude initiale faible
Lorsque la personne ignore le message et suspend temporairement son jugement
Lorsque la personne trouve le message compatible avec sa liberté personnelle

Lorsque la personne perçoit directement l’influence et possède une attitude initiale forte

Explication

La résistance est favorisée par la perception directe de l’influence, la force de l’attitude initiale ou la limitation de la liberté personnelle. Un message compatible avec la liberté personnelle réduit au contraire l’un des facteurs susceptibles de provoquer une résistance.

16. Après une tentative de persuasion, une personne renforce son opposition initiale au lieu de modifier son attitude : comment ce phénomène est-il appelé ?

Un statu quo attitudinal
Un effet boomerang
Une validation sociale
Une inoculation persuasive

Un effet boomerang

Explication

L’effet boomerang désigne un renforcement de l’attitude initiale après une tentative de persuasion. Le statu quo correspond plutôt au maintien de cette attitude sans renforcement.

17. Quelle stratégie de résistance consiste à rechercher l’appui d’autres personnes afin de soutenir son attitude ?

L’augmentation de la confiance personnelle
La contre-argumentation
Le traitement biaisé défensif
La validation sociale

La validation sociale

Explication

La validation sociale consiste à chercher un soutien auprès d’autrui pour conforter son attitude. La contre-argumentation se distingue par la contestation directe des arguments du message.

18. Quel mécanisme décrit le mieux la technique de l’inoculation contre un discours contraire aux attitudes d’une personne ?

Une présentation unique d’un message adverse que la personne reçoit sans intervenir
Une exposition répétée à des arguments adverses que la personne réfute elle-même
Une suppression des arguments adverses afin d’éviter toute confrontation cognitive
Une exposition à des arguments favorables qui renforce directement l’attitude initiale

Une exposition répétée à des arguments adverses que la personne réfute elle-même

Explication

L’inoculation prépare à résister en exposant la personne à des arguments adverses qu’elle doit réfuter activement. Une réception passive d’un message ne fournit pas cet entraînement à la réfutation.

19. Quelles sont les trois dimensions constitutives d’une attitude ?

La dimension cognitive, la dimension affective et la dimension comportementale
La dimension verbale, la dimension émotionnelle et la dimension relationnelle
La dimension perceptive, la dimension normative et la dimension décisionnelle
La dimension sociale, la dimension biologique et la dimension motivationnelle

La dimension cognitive, la dimension affective et la dimension comportementale

Explication

Une attitude comprend une dimension cognitive, une dimension affective et une dimension comportementale. Les autres ensembles proposés regroupent des notions psychologiques possibles, mais ne correspondent pas aux trois composantes définies ici.

20. Quel exemple illustre la possibilité qu’un comportement entraîne ensuite une modification de l’attitude ?

Une personne change d’attitude après avoir uniquement reçu une information nouvelle
Une personne ressent une émotion intense sans modifier ses actions ni ses opinions
Une personne adopte un comportement, puis ajuste son attitude pour le rendre cohérent avec ce comportement
Une personne renforce son opinion initiale après avoir rejeté un argument adverse

Une personne adopte un comportement, puis ajuste son attitude pour le rendre cohérent avec ce comportement

Explication

La théorie de la dissonance cognitive de Festinger, formulée en 1959, montre qu’un comportement peut être suivi d’une modification de l’attitude. Une simple réception d’information relève plutôt d’une influence cognitive directe, sans illustrer nécessairement le rôle causal du comportement.

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Quelles sont les cinq étapes du modèle séquentiel de McGuire (1968) ?

Attention, compréhension, acceptation, rétention et action.

Que représente la dernière étape du modèle séquentiel de McGuire ?

Le changement comportemental.

Quel auteur a décrit le modèle séquentiel du changement en 1968 ?

McGuire.

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