QCM : Politiques publiques internationales — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les politiques publiques internationales ?

Des politiques intérieures appliquées à des secteurs administratifs sans acteurs étrangers
Des décisions diplomatiques prises par les gouvernements lors de négociations bilatérales
Des programmes publics conduits dans l’espace mondial avec circulation de normes et d’instruments
Des relations économiques privées organisées entre entreprises de plusieurs pays

Des programmes publics conduits dans l’espace mondial avec circulation de normes et d’instruments

Explication

Les politiques publiques internationales sont des programmes d’action menés dans l’espace mondial, avec la participation d’acteurs étatiques et non étatiques et des transferts vers les politiques intérieures. La diplomatie bilatérale ne suffit pas à les définir, car elles englobent aussi des normes, des instruments et des secteurs variés.

2. Selon Hassenteufel, comment peut-on définir une politique publique ?

Comme un ensemble de normes produites par des organisations internationales spécialisées
Comme l’expression juridique d’une décision prise par une administration centrale
Comme une stratégie élaborée par des gouvernements pour défendre leurs intérêts extérieurs
Comme la concrétisation collective d’un programme d’action répondant à des problèmes communs

Comme la concrétisation collective d’un programme d’action répondant à des problèmes communs

Explication

Pour Hassenteufel, une politique publique concrétise un programme d’action construit par des acteurs publics et privés afin de répondre à un ou plusieurs problèmes collectifs. Une décision administrative centrale peut y contribuer, mais elle ne rend pas compte de la construction collective ni de la diversité des acteurs.

3. Comment Battistella délimite-t-il les relations internationales ?

Par les échanges économiques qui relient les marchés de plusieurs continents
Par les relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par chaque État
Par les conflits militaires opposant des puissances dans différentes régions
Par les relations diplomatiques établies entre gouvernements juridiquement reconnus

Par les relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par chaque État

Explication

Selon Battistella, les relations internationales regroupent les relations se déroulant au-delà de l’espace contrôlé par les États pris individuellement, quels que soient les acteurs et la nature des relations. Elles ne se réduisent donc ni à la diplomatie ni aux conflits armés.

4. Que montre l’analyse d’Allison sur la décision américaine pendant la crise des missiles de Cuba ?

Qu’elle exprimait directement la préférence personnelle de John F. Kennedy
Qu’elle résultait d’arbitrages entre militaires, services de renseignement et responsables politiques
Qu’elle suivait une procédure administrative définie par les organisations internationales
Qu’elle était arrêtée par les seuls responsables militaires américains

Qu’elle résultait d’arbitrages entre militaires, services de renseignement et responsables politiques

Explication

Allison montre que la réponse américaine résultait d’arbitrages entre plusieurs groupes gouvernementaux, notamment les militaires, les services de renseignement et l’équipe politique. L’interprétation centrée sur Kennedy seul confond une décision présidentielle avec une décision individuelle.

5. Quel compromis accompagne le retrait des missiles soviétiques lors de la crise de Cuba ?

Les États-Unis retirent leurs forces d’Europe et l’Union soviétique renonce à Berlin
Kennedy reconnaît le gouvernement cubain et Moscou abandonne ses intérêts commerciaux
Les deux puissances signent un traité de désarmement portant sur leurs arsenaux nucléaires
Les cargos soviétiques repartent et Kennedy promet de ne plus intervenir militairement à Cuba

Les cargos soviétiques repartent et Kennedy promet de ne plus intervenir militairement à Cuba

Explication

Les États-Unis obtiennent le retour des cargos soviétiques en promettant de ne plus intervenir militairement à Cuba, tandis que l’Union soviétique retire les missiles installés sur l’île. Les autres compromis proposés concernent des enjeux qui ne correspondent pas à l’accord décrit pour cette crise.

6. Pourquoi l’État peut-il être qualifié d’acteur hétérogène dans la formulation de la politique étrangère ?

Parce qu’il se réduit aux prises de parole publiques du chef de l’État
Parce qu’il délègue ses décisions extérieures à des acteurs privés transnationaux
Parce qu’il rassemble des administrations et services pouvant défendre des orientations concurrentes
Parce qu’il applique une ligne diplomatique élaborée par une seule administration

Parce qu’il rassemble des administrations et services pouvant défendre des orientations concurrentes

Explication

L’État est hétérogène parce qu’il regroupe des administrations et des services qui participent à des degrés différents à la formulation de la politique étrangère et peuvent s’affronter pour l’influencer. Le chef de l’État ne représente donc pas à lui seul l’ensemble des dynamiques étatiques.

7. Quelle distinction oppose les politiques publiques internationales aux relations internationales ?

Les premières étudient les guerres, les secondes analysent les instruments des administrations publiques
Les premières analysent des programmes d’action mondiale, les secondes des phénomènes comme les guerres et la coopération
Les premières concernent les politiques nationales, les secondes portent sur les seules organisations internationales
Les premières décrivent les échanges privés, les secondes étudient les décisions des gouvernements

Les premières analysent des programmes d’action mondiale, les secondes des phénomènes comme les guerres et la coopération

Explication

Les politiques publiques internationales portent sur les programmes d’action publique dans l’espace mondial, tandis que les relations internationales couvrent notamment les guerres, la coopération, le multilatéralisme et la circulation des normes. Les deux domaines se recoupent donc, mais leurs objets principaux ne sont pas identiques.

8. Dans l’analyse d’une politique publique internationale, que désignent les effets ?

La transformation d’un problème collectif en enjeu politique
La justification publique du programme auprès des acteurs concernés
Les conséquences observées après la mise en œuvre de la politique
L’application concrète des décisions et des instruments choisis

Les conséquences observées après la mise en œuvre de la politique

Explication

Les effets correspondent aux conséquences observées après la mise en œuvre d’une politique publique internationale. La mise en œuvre désigne, elle, l’application concrète du programme et ne doit pas être confondue avec les résultats produits.

9. Quelle séquence décrit le mieux le champ d’analyse de la sociologie de l’action publique ?

La définition des frontières, leur contrôle, leur militarisation, leur ouverture et leur surveillance
La sélection des dirigeants, leur élection, leur succession, leur communication et leur popularité
La mesure des opinions, leur classement, leur diffusion, leur mobilisation et leur traduction électorale
La construction des problèmes, leur mise à l’agenda, la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation

La construction des problèmes, leur mise à l’agenda, la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation

Explication

La sociologie de l’action publique suit le parcours des problèmes publics, depuis leur construction jusqu’à l’évaluation des politiques adoptées. L’étude de la popularité des dirigeants relève plutôt de la sociologie électorale ou de la communication politique.

10. Quelle distinction caractérise correctement les gouvernances horizontale et multiniveaux dans l’action publique ?

La gouvernance horizontale concerne les normes, tandis que la gouvernance multiniveaux concerne les financements
La gouvernance horizontale articule des échelles, tandis que la gouvernance multiniveaux relie des acteurs
La gouvernance horizontale relie des acteurs, tandis que la gouvernance multiniveaux articule des échelles d’action
La gouvernance horizontale relève du secteur privé, tandis que la gouvernance multiniveaux relève du secteur public

La gouvernance horizontale relie des acteurs, tandis que la gouvernance multiniveaux articule des échelles d’action

Explication

La gouvernance horizontale désigne les relations entre acteurs étatiques et non étatiques, alors que la gouvernance multiniveaux renvoie aux niveaux national, infranational et supranational. Inverser ces deux dimensions constitue précisément la confusion à éviter.

11. Dans quel but principal les États élaborent-ils des mécanismes de coopération internationale ?

Pour remplacer les gouvernements nationaux par des administrations internationales communes
Pour limiter les échanges afin de préserver l’autonomie politique de chaque État
Pour supprimer les désaccords et instaurer une autorité mondiale supérieure aux États
Pour stabiliser leurs relations et rendre les comportements internationaux plus prévisibles

Pour stabiliser leurs relations et rendre les comportements internationaux plus prévisibles

Explication

La coopération internationale rassemble des processus, instruments, organisations et normes destinés à stabiliser les relations et à instaurer des comportements communs dans l’anarchie. Elle ne supprime pas les désaccords et ne crée pas nécessairement une autorité mondiale supérieure aux États.

12. Comment Krasner définit-il un régime international dans le domaine des relations internationales ?

Comme un accord commercial limité à la réduction des droits de douane entre plusieurs partenaires
Comme un ensemble de principes, normes, règles et procédures autour desquels convergent les attentes des acteurs
Comme une alliance militaire fondée sur l’engagement automatique de défendre ses membres
Comme une organisation dotée d’un gouvernement mondial chargé d’imposer des décisions aux États

Comme un ensemble de principes, normes, règles et procédures autour desquels convergent les attentes des acteurs

Explication

Pour Krasner, un régime international est un ensemble explicite ou implicite de principes, normes, règles et procédures de décision structurant les attentes dans un domaine donné. Il ne se confond donc ni avec une organisation internationale ni avec une alliance militaire.

13. Quelle caractéristique définit le mieux une organisation internationale ?

Une institution créée par des États, dotée de compétences et de règles, qui organise leur dialogue
Un réseau diplomatique temporaire formé pour résoudre une crise sans financement ni règles propres
Une coalition informelle d’entreprises qui coordonne leurs investissements sans cadre interétatique
Une autorité mondiale indépendante qui dispose d’une compétence illimitée sur les gouvernements

Une institution créée par des États, dotée de compétences et de règles, qui organise leur dialogue

Explication

Une organisation internationale est créée par des États et dispose de compétences, de règles et de financements spécifiques pour organiser le dialogue et orienter les pratiques. Elle ne possède toutefois pas une autonomie illimitée à l’égard de ses membres.

14. Comment le néoréalisme et le néolibéralisme évaluent-ils différemment les gains issus de la coopération internationale ?

Le néoréalisme privilégie les gains absolus, tandis que le néolibéralisme privilégie les gains relatifs
Le néoréalisme mesure les gains économiques, tandis que le néolibéralisme mesure les gains diplomatiques
Le néoréalisme mesure les gains institutionnels, tandis que le néolibéralisme mesure les gains militaires
Le néoréalisme privilégie les gains relatifs, tandis que le néolibéralisme privilégie les gains absolus

Le néoréalisme privilégie les gains relatifs, tandis que le néolibéralisme privilégie les gains absolus

Explication

Le néoréalisme compare les bénéfices obtenus par les partenaires, car l’écart de puissance compte dans la compétition internationale. Le néolibéralisme s’intéresse plutôt aux bénéfices propres que chaque État retire de la coopération, même si les partenaires gagnent davantage.

15. Selon le néoréalisme, pourquoi les États les plus puissants créent-ils et orientent-ils des organisations internationales ?

Pour réduire leur influence afin de favoriser l’autonomie politique des États moins puissants
Pour utiliser ces organisations au service de leurs intérêts géopolitiques et stratégiques
Pour garantir une répartition identique des bénéfices entre tous les membres de l’organisation
Pour transférer leur souveraineté à des institutions capables de décider indépendamment d’eux

Pour utiliser ces organisations au service de leurs intérêts géopolitiques et stratégiques

Explication

Le néoréalisme considère que les États puissants façonnent, financent et orientent les organisations internationales afin de servir leurs intérêts géopolitiques et stratégiques. Cette perspective ne décrit donc pas les organisations comme des instances totalement indépendantes de leurs principaux soutiens.

16. Par quel mécanisme les organisations internationales favorisent-elles la coopération selon les néolibéraux ?

En renforçant la compétition militaire afin d’accroître la capacité de négociation des gouvernements
En garantissant que chaque État obtienne une part identique des bénéfices issus de tout accord
En réduisant le manque d’information, la méfiance et les problèmes de communication entre les États
En supprimant les intérêts nationaux pour imposer une identité politique commune aux États membres

En réduisant le manque d’information, la méfiance et les problèmes de communication entre les États

Explication

Pour les néolibéraux, les organisations internationales facilitent la coopération en améliorant l’information, en réduisant la méfiance et en facilitant la communication. Elles ne suppriment pas les intérêts nationaux et ne garantissent pas une égalité parfaite des bénéfices.

17. Que désigne le transfert de politique publique selon Dolowitz ?

La diffusion d’une idéologie politique par des organisations internationales spécialisées
L’utilisation de connaissances et d’institutions d’un système dans une autre politique publique
L’harmonisation des budgets publics selon des critères économiques communs
La négociation d’un traité entre plusieurs gouvernements partageant une même frontière

L’utilisation de connaissances et d’institutions d’un système dans une autre politique publique

Explication

Le transfert de politique publique consiste à utiliser des connaissances, arrangements administratifs, institutions ou idées d’un système dans le développement d’un autre. L’harmonisation budgétaire constitue une pratique possible, mais elle ne définit pas l’ensemble du processus décrit par Dolowitz.

18. Quelle situation illustre une convergence normative plutôt qu’une convergence fonctionnelle ?

Plusieurs gouvernements réorganisent leurs services publics autour d’indicateurs de rendement
Plusieurs États adoptent les mêmes normes internationales concernant la protection des données
Plusieurs administrations organisent leurs services selon les méthodes du New Public Management
Plusieurs ministères remplacent leurs procédures internes par une gestion axée sur la performance

Plusieurs États adoptent les mêmes normes internationales concernant la protection des données

Explication

La convergence normative concerne l’adoption de règles et de standards internationaux communs. Les autres situations décrivent l’alignement des modes de gestion publique, qui relève de la convergence fonctionnelle.

19. Une politique prévoit la construction de centres de santé, mais ceux-ci restent peu fréquentés par la population : que représentent respectivement la construction prévue et la fréquentation observée ?

Une convergence normative puis une convergence fonctionnelle
Un outcome puis un output
Une européanisation par le haut puis une européanisation par le bas
Un output puis un outcome

Un output puis un outcome

Explication

L’output correspond à l’objectif ou à l’instrument produit par la politique, tandis que l’outcome désigne son résultat ou son impact réel sur le terrain. La fréquentation observée relève donc de l’outcome, même si elle diffère des effets attendus.

20. Quelle situation correspond à une européanisation par le bas ?

La Commission européenne diffuse une norme qui modifie les cadres juridiques nationaux
Les gouvernements nationaux transposent une directive européenne dans leur législation
Une institution européenne impose une procédure commune aux administrations nationales
Des acteurs locaux réinterprètent une règle européenne selon leurs pratiques et leurs intérêts

Des acteurs locaux réinterprètent une règle européenne selon leurs pratiques et leurs intérêts

Explication

L’européanisation par le bas désigne l’appropriation, la réinterprétation ou la résistance des acteurs nationaux et locaux. Les autres situations décrivent principalement une diffusion descendante des règles européennes vers les cadres nationaux.

21. Quelle caractéristique définit l’anarchie internationale ?

La soumission des États à une autorité supranationale disposant de pouvoirs étendus
L’absence de toute relation politique entre les États souverains
La disparition des règles encadrant les interactions entre gouvernements
L’absence d’une autorité centrale supérieure aux États souverains

L’absence d’une autorité centrale supérieure aux États souverains

Explication

L’anarchie internationale signifie qu’aucune autorité centrale supranationale ne domine les États souverains. Elle n’implique ni la disparition des relations ni celle des règles qui organisent les interactions internationales.

22. Selon David, quelle définition décrit le mieux la sécurité ?

L’établissement d’une paix complète empêchant toute opposition entre acteurs politiques
L’absence de menaces susceptibles de remettre en cause les valeurs centrales d’une personne ou d’une communauté
La supériorité militaire d’un État capable de dissuader ses adversaires extérieurs
La coopération diplomatique entre gouvernements évitant les désaccords sur la scène internationale

L’absence de menaces susceptibles de remettre en cause les valeurs centrales d’une personne ou d’une communauté

Explication

Pour David, la sécurité correspond à l’absence de menaces militaires ou non militaires qui risquent d’atteindre des valeurs centrales et d’entraîner un recours à la force. Elle ne se confond donc pas avec une paix pleinement réalisée.

23. Pourquoi une mesure prise unilatéralement par un État pour renforcer sa sécurité peut-elle accroître l’insécurité de ses voisins ?

Parce que les États voisins perdent automatiquement leur souveraineté lorsqu’un pays augmente ses capacités militaires
Parce qu’une mesure de sécurité réduit généralement les échanges économiques entre tous les États concernés
Parce que ces voisins peuvent percevoir la mesure comme une menace et adopter à leur tour des mesures défensives
Parce que les organisations internationales interdisent toute politique nationale de défense adoptée sans accord collectif

Parce que ces voisins peuvent percevoir la mesure comme une menace et adopter à leur tour des mesures défensives

Explication

Selon Herz, une action destinée à protéger un État peut être interprétée comme menaçante par les autres, qui réagissent en renforçant leur propre sécurité. Cette dynamique produit une insécurité réciproque indépendamment des intentions initiales.

24. Quel processus transforme une question sociale en menace nécessitant un traitement politique spécial ?

La convergence fonctionnelle, qui harmonise les modes de gestion des administrations publiques
La désécurisation, qui retire une question sociale de l’agenda politique prioritaire
Le transfert de politique publique, qui adapte une institution étrangère au contexte national
La sécurisation, qui construit discursivement la question comme un problème de sécurité

La sécurisation, qui construit discursivement la question comme un problème de sécurité

Explication

Pour Waever, la sécurisation est un processus discursif par lequel des acteurs présentent une question comme une menace justifiant des mesures politiques spéciales. La désécurisation correspond au mouvement inverse, tandis que les deux autres notions concernent la gestion publique.

25. Par quel mécanisme principal l’Organisation des Nations unies cherche-t-elle à rendre la guerre évitable ?

En supprimant les souverainetés nationales au profit d’un gouvernement international unique
En imposant une politique économique identique à tous les États membres
En plaçant les forces armées nationales sous un commandement militaire mondial permanent
En socialisant les États par le dialogue, la coopération et le règlement pacifique des différends

En socialisant les États par le dialogue, la coopération et le règlement pacifique des différends

Explication

L’Organisation des Nations unies cherche à prévenir la guerre en favorisant le dialogue permanent, la coopération dans différents domaines et le règlement pacifique des différends. Elle ne remplace pas les gouvernements nationaux par une autorité mondiale unique.

26. Quelle règle de vote s’applique à l’Assemblée générale des Nations unies pour les questions de paix et de sécurité, l’admission de nouveaux membres et les questions budgétaires ?

L’accord préalable des cinq membres permanents du Conseil de sécurité
La majorité des deux tiers des États membres présents et votants
La majorité simple des États membres présents et votants
L’unanimité des 193 États membres de l’Organisation

La majorité des deux tiers des États membres présents et votants

Explication

Ces catégories de questions sont considérées comme importantes et requièrent une majorité des deux tiers à l’Assemblée générale. Les autres questions relèvent de la majorité simple, et le veto du Conseil de sécurité ne constitue pas la règle de vote de l’Assemblée générale.

27. Quelle composition correspond au Conseil de sécurité des Nations unies ?

Quinze membres, dont dix élus pour deux ans et cinq membres permanents dotés d’un veto
Dix membres, dont cinq élus pour quatre ans et cinq membres permanents sans veto
Dix-neuf membres, dont dix élus pour trois ans et neuf membres permanents dotés d’un veto
Quinze membres, dont cinq élus pour deux ans et dix membres permanents dotés d’un veto

Quinze membres, dont dix élus pour deux ans et cinq membres permanents dotés d’un veto

Explication

Le Conseil de sécurité compte quinze membres : dix sont élus pour deux ans et cinq sont permanents, chacun disposant d’un droit de veto. La répartition inverse entre membres élus et permanents ne correspond donc pas à sa composition.

28. Quelle capacité du Conseil de sécurité peut être bloquée par le veto d’un membre permanent ?

L’adoption d’une résolution constatant une menace ou imposant des mesures collectives
L’organisation des élections nationales dans les pays confrontés à une crise politique
La nomination de tous les représentants diplomatiques auprès des États membres
La réunion ordinaire de l’Assemblée générale consacrée aux questions budgétaires

L’adoption d’une résolution constatant une menace ou imposant des mesures collectives

Explication

Le Conseil de sécurité peut constater une menace contre la paix, recommander un règlement pacifique, autoriser la force ou imposer des sanctions, mais un veto peut empêcher l’adoption de la résolution. Les autres fonctions mentionnées ne correspondent pas à ce pouvoir spécifique du Conseil.

29. Quelle caractéristique distingue le peacekeeping du peace enforcement ?

Le peacekeeping repose sur le consentement et limite la force à la légitime défense
Le peacekeeping impose militairement un accord aux parties en conflit
Le peacekeeping reconstruit les institutions après la fin d’une guerre civile
Le peacekeeping transfère la responsabilité de la sécurité aux acteurs locaux

Le peacekeeping repose sur le consentement et limite la force à la légitime défense

Explication

Le peacekeeping maintient un cessez-le-feu avec le consentement des parties, dans l’impartialité et avec un recours limité à la force. Le peace enforcement se distingue précisément par l’imposition militaire de la paix, ce qui rend la deuxième proposition incorrecte.

30. Après une guerre civile, quelle action relève principalement du peacebuilding ?

Surveiller une ligne de cessez-le-feu entre les forces qui se sont affrontées
Imposer par la force un règlement aux parties qui refusent un accord
Déployer des observateurs impartiaux afin de vérifier l’arrêt des combats
Reconstruire la justice, les institutions et les conditions politiques d’une paix durable

Reconstruire la justice, les institutions et les conditions politiques d’une paix durable

Explication

Le peacebuilding dépasse la surveillance du cessez-le-feu en reconstruisant les institutions, la justice et les conditions politiques d’une paix durable. La surveillance d’une ligne de cessez-le-feu correspond plutôt au peacekeeping.

31. Quel énoncé caractérise correctement l’OTAN ?

C’est une institution économique chargée de coordonner les budgets militaires européens
C’est une alliance politico-militaire créée en 1949 et fondée sur la défense collective
C’est une coalition temporaire formée pour intervenir dans chaque crise internationale
C’est une organisation universelle créée par l’ONU pour administrer la sécurité collective

C’est une alliance politico-militaire créée en 1949 et fondée sur la défense collective

Explication

L’OTAN est une alliance politico-militaire créée en 1949 pendant la guerre froide, dont la défense collective s’appuie sur l’article 5. L’ONU relève d’une organisation universelle de sécurité collective et ne se confond donc pas avec l’OTAN.

32. Comment les décisions de l’OTAN sont-elles normalement adoptées ?

Par un vote majoritaire dans lequel les membres minoritaires sont liés par le résultat
Par consensus, avec l’accord de l’ensemble des alliés autour d’une décision commune
Par une décision du secrétaire général qui s’impose aux structures nationales
Par une alternance entre les gouvernements selon leur contribution militaire

Par consensus, avec l’accord de l’ensemble des alliés autour d’une décision commune

Explication

Les décisions de l’OTAN sont prises par consensus, ce qui suppose l’accord des alliés et s’inscrit dans des structures politiques, militaires et bureaucratiques permanentes. Un vote majoritaire pourrait imposer une décision à un membre, ce qui ne correspond pas à cette règle.

33. Quelle distinction décrit le mieux la convergence et la divergence des politiques de défense des membres de l’OTAN ?

La convergence impose une stratégie identique, tandis que la divergence traduit le retrait progressif des membres de l’alliance
La convergence porte sur des mécanismes et objectifs communs, tandis que la divergence concerne les choix extérieurs et certaines menaces
La convergence supprime les désaccords entre alliés, tandis que la divergence résulte de l’absence de mécanismes partagés
La convergence concerne les politiques étrangères nationales, tandis que la divergence porte sur les structures communes de l’alliance

La convergence porte sur des mécanismes et objectifs communs, tandis que la divergence concerne les choix extérieurs et certaines menaces

Explication

Les membres peuvent partager des mécanismes et des objectifs de défense tout en conservant des politiques étrangères propres et des désaccords sur certaines menaces ou interventions. La convergence ne supprime donc pas les divergences politiques nationales.

34. Selon Karl Deutsch, qu’est-ce qu’une communauté de sécurité ?

Un groupe d’États qui délègue sa politique étrangère à une autorité politique supranationale
Un ensemble d’entités intégrées qui règlent leurs problèmes communs par des mécanismes pacifiques et institutionnalisés
Une organisation internationale qui garantit la paix en intervenant militairement dans chaque crise
Une alliance militaire dont les membres coordonnent leurs armements contre un adversaire désigné

Un ensemble d’entités intégrées qui règlent leurs problèmes communs par des mécanismes pacifiques et institutionnalisés

Explication

Pour Karl Deutsch, une communauté de sécurité réunit des entités politiques intégrées qui considèrent que leurs problèmes communs doivent être réglés par des procédures institutionnalisées et sans violence physique. Une alliance militaire peut partager des intérêts stratégiques sans constituer, pour autant, une communauté de sécurité au sens de Deutsch.

35. Quelle évolution décrit correctement les priorités stratégiques de l’OTAN depuis 1991 ?

L’organisation a développé les opérations extérieures après 1991, puis renforcé la défense territoriale et la dissuasion face à la Russie
L’organisation a abandonné la défense territoriale après 1991 et maintenu durablement la priorité aux opérations extérieures
L’organisation a privilégié la coopération économique après 1991, puis transféré sa défense à l’Union européenne
L’organisation a réduit la dissuasion après 2014 et concentré ses moyens sur la lutte contre le terrorisme

L’organisation a développé les opérations extérieures après 1991, puis renforcé la défense territoriale et la dissuasion face à la Russie

Explication

Après 1991, l’OTAN s’est davantage tournée vers les opérations extérieures, avant de réaffirmer la défense du territoire et la dissuasion face à la Russie depuis 2014 et 2022. La deuxième proposition est fausse, car cette réorientation extérieure n’a pas entraîné l’abandon durable de la défense territoriale.

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Que sont les politiques publiques internationales ?

Des programmes conduits par des autorités publiques dans l’espace mondial.

Quels acteurs impliquent les politiques publiques internationales ?

Des acteurs étatiques et non étatiques.

Que circulent dans les politiques publiques internationales ?

Des normes et des instruments.

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